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Les responsables de ce mouvement clandestin, basé en France, reçus par le chef de l'Etat Omar Bongo, ont décidé de rentrer au pays pour mener une action politique légale. L'ACTE de décès du BDP, un mouvement politique clandestin basé en Europe et lus particulièrement en rance a été signé officiellement avant-hier à Libreville par ses dirigeants reçus par le président de la République, Omar Bongo. La déclaration en a été faite au terme de cette audience que le chef de l'Etat a accordée à une délégation conduite par Siméon Ekoga, le président désigné au terme de Congrès de la "Clarification" tenu à Bordeaux en France du 12 au 14 juin dernier. Et comprenant, Corneille Ollomo, Roméo Husingha Birinda, Engone Akoughé, respectivement responsables des Bureaux de Libreville, du Canada, de Paris, ainsi que de Raymond Camille Inwen, secrétaire à la présidence des Bureaux. La dissolution de ce mouvement avait été décidée lors du Congrès dont les décisions ont marqué une réelle volonté de ces compatriotes de tourner définitivement la page de leurs agissements et combat politique menés dans la clandestinité. Cette volonté affichée, après qu'ils eurent mis en minorité l'ancien président Daniel Mengara, les a amenés à se lancer dans une démarche positive de changement d'orientation du mouvement politique. Cela en s'écartant totalement des chemins tortueux de la violence, de haine ethnique et autres attitudes anti-démocratiques dans lesquelles ils excellaient depuis plusieurs années. Mais également en procédant à un changement majeur à la direction du parti à travers l'élection de Siméon Ekoga à la tête du mouvement rénové. Le nouveau président de la structure provisoire mise en place après ce congrès de Bordeaux, était le numéro 2 du mouvement. Il occupait au sein du gouvernement fantôme" de salut national du BDP-Gabon Nouveau, " le poste de ministre du Contrôle d'Etat et de la lutte contre la Corruption, chargé des Relations avec les Institutions de la République. CAMPAGNE ? C'est dans la même logique qu'ils ont opté pour un changement de dénomination et selon diverses sources, le nouveau mouvement devrait prendre la dénomination de Rassemblement démocratique du peuple gabonais (RDPG). Lequel, une fois la légalisation obtenue au terme des démarches que les nouveaux dirigeants entameront très prochainement auprès des autorités d?administratives du pays, entend bien inscrire son action politique dans un cadre purement républicain, non violent et respectueux des institutions de la République. Tout indique clairement que conscients des acquis démocratiques reconnus aujourd'hui dans notre pays, Siméon Ekoga et ses compagnons sont résolus à concourir à l'expression démocratique et à se joindre à l'effort de développement national initié par le président Bongo. Il faut reconnaître tout de même que le virage amorcé par ces compatriotes intervient manifestement après qu'ils ont pris conscience des dérapages de leur ancien leader Daniel Mengara, basé aux Etats-Unis. En effet, ils ont été convaincus de ce que ce dernier, de connivence avec certaines personnalités du pays, avait complètement dévié de la ligne originelle de leur mouvement. C'est la raison pour laquelle, face au président de la République, ils ont exprimé leurs regrets pour la campagne orchestrée des années durant par leur ancien président, qui n'avait d'autre projet de société que l'attaque contre la personne d'Omar Bongo, qui incarne les Institutions de la République gabonaise. Une démarche qui a fini, au bout du compte, par susciter des remous au sein du mouvement où une réelle volonté de rupture avec l'ordre ancien s'est fortement exprimée lors de ce fameux congrès de Bordeaux. Déclaration du BDP Monsieur le président de la République NOUS avons créé notre mouvement il y a plusieurs années parce qu'il y avait des problèmes au pays et nous souhaitions les dénoncer pour que des solutions soient trouvées. Le mouvement qui était clandestin et qui était une force de propositions et de réflexion a dérapé. Nous ne le contrôlions plus et étions devenus des otages de Mengara et des personnalités politiques qui le soutenaient au Gabon. Ils ont prôné la violence politique et l'intolérance comme mode d'action du mouvement et tout ce qui se disait était mis sur notre dos. Nous ne comprenions plus l'attaque organisée et que nous subissions contre la personne du président de la République avec le slogan qui est devenu par imposition, le signe du mouvement politique. Nous avons au Congrès de Bordeaux, remis en question cette philosophie d'action qui était de nature à remettre en cause l'unité nationale et surtout à opposer les Gabonais les uns contre les autres et donc, à susciter la haine tribale et la remise en cause des institutions. Après la mise en minorité du précédent président, nous avons décidé de mettre en valeur l'unité entre fils du Gabon, d'être républicains et respectueux des institutions, notamment envers l'institution présidentielle garante de toutes nos institutions. Nous avons banni le chemin de la violence politique. Nous avons décidé, M. le résident de dissoudre ancienne structure du BDP et avons mis en place un nouveau mouvement avec un bureau provisoire. Nous sommes venus vous exprimer nos regrets M. le président, et nous en remettre à vous en tant que président de la République gabonaise, au-dessus des partis et en dehors de la mêlée. Nous sommes venus vous dire que nous nous engageons sur la voie de la légalité républicaine et participer avec vous à la construction du pays tout comme les autres mouvements politiques qui concourent à l'expression du suffrage. La mise en place d'un gouvernement en exil est un acte contraire à nos valeurs républicaines et nous le mettons dans le cadre des erreurs imposées. Nous souhaitons enfin, M. le président de la République vous dire que beaucoup de choses ont été mises sur notre dos alors que nous n'y sommes pour rien, et aujourd'hui notre message est clair, le BDP n'existe plus et tout acte négatif en direction du président de la République ou de nature à remettre en cause ou en péril la cohésion sociale n'est plus de notre ressort. Nous souhaitons l'expliquer clairement au peuple et à nos cellules. Merci M. le président. Les raisons d'une rupture
AUJOURD'HUI refugié aux Etats-Unis, Daniel Mengara qui s'était autoproclamé président du Mouvement BDP et Premier ministre d'un gouvernement de "salut national" de 14 membres qu'il dirigeait depuis son ordinateur, est présenté par ses anciens coin Sei gnons, comme étant plus en plus seul. Puisque ces derniers, désireux de rompre avec les pratiques clandestines, ont décidé, après avoir mûrement réfléchi, de poursuivre leur combat politique sur la terre démocratique qu'est le Gabon. Cette rupture intervenue lors de la rencontre de la Région d'Aquitaine en France, base précise des membres de ce mouvement, était prévisible tant l'homme, gagné, dit-on, Var un fort désir d' identification et d'affirmation, paraissait, selon diverses sources, comme un personnage sans foi ni loi. Ses anciens compagnons dénonçaient chaque fois sa gestion opaque des finances du mouvement. Mais en sus, durant leur "aventure clandestine", Daniel Mengara était présenté comme un homme radical. Faisant preuve d'intolérance, il n'a jamais cessé d'appeler à la haine tribale et à remettre en cause les institutions politiques gabonaises. Ce en utilisant le Net, vecteur d'informations, de tracts et autres insanités. C'est donc convaincu de cette dérive autoritaire que les "ministres" de son gouvernement, notamment Okili Boyer, tout dernièrement, ont décidé de rompre avec Daniel Mengara, malgré les gesticulations et menaces de ce dernier. Lire les démentis faits à l'Union par le BDP-Gabon Nouveau: Communiqué: Le BDP-Gabon Nouveau dément les déclarations publiées dans l?Union du 19-20 juillet 2003 Samedi, 19 Juillet 2003 - BDP Presse - Pour diffusion immédiate Dans divers articles du quotidien national bongoïste l?Union du 19-20... Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire. SVP, connectez vous ou enregistrez vous.
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