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Si ces informations se confirment, le dernier-né des partis politiques au Gabon aura connu son premier véritable revers qui, du coup, jettera un discrédit sur son leader, l?ancien baron du PDG, Zacharie Myboto, désigné en ce moment par ses anciens camarades sous l?épithète de « Traître ». De même qu?un écran de fumé sur l?avenir de ce parti qui fait couler beaucoup d?encre et de salive.
Au moment ou nous mettions sous presse, nous avons appris de sources concordantes, une série de démissions au sein de l'Union Gabonaise pour la Démocratie et le Développement (UGDD) de l'ancien haut dignitaire du PDG, Zacharie Myboto, qui a lui-même claqué la porte de son ancienne formation politique, il y a à peine trois mois. Selon nos informations, près d'une vingtaine de « militants de première heure » ont décidé de quitter la barge UGDD pour ne pas compromettre leur avenir politique. Les mêmes sources indiquent que les « partants » reprochent au nouveau leader, Myboto, le manque de lisibilité dans l'action et les objectifs assignés au parti, lesquels seraient, sinon encore non identifiés à ce jour, du moins flous. La non-convocation d'un congrès constitutif qui conférerait à l'UGDD une légitimité soutenue par les militants à la base et qui indiquerait les instances du parti et les cadres devant y siéger, ou les diriger. Le manque d'actions sur le terrain et une certaine indolence dans les démarches à mener auprès du ministère de l'Intérieur en vue de la légalisation du parti, moins de quatre mois avant la période de déclaration de candidature à l'élection présidentielle prévue pour décembre 2005. Mais ce n'est pas tout. Toujours selon nos sources, les démissionnaires ne comprennent pas pourquoi trois mois après l'annonce tambours battant de la création de l'UGDD, qui se réclame de l'opposition radicale, son leader n'ait jamais entrepris des démarches de rapprochement avec les autres leaders de l'aile dure de l'opposition. A ce qu'il semble, Zacharie Myboto éviterait ce sujet comme de la peste. Et ceux qui osent l'aborder avec lui sont regardés avec méfiance. Qu'est-ce qui justifierait cette attitude de la part du leader de l'UGDD ? Par ailleurs, nos sources rapportent que la vingtaine de démissionnaires accusent un groupe d'anciens collaborateurs de l'ex-tout-puissant ministre d'Etat aux TP, aujourd'hui leader de l'UGDD, et certains membres de sa famille, de s'approprier le président non investit de l'UGDD, de le prendre en otage au détriment des militants de base qui se bousculent aux portillons du cabinet de Myboto, à l'immeuble des Arcades. Ce dernier étant aussi sujet de spéculation de tout genre. Pour ce faire, ils bloquent le passage aux militants qui aimeraient accéder directement au président afin de discuter de la bonne marche du parti. Ces démissions seront rendues publiques dans les tout prochains jours à travers les médias. Enfin, nous avons appris que ce groupe de démissionnaires, essentiellement composés de militants de l'ethnie Nzébi originaires du Haut Ogooué et de l'Ogooué-Lolo, serait sous la houlette d'un cadre natif de koudourrou. Selon des informations concordantes, cette première vague entraînerait d'autres, si jamais Zacharie Myboto ne changeait de méthode de diriger. En tout cas, la brèche étant ouverte, nombreux s'y précipiteraient. Comme quoi, la critique est aisée, mais l'art difficile. Nous y reviendrons. Source : © Orety N°127 Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire. SVP, connectez vous ou enregistrez vous.
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