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La gestion des ressources humaines souvent mal appliquée par certains « patrons » peut leur jouer des sales tours, au point de mettre l'économie du pays dans des situations difficiles. Lorsque Ange Macaire Longho, le commissaire général au Plan, décide de limoger un compatriote expert en Informatique et consultant, il ne s'est jamais douté que le destin allait lui jouer un de ces pieds de nez dont il a le secret. En effet comptant sur l'expertise unique du français, l'empereur Longho ne pouvait pas prévoir que celui-ci en décédant allait emporter dans sa tombe la clé des budgets d'Investissements.
Le décès à Paris, précisément le 28 mai dernier de Daniel Lett (paix à son âme), consultant au ministère de la Planification, en qualité de conseiller technique informatique, a mis dans l'embarras les éminences grises de ce département très sensible du pays. Qui doit en effet remplacer le consultant disparu s'interroge-t-on non sans angoisse au ministère ? De fait, informé du décès de ce précieux collaborateur, « l'échoué d'Abuja » alias Casimir Oye Mba, ministre de tutelle, a mis tout son monde sur le pont dès le 30 mai. Dans la journée, une première réunion est prévue pour préparer l'après Daniel. Le lendemain, le 1er juin, « l'échoué d'Abuja » convoque pour une réunion au sommet toutes les pensantes du ministère. L'objectif de cette réunion était de trouver une solution, ou mieux un remplaçant au consultant décédé. Selon quelques ragots de couloirs, on n'a pas manqué d'échanger des petites vérités qui fâchent. Le patron Oye Mba, qui aurait bénéficié de quelques jours de repos pour digérer Abuja, aurait demandé à l'irremplaçable Longho, de débusquer dans les plus brefs délais un autre cerveau. Puisque c'est lui qui aurait fait virer le consultant gabonais. De plus, il y a urgence, puisque c'est généralement dans la période actuelle que le ministère du Plan confectionne le projet de budget 2006. Mais ô malheur ! Les applications informatiques du Plan ont été conçues, développées et maintenues par les deux consultants depuis 12 ans ! Quand les machines sont bloquées ou s'il y a des modifications sur cette application de gestion de budget d'investissement, les deux consultants travaillent de concert. Il faut savoir qu'une application de gestion de budget d'investissement renferme des milliers de noms de codes appelés codes identificateurs que seuls les deux consultants connaissent. Quand on sait que la dotation annuelle de matériel informatique du Plan est de 100.000.000 Fcfa et que chaque consultant coûte plus de 100.000.000 Fcfa à l'Etat, nous avons affaire à un système informatique qui coûte plus de 380.000.000 de Fcfa par an. Soit un total de 4 milliards, les dix dernières années. Or, aujourd'hui Casimir et Longho se trouvent devant un dilemme : soit sauver l'application informatique qui a coûté à l'Etat prés de 5 milliards en rappelant le consultant gabonais qui est capable de solutionner le problème. Soit jeter les 5 milliards dans l'eau en se passant de ses services en appelant un autre qui coûtera plus cher avec une autre application qui ne verra pas le jour avant 2008. Le Nganga N°101
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