|
A plus d'un semestre de l'ouverture officielle de la campagne électorale pour les présidentielle 2005, OBO qui tarde pourtant à se prononcer, a déjà pris une sérieuse avance sur le terrain. Un handicap que ses frileux challengers auront du mal à combler en un mois. Sur la base des résultats d'un sondage qu'il garde secret, le « candidat naturel » (sic) poursuit ses opérations de charme. Alors que les Gabonais sont convaincus que l'urgence est ailleurs, notamment avec le « Perroquet Vert » qui a vraiment besoin d'un sacré coup de pouce pour redéployer vigoureusement ses ailes, OBO préfère semer la confusion en donnant rendez-vous à tous ceux qui, de près ou de loin, se reconnaîtraient à travers le mot « artiste ». L'invité du 13/04 à la Cité de la Démocratie a drainé tous les « has been » et autres « portés disparus » que l'on croyait déjà dans l?au-delà. Dans son effervescence habituelle, OBO aurait lâché séance tenante 200 millions de nos francs pour permettre à ses invités de rentrer chez eux une fois les humanités terminées. L'affaire aurait pu s'achever par des promesses habituelles, sans que nul ne trouve à redire. Mais avec 080, il faut toujours s'attendre à l'imprévisible. En effet, estimant que le bien élevé « érepégiste », Amoughe Mba était trop discret, le pédégiste en chef a décidé de lui trouver une occupation qui le sortirait de sa discrétion. De cette sollicitude, le pauvre ministre s'en serait volontiers passé. Car, à y réfléchir, le milliard qu'OBO lui a confié est un poison aussi redoutable que la ciguë qui avait terrassé Socrate. Ces fonds, qui ne proviennent pas des premiers remboursements de son prête-nom Tarrallo, ont déjà semé la zizanie dans tous le pays. Au point d'accélérer une migration déjà assez importante de l'intérieur vers Libreville. Depuis le 18/04 aux aurores, la salle des fêtes du ministère de la Culture ne désemplie plus. Entre les propositions ministérielles et les rêves de ceux qui se voient déjà millionnaires, les sons sont discordants quant à l'usage de l'enveloppe Omarienne. Tout calcul fait, en tenant compte des chiffres provisoires, au lieu d'un projet collectif par corporation, ce serait 400 000 FCfa que réclameraient individuellement tous ceux dont la carrière se décline depuis longtemps au passé. « L'argent n?aime pas le bruit », avait dit un penseur de ce pays ! En mettant en pratique la sagesse de cet homme qui se refuse d'avoir gouverné, au nom de la paix sociale, « Le Nganga » exhorte patriotiquement OBO à se prononcer clairement sur la suite effective à donner à sa générosité, à défaut de récupérer le milliard de la discorde pour l'investir ailleurs et laisser le pauvre Amoughe Mba tranquille.
Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire. SVP, connectez vous ou enregistrez vous.
|