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La bibliothèque municipale et scolaire dans la ville de Cocobeach, don de l'ambassade du Japon depuis près de six ans, tarde à voir le jour. Pour cause, les fonds alloués pour sa réalisation auraient été simplement détournés.
Assurément, le jeune Hervé B., élève au CES Pascal Nze Bie de Cocobeach, qui disait avoir espoir qu'un jour, la mairie ouvrira la bibliothèque de leur ville n'a pas eu tort de se remettre à espérer. En effet, après notre papier de la semaine dernière (Cf. Le Temps n°122), nous avons reçu des précisions de taille concernant cette bibliothèque. Il ressort que la bâtisse que l'on aperçoit à Cocobeach comme devant abriter cette bibliothèque, est une vieille maison sur laquelle l'on a badigeonné de la peinture. Contrairement donc à ce que nous mentionnions, cette maison de culture, n'a jamais ouvert ses portes. Alors que ce projet de l'ambassade du Japon était un don qui devait permettre à la population du cru et particulièrement aux nombreux jeunes scolarisés de cette contrée située au Nord de la province de l'Estuaire, de nourrir l'esprit et d'effectuer leurs recherches, pour un meilleur rendement scolaire. Selon les dernières informations reçues, il semble que ce projet de construction d'une bibliothèque aurait simplement été détourné par l'ancienne équipe municipale de Cocobeach, présidé par l'ex-maire Fidèle Angoué Mba, il y'a près de six ans déjà. De même que cette affaire serait actuellement au niveau des instances judiciaires. L'histoire commence par la signature d'un protocole de jumelage entre la mairie de Cocobeach et l'ambassade du Japon. Une séance de travail à laquelle prenait part, le vénérable sénateur de cette localité. De ce jumelage, la mairie de Cocobeach va recevoir une colossale somme de 80.000.000 FCFA, avec en prime, une importante dotation en matériel de bureau, ainsi que plusieurs ouvrages. Mais le comble, c'est qu'en dépit du plan initialement conçu par l'ambassade du Japon, qui consistait à réaliser entièrement les travaux, pour ne remettre que les clés à l'édile de Cocobeach, ce dernier aurait obstinément décidé à construire lui-même la bibliothèque. Il percevra donc des liquidités prévues pour cette circonstance. Au lieu d'une maison qui sort de terre, il a tout simplement procédé à la simple réhabilitation d'un réduit, datant du temps colonial, que l'on observe au bord de mer. Un réduit dans lequel, on ne peut rencontrer ne serait-ce que les aventures de Blek le Roc. Conséquence, Cocobeach demeure sans bibliothèque. Mais, la question qui se pose est celle de savoir, que vont penser les autorités japonaises, en constatant que les efforts consentis pour offrir gracieusement un espace culturel à leur partenaire ont été vains ? Quel crédit le Gabon pourrait-il continuer à avoir au pays du Soleil Levant ? Car, plus question de localité, c'est l'image du Gabon de manière générale qui se trouve ainsi écornée. Dans tous les cas, aux autorités politiques et administratives locales et gouvernementales de tout mettre en ?uvre pour tenter de sauver ce qui peut l'être encore, en procédant à l'ouverture de cette bibliothèque. Tout en sommant ceux qui se seraient rendus coupables de détournement de l'argent de ce projet de le rembourser. Pour l'honneur du pays tout de même ! Source : © Le Temps N°123
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