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 Agrandir Image | | Omar Bongo: Un serment manioc pour un dictateur vampire. | Nous le savions déjà: en dehors de son ami français Jacques Chirac qui avait ironiquement salué sa "brillante" réellection, Omar Bongo n'a reçu aucune letrre de félicitation de la part des grands de ce monde. Les pays les plus respectés et démocratiques du monde, des USA à la Grande Bretagne en passant par de nombreux autres, avec lesquels le Gabon entretien pourtant des relations diplomatiques, ont soigneusement évité de féliciter le dictateur gabonais.
On se souviendra que les USA avaient déjà donné le ton du désaveu en publiant dans l'Union un démenti formel sur un article du journal qui avait laissé entendre que les USA avaient, au travers de supposés "observateurs internationaux américains" validé la réellection "transparente" d'Omar Bongo. L'ambassade américaine confirmait ainsi le caractère non officiel de prétendus "observateurs" qui étaient, en fait, des gens que le dictateur avait payés à prix d'or aux Etats-Unis pour venir au Gabon créer l'illusion d'une élection démocratique. Les présidents et gouvernements ayant officiellement félicité Omar Bongo se comptent en effet sur le bout des doigts et n'atteindraient même pas une douzaine. Les félicitations publiées dans la presse se résument à Jacques Chirac (France), Joseph Kabila (Congo-K), le roi du Maroc Mohammed VI, le roi des Belges Albert II, le président polonais Aleksander Kwasniewski, le Premier ministre japonais Junichiro Koizumi, Olusegun Obasanjo (Nigeria). Une poignée qui exclut bizarrement les plus grands de ce monde. Le camouflet ne s'est cependant pas arrêté là. De sources bien informées, Omar Bongo aurait fait des pieds et des mains pour essayer d'obtenir la venue au Gabon de diverses personnalités à haute visibilité qui auraient pu légitimer sa dictature, comme le président français Jacques Chirac, le Premier ministre français Dominique de Villepin, le ministre français de l'intérieur Nicolas Sarkozy, la secrétaire d'Etat américaine Susan Rice, Thabo Mbéki le président sud-africain, Nelson Mandela l'ancien président sud-africain, et beaucoup d'autres. Ils l'ont tous gentiment éconduit. Pire, des près de 30 chefs d'état que le dictateur avait invités, seulement 12 se sont pointés, et uniquement parce qu'Omar Bongo aura usé de ruse en leur suggérant de venir au Gabon pour, en marge de sa prestation de serment, discuter du sommet de Khartoum au Soudan, prévu les 23 et 24 janvier 2006. C'est donc dire que bon nombre des douze chefs d'état venus au Gabon y sont venus moins pour Bongo que pour discuter du Soudan en une sorte de Sommet informel. Omar Bongo aurait aussi usé de ruse pour forcer la main à des personnalités comme Villepin et Mbéki, en faisant annoncer d'avance par la presse gabonaise leur arrivée au Gabon. Mais c'est l'humiliation qui a fini par s'installer car les vrais démocrates d'Afrique et du monde ont préféré se montrer discrets. Même Olusegun Obasanjo, président en exercice de l'Union africaine, a préféré pratiquer la politique de la chaise vide. Omar Bongo vient donc de prêter le serment le plus illégitime de ses 40 ans de pouvoir dictatorial au Gabon. Car sans l'aval explicite des USA, de la Grande Bretagne et des autres nations influentes du monde, qui ont toutes refusé de féliciter le dictateur au vu du fait que l'élection de Bongo en novembre était la pire mascarade électorale que le Gabon n'ait jamais vécue, le nouveau septennat volé d'Omar Bongo est comme une coquille vide. Omar Bongo a tout simplement confirmé aux yeux du monde qu'il est un "rigolo". Le roi nègre gabonais a donc dû se contenter d'une panoplie de dictateurs et de seulement quelques présidents respectables, dont la vedette fut sans aucun doute la présidente libérienne Elen John Sirleaf. Si donc ces désaveux à peine voilés de la communauté internationale sont une indication plausible de ce que pensent les présidents du monde d'Omar Bongo, les Gabonais devraient savoir que la communauté internationale a totalement désavoué Omar Bongo pour cette fraude de trop qui a fini par transformer sans "victoire" en un cirque politique. Les Gabonais doivent donc se rassurer que personne ne viendra défendre le dictateur quand ils décideront de le mettre à la porte dans les temps qui viennent. La gifle faite à Bongo par la communauté internationale doit donc encourager un peu plus les partisans du changement à s'organiser pour une résistance permanente qui va faire du Gabon des sept ans qui viennent un enfer pour Omar Bongo. Si les sabotages récents du transformateur de Kinguélé et de la station essence du PK 6 sont une bonne indication, ils montrent tout simplement que la résistance des patriotes prendra inexorablement de l'ampleur au Gabon. Cette résistance rendra ainsi le pays ingouvernable pour la mafia au pouvoir, jusqu'à son écroulement définitif. La bataille ne fait donc que commencer et la chute d'Omar Bongo juste une question de temps. BDP-Gabon Nouveau P.O. Box 3216 TCB West Orange, New Jersey 07052 USA Tel: 973-447-9766 / 973-655-5143 Fax: 973-447-9766 / 973-655-7909 Site: http://www.bdpgabon.org Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire. SVP, connectez vous ou enregistrez vous.
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