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Alors que l'entrée au Gabon, véritable pays de Cocagne pour beaucoup de nos compatriotes africains, ne connaît pas de répit. Nous venons d'apprendre que des éléments des Forces de l'ordre, particulièrement des gradés joueraient aussi à ce jeu, moyennant ce que l'on peut imaginer. Il s'agirait d'un ancien élément de la maréchaussée sur qui les enquêteurs n'ont pas encore mis la main. C'est sur la révélation d'un sans-papier arrêté de manière tout à fait fortuite que l'information nous est parvenue. Ce qui viendrait prouver, comme nous l'avions indiqué dans un précédent article que des responsables au plus haut niveau de nos forces de sécurité participeraient à l'entrée illégale d'étrangers dans le pays. La preuve : au mois de mai 2005, nous faisions état d'une lettre du ministre de la sécurité publique, Pascal Désiré Missongo, lettre datée du 05 avril 2005, dans laquelle il attirait l'attention du ministre de la Défense : « Mes services compétents me font savoir (...) que le Général Jean Remi Ondo, secrétaire général du ministère dont vous avez la charge a délivré un laisser passer collectif à dix sept personnes (17), personnes de nationalité camerounaise, pour assister à un mariage (?) ». Or si déjà les supérieurs se livrent à des pratiques que la loi réprime, on se demande ce que ces mêmes gradés peuvent alors dire à leurs éléments. On sait par exemple que si le fameux élément dont on parle ici venait à être appréhendé, il devra encourir les foudres de la justice. Que dire alors des fameux supérieurs ? « Il est à noter que cet officier général, depuis un certain temps, a pris l'habitude de se substituer aux services de la Direction Générale de l'Immigration, en délivrant des laisser passer à des Camerounais, comme de nombreux autres gendarmes d'ailleurs; ce qui n'est pas sans occasionner un désordre dans la gestion et le contrôle des entrées sur le territoire national ». Selon cette note confidentielle : « la délivrance de ces documents devrait certainement être profitable à leurs auteurs, qui semblent avoir trouvé là, un moyen de se faire de l'argent, au mépris de la sécurité du pays ». Il est admis que les flics et les sous gradés font du racket sur des honnêtes citoyens parce que leurs salaires sont misérables. Est-ce les gradés comme Jean Remi Ondo ont également des salaires de misère ? Source : © Le Nganga Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire. SVP, connectez vous ou enregistrez vous.
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