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Premier cercle, journalistes et " observateurs " profitent de la manne " électorale " qui tombe comme un feu d'artifice du Palais du bord de mer. Mais il y a toujours des nids de poule dans les rues de Libreville... En matière de clientélisme, l'imagination est au pouvoir à Libreville : " En application de la décision du président de la République " précise la SEEG-Vivendi dans un communiqué, l'Etat prendra à sa charge au mois de novembre toutes les factures d'électricité et d'eau dont le montant n'excède pas 50 000 FCFA pour l'électricité et 30 000 F CFA pour l'eau. Trop fort... Autre bonne nouvelle pour le président Omar Bongo: ses deux principaux challengers - Pierre Mamboundou et Zacharie Myboto - ne boycotteront finalement pas l'élection présidentielle du 27 novembre prochain. Ils y vont malgré, dénoncent-ils, " la préparation d'une fraude massive par le régime ". Dans une lettre adressée le 31 octobre au président Bongo - à laquelle la " commission communication de l'état-major de campagne du candidat Omar Bongo Ondimba " a donné une réponse dans le quotidien officiel l'Union du 5 novembre -, Myboto demande qu'on " n'attribue plus, comme par le passé, un pourcentage des suffrages, avant la fin du dépouillement des bulletins ". Furieux de constater que les listes électorales n'ont pas été clauses un mois avant l'élection dans certaines circonscriptions, Mamboundou, de son côté, menace et fait valoir à tous ses interlocuteurs un sondage paru début novembre dans Gabon Flash (un site pourtant contrôlé par des proches du président Bongo) qui lui donne 47% des voix, Myboto 42% et Bongo... 7%. Bien qu'il s'en défende, ces déclarations inquiètent le camp présidentiel qui, outre l'abstention, est préoccupé par des contestations et troubles qui pourraient surgir à la suite de cette élection... Ainsi, une loi électorale avait été adoptée en prévision, pour faire voter les militaires le 25 novembre, soit deux jours avant les autres citoyens, afin que ceux-ci soient, le jour du scrutin et après, en alerte maximum. De plus, ayant transformé cette élection en un duel Bongo/Myboto, le pouvoir a renforcé sa " stratégie " (intimidations, corruption, etc.) dans le Haut-Ogooué, pour faire barrage à Zacharie Myboto, originaire comme le chef de l'Etat de cette province. Idem dans la province voisine de l'Ogooué-Lolo, peuplée en majorité de Nzebis, communauté très courtisée par les deux candidats. A Libreville, beaucoup ont déjà leur scénario en tête: Bongo sera proclamé vainqueur, suivi de Mamboundou et en troisième position Myboto. Jeu, set et match! Extrait de La Lettre du Continent N°482 Du 17 novembre 2005 www.africaIntelligence.fr Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire. SVP, connectez vous ou enregistrez vous.
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