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Ce n?est plus une simple question tant le problème a été publiquement posé lors de la réunion des cadres du Haut Ogooué, tenue l'autre jour à Bercy. Et l?assistance comprenait ainsi que ce qui n'était jusque-là, qu'une simple rumeur recouvrait déjà une probabilité.
C'est que des informations sur la question étaient de première main. A l?étape altogovéenne de la tournée républicaine, on indique que des jeunes de Franceville auraient programmé de huer sur le chef de l'Etat pour ainsi exprimer leur mécontentement. Sauf qu'une telle information, pour être crédible, devrait reposer sur des éléments palpables et, sur des motivations fondées. Des éléments palpables, rien jusqu'à preuve du contraire, à mettre en évidence. Des motivations, quant à s?en prendre au chef de l?Etat, aucune à notre connaissance. Tant, dans le fond, il n'y a aucun problème fondamental entre le chef de l'Etat et la jeunesse altogovéenne. Cette réalité ne devrait cependant pas occulter une autre. Autant le chef de l'Etat est quitte avec la jeunesse altogovéenne, autant certains de ces collaborateurs altogovéens ont de grosses palabres avec cette même jeunesse. Et c'est pour éviter que ces palabres soient débattues lors de cette tournée que tous ceux qui ont des problèmes avec leur propre conscience ont monté de toutes pièces cette affaire de huées pour ainsi empêcher aux jeunes de s?exprimer à cette occasion. La démarche n?a pas manqué de subtilité, à part que l'image pascalienne de ses concepteurs n'a pas contribué à la crédibiliser. Autant dire déjà, selon nos informations, rien n'à été prévu pour huer sur le chef de l'Etat et il ne sera pas hué. Tout ce qui est demandé par la jeunesse, ce ne sont plus de nouvelles promesses, mais la réalisation de toutes celles qui ont été déjà faites. Pour cela, rien de tel qu'une rencontre franche avec le chef de l'Etat. En présence de tous ces aînés qui, sous le prétexte d'aller aider la jeunesse, sont allés empocher des centaines de millions au Palais, avant de disparaître dans la bamboula. Tout ce que la jeunesse demande, c'est que ces aînés soient-là et rendent compte. Si l'argent est toujours-là, qu'ils le restituent. S'ils l'ont bouffé, qu'ils remboursent. La situation est aussi simple. L'étape de Franceville, sensible dans sa difficulté, devra constituer le règlement des principaux problèmes qui minent le développement de la province. A commencer par cette escroquerie qui est devenue le trait particulier de certains aînés. Nourrir d?espoir ses propres frangins, se servir de leur détresse et de leur précarité pour aller extorquer de l'argent au chef de l'Etat, est tout simplement inhumain, monstrueux et parfaitement criminel. Pas vrai Pascal Oyougou ? Source : © Le Crocodile N°23 Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire. SVP, connectez vous ou enregistrez vous.
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