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Preuve de son affection pour le président Bongo, Jacques Chirac lui a accordé un don de 17 millions d'euros. Mais ce don ne serait qu'un prêt... Fureur d'Omar. Cet été, le président Omar Bongo " Papa gâteau " de longue date avec tous les hommes politiques français - a fait monter la pression au " château ". Il trouvait que son ancien compagnon de route, Zacharie Myboto devenu l'un de ses opposants, était un peu trop reçu dans les palais de la République. Aussi, pour lui prouver son affection indéfectible dans cette période électorale sensible, le président Jacques Chirac a-t-il décidé d'accorder au Gabon un don de 17 millions d'euros (11 milliards FCFA). Ce " cadeau " a été annoncé au président gabonais par le premier ministre Dominique de Villepin, à New York en marge du sommet des Nations unies. D'après le communiqué du conseil des ministres gabonais du 22 septembre qui claironnait la bonne nouvelle, " ce geste entrait, selon Monsieur de Villepin, dans le cadre des excellentes relations que le président Omar Bongo entretenait avec ces partenaires français ". Le communiqué précisait que le président Omar Bongo allait " utiliser ce geste de générosité de la France dans les programmes sociaux d'habitation, les projets d'hydraulique villageoise et des programmes d'électrification ". Le ministre français du budget a adressé une lettre à son homologue gabonais, Paul Toungui, " pour la mise en pratique immédiate de ce don du gouvernement français ". Gros souci: ce " don " ne serait en fait qu'une bonification d'intérêts sur les engagements à venir français: de 35 à 50 millions d'euros par an pendant trois ans (2006-2009). Sans doute que les autres bailleurs de fonds, de même que le Trésor français, ont-ils trouvé que ce " don " n'était pas orthodoxe... En tout cas, c'est la ministre déléguée à la coopération, Brigitte Girardin, qui a pris l'averse quand elle est allée, il y a quinze jours, au Palais du bord de mer parler de " contribution " française et non de " don "... Selon nos informations, " Omar " a pris sa plus belle plume pour faire connaître son ire à " Jacques ". Le dossier est aujourd'hui à l'étude... Il ne faudrait pas que le président français profite de l'embellie des cours du pétrole qui inonde le Gabon de pétrodollars pour manquer à ses devoirs d'amitié... Extrait de La Lettre du Continent N°482 Du 17 novembre 2005 www.africaIntelligence.fr
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