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Le BDP-Gabon Nouveau rejette les dangereuses conneries politiques d'Omar Bongo et de Pierre Mamboundou et se prépare à l?état de guerre au Gabon PDF Print E-mail
Communiqués BDP
Written by BDP   
Jeudi 01 Juin 2006 à 23:59

ImageInitialement Publié le 29 mai 2005. - (BDP-Gabon Nouveau) - Après quelques temps de silence visant à observer l'évolution et la clarification de la situation politique au Gabon, et surtout pour éviter toute confusion entre les actes politiques de Pierre Mamboundou/UPG et ceux du BDP-Gabon Nouveau/Mamba, notre mouvement, après de larges consultations avec sa base politique et sa structure militaire réunie au sein du Mamba, est désormais en mesure de prendre clairement position, en tant que seul vrai groupe d'opposition radicale restant au Gabon, sur le bal des vampires actuellement en cours dans notre pays, et sur la poursuite  sans ambiguïté de la lutte de libération nationale par les vrais patriotes partisans du changement véritable.

Autrement dit, tout est désormais clair, et il n'y a plus de doute sur qui est qui et qui fait quoi au Gabon.

Finis, donc, les mensonges.

Finis les faux semblants et les flous politiques.

Finies les ambiguïtés et les tangos acrobatiques "un-pas-devant, un-pas-derrière, puis tourniquet doublé d'un volte-face apaisé" des oppositions faussement radicales désormais complices de la meurtrissure quadragénaire de notre cher Gabon.

Avec en prime, le récent volte-face brouillé du semeur de rouge délavé, le grand opposant jadis radical, Sieur Pierre Mamboundou, ci-devant président de l?UPG, grand chef suprême de l?opposition gabonaise et ancien président élu du Gabon.

L?illisible démarche et, par conséquent, la récente débâcle politiques de Pierre Mamboundou sont symptomatiques du mal profond qui ronge et qui a toujours rongé la classe politique gabonaise depuis près de 40 ans. Et pour comprendre clairement les enjeux de la situation politique actuelle au Gabon, il faut au préalable passer par une analyse du personnage Mamboundou.

Autrement dit, en allant signer avec Omar Bongo un dangereux pacte qui risque de confisquer à jamais les libertés citoyennes pour lesquelles il affirmait encore, il y a près d?un mois, se battre, Pierre Mamboundou vient de confirmer la règle de l?irrémédiable ineptie d?une opposition gabonaise qui n?a jamais réellement su ce que c?est que le combat politique et la responsabilité nationale qui incombe à tout personnage ou mouvement qui se déclare opposé à une dictature comme celle d?Omar Bongo. Partie de renoncements en renoncements, de reculs en reculs, cette opposition aura finalement été acculée à accepter le dictat du régime Bongo, incapable qu?elle aura été d?imposer sa volonté à un pouvoir pourtant affaibli depuis 1990. D?où l?idée saugrenue et dangereuse concoctée par Omar Bongo et Pierre Mamboundou d?institutionnaliser au Gabon le statut de chef de l?opposition (nous y revenons ci-dessous). Pierre Mamboundou, comme l?ont fait Agondjo Okawé, Paul Mba Abessole, André Kombila et de nombreux autres avant lui, est désormais passé dans le camp de l'opposition apaisée, même si, en fait, les observateurs avertis savaient déjà depuis belle lurette que Pierre Mamboundou a toujours fait partie de l?opposition apaisée, mais s?est retrouvé, par un simple accident de l?histoire, encombré de l?étiquette d?opposant radical.

Le Gabon, en réalité, n?a jamais vraiment eu d?opposition au sens politique du terme. Il existe encore, hélas, dans nos mentalités une grosse confusion entre ce que l?on peut appeler une opposition réelle basée sur une conception véritablement patriotique et durable du combat politique, et une opposition de circonstance qui, elle, se construit au gré d?intérêts personnels et personnalisés. Notre pays, jusqu?à présent, n?a connu que des oppositions de circonstances qui, par manque de vision idéologique, n?ont jamais pu se dépasser pour introniser, jusqu?au prix de leurs vies, les valeurs fondamentales qui construisent la république au-delà des hommes et des considérations personnelles immédiates. C?est ainsi que cette opposition s?est toujours désagrégée quand elle se retrouvait confrontée à la réalité du combat politique véritable, préférant prendre des raccourcis politiques qui cachaient mal son incapacité à assumer sa responsabilité devant les hommes et devant l?histoire.

C?est ainsi que, fort de la faiblesse d?une opposition perpétuellement incapable d?assumer et de s?assumer, Omar Bongo a, à chaque fois, pu sauver son régime non pas par sa force ou une magie quelconque, mais par la faiblesse d?une opposition toujours prête à se rallier aux solutions de facilité qui compromettent l?avenir à long terme de toute une nation. Cette opposition, acculée dans la langue de bois, aime alors à dissimuler son incapacité chronique sous des appels à la responsabilité, ses leaders invoquant à qui mieux-mieux des principes d?opposition conviviale et/ou républicaine qui leur interdisent de se salir les mains du sang des Gabonais si jamais ils prenaient sur eux la responsabilité d?appeler le peuple à la révolution. Et c?est ainsi que de faux semblants en compromissions en tous genres, cette opposition a toujours fini par rejoindre le camp de celui qu?elle traitait de bourreau hier, oubliant tout d?un coup que chaque année que ce bourreau passe au pouvoir coûte la vie à des milliers de Gabonais et que révolution ou pas, ils deviennent sans le savoir, les complices d?un génocide du peuple qui cache mal son nom.

Et c?est ainsi que, chose bizarre, l?opposition gabonaise s?est autocensurée au fil des temps, reculant à chaque fois que Bongo avançait, oubliant que dans le combat politique à mener contre une dictature comme celle de Bongo, aucun gain ne peut s?obtenir par le recul systématique.

Que l?on nous comprenne bien. Nous ne condamnons pas ici Pierre Mamboundou pour les actes qu?il a récemment posés. Comme tout Gabonais, Pierre Mamboundou est libre de poursuivre les aspirations politiques qui lui conviennent par la voie qui lui convient. Ce qui est répréhensible, cependant, c?est quand dans son égarement, Mamboundou veut reformuler la destinée du Gabon dans un sens qui conforte le bourreau national et sa progéniture pour 30 années supplémentaires de bongoïsme pur et dur. Là, il n?y a plus d?agrément possible de notre part.

Donnons quand-même à César ce qui appartient à César. Il est important de noter ici que ce n?est pas Pierre Mamboundou qui a trompé le peuple gabonais. Le dire serait mal connaître la démarche politique de l?homme Mamboundou. C?est le peuple gabonais qui s?est trompé lui-même en voyant en Pierre Mamboundou quelque chose que Pierre Mamboundou n?a jamais souhaité pour lui-même. Le problème, dans notre pays, est que les Gabonais ont été tellement meurtris dans leurs corps et dans leurs âmes qu?ils ont toujours eu tendance à embrasser n?importe quel marchand de tapis qui se sera un jour présenté sous l?étiquette d?opposant, ce nom devenant chez nous un nom dont on affuble n?importe quel plaisantin qui, pour des rasions obscures, se sera propulsé au devant de la scène politique, parfois sur la simple base de conflits personnels avec Omar Bongo et sa clique ou d?histoires de fesses.

C?est ainsi que Pierre Mamboundou, comme beaucoup d?autres, s?est retrouvé, malgré lui, affublé du titre d?opposant « radical ». Nous disons « malgré lui » parce que Pierre Mamboundou, opposant « radical », est un mythe que l?hystérie collective des Gabonais a créé de toutes pièces. Autrement dit, ce sont les Gabonais eux-mêmes qui, dans leur souffrance, se sont fabriqué un opposant « radical », un « espoir », un « libérateur », alors même que de multiples signes étaient là qui indiquaient que Pierre Mamboundou était loin d?être un opposant du type radical. Opposant peut-être, mais « radical », non. Ainsi, aveuglés par l?espoir, surtout après les trahisons de Paul Mba Abessole, les Gabonais se sont désespérément accrochés à Pierre Mamboundou, se fabriquant ainsi, par l?hystérie collective, un héros qui, pourtant, a toujours refusé ce rôle.

Pourtant, tout au long de sa carrière politique de près de 17 ans maintenant, Mamboundou s?est toujours défini comme légaliste, c?est-à-dire comme quelqu?un qui s?opposait certes au régime, mais qui n?était pas prêt à s?engager dans des actions révolutionnaires. Lors de la campagne électorale de Novembre 2005, il confirma clairement ceci en affirmant que l?UPG gagnerait l?élection uniquement par des voies démocratiques et légales, positionnant ainsi l?UPG dans ce que ses partisans appellent l?opposition républicaine ou légaliste. Ceci fut encore confirmé par Mamboundou lui-même dans son discours de conférence de presse après sa rencontre historique avec Omar Bongo.

Comment donc, Mamboundou en est-il venu à dérouter ses militants au cours de toutes ces années ? Ou plutôt, comment les militants de Mamboundou en sont-ils arrivés à se méprendre sur les intentions réelles du personnage, alors même que ce dernier les avait toujours affichées tout au long de sa carrière politique ?

Omar Bongo et le désamorçage des opposants

Comme nous le disions plus haut, Mamboundou est toujours resté fidèle à sa démarche d?opposition légaliste et républicaine. Par contre, ce sont ses militants et les nombreux Gabonais qui ont vu en lui une possible chance d?alternance qui ont fait de Mamboundou le mythe de leur libération. Du coup, la pression de la rue a fini par rendre totalement floue la démarche politique de Mamboundou, qui se retrouvait ainsi tiraillé entre ses valeurs légalistes et le désir de révolution qui venait de la rue. Et c?est cette contradiction entre la pression de la rue et ses valeurs légalistes qui ont fini par pousser Mamboundou à des discours parfois très virulents sur la forme, mais qu?il n?était cependant pas prêt à concrétiser. Du coup, Mamboundou s?est transformé en équilibriste, donnant à ses militants le discours qu?ils voulaient entendre, mais de l?autre, travaillant dans l?ombre avec le régime Bongo pour démobiliser des partisans avides de révolution sanglante.

La stratégie démobilisatrice de Mamboundou, c?est celle-là même qui permis de sauver le régime d?Omar Bongo en novembre 2005 et qui a permis au dictateur de reconsolider son pouvoir en cette année 2006. Avec le recul, on comprend aujourd?hui que Pierre Mamboundou avait été, à son insu, stratégiquement positionné par Omar Bongo depuis 1998 comme quelqu?un qui allait l?aider à désamorcer la bombe révolutionnaire qui couvait au Gabon suite à l?élection présidentielle de 1993.

Omar Bongo, malgré son manque d?instruction, avait compris une chose importante par rapport aux opposants gabonais : aucun d?eux n?avait assez de couilles pour mener jusqu?au bout une révolution violente et tous préféreraient se compromettre dans des accords au rabais plutôt que d?oser prendre ce qui leur était déjà acquis s?ils osaient. Parce qu?il les savait couards, Omar Bongo sut jouer avec eux du bâton et de la carotte, fort de la connaissance qu?il avait des limites de ces opposants de circonstance. Omar Bongo savait ce que valaient ses opposants : en réalité, il n?avait rien à craindre d?eux. Ce que Bongo craignait beaucoup plus, c?est la rue. La rue était dangereuse parce que sans leader capable de la contrôler, cette rue pouvait facilement un jour devenir incontrôlable. Il lui fallait donc jouer sur deux fronts : d?une part, désamorcer le danger posé par les leaders politiques eux-mêmes et d?autre part, utiliser ces mêmes leaders pour désamorcer le danger posé par la rue.

Désamorcer un opposant était, pour le pouvoir, un principe simple : il fallait d?une part, par la fraude, diminuer et fatiguer les opposants les plus dangereux sur le plan électoral en concoctant pour eux des scores électoraux dérisoires capables de décourager à la fois les opposants eux-mêmes et leurs partisans. C?est ainsi que Bongo découragea Mba Abessole et ses militants en 1993 en lui donnant un score dérisoire, puis en 1998 en rejetant arbitrairement Mba Abessole à la troisième position derrière un Mamboundou qui n?était pourtant pas à même de dévancer concrètement Mba Abessole en 1998. Mba Abessole se retrouvait ainsi politiquement désamorcé et découragé après deux défaites successives aux élections présidentielles. En positionnant cette fois-ci Mamboundou à la deuxième position, Omar Bongo s?offrait automatiquement un opposant moins dangereux que Mba Abessole, donc un opposant qu?il serait capable de mieux contrôler.

Mais il fallait, par la suite, désamorcer la rue en jouant sur les peurs des opposants. Sachant donc que ni Paul Mba Abessole, ni Agondjo Okawé, ni Pierre Mamboundou ne seraient prêts à prendre sur eux la responsabilité de pousser le peuple à l?insurrection généralisée, il suffisait donc à Bongo de jouer les épouvantails militaires et d?annoncer des bains de sang pour que les opposants reculent. Aucun des leaders de l?opposition ne fut pour ainsi dire capable d?imaginer la possibilité, en fait, de voir le régime Bongo s?écrouler rapidement face à une insurrection bien préparée, sans qu?il y ait forcément le type de bain de sang qu?ils redoutaient. N?ayant finalement aucune stratégie réelle de prise de pouvoir, les opposants gabonais, incapables d?oser la révolution, se retrouvaient ainsi à la merci totale du pouvoir. A la fin, ils finissaient par choisir la voie des compromissions faciles.

Pierre Mamboundou n?a donc pas fait exception à la règle car depuis la fin de l?élection présidentielle de 1998, Mamboundou s?enferma dans un mutisme politique qui le mena de Libreville à Ndendé où il alla se terrer. Les observateurs avertis se demandaient comment un homme politique qui avait véritablement le désir de se positionner en alternative crédible et qui venait de surcroit de devenir le leader de l?opposition gabonaise au sortir de l?élection présidentielle de 1998 pouvait tomber dans ce type de silence politique. En effet, plutôt que d?utiliser les sept ans qui le séparaient de la prochaine élection présidentielle comme plateforme pour transformer son capital de popularité en capital de confiance sur le terrain, Mamboundou tomba dans le mutisme le plus total. Du coup. L?UPG ne sut pas profiter de la position politique de Mamboundou pour investir le terrain et faire de l?UPG un parti national. Au contraire, le parti de Mamboundou perdit du terrain entre les deux élections et demeura un petit parti régional. Mamboundou, contrairement à Paul Mba Abessole, n?a ainsi jamais pu réussir à faire de l?UPG un parti national capable de se battre au coude à coude avec le PDG dans toutes les circonscriptions électorales parlementaires.

Ce fut donc là le premier signe de démobilisation des militants par Pierre Mamboundou lui-même.

Mais par la suite, on vit pire. Alors que la date de l?élection présidentielle de 2005 approchait à grand pas, Mamboundou prolongea non seulement son silence, mais aussi son immobilisme politique, ne réapparaissant sur la scène politique que le 12 février 2005 lors d?une conférence de presse, soit seulement quelques mois avant le début de la campagne présidentielle, à un moment où Omar Bongo, lui, avait officieusement commencé sa campagne deux ans plus tôt. La fameuse conférence de presse du 1e février 2005 resta elle-même très floue dans son orientation. Ce n?est qu?à la toute dernière minute que les Gabonais surent que Mamboundou serait candidat, c?est-à-dire seulement à peu près une semaine avant la date limite de dépôt des candidatures fixée au 12 octobre 2005. Cette déclaration de candidature tardive fut une erreur fatale qui allait par la suite hanter toute la campagne de Pierre Mamboundou, tellement l?impréparation régnait dans son camp. Cette impréparation voulait dire non seulement une mobilisation très tardive des militants, mais aussi une grave compromission de ses chances de gagner.

Ce fut-là le deuxième signe de démobilisation des militants par Mamboundou, car la candidature de Mamboundou apparaissait comme une candidature forcée dont la décision, pas très motivée, s?était prise à la dernière minute sans grand effort stratégique. La question devenait alors : qui avait forcé Mamboundou à se porter candidat ? Etaient-ce les militants ? Et si c?étaient les militants, pourquoi avoir attendu si tard pour les mobiliser, surtout quand on sait qu?un opposant sans grands moyens qui veut gagner contre la dictature d?Omar Bongo doit s?y prendre bien à l?avance pour pouvoir se donner le temps d?organiser valablement son équipe. Bizarrement, l?on sentait déjà chez Mamboundou comme un vent de démobilisation, tellement il semblait que participation se faisant presque à contrec?ur.

Puis vint le désastre de la campagne elle-même. Et c?est là que Mamboundou dérouta tout le monde. D?un côté, Mamboundou et l?UPG, à chaque fois que l?on leur demandait s?ils allaient faire la révolution, déclaraient qu?ils allaient conquérir le pouvoir uniquement par des voies démocratiques, donc non violentes et républicaines. De l?autre, ils tenaient un double langage lors des meetings politiques en menaçant le régime par des «ce qui arrivera arrivera ». Une telle ambiguïté de langage est inédite en politique et ne peut, pour les gens qui savent lire entre les lignes, se comprendre que comme un vrai suicide politique. Car parler de pouvoir gagner une élection par des voies démocratiques et républicaines dans un pays avec des lois anti-démocratiques qui tuent la république est une contradiction que seul Pierre Mamboundou et son équipe étaient capables de comprendre. Le résultat concret de cette contradiction, fut, hélas, la démobilisation d?une bonne partie de l?électorat, qui n?est jamais arrivée à suivre le discours flou et tortueux de Pierre Mamboundou.

Ce fut-là le troisième signe de démobilisation de l?électorat par Pierre Mamboundou.

Mais les conneries politiques de Pierre Mamboundou ne s?arrêtèrent pas là. Au c?ur même de la campagne électorale, alors même qu?il apparaissait que le régime Bongo avait déjà préparé la fraude, que l?accès aux médias n?était pas équitable et que les candidats de l?opposition n?arriveraient pas à faire librement campagne dans tout le pays à cause des brimades du régime, Pierre Mamboundou montra un étrange entêtement à continuer à participer à un scrutin que tout le monde savait déjà perdu d?avance. Il se montra ainsi sourd aux appels au boycott des militants, militants qui auraient préféré un boycott capable d?immobiliser le pays et d?empêcher l?élection pour qu?il soit au préalable établi les règles de la transparence qui auraient pu garantir les chances de gagner de l?opposition. Pire, à la veille du vote, Mamboundou et son parti firent des déclarations surprenantes qui appelaient les militants au calme et au vote responsable sans violence. Du coup, Mamboundou se privait volontairement de la seule arme qu?il avait, c?est-à-dire ce peuple qui était prêt à descendre dans la rue pour réclamer ses droits.

Ce fut là le quatrième signe de démobilisation de l?opposition par Mamboundou. La conséquence directe des appels au calme de Mamboundou fut une démobilisation totale des partisans du changement lors du vote.

Là où les Gabonais ne comprirent plus rien à la démarche de Mamboundou fut le jour même de l?élection. Alors que les premiers résultats communiqués à partir de divers bureaux de vote montraient clairement que la fraude serait massive, Mamboundou continua à appeler les militants au calme. Pire, au lieu de garder ses militants amassés par milliers autour de son siège pour préparer un éventuel soulèvement en vue de réclamer sa victoire, Mamboundou demanda à ses militants de rentrer chez eux et de continuer à garder le calme pour soi-disant éviter le piège de la violence tendu à l?UPG par Omar Bongo. Ah bon ! C?est donc Omar Bongo qui avait tendu le piège de la violence à l?UPG ? Que faisait Mamboundou de ses propres déclarations du style « ce qui arrivera arrivera » ? Les militants avaient pourtant compris ces déclarations comme le désir de Mamboundou de prendre ses responsabilités historiques, surtout qu?il leur avait clairement promis que cette fois-ci, il ne se laisserait pas voler la victoire. Ce fut donc dans le désarroi le plus total que les militants de l?opposition se démobilisèrent et rentrèrent chez eux. Malheureusement pour eux, le régime Bongo profita de cette démobilisation pour stationner des militaires partout, interdire les rassemblements politiques, privant ainsi définitivement les militants de l?opposition de la possibilité d?organiser la résistance ou le soulèvement populaire.

Ce fut-là le cinquième signe de démobilisation de l?électorat par Mamboundou

Mais ce n?était pas fini. Mamboundou resta tellement dans le mutisme et le mystère post-électoral que, quand il en sortit enfin quelques semaines plus tard, la démobilisation était générale. Quand donc, il appela les Gabonais à se soulever et à résister, il était trop tard, personne ne suivait plus car le découragement s?était saisi de tout le monde.

Ce fut-là le sixième signe de démobilisation suspecte de l?opposition par Mamboundou.

Et pour combler le tout, Pierre Mamboundou se lança dans des acrobaties juridiques pour essayer d?invalider l?élection d?Omar Bongo. Mais ses arguments se révélèrent être très légers car il demandait à une Cour constitutionnelle dont il ne reconnaissait pas l?autorité de trancher un différend électoral qui relevait de cette même cour. Pire, Mamboundou ne semblait même pas se rendre compte qu?en participant à une élection entérinée juridiquement par une Cour dont il refusait l?autorité, il acceptait, en fait, l?arbitrage de cette même Cour dont la décision devenait par conséquent une décision valide. Et pendant que Mamboundou gesticulait ainsi, il finissait de démobiliser, par sa défaite juridique subséquente, les quelques militants qui y croyaient encore.

Septième signe de démobilisation suspecte des militants, donc.

Et quand on ajoute à cela le manque de volonté de Mamboundou de fédérer l?opposition avant l?élection pour en faire une force redoutable face au groupe de la majorité, on se demande à la fin si l?intention réelle de Mamboundou n?était pas, en fait, de tout faire pour perdre cette élection. Et quand on y ajoute la cassure de l?opposition causée par l?entrée en lice de Zacharie Myboto envoyé par Bongo dans l?opposition pour entraîner avec lui une bonne partie des militants, Pierre Mamboundou avait en face de lui un échec assuré.

Car les questions des militants restaient multiples. Quelle était donc la stratégie de Pierre Mamboundou ? Comprenait-il qu?il avait-lui-même été l?artisan de la démobilisation des militants ? Comprenait-il que l?illisibilité de sa stratégie politique depuis 1998 et ses apparentes erreurs lors des élections avaient contribués, de manière incompréhensible, à faciliter la victoire d?Omar Bongo ?

Nous avons tendance au BDP à croire aujourd?hui, en fin de compte, que Mamboundou savait exactement ce qu?il faisait. Un homme politique valable, surtout un homme de la trempe de Pierre Mamboundou ne peut pas avoir accumulé autant d?erreurs incompréhensibles et ne pas savoir ce qu?il faisait. Les erreurs politiques et stratégiques commises par Mamboundou sont trop criardes, trop enfantines pour ne pas découler d?un désir caché, mais conscient et volontaire de Pierre Mamboundou de jouer sa partition personnelle dans le théâtre de la corruption politique gabonais, où faire de l?opposition, au cours des 40 dernières années, n?a jamais été une question de conviction politique réelle pour le bien de la nation, mais une question de partage du gâteau national.

Il apparait donc de plus en plus que le parcours politique de Pierre Mamboundou, depuis 1998, a été un parcours qui, à coup de mutisme, de contradictions et de désorganisation, a contribué à la démobilisation totale de l?électorat acquis non seulement aux idéaux de changement, mais aussi aux idéaux révolutionnaires, préparant ainsi, à dessin ou par maladresse, le terrain à la  « victoire »  sans risque d?Omar Bongo.  C?est comme si, en fait, Pierre Mamboundou, en restant caché trop longtemps à Ndendé et en menant consciemment une campagne maladroite, avait tout fait pour préparer le Gabon à la réélection d?Omar Bongo.

Que dire, donc, du fait que Pierre Mamboundou ait fait l?objet d?une tentative d?assassinat de la part du régime Bongo ? Il y a là aussi un flou qui vient à peine de se dissiper. Les apparences peuvent en effet être très trompeuses dans cette affaire. Car il y a, quand on analyse finalement cette situation de près, des choses qui ne tournent pas rond.

La partition savamment orchestrée qui a conduit Mamboundou à enfin rencontrer Omar Bongo semble aujourd?hui mener à l?analyse suivante :

1) Mamboundou est revenu au Gabon en 1993 après son exil sénégalais. Depuis cette époque, il n?a jamais été inquiété physiquement par le régime Bongo. Quelle mouche aura donc piqué Bongo pour s?en prendre à Mamboundou au moment le plus visible de cet opposant, à un moment où toute atteinte à sa vie aurait forcément attiré l?attention du monde sur Bongo, et surtout après que d?éminentes personnalités de l?Union Africaine sont venus au Gabon s?enquérir de la situation politique chez nous ?

2) Mamboundou a-t-il eu peur de mourir ? Si tel est le cas, personne ne trouve-t-il pas étrange qu?un opposant dit radical puisse céder à la peur et chier dans son froc à la toute première tentative d?assassinat orchestrée par Bongo? Car si c?est la peur de mourir qui a finalement conduit Mamboundou à rencontrer Bongo, alors on doit comprendre que Mamboundou n?a pas les couilles d?un vrai opposant. L?opposant est normalement cette personne exceptionnelle qui est prête à mourir pour ses idéaux et pour son peuple. En s?opposant à une dictature comme celle de Bongo, l?opposant doit avoir, au préalable mesuré l?ampleur du danger et décidé qu?il était prêt à mourir pour son pays. Quel type d?opposant serait donc Mamboundou s?il se met à chier dans son froc et à abandonner le combat dès la toute première tentative d?assassinat ? Si Mamboundou est un opposant qui inquiète le régime, il devrait s?attendre à ces choses tous les jours et continuer le combat en connaissance de cause !

3) Par ailleurs, si Mamboundou était un opposant avec les convictions qu?il faut, ne devait-il pas exploiter cette supposée tentative d?assassinat pour encore plus radicaliser sa position et ainsi augmenter la pression sur le régime ? N?aurait-il pas été plus stratégique pour Pierre Mamboundou de continuer à refuser de rencontrer Bongo pour justement créer une pression capable de lui donner plus de poids dans une éventuelle négociation ? Pourquoi, par exemple, n?avoir pas choisi l?exil politique dans un autre pays, d?où il aurait pu mieux continuer à exercer de la pression sur le régime et ainsi profiter de sa liberté pour réorganiser, clandestinement ou officiellement, l?opposition depuis l?exil et espérer ainsi revenir au Gabon en grand conquérant après des négociations entérinées par la communauté internationale dans lesquelles il aurait pu obtenir de meilleures concessions politiques pour le Gabon? La précipitation avec laquelle Mamboundou est allé rencontrer Omar Bongo le 19 avril dernier et le fait qu?il y soit allé en totale position de faiblesse pour se faire conter le Mvett par Bongo laisse ainsi des interrogations qui ne trouveront de réponse concrète que dans les temps qui viennent.

4) Pourquoi Mamboundou a-t-il abandonné si vite sa revendication de victoire présidentielle ? Mambounodu a abandonné sa revendication à peine 5 mois après l?élection, alors qu?il aurait pu au moins continuer à maintenir l?idée de sa victoire pendant un an au moins encore, de préférence en exil. Que s?est-il passé entre lui et Bongo qui a fait que Mamboundou laisse tomber sa revendication principale pour faire de Bongo l?arbitre suprême des négociations annoncées en tant que Président de la république officiellement reconnu par tous, y compris par Mamboundou lui-même? Pourquoi Mamboundou a-t-il essayé de déguiser sa capitulation et sa reconnaissance de la victoire d?Omar Bongo sous le flou du terme « chef de l?exécutif », quand on sait parfaitement que la constitution gabonaise attribue justement au président de la république le statut de chef de l?exécutif ?

5) Pourquoi Mamboundou n?est-il jamais descendu dans la rue avec ses militants tout au long des manifestations post-électorales auxquelles il conviait le peuple? En son temps, Mba Abessole l?a pourtant fait. Mamboundou a-t-il si peur de la mort qu?il préfère laisser les manifestations à ses militants, restant lui-même cloîtré bien à l?abri chez lui ? Oublie-t-il que sa seule présence au sein des manifestants aurait pu aider à rendre possible ces manifestations, du moment que Bongo ne pouvait oser tirer dans une foule où se trouverait Pierre Mamboundou ?

Tant d?interrogations qu?il nous faut absolument élucider pour le commun des Gabonais.

Il nous semble à nous que le refus tant vanté de Pierre Mamboundou de rencontrer  Bongo n?a jamais été un refus basé sur ce que l?on peut appeler « radicalisme politique ». Le radicalisme politique ne saurait en effet se confondre avec le simple refus de rencontrer son adversaire politique. Le radicalisme politique est avant tout une question d?idéologie et de différences idéologiques. Or, le radicalisme de Pierre Mamboundou, en fin de compte, ne s?est vraiment jamais situé sur une conception idéologique de la chose politique, mais bel et bien sur des considérations réellement personnelles.

Autrement dit, si Pierre Mamboundou avait été un opposant radical dont les convictions reposaient sur un fondement idéologique, jamais sa rencontre d?avec Omar Bongo n?aurait accouché du poisson pourri que Pierre Mamboundou vient de servir au peuple gabonais. Ceci parce que les prétextes utilisés pour justifier la rencontre avec Bongo sont totalement faux.

Que l?on nous comprenne donc bien. Nous ne reprochons pas à Pierre Mamboundou d?avoir rencontré Omar Bongo ou d?avoir négocié avec lui. Il va de soi que les ennemis politiques les plus jurés sont parfois forcés de se rencontrer quand arrive le moment de placer les intérêts supérieurs de la nation au devant des intérêts partisans. Mais là où le bas blesse, à nos yeux, c?est que Pierre Mamboundou est allé rencontrer Omar Bongo avec de multiples revendications et en est ressorti les mains vides, avec au passage un accord qui risque, s?il est appliqué, de favoriser la mort totale de l?opposition réelle au Gabon. En d?autres termes, la question qu?un opposant doit toujours se poser est la suivante : une négociation, pour quoi faire ? Une négociation ne peut valablement se faire que quand on a en sa possession les moyens de faire pression sur son adversaire, donc de le faire reculer. Et quand il s?agit de sacrifier les intérêts partisans dans un sens qui intronise l?intérêt supérieur de la nation, chacune des parties impliquées dans la négociation doit accuser quelques gains et quelques reculs. Or, dans ce cas, Mamboundou a reculé de 100% et Omar Bongo avancé de 100%.

Qu?a donc obtenu Pierre Mamboundou qui soit positif pour le Gabon ?

Rien.

Nous nous expliquons.

Sur la forme.

Sur la forme, nul ne pourra reprocher à Pierre Mamboundou d?avoir rencontré Omar Bongo, si une telle rencontre repose sur le sincère désir des deux hommes de mener à la démocratisation immédiate du Gabon. Il se trouve malheureusement que la forme et le fond de cette rencontre ne s?accordent point du tout. D?abord parce que Pierre Mamboundou est allé à cette rencontre en position de faiblesse, donc sans les atouts politiques qui auraient pu lui permettre d?imposer sa volonté à Omar Bongo. Ensuite parce que ce n?est pas Omar Bongo qui a demandé la rencontre, mais bel et bien Pierre Mamboundou lui-même. En effet, dans son discours de conférence de presse du 29 avril 2006, Pierre Mamboundou affirme clairement et répétitivement qu?il a tenu lui-même à rencontrer Omar Bongo  « afin de discuter directement avec lui et sans intermédiaire, des conditions du dégel politique », entre autres. Il s?est donc présenté à Omar Bongo en quémandeur et non en négociateur.

Sur le fond.

Quand, le mercredi 19 avril 2006, Pierre Mamboundou rencontra enfin Omar Bongo lors d?une entrevue jugée historique par les observateurs de la politique gabonaise, le peuple gabonais s?attendait à des résultats qui allaient laisser entrevoir l?espoir d?un Gabon meilleur pour tous. Mais au lieu d?une négociation basée sur l?intérêt national, on se rendit très vite compte que la démarche de Mamboundou concernait beaucoup plus Pierre Mamboundou lui-même et son parti l?UPG que le Gabon. Ainsi, dans son propre discours de conférence de presse suite à son entrevue avec Omar Bongo, Pierre Mamboundou résume ses revendications de la manière suivante :

- Accord avec Bongo sur l?idée de l?institutionnalisation du statut de Chef de l?opposition, applicable au candidat arrivé en deuxième position de l?élection présidentielle, ce qui dans ce cas, appliquerait tout de suite à la personne de Pierre Mamboundou. Ceci est donc un accord d?ordre personnel, avant tout.

- La restauration de l?UPG dans sa dignité, ce qui veut dire dédommagements pour les militants et le parti lui-même. Ceci est une revendication particulière qui n?a rien de politique et qui a tendance à ridiculiser la démarche de Mamboundou devenu soudainement quémandeur. Car plutôt que de pousser ces revendications personnelles à une date ultérieure et privilégier les aspects purement politiques, Mamboundou aura bardé l?historicité tant vantée de cette rencontre pour des revendications bassement personnelles et particulières. On peut donc s?attendre à voir grossir le compte en banque de Pierre Mamboundou et celui de l?UPG, puisqu?il demande à Bongo de payé non seulement pour le préjudice matériel causé à l?UPG et ses militants, mais aussi les préjudices identitaire (image de l?UPG), professionnel (interruption de fonctionnement), d?agrément (privation de liberté de circuler) et personnel (meurtrissures causés aux militants). A la sortie, tous ces préjudices énumérés vont devoir se payer à coup de milliards à Mamboundou et à ses militants. Que dire, hélas, du reste des Gabonais qui subissent ces préjudices depuis 40 ans ? est-ce vraiment à ce niveau que doit se trouver une négociation jugée sérieuse et qui prétend se faire au nom de l?intérêt supérieur de la nation ?

- La sécurité des hommes politiques, donc en l?occurrence, la sécurité de Pierre Mamboundou. Mais on a presqu?envie de rigoler quand on sait que Mamboundou demande là à l?homme qui l?a agressé de le protéger.  Quel paradoxe ! Et puis, pourquoi placer autant d?emphase sur la sécurité des hommes politiques quand on sait que le combat contre la dictature est un combat rude qui implique justement la possibilité d?atteintes physiques ? Cela vient avec le terrain et il faut l?accepter comme tel, au risque de laisser entrevoir une peur de mourir qui ne dit rien de bon sur les couilles de nos opposants politiques.

Un statut de chef de l?opposition, pourquoi faire ?

L?idée d?un statut institutionnalisé de Chef de l?opposition donné au candidat arrivé en seconde position de l?élection présidentielle est certainement l?idée la plus ridicule et la plus dangereuse de l?histoire politique gabonaise. Nous nous expliquons.

Idée ridicule

Ridicule parce que cette idée dénote de la surprenante légèreté politique de Pierre Mamboundou qui, à ce niveau, fait montre d?une naïveté politique inattendue. D?abord parce que, de son propre aveu, l?idée vient d?Omar Bongo lui-même et non de lui, ce qui veut dire que finalement, c?est Omar Bongo qui contrôlait la direction de ces négociations, et qu?il a su détourner Mamboundou du domaine politique pour l?acculer à des considérations et concessions purement personnelles et particulières. Ensuite parce qu?un statut de Chef de l?opposition ne peut se décréter sur la simple base de l?élection présidentielle. Trop de cas de figures contradictoires rendent cette idée impraticable dans le cadre actuel de la constitution gabonaise. Par exemple :

- Un candidat à l?élection présidentielle comme Mamboundou peut certes arriver deuxième et obtenir le statut de Chef de l?opposition. Bien.  Mais qu?est-ce qui arrivera le jour où un parti autre que celui de Mamboundou arriverait deuxième dans le cadre des élections législatives en termes de nombre de députés à l?Assemblée nationale ? Quel sera alors le statut du leader du parti de l?opposition arrivé deuxième à l?Assemblée nationale ? Prendra-t-il le statut de chef de l?opposition à Mamboundou qui n?a aucun député à l?Assemblée nationale ?

- Vu que l?élection présidentielle ne se passe que tous les 7 ans, un candidat arrivé deuxième à l?élection présidentielle peut facilement devenir impopulaire au cours de cette période et se faire dépasser sur le plan sociologique et politique par un leader politique charismatique qui contrôlerait globalement les masses de l?opposition, donc la direction du pays. Que vaudrait un statut de chef de l?opposition institutionnalisé dans ce cas-là ?

- Vu que l?élection présidentielle ne se passe pas en même temps que l?élection présidentielle, que se passerait-il si un autre parti de l?opposition que celui du candidat arrivé deuxième aux présidentielles devenait majoritaire à l?Assemblée nationale, contrôlant ainsi le parlement du pays alors que le président appartiendrait à un autre parti? Qu?adviendrait-il, dans ce cas, de ce statut de Chef de l?opposition ? Serait-il donné au leader du parti majoritaire au parlement ou au leader arrivé deuxième aux présidentielles ?

- Et imaginons une situation ou des partis différents seraient majoritaires et des partis différents deuxièmes au Sénat et  à l?Assemblée nationale. Qui, dans cas, mériterait le statut de chef de l?opposition ?

Il semble donc que ce statut, s?il est basé sur le résultat de l?élection présidentielle, n?a aucun sens et se heurterait à des situations qui n?en permettraient pas l?applicabilité. Il faut donc voir dans cette démarche de Mamboundou le mal habituel de l?opposition gabonaise que nous avons souligné au début de cet article, mal qui consiste pour cette opposition à toujours s?accrocher à des solutions de facilité et de rechange qui traduisent leur incapacité à réellement se battre jusqu?au bout pour la prise effective du pouvoir. Quelle petitesse d?esprit, donc, pour Mamboundou, de vouloir ainsi se contenter d?un poste fantôme au rabais après avoir revendiqué haut et fort, l?espace de 5 mois, la victoire électorale.

Idée dangereuse.

Idée dangereuse parce qu?elle permettrait tout simplement à Bongo de nommer qui il veut comme Chef de l?opposition. Autrement dit, dans un pays où la fraude électorale est endémique comme le Gabon et où Omar Bongo concocte plus ou moins les pourcentages électoraux que les uns et les autres reçoivent, il serait facile au régime de placer de faux candidats dans l?opposition et de les faire arriver en deuxième position lors des élections, leur permettant ainsi de devenir Chefs de l?opposition.

Ainsi, il suffirait que ce statut force, constitutionnellement, tous les autres partis de l?opposition à se soumettre aux injonctions ou prises de décision du chef pour que le Gabon se retrouve avec une opposition de façade contrôlée et télécommandée par le pouvoir en place. Ce serait là en effet, la mort de l?opposition véritable au Gabon.

Cette idée de Pierre Mamboundou et d?Omar Bongo doit donc être rejetée et combattue avec toute la vigueur nécessaire. Le Gabon n?a pas besoin d?une opposition nommée par Omar Bongo. Le statut de chef de l?opposition a toujours existé dans notre pays, mais c?est un statut simplement symbolique et informel qui revient souvent au leader du parti qui, en fonction de l?élection, arrive en deuxième position. Il convient donc de garder ce statut totalement informel. Aujourd?hui, par exemple, tout le monde reconnaît informellement Mamboundou comme chef de l?opposition, et c?est bien comme cela car ceci ne donne aucunement le droit à Mamboundou, ni à son parti, de parler au nom de tous les partis politiques Gabonais ou de bénéficier de quelqu?avantage que ce soit sur la base du simple fait d?être arrivé deuxième à l?élection présidentielle. Si demain, aux législatives, un autre parti arrive en tête, son leader portera informellement ce titre, ni plus ni moins, sans pouvoir aucun et sans statut institutionnel particulier.

Cette idée est donc une idée dangereuse qu?il faut bannir de nos esprits si nous ne voulons pas nous retrouver avec une opposition bâillonnée et encore plus corrompue qu?aujourd?hui puisqu?elle ne serait là que pour servir les intérêts du régime.

En fin de compte, les actes de Pierre Mamboundou semblent entrer dans la droite ligne du vaste complot bongoïste qui, de Mba Abessole à Agondjo Okawé, puis de Pierre Mamboundou à Zacharie Myboto, vise à totalement décourager la population et désamorcer, au profit de la vampirerie gabonaise, les quelques vélléités de révolte qui n'auraient pas manqué de détruire le régime animalier d'Omar Bongo. C'est bien connu, quand un peuple se décourage, il renonce à croire au changement et se résigne, permettant ainsi à ses bourreaux de continuer à le brimer en toute impunité.

 

Malheureusement pour la clique bongoïste qui s'active actuellement au Gabon, elle trouvera toujours le BDP-Gabon Nouveau sur sa route.

Du bal des vampires  gabonais et des accords manioc de la commission paritaire bongoïste

Il ne fait aucun doute que Pierre Mamboundou et Omar Bongo, dans les temps qui viennent, présenteront l?accord qu?ils viennent de pousser dans la gorge des Gabonais comme une consolidation de la démocratie au Gabon. Les adeptes de Mamboundou salueront certainement ces accords comme la résultante du grand génie politique de Pierre Mamboundou, tandis que les sbires de Bongo verront là un autre signe révélateur de l?incomparable génie politique du grand camarade.

Mais pour le BDP-Gabon Nouveau et le peuple gabonais, ce ne sont là que des gesticulations qui, encore une fois, trahissent la collusion désormais établie entre Pierre Mamboundou et Omar Bongo. Il est donc important pour les Gabonais qui savent observer de faire preuve de perspicacité en se posant des questions simples comme :

- Qui fait partie de la classe politique qui vient de décider de l?avenir du pays ? Par ailleurs, quelle crédibilité et quel recul politique peut avoir une classe politique convoquée et nommée par Bongo lui-même et soumise à son arbitrage ? Comment une telle classe politique, sélectionnée pour ses penchants conviviaux et légalistes, peut-elle valablement représenter les intérêts du peuple gabonais ?

- Les accords entre l?opposition apaisée et le régime Bongo représentent-ils réellement une avancée significative dans le sens de la  démocratisation du Gabon ? Si oui, ces accords vont-ils pouvoir éviter la fraude électorale systématique qui a permis au régime Bongo de se maintenir au pouvoir jusqu?à présent ?

- L?Omar Bongo qui, selon la presse, « a accepté » toutes les revendications de l?opposition la semaine dernière est-il différent du Bongo de 1990, ce Bongo machiavélique dont la sincérité n?a jamais été l?un des attributs les plus reconnus ?

Elucidons donc ensemble ces divers points.

Le Bongo de 1990 est-il différent du Bongo de 2006 ?

La naïveté de la supposée classe politique gabonaise qui vient de se réunir à Libreville est déroutante. Encore plus déroutante est la naïveté de Pierre Mamboundou qui semble être, avec Bongo, le principal artisan de ces accords arbitrés par Bongo lui-même. Cette naïveté de Mamboundou s?est d?abord vue dans ses diverses déclarations suite à sa rencontre du 19 avril avec Omar Bongo, déclarations dans lesquelles il disait avoir vu chez Bongo « la volonté de régler les problèmes par le dialogue »,  au point même de disculper publiquement Omar Bongo de la fameuse tentative d?assassinat perpétrée sur lui sur les antennes de RFI, préférant rejeter la responsabilité de cette affaire sur des  sous-fifres qui auraient agi sans l?autorisation de Bongo !

Il aura donc suffit d?une seule rencontre entre Pierre Mamboundou et Omar Bongo pour établir la confiance totale et aplanir les divergences qui les ont séparés pendant près de 20 ans ! Impressionnant !

Pourtant, l?histoire de la politique gabonaise depuis 1990 a montré qu?Omar Bongo n?a jamais été un homme digne de confiance. Entre 1990 et 2005, Omar Bongo n?a respecté aucun des accords signés avec l?opposition, qu?il s?agisse de la conférence nationale de 1990, de la Trêve Sociale ou des Accord de Paris. Nous ne parlerons même pas des petites promesses de transparence faites par Bongo à chaque élection, promesses jamais tenues. Si donc, Bongo a pu défaire les acquis constitutionnels majeurs issus de la Conférence Nationale, qui était un forum national,  et jeter aux oubliettes les fameux Accords de Paris, en quoi ces nouveaux accords obtenus sous l?arbitrage du dictateur sont-ils plus frappés du sceau de la sincérité que les précédents ?  A quel moment l?opposition gabonaise, si elle existe encore, se rendra-t-elle compte qu?avec Omar Bongo, aucun accord ne tient et que cet animal n?est tout simplement pas digne de confiance ?

Une classe politique manioc nommée par Omar Bongo

Le deuxième problème qui se pose est celui du vampirisme politique. A ce qu?on sache, cette classe politique qu?a convoquée Omar Bongo n?est-elle pas constituée des mêmes vieux requins qui ont, d?année en année, contribué à la prise en otage du Gabon ? Regardez vous-mêmes la liste des noms :

Majorité : Léonard Andjembé, Michel Menga, Paulin Obiang Ndong, Dieudonné Pambo, Pierre Claver Maganga Moussavou, Thierry Nang, Jean-Marc Ondo Bekalé, Pierre Claver Zeng Ebome, Albert Toung Ondo, Thierry Dargendieu Kombila, Lucchérie Ngayila, Noël Borobo Empembia. Martial Mboumba et Gérard Ella Nguema (Rapporteurs adjoints).

Opposition : Jules Ogouliguendé, Marcel Malolas, Victor Moang Mbading, Zacharie Myboto, Augustin Moussavou King, Pierre Mamboundou, Martin Ze Memini, Serge Christian Maroga, Jean Marie Aganga Akélaguélo, Léon Mbou Yembi, François Nguema Ebane, Paul-Marie Gondjout. Angèle Mengué et Roger Mouloungui (Rapporteurs adjoints).

En quoi ces requins tous nommés de manière sélective par Omar Bongo, et dont certains dans cette fausse opposition ont soutenu Omar Bongo lors de l?élection de novembre 2005, sont-ils habilités à décider de l?avenir de tout un pays ?

Pour qu?une consultation politique majeure ait une coloration qui satisfasse les exigences de réforme qui découlent de la volonté nationale, elle se doit, obligatoirement, de prendre la forme d?une conférence nationale rassemblant toutes les sensibilités politiques, socio-économiques et culturelles du pays, exactement comme ce fut le cas en 1990. Il n?y a qu?un tel dialogue véritablement national qui puisse satisfaire les besoins de réforme du pays et pousser les acteurs politiques à mettre en avant l?intérêt supérieur de la nation. La classe politique qui vient donc de décider du sort politique du Gabon n?est ni représentative de l?intérêt national, ni dépositaire de cet intérêt. Autrement dit, nous voyons encore une fois se réunir là le bal des vampires qui va condamner le Gabon au bongoïsme pendant les 30 années qui viennent.

D?ineptes accords qui ne veulent rien dire

D?aucuns, du camp du pouvoir comme du camp de l?opposition apaisée, ont déjà commencé à présenter ces accords comme une avancée significative dans le sens de la démocratisation du Gabon. Nous, au BDP-Gabon Nouveau, maintenons que c?est faux car l?opposition, s?il en reste une, s?est non seulement faite avoir, mais vient également encore une fois de signer des accords qui ne garantissent aucunement la transparence des élections. Pour bien démontrer la véracité de ce que nous disons, décortiquons un à un ces accords. Selon les médias que sont L?Union et Gabonews, Omar Bongo aurait accordé à l?opposition toutes ses revendications relatives aux huit points suivants :

- la mise à plat du fichier électoral,

- l'instauration d'un bulletin unique de vote,

- la restauration des scrutins à deux tours (en attendant une révision constitutionnelle),

- la remise des procès verbaux aux représentants des candidats,

- la suppression du vote séparé des militaires,

- la création d'une commission nationale électorale indépendante et permanente,

- l'accès des partis politiques de l'opposition aux médias

- le financement des campagnes électorales et le plafonnement des dépenses.

A notre sens, tous ces points constituent des éléments superficiels. Le BDP-Gabon Nouveau pense que ces points ne sont pas suffisants pour garantir la transparence des élections au Gabon. Encore une fois, l?opposition apaisée est allée faire de la figuration chez Bongo en allant revendiquer des points qui n?ont en eux-mêmes aucun sens s?ils ne sont pas accompagnés de mesures encore plus draconiennes capables de garantir la transparence de l?élection. Passons donc en revue tous ces points :

De la mise à plat du fichier électoral,

Mettre à plat le fichier électoral ne doit aucunement devenir un vain mot. Car le fichier électoral est, à n?en point douter, l?élément le plus essentiel de la comptabilité des votes émis par les citoyens. Il lui faut donc être fiable. Mais les vraies questions qu?il faut se poser sont les suivantes : 1) peut-on faire confiance au gouvernement Bongo pour l?élaboration d?un fichier électoral reflétant véritablement le corps électoral gabonais? 2) Est-ce la première fois qu?au Gabon, il y a accord sur la mise à plat du fichier électoral ? 3) La mise à plat du fichier électoral suffirait-elle à éviter la fraude électorale au Gabon ? La réponse à ces trois questions est évidemment, « non ». Le BDP-Gabon Nouveau pense que pour qu?une mise à plat du fichier électoral soit acceptable au Gabon, il faut que les conditions suivantes soient au préalable remplies :

- Il faut un nouveau recensement de la population gabonaise

- il faut l?établissement de nouvelles cartes nationales d?identité et la vérification stricte de la nationalité des demandeurs de cartes.

- la mise à plat du fichier électoral, le recensement de la population, l?établissement des cartes d?électeurs et l?organisation globale des élections doivent être confiés à l?ONU pour garantir l?indépendance et la neutralité du processus.

Parce que l?historique de l?état Bongo en matière de gestion du fichier électoral a de par le passé démontré son incapacité à en assurer la transparence, la seule manière d?en assurer la fiabilité serait de confier à l?ONU cette responsabilité. L?accord sur ce point tel qu?il a été négocié au sein de la commission paritaire nommée par Bongo n?a donc aucune valeur et en cela, ne différera pas des accords passés au cours des années précédentes, années où le régime a gardé le contrôle absolu de la gestion du fichier électoral, malgré les protestations maintes fois renouvelées de l?opposition.  Copie à revoir.

De l'instauration d'un bulletin unique de vote

Ce point constitue l?un des aspects superficiels des revendications superficielles de l?opposition apaisée. L?important ici n?est pas réellement que le bulletin soit unique ou autre. L?important est avant tout de mettre en place en amont comme en aval les conditions techniques et juridiques capables de garantir la transparence, quelque soit le type de bulletin utilisé. Il nous semble à nous, au BDP, que si Omar Bongo veut frauder à une élection donnée, il fraudera quelque soit la nature du bulletin de vote. Le débat ne doit donc pas se situer sur la forme du bulletin, mais sur le processus électoral lui-même, qui doit se conformer à tous les niveaux à l?esprit démocratique recherché par la nation. Ce point ne constitue donc pas une innovation quelconque qui soit capable de garantir la transparence. Le débat est ailleurs et l?euphorie de l?opposition à ce niveau reste absolument puéril, comme si le bulletin unique était en lui-même une garantie de transparence électorale. Copie à revoir.

De la restauration des scrutins à deux tours (en attendant une révision constitutionnelle)

Il est en effet important que le scrutin à deux tours soit rétabli. Mais encore une fois, il est essentiel que la classe politique gabonaise garde la tête froide. Le problème des élections au Gabon ne se trouve pas dans la forme des choses mais dans le fond des choses. Autrement dit, qu?il s?agisse d?un scrutin à un tour ou d?un scrutin à deux tours, Omar Bongo a déjà maintes fois fait la démonstration de sa capacité à manipuler les deux formes de scrutins pour s?assurer une victoire sans faille. Même s?il est impératif que le mode de scrutin à deux tours soit rétabli, ce que nous souhaitons aussi, ce n?est cependant pas à ce niveau que doit se situer la principale préoccupation de la classe politique. La vraie question a plutôt trait à comment garantir que, quelque soit le mode de scrutin utilisé, la volonté électorale du peuple soit exprimée exactement comme le peuple l?a exprimée. Cela passe donc, encore une fois, par l?établissement, en aval comme en amont, des mécanismes techniques et juridiques capables d?assurer la transparence des élections au Gabon. Ce point n?est donc ni un acquis, ni une innovation. Le BDP-Gabon Nouveau ne voit pas du tout d?où vient l?euphorie de l?opposition, étant entendu que rétablir le mode de scrutin à deux tours est un juste retour à ce qui avait été supprimé arbitrairement par Bongo. Ce n?est donc ni une innovation ni une avancée que de se faire rétablir dans ses droits. En d?autres termes, Bongo n?a cédé aucunement sur les aspects qui importent ; il a cédé sur les aspects superficiels qui, pour la plupart, existaient déjà dans la pratique politique gabonaise sans pour autant garantir la transparence électorale. Copie à revoir.

De la remise des procès verbaux aux représentants des candidats

Ce point est un autre fantasme de l?opposition apaisée. En quoi la remise des procès verbaux aux représentants de l?opposition va-t-il devenir une garantie de transparence électorale au Gabon ? Dans un pays où la loi électorale demeure entièrement organisée pour assurer la pérennité du régime et où la Cour constitutionnelle qui sanctionne le résultat des élections demeure entièrement à la solde du régime Bongo, en quoi la simple possession de procès verbaux peut-il constituer un gage de transparence ? Il nous semble que dans l?histoire politique du Gabon depuis 1990, l?opposition dans bien des cas s?est retrouvée avec des procès verbaux qui ont été reniés et ignorés par le pouvoir qui a souvent eu recours à une proclamation arbitraire des résultats, ignorant ainsi totalement le résultat inscrit dans les procès verbaux. Croire donc que la seule possession des procès verbaux suffira à garantir le résultat des urnes sans la sorte de réforme constitutionnelle qui assurerait l?indépendance de la Cour constitutionnelle est véritablement un exercice en futilité qui traduit, encore une fois, le fait que l?opposition gabonaise ne sait rien de ce qu?elle fait et qu?elle est, en fait, au service d?Omar Bongo et complice du supplice de notre peuple. Il faut nettoyer, à ce niveau, le système électoral en amont et faire de la Cour constitutionnelle et de la CNE des organismes indépendants avec des membres élus et non nommés capables de statuer sur la base du droit. Sans cela, le procès verbal, sous le système actuel, demeurera un papier sans valeur légale. Copie à revoir.

De la suppression du vote séparé des militaires,

Personne ne peut disputer ce point, mais encore une fois, ce n?est pas là le problème. Que les militaires votent séparément ou avec tout le monde, s?il n?y a aucun mécanisme juridique ou autre capable de garantir la transparence du vote, la fraude ne peut être évitée. Aux Etats-Unis par exemple, les citoyens peuvent voter par procuration ou par courrier postal. Dans la plupart des états, ce vote est reçu bien à l?avance. Parce que le système est transparent, les votes par courrier sont correctement enregistrés, sans crainte de fraude. Au Gabon, les militaires et d?autres types de citoyens peuvent voter selon les mêmes dates ou des dates différentes et personne ne trouverait rien à redire si le système électoral inspirait confiance. La vraie question qu?il faut se poser est donc la suivante : quels types de mécanismes doit-on mettre en place pour que, quelque soit la nature du vote des militaires et du reste des citoyens, la transparence électorale soit assurée ne fut-ce qu?à 90%. L?opposition apaisée perd donc encore une fois son temps sur des aspects superficiels, et évite de s?attaquer au fond des choses. Pour nous, revenir à l?ancien modèle n?est ni une innovation, ni une avancée : on fait tout juste du sur-place. Etrange donc que cette euphorie générale dans laquelle semblent baigner les opposants manioc gabonais, alors que le problème de la transparence, dans ce cas aussi, reste entier. Copie à revoir.

De la création d'une commission nationale électorale indépendante et permanente

Ce point, parmi d?autres, est une idée qu?avait déjà proposée le BDP en 1999. Ce n?est donc pas nouveau. Mais une commission électorale indépendante n?a de sens que si elle est, soit rattachée à une Cour constitutionnelle elle-même indépendante, soit totalement coupée de toute structure étatique, y compris de la Cour constitutionnelle si celle-ci demeure sous la coupe du pouvoir. Or, vu la configuration actuelle du système électoral gabonais, l?on voit mal comment Omar Bongo acceptera le seul concept qui puisse rendre cette Commission réellement indépendante. Autrement dit, parce que les résultats de la Commission seront, sous une forme comme une autre, validés par la Cour constitutionnelle, la Cour restera, en dernier recours, maîtresse du jeu électoral. Et vu que cette Cour est actuellement à la solde du pouvoir, il n?y aura pas grand-chose à espérer en matière d?impartialité et de justice. Et si ce qui s?est passé en 2005 et 2006 lors du contentieux électoral Mamboundou-Bongo est une indication de ce qui peut attendre les Gabonais aux prochaines élections, le concept de l?indépendance de la Commission électorale ne sera qu?un vain mot car ni Omar Bongo, ni ses acolytes n?accepteront jamais l?idée d?une Commission totalement indépendante, avec, comme le propose le BDP-Gabon Nouveau, des membres permanents apolitiques élus, travaillant sous la supervision d?une Cour constitutionnelle réformée, indépendante et composée uniquement de membres élus. En d?autres termes, pour qu?il y ait transparence, le régime ne doit ni pouvoir dicter la composition de la Commission électorale, ni s?octroyer un nombre de représentants lui garantissant un pouvoir de vote et de décision supérieur à celui des autres partis. Le BDP-Gabon Nouveau pense que l?établissement d?une Commission électorale indépendante est l?un des aspects les plus importants du processus électoral et que la viabilité d?une Commission indépendante ne sera effective que si cette Commission est indépendante du gouvernement et soumise à la supervision d?une Cour constitutionnelle elle aussi indépendante avec des membres élus et non nommés. Tout autre concept ne serait que de la poudre aux yeux. Copie à revoir car cet aspect implique une profonde réforme constitutionnelle qui ne saurait s?accommoder des saupoudrages habituels.

De l'accès des partis politiques de l'opposition aux médias

L?accès des médias aux partis de l?opposition ne sera jamais garanti tant que les médias seront contrôlés par l?état Bongo. L?opposition est encore ici en train de se faire berner par Omar Bongo qui, à chaque élection et à chaque négociation, en a toujours fait la promesse. Il n?y a donc que des idiots pour croire que la parole de Bongo vaut quelque chose à ce niveau. La seule manière de rendre possible l?accès équitable de l?opposition aux médias est, comme avec la Commission électorale, de rendre totalement indépendant le Conseil National de la Communication (CNC) qui, dans ce cas, serait également composé de membres élus qui auraient alors à charge la gestion indépendante des médias et leurs contrôle dans le cadre des élections. Ainsi, en collaboration avec la Commission électorale indépendante, le CNC devenu indépendant pourrait garantir, sous la supervision de la Cour constitutionnelle, l?égalité de l?accès aux médias. Ceci passerait donc par une réforme constitutionnelle qui scellerait, une bonne fois pour toutes, l?indépendance non seulement de la Cour constitutionnelle elle-même, mais aussi l?indépendance du CNC et de la Commission électorale. Mais comme on peut le remarquer, l?opposition apaisée par le manioc de Bongo a soigneusement évité de remettre en cause les promesses creuses d?Omar Bongo, et donc, a manqué de s?attaquer aux vrais problèmes et d?exiger une vraie réforme de fond capable, dès maintenant, de garantir l?alternance et la transparence tant recherchés. Copie à revoir.

Du financement des campagnes électorales et le plafonnement des dépenses.

Le BDP-Gabon Nouveau est opposé au financement inconditionnel et tous-azimuts des partis politiques par l?état, sous quelque forme que ce soit. La formule de financement des partis politiques par l?état alimente la corruption politique et est, en fait, source de la situation de corruption systématique qui existe aujourd?hui au Gabon. De nombreuses personnes au Gabon ont trouvé dans la création de partis politiques ineptes une voie d?enrichissement illicite et Omar Bongo utilise cette faille non seulement pour financer le PDG à 100% à partir des caisses de l?état, mais aussi pour distribuer les faveurs électorales sur base de corruption politique et de clientélisme. Le BDP-Gabon Nouveau pense que tout parti qui se respecte doit avant tout être capable de générer ses fonds sur la base des cotisations de ses membres. Si financement de l?état il doit y avoir, ce financement doit se faire de manière post-électorale et uniquement pour les partis ayant fait la démonstration de leur force sociologique. Et même dans le cadre de ce financement post-électoral, des conditions doivent être mises en place qui consisteraient tout simplement à rembourser aux divers partis un maximum de 50% de leurs dépenses électorales sur présentation d?une comptabilité à toute épreuve. Il doit donc être mis fin à la facilité et à la paresse politique dans laquelle nagent les partis politiques au Gabon. Un parti politique, c?est d?abord une entreprise qui doit user de sa capacité de dissuasion pour engranger des cotisations de membres et des financements privés divers, dans les limites autorisées par l?état. Si donc la loi électorale doit être réformée, cette réforme se doit d?inclure non seulement le plafonnement des dépenses des partis, mais aussi le plafonnement des sources de financement, avec des limites dans les contributions individuelles, corporatives et étatiques, la contribution de l?état n?intervenant qu?à la fin de l?élection sous forme de remboursement des dépenses à concurrence de 50% pour les partis s?étant démarqués sociologiquement (par exemple, pour tout parti ayant obtenu 10% des votes à une quelconque élection). La classe politique gabonaise s?étant transformée en vautours politiques, il est essentiel que ces limitations soient intégrées dans la loi électorale pour que ni le PDG ni les autres partis ne puissent plus se servir des caisses de l?état à des fins d?enrichissement personnel et de corruption. Et surtout, rendre illégal et disqualificatoire la distribution d?aliments et de boissons aux populations par les hommes politiques. Cette pratique, c?est de la corruption pure et simple. Copie à revoir.

En gros, donc, toutes ces revendications de l?opposition apaisée, qui s?attarde sur la forme, c'est-à-dire sur les aspects superficiels du processus électoral, au lieu du fond, montre à quel point cette fausse opposition est déconnectée des intérêts du peuple. Cette commission paritaire nommée et formée de toutes pièces par Omar Bongo s?est livrée, lors de ces négociations, à un exercice en futilité qui trahit des complicités machiavéliques entre l?opposition apaisée et le régime Bongo. On prend les Gabonais pour des gourdes et on veut faire croire à la nation que ces négociations ont résulté en des avancés politiques certaines. Alors que l?évidence montre plutôt que ce qu?ils ont livré au peuple, ce ne sont point des avancées, mais bel et bien du sur-place, voire des reculs. En fin de compte, aucun des points revendiqués par l?opposition ne garantit aucunement la transparence des élections au Gabon.

Pire, cette opposition sans mémoire a, à la surprise générale, fait d?Omar Bongo le pourfendeur des libertés gabonaises, l?ultime arbitre de principes démocratiques dont il ne comprend pourtant absolument rien.

Le BDP-Gabon Nouveau conclut donc que l?opposition gabonaise qui vient de se compromettre avec le pouvoir a non seulement fait preuve de langue de bois, mais a soigneusement évité de se poser les vraies questions, tout simplement parce que ces questions ont des implications qui dérangent.

En effet, exiger par exemple une Cour constitutionnelle indépendante de l?Exécutif aurait comme conséquence immédiate la possibilité de rendre non seulement inefficace le système de fraude bongoïste, mais pourrait également ouvrir une boîte de Pandore capable d?handicaper le régime Bongo dans sa capacité à corrompre et à diriger arbitrairement le pays. En cela, on peut déceler de vraies complicités collectives au sein d?une classe politique résolue à continuer à meurtrir le peuple gabonais.

Que recommande donc le BDP-Gabon Nouveau ?

Le BDP-Gabon Nouveau, sur la base de ce qui précède, rejette avec force les conneries politiques et les accords machiavéliques conclus non seulement entre Pierre Mamboundou et Omar Bongo, mais également entre Omar Bongo et la classe politique non représentative du peuple nommée par lui.

Nous pensons qu?en évitant de se poser les vraies questions, la fausse opposition ayant pris part à ces négociations s?est non seulement vendue à Omar Bongo, mais a également vendu le Gabon à Omar Bongo. La réalité est que les huit points sur lesquels cette classe politique corrompue s?est battue pendant près de deux semaines ne garantissent, ni individuellement, ni collectivement, la transparence électorale. Ce sont des points inutiles car ils ne s?accompagnent pas de mécanismes capables de garantir que le régime Bongo ne pourra plus en aucune façon, contrôler le processus électoral au Gabon. Ce n?était donc, encore une fois, que de la poudre aux yeux des Gabonais.

Car le vrai problème électoral au Gabon se trouve au niveau du contrôle quasi absolu que le régime Bongo exerce sur le processus électoral en amont comme en aval. Les huit points débattus par la commission paritaire ne peuvent en aucun cas prévenir les fraudes. Par contre, c?est en privant le régime Bongo du contrôle absolu du processus électoral que l?on pourra établir, au Gabon, les conditions durables non seulement de la transparence électorale, mais aussi de l?alternance politique démocratique. Dans un pays où la constitution est taillée sur mesure pour Omar Bongo, où ni la justice, ni l?armée, ni les organes qui régissent les élections ne sont indépendants, il n?y a pas de transparence possible. Curieusement, ni Mamboundou, ni les autres faux opposants n?ont trouvé, cette fois, utile de soulever le problème de la légalité de la Cour constitutionnelle. L?accord entre Mamboundou et Bongo a-t-il, tout d?un coup, rendu cette Cour acceptable aux yeux de Mamboundou ?

Sur la base de tout ce qui précède et de toutes les précisions apportées aux huit points débattus par la commission paritaire, le BDP-Gabon Nouveau rejette cet accord entre la majorité présidentielle illégitime et l?opposition apaisée. Le BDP-Gabon Nouveau rejettera également tout accord politique ultérieur qui ne sera pas le résultat d?une vraie conférence nationale souveraine et qui ne contiendra pas les clauses suivantes :

- Réforme constitutionnelle visant à réduire de manière draconienne les pouvoirs du président de la république pour que ce poste devienne un poste quasi symbolique sans capacité aucune de nuire.

- Réforme constitutionnelle visant à rendre indépendante la Cour constitutionnelle avec à l?appui des membres élus.

- Réforme constitutionnelle visant à rendre indépendante la Commission électorale avec à l?appui des membres élus.

- Réforme constitutionnelle visant à rendre indépendante le Conseil Nationale de la Communication avec à l?appui des membres élus.

- Nous soutenons également avec force l?idée qui consisterait, suite aux réformes minimales suggérées ci-dessus, à transférer temporairement à l?ONU toutes les prérogatives électorales (refonte du fichier, recensement, etc.) pour que l?ONU aide le Gabon à organiser, dans la transparence totale, la toute première élection véritablement démocratique du pays, en collaboration avec les organes indépendants nouvellement réformés.

Notre opinion est simple : si Omar Bongo et sa clique de brigands ont des couilles, qu?ils acceptent non seulement l?esprit des réformes proposées par le BDP-Gabon Nouveau, mais aussi de laisser l?ONU prendre entièrement en mains l?organisation de la prochaine élection au Gabon. Vu que l?ONU assurerait un minimum de neutralité qui n?avantagerait ni le pouvoir en place, ni l?opposition, les Gabonais seront à même d?accepter avec confiance le résultat des urnes et le BDP-Gabon Nouveau abandonnerait toute velléité militaire ou insurrectionnelle.

Mais parce que le BDP-Gabon Nouveau n?a confiance ni en le régime Bongo, ni en une opposition compromise dans de fausses négociations qui n?apportent en réalité rien de nouveau dans un sens qui puisse améliorer le quotidien des Gabonais, le BDP-Gabon Nouveau a décidé de continuer ses préparatifs pour l?insurrection généralisée au Gabon.

Le BDP-Gabon Nouveau est convaincu que l?alternance au Gabon ne viendra pas par les urnes et que seule la prise de pouvoir insurrectionnelle et armée libérera le Gabon de l?emprise machiavélique d?Omar Bongo et de ses complices.

 A ce titre, notre mouvement s?apprête à déclarer prochainement l?état de guerre au Gabon, pour débouter du pouvoir les vampires qui sucent actuellement sans pitié le sang des Gabonais.

Le BDP-Gabon Nouveau convie donc tous les vrais partisans du changement trahis par les fausses oppositions radicales du Gabon à rejoindre ses rangs et à s?activer dans les rangs militaires du Mamba, la branche armée du BDP-Gabon Nouveau, pour une libération nationale armée.

Aux membres combattants inscrits dans le Mamba, nous demandons de continuer avec diligence à se préparer à l?état de guerre que le BDP décrétera le moment venu.

Au peuple gabonais, nous disons que la révolution n'est pas morte. Elle ne fait que commencer.

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Total Actuel: 9 Réactions
1. droit de reponse
Posté par: deejay le 30-06-2006 11:26
Tu sais mon chèr bobo, je ravi de constater que tu fais un peu de progrès dans tes réactions. Pas de grossièreté, ton langage est relativement modéré. C'est dejà ça. 
Maintenant revenons aux faits concrets. Je constate quand même que tu n'as pas bien appréhender mes propos. En effet, ce site est un forum où la liberté de penser constitue un leitmotiv principal. Mais pour que cet objectif soit minimalement atteint il nous faut respecter un principe qui à mon avis est plus que fondamental dans un optique purement démocratique: "ta liberté commence là où s'arrete celle des autres". En d'autres termes, c'est le respect des autres au sens de la personnalité. 
Evitons d'adopter des comportements annimaliers auquelles le regime dictatorial bongoïste nous a soumis pendant plus de 30 ans. 
Aussi, je voulais te dire bobo, tu ne me connais même pas, comment peut tu dire que je ne suis pas membre du B.D.P. Et même si c'etait le cas, tous gabonais épris de liberté dmocratique au sens le plus absolu du terme à le droit de s'exprimer ici , pourvu qu'il le fasse dans le meilleur des respects.
2. droit de reponse
Posté par: deejay le 30-06-2006 11:26
Tu sais mon chèr bobo, je ravi de constater que tu fais un peu de progrès dans tes réactions. Pas de grossièreté, ton langage est relativement modéré. C'est dejà ça. 
Maintenant revenons aux faits concrets. Je constate quand même que tu n'as pas bien appréhender mes propos. En effet, ce site est un forum où la liberté de penser constitue un leitmotiv principal. Mais pour que cet objectif soit minimalement atteint il nous faut respecter un principe qui à mon avis est plus que fondamental dans un optique purement démocratique: "ta liberté commence là où s'arrete celle des autres". En d'autres termes, c'est le respect des autres au sens de la personnalité. 
Evitons d'adopter des comportements annimaliers auquelles le regime dictatorial bongoïste nous a soumis pendant plus de 30 ans. 
Aussi, je voulais te dire bobo, tu ne me connais même pas, comment peut tu dire que je ne suis pas membre du B.D.P. Et même si c'etait le cas, tous gabonais épris de liberté dmocratique au sens le plus absolu du terme à le droit de s'exprimer ici , pourvu qu'il le fasse dans le meilleur des respects.
3. Re: tu fais vraiment pitié toi bobo
Posté par: Bobo le 29-06-2006 15:28
Et pourquoi toi, deejey, tu ne supportes pas la critique? TU te plains quand on te répond pourquoi? Quand tu prend la peine de critiquer, attends toi aussi à être critiqué, c'est de bonne guerre. Moi je me demande de quels conseils au BDP tu parles. si la situatin du Gabon te préoccupe, pourquoi tu ne vas pas lutter toi-même au front? Critiquer ceux qui agissent est bien, mais il faut montrer l'exemple. Est-ce que tu crois que ce sont les leaders politiques comme Mangara qui dovent aussi faire tout le travail de terrain? Pour faire le travail de terrain, il faut des membres, des militants. Toi, tu veux donner des conseils aux leaders, mais tu restes caché. Moi je pense que quand tu n'es pas militant, tu te tais, c'est tout. Il y a des gens engagés qui risquent leur vie pour toi, et tout ce que tu sais faire c'est dire leur donner des conseils. Si Mangara est seul sans militants, à quoi vont lui servir tes conseils? Si au moins tu le conseille en tant que militant, je crois que ce serait plus utile. Moi j'en ai marre de voir ces gens éclairés du Net donner des conseils, alors que eux-mêmes restent cachés derrières de pseudonymes. Ayez au moins le courage de vous dévoiler. La différence entre vous et moi c'est que moi je sais que j'ai peur, donc je suis ce que les autres font et je les soutiens. Mais je ne peux pas me cacher et venir prétendre donner des conseils. Je défends le BDP parce que je partage son idéologie. Qu'ils réussissent ou pas, ils ont au moins essayé. Chaque mouvement a son idéologie. Le BDP ne vous a pas deonn◙ une date pour vous dire, le Mamba va frapper ce jour-ci. Ils ont dit qu'ils se préparent. Or, vous vous obstinez à demander de l'action. Quand vous voulez de l'action, soyez les premiers à aller au front pour montrer l'exemple. C'est pourtant simple, non? Moi j'ai lu les textes du DP et je comprend l'ampleur de la tache qu'ils ont. ça va prendre du temps, mais l'essentiel c'estqu'un jour, is fassent la révolution. Si c'est dans unan, deux ans, 10 ans, je serai patient car je sais que les Bongo seront toujours là dans dix ans et la révolution peut venir à tout moment. 
J'ai confience et j'attends. Faites la même chose, c'est plus siple, au lieu de vous tuer la tête d'impatience.
4. tu fais vraiment pitié toi bobo
Posté par: deejay le 29-06-2006 13:53
Non mais arrétez de vous illustrer aussi negativement et surtout de la manière la plus inioble comme vous le faite. Je panse, mon avis soit-il humble, que vous ne faites pas honneur à ce site. Non seulement votre langage et vos expressions sont d'un niveau relativement bas, mais aussi, vos interventions ne sont nullement constructives. Vous n'intervenez que pour dire des niaiseries de tous genres. En generale, c'est soit toi "bobo", soit c'est "stanislas". Au premier abord, on croirait que vous êtes les seules a donner un point de vue ici. Mais vous vous tromper mes chers. Car cette espace permet à tous gabonais, quelque soit son appartenance religieuse, ethnique et "politique" de s'exprimer dans la meilleur des convivialités. Mais la convivialités dont il s'agit ici, n'a rien avoir avec "la philosophie du benie oui oui", non c'est pas de cela dont il est question. Si on doit permanamment attendre que ces jours d'actions arrivent, et bien on attendra peut être indéffiniment. Ce qui veut dire, selon la politique tant proné par le B.D.P, que nous ("gabonais et gabonaise épris de liberté") sommes obligés de faire pression sur nos dirigeants (du B.D.P). Autant ils ont besoin de nous, autant nous avons besoin d'eux. Nous sommes plus ou moins liés, et ce au sens le plus absolu du terme. Mais pour que coexiste une relation de confiance entre nous et les dirigeants du B.D.P, il faut de temps en temps qu'on apprennes a leur dire que là, ça va, mais ici ça ne va pas. Aucun leader ne peut se proclamer comme tel, s'il n'a pas la vive confiance d'un groupe. Aucun groupe ne peut mener à bien ses objectifs s'il n'a pas en sa tête un dirigeant de qualité. Mingara est un homme de principe, il est virulant, il est actif, il a un certain charisme. Il a une idéologie politique . Mais au delà de tous préjugés, il ne detiens pas la totalités de la sagesse, et j'estime qu'en tant que leader, il se doit d'être a l'écoute de son peuple, qui, quoiqu'il en soit sera au première loge de son ascension pour la migistrature suprême. Et ce, nonobstant les critiques qui fusent ici et là. Car c'est aussi cela qui fait la grandeur d'un homme politique. Et je crois qu'il n'est pas souvent de vos avis negationniste et toujours mal intentionné. 
Toutefois, moi je reste optimiste, et dans une optique changemantaire, je crois que Mingara benéficie au mieux que se peut de toutes sorte de critiques.
5. Re: des actions pour le Gabon
Posté par: Bobo le 23-06-2006 09:50
Mon pauvre M2005. Je vois du désespoir dans tes mots. Mais sache que le BDP ne sera ni le premier ni le dernier à se décrédibiliser, dans ce cas. Mba Abessole avait annoncé des missiles Kapa, aujourd'hui, où sont ils? Mamboundou avait annoncé "Ce qui arrivera arrivera" et je ne me laisserai pas voler la victoire. Où est-ce qu'il est aujourd'hui? IL a reconnu qui est le "chef de l'exéutif et appelle maintenant Bongo président, alors qu'il y a àpeine quelque mois il prétendait avoir été élu président du Gabon. Tssuooo! 
Alors, même si le BDP ne parvient pas à faire ce qu'il veulent, ils ont au moins le courage de ne pas avoir la langue de bois et de ne pas se vendre à Bongoi. Ils disent clairement leurs intentions et ne se cachent pas pour dire clairement qu'Omar Bongo est le problème du Gabon et que toutes les solutions politiques au Gabon passent par le départ de Bongo. Comparez ça à la langue de bois de Mamboundou qui comme une femme est devenu le gentil petit toutou de Bongo. Hier, grand opposant, aujourd'hui obligé de faire équipe avec des morpions comme Zacharie Myboto et Augustin Moussavou King et Serge Christian Maroga, qui sont les instruments directs d'Omar Bongo. Et tu appelles ça de l'opposition? 
 
Est-ce que tu penses sérieusement que Mamboundou peut valablement réaliser les objectifs de l'opposition s'il se rabaisse à travailler avec de faux opposants comme Augustin Moussavou King et Serge Christian Maroga qui ont cliarement soutenu la candidatude de Bongo même en plaine campagne et après? Ces instruments de Bongo ne sont-ils pas avec Mamboundou des outils du pouvoir? Je ne peux pas comprendre ça, mon ami M2005. 
Maintenant, c'est Bongo qui dicte et Pierre Mamboundou obéit. 
Toi, pauvre M2005, n'es-tu pas au moins déçu de voir tout le travail que tu as fait à essayer d'aider Mamboundou tomber à l'eau? Es-tu un de ces militans aveugles qui suivent même quand il n'y a plus rien à suivre? Tu fais pitié. 
Et comme le disent les autres, Monsieur M2005, Si tu te sens plus morveux que le BDP, alors mouche toi. Moi je suis un militant BDP qui croit qu'une guerre ne se prépare pas en un jour. Même si ça prend 5 ans, je serai patient. C'est vous les impatients qui avez suivi Mamboundou en croyant qu'il avait une vraie politique de prise de pouvoir. Mais on a vu que c'était rien. Je préfère l'attitude plus sérieuse du BDP qui annonce clairement ses intentions et se prépare en conséquence. On a attendu 40 ans déjà. ON a aussi attendu 16 ans de puis les conférence nationale avec des rigolos comme Mba Abessole et Mamboundou. Qu'est-ce qu'une attente de plus va nous faire? Est-ce que c'est la faute du BDP si nous-même Gabonais nous manquons de courage? On attend que d'autres aillent mourir poour nous, mais on est les premiers à venir crier notre impatience. 
M2005, ton camp a échoué, maintenant tu veux que le BDP réussisse pour toi? Va d'abord demander des comptes à Mamboundou que tu as supporté aveuglement avant de venir demander au BDP de te libérer. Règle d'abord tes comptes avec ton patron Mamboundou en lui disant de te donner ce qu'il a promis: "Ce qui arrivera arrivera". 
A moins que ce qui arrivera arrivera voulait dire pour lui devenir le gentil toutou de Bongo. 
 
Rejoins le BDP, c'est plus simple, M2005. Comme ça on verra au moins si tu as le courage de faire face aux balles au jour de l'apocalypse. Faut pas juste parler pour parler. 
 
Pitié oh!
6. des actions pour le Gabon
Posté par: m2005 le 23-06-2006 07:02
A force d'annoncer des choses que vous ne réalisez pas, vous vous décridibilisez. 
 
Faites des annonces après des actions et pas l'inverse!!!
7. Au frère Daniel Mbouroukoundou
Posté par: Stanislas le 06-06-2006 11:47
Ah ah ah, tu me fais rigoler avec tes conneries, frère Daniel Mbouroukoundou. On dirait qu'à l'UPG vous êtes maîtres de conneries. Mon frère, je te répondrait ceci: 
 
Si le fait d'être en exil était une maladie, alors ni Mambondou ni Mba Abessole ne valent rien aussi. Au cas où tu l'aurais oublié, Mba Abess et Mamboundou ont tous les deuz vécu en exil et c'est grace à l'exil qu'ils sont devenus dominants dans la politique Gabonaise. Notre histoire le démontre. Tous les politiciens sortis d'exil sont devenus dominants au Gabon. La question que je te pose alors est ceci: tu accuse le Docteur de se battre du dehors, mais ton propre Mambounodu y était aussi. Il n'est rentré au Gabo que par les faveurs de Bongo. Pareil pour Mba Abessole. Où était à cette époque le courage que tu vantes? D'exil, qu'a fait Mamboundou pour montrer qu'il avait du courage? Il est resté coincé au Sénégal pendant des années, non? Où est le courage? Avait-il pour nous montrer son courage fait la guere à Bongo ou revenir au Gabon comme Maquisard pour nous montrer son courage? Le BDP en exil est plus actif que Mamboundou en exil. Alors ici, tais toi. 
 
 
Si le fait d'être au Gabon était une vertu, alors les Mba Abessole et les Mamboundou auraient gagné la bataille. Mais aujourd'hui, on voit que ces maboules se sont tous vendus. Et toi tu appeles ça du courage. Mamboundou, pour ta gouverne, ne gagne aucun point. Il a tout perdu. L'analyse du BDP est claire. Les points dont tu parles ne sont pas des points. ce sont des reculades qui montrent la fin de l'opposition au Gabon. Petits points par ci, petits points par là. Et puis quoi encore? Tes petits points vont aboutir à quoi? OPPOSITION APAISEE!!!! 
 
Donc, si tu n'as rien à dire, Monsieur Daniel Mbouroukoundou de l'UOG, tais-toi. Les couilles d;un homme politique, ce n'est pas le fait d'être au Gabon. Il ne suffit pas d'avoir des couilles. Il faut savoir ce qu'on fait avec ses couilles. Les couilles de Mamboundou et celle de Mba Abessole sont molles depuis longtemps. Alors ne nous parle pas de couilles. 
 
Bref, le fait d'être au Gabon n'est pas un signe de courage. OOn peut être au Gabon et faire des conneries. Mamboundou n'est ni un génie politique, ni une force d'opposition capable de faire tomber Bongo. C'est la conséquence devenir endormi à Ndendé au lieu de se battre. 
 
ah ah ah
8. une réaction de l'upg
Posté par: deejay le 06-06-2006 08:58
C'est une réaction de l'u.p.g ou du moins d'un partisan. 
 
Ce message est à Mengara et à ses adjudants de cyber-opposants : c'est bien beau de critiquer PM, qui au moins essaye d'engranger des points ci et là, en tenant tête -sans moyens- sur son propre terrain à un régime de 40 ans d'enracinement. Car après avoir frolé la mort (pendant que vous autres etiez au chaud derrière vos fauteuils et vos écrans, à vouloir nous convaincre à longueur de journée de la parfaite maîtrise de l'outil informtique et de la langue de Molière), PM a fait ce qui était la suite logique des choses à faire : amorcer un dialogue avec les assassins, pour leur faire avouer leur tentative de meurtre. Et les résultats (comme dit le proverbe : qui s'excuse s'accuse) concernant le dossier du fichier éléctoral sont là pour le témoigner. Avant de regarder le roseau qui est dans l'oeil du voisin, chercher d'abor à retirer le moabi qui est dans le tien ! PM est un homme, avec des c..., comme bcp d'entre ceux qui se revendiquent ci et là vouloir parler au nom du Gabon. Alors où est donc notre part de virilité -comme le montre PM au risque de sa vie-, nous autres hommes de peu de foi ? Arrêter de faire la part belle à la critique facile. Le débat, si besoin est de le rappeler, est clair : nous sommes tous des garçons d'une même mère (Gabon) et de pères différents. un des garçons, bongo omar, malmène sans vergogne et avec une arrogance affichée, ses autres frères de sang que nous sommes ; pillant nos ressources et confisquant notre héritage. la seule réaction que se doivent d'avoir les vrais Hommes, avec des c..., dans ces cas-là est de le combattre, de quelques manières que soient ; et c'est que depuis 1989 se consacre à faire PM. emboîtons-lui plutôt le pas, plutot que de pleurnicher à longueur de journer derrière les ordinateurs tels des filles. 
Où en le fameux MAMBA, dont tu nous annonçais à grande pompe les actes ? J'en viens à croire qu'au lieu de priver les pdgistes d'éléctricité, ce transformateur de Kinguelé à plutôt électrocuté vos virtuelles velléités. Le théâtre de la lutte politique se trouve à Libreville et non aux USA. 
Porte enfin ta culotte et vient rejoindre tes compagnons de lutte au gabon pour chasser bongo du pouvoir. combien de temps vas-tu rester à critiquer derrière l'ordinateur, mon frère Mengara ? 
On t'attend au carrefour des grands Hommes 
 
Daniel Mbouroukoundou 
 
9. belle analyse bdp
Posté par: macanar le 31-05-2006 17:32
bien jouer BDP, je comprends pkoi certains pouvoirs occultes ont peurs de vous. vous faites des analyses justes, ça plait ou ça plait pas c'est selon... je ne comprends pas pkoi nos opposants se font avoir tt le temps par Bongo, tout de même incroyable. ce n'est ni les procès verbaux ni le financement des partis politiques ni l'accès au média qui va changer koi que se soit. il faut réformer les 3 organes que sont la CNE, le cour constitutionnelle et le CNC. ces organes ne sont pas indépendantes, ils sont toutes à la solde de Bongo. penser que demain avec les procès verbaux en main, l'opposition peut déposer une plainte à la cour constitutionnelle, nommée par Bongo c'est faire preuve de naiveté énorme.... 
voilà 
encore une fois belle analyse BDP...

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