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Selon toute vraisemblance, le plan concocté par les ayatollahs de l'UGDD donnerait froid dans le dos à tous ceux qui aiment ce pays d'amour véritable. Alors que le Gabon s'est résolument engagé sur la voie de scrutins électoraux relativement sans heurts majeurs, on apprend que du côté de l'immeuble dit Les Arcades, les nouveaux opposants à leur bienfaiteur d'hier imageraient des scénario d'épouvante, pour le cas où leur champion déclaré viendrait à perdre la présidentielle de décembre prochain. Pour mémoire, de 1990 à ce jour, le sang des Gabonais n'a jamais coulé du fait des élections. Or, il nous revient avec insistance, que le Boa de Mounana, sentant sa défaite prochaine, aurait fait la mue, avant de se glisser dans la peau d'un chef de guerre. A l'image des tristement célèbres Cocoyes de son idole d'à côté, le Professeur Tournesol, alias Pascal Lissouba. Même si la terre entière sait comment l'aventure guerrière du roitelet du Nibolek a fini par tourner, pour lui-même, sa famille, ses supporteurs, ses beaux-parents et tutti quanti. La bérézina, on vous dit ! Pour atteindre cet objectif, celui qui s'apprêterait à se faire porter en tipoye, à Koulamoutou, aurait ainsi jeté son dévolu sur des anciens militaires retraités qui, à quarante berges à peine, s'ennuieraient à en mourir, loin qu'ils sont désormais des centres d'instruction et des armureries. Fort heureusement, le Bord de mer, qui surveille tout ce beau monde comme de l'huile sur le feu, a pris la mesure de la menace, avant de créer un Commissariat général chargé de s'occuper des desiderata de cette catégorie de compatriotes qui, si rien n'avait été entrepris, auraient pu basculer dans « le camp des méchants », pour parler comme George Bush. Ainsi éventé (ou pris de vitesse ?), le plan machiavélique de celui-là qui dit aimer le Gabon (au point de rêver, debout, de son développement ... armé ?) donnerait maintenant à réfléchir dans son propre camp, où des cadres auraient enfin compris, ébahis, les yeux écarquillés, qu'aux yeux du futur battu Myboto, toute voie de sortie passerait nécessairement par une crise institutionnelle longtemps mûrie et réfléchie en secret, et dont l'épilogue serait une médiation internationale toute en fanfare, mettant face à face et sur une même table de négociations, Omar Bongo Ondimba et, tenez-vous bien, Zacharie Myboto himself. Le genre de scénario qui aurait conduits quelques rares nationalistes membres de l'UGDD à sortir du bois pour alerter le satimédia qui, ainsi que vous le découvrez en ce moment, s'empresse d'en informer les communautés nationale et internationale. Pour sûr, Eugène Amogho et Jean Stanislas Migolet doivent se retourner dans leurs tombes; eux qui assistent, impuissants, à la tentative de destruction de l'?uvre de construction nationale léguée par eux à Bongo Ondimba. Ce n'est un secret pour personne : l'alliance Nzébi-Téké a été scellée par ces deux icônes politiques qui avaient compris, très tôt, qu?il n?était pas utile pour ces deux communautés de faire chemin à part. Arrivé au pouvoir et adoubé par les deux hommes, Bongo Ondimba, qui est un homme de principes et de parole, ne s'en est jamais départi, fidèle qu?il a toujours été à ses engagements. Tout le contraire d'un Myboto qui, obnubilé par les racontars des « mange-mil » qui gravitent autour de lui, à l'affût du moindre kopek qui viendrait à tomber de sa poche, a choisi le facteur ethnique comme arme attitrée pouvant lui permettre de réaliser un rêve vieux comme ses lubies : accéder à la tête de l?Etat. Par tous les moyens y compris l?usage de la farce ? Source : © Le Scribouillard N°136 Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire. SVP, connectez vous ou enregistrez vous.
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