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Le centre hospitalier de Libreville (CHL), encore appelé hôpital général, ne manque pas de nous surprendre. De quoi s'agit-il encore, vous demandez-vous ! Ni plus, ni moins que cet hôpital, censé accueillir les makayas malades, abrite en son sein une clinique privée. Oui, vous avez bien lu. Ce, sous les narines et la moustache de ses responsables. Mais attention, le Romain directeur, lui, n'en est le moins du monde au courant de cette affaire de clinique d'un genre nouveau. Si vous connaissez l'ancien bâtiment qui abritait les services de la Chirurgie B, eh bien! vous êtes déjà au c?ur de notre "affaire" privée. Le bienheureux promoteur est un chirurgien de renommée internationale. Notre Doc, qui n'a que faire des décisions de la direction de l'hopital, a autoproclamé l'autonomie financière du service qu'il chapeaute. Quand le DG se casse la tête pour instaurer son bureau des entrées, cela ne concerne en rien la chirurgie "B". Qui voit son responsable de service s'occuper lui même de ce qui concerne les cfa. Lorsqu'un quidam y est consulté, il lui faut préalablement passer a la caisse, de la chirurgie "B", avant de parler de l'étape pré-opératoire. Un jour avant l'operation, le malheureux devra s'acquitter d'un montant fixé par la maison, à la tête du client. Seulement, ne pensez pas que vous serez en deçà de la barre de 100.000 balles. Le tout se règle là, dans son bureau et cash. Surtout ne vous avisez pas de demander un quelconque reçu. Car il ne vous en sera pas delivré un. Gare à la mort si vous insistez. Et lorsque le patient à la malchance d'être un aofien, les tarifs grimpent systématiquement. Qui a dit qu'un expatrié doit être malade ? Et de surcroit, vouloir se faire opérer à la chirurgie "B". A quelques impertinents qui tentent de lui faire quelques remarques sur son "Hippocrate" pratique, le chirurgien retorque qu'il a sué sang et eau pour arriver à ce stade de la connaissance médicale. Sans rigoler ! S'en prenant au bureau des entrées de l'hosto général, le génie de la chirurgie pense que l'argent a verser à cet endroit va de toutes les façons dans d'autres poches. Lorsque les siennes sont désespérément vides. D'où sa trouvaille de se ravitailler lui-aussi. Qu'en dit le DG, le pourtant professeur agrégé ? Pas grand chose. Sinon que lorsque les patients se plaignent, il enverrait ces cas vers un autre medecin, tout en ruminant à voix basse qu' « Allogo devrait aller faire sa clinique ailleurs, car l utilise le matériel et les médicaments de l'Etat à des fins personnelles ». Mais l'intelligent Doc n'a que faire de ces récriminations de bas étages - surtout que personne n'ose le lui dire en face. Certainement qu'il préfère se concentrer sur son chiffre d'affaires, plutôt que faire attention aux jérémiades des jaloux qui, eux, pourraient bien mourir pauvres. Le chien aboie, la caravane passe, n'est-ce pas ? Peut-être la douce et charmante Popo de misa pourrait, elle, faire plus de poids que ne semble avoir Tchoua. Ne serait-ce que pour la prospérité du credo du créateur OBO qui vient de penser à faire de la lutte contre la pauvreté son principal ennemi. En attendant, la clinique tourne. Et comment ? Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire. SVP, connectez vous ou enregistrez vous.
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