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Le BDP condamne l’institutionnalisation de la corruption politique au Gabon

Auteur/Source: · Date: 22 Août 2001
Catégorie(s): Communiqués BDP

Montclair, New jersey, USA (BDP-Gabon Nouveau, 22 août 2001) – Omar Bongo vient encore une fois de montrer qu’il n’est pas près de changer. Et comme d’habitude, il pense que la solution aux maux gabonais se résume à l’achat des consciences de ceux qui s’opposent à son régime.

En offrant d’augmenter la subvention annuelle des partis de 100 à 500 millions de CFA, Omar Bongo veut s’assurer la participation sans faille de l’opposition à une élection que le régime veut gagner à tout prix, surtout dans un contexte où l’on prévoit des records d’abstentions et de non-participation de la part du peuple. C’est donc, sans ambiguïté, le début de l’institutionnalisation de la corruption politique au Gabon. Le bongoïsme semble ainsi passer de la corruption discrète des dessous de tables complices à une corruption officielle, arrogante et abjecte qui, malheureusement, trouve complicité au sein d’une opposition indigne qui n’hésite pas à se baigner publiquement dans la fange bongoïste balancée à ses pieds par le dictateur gabonais Omar Bongo.

Ce n’est pourtant un secret pour personne qu’Omar Bongo a besoin de la participation de l’opposition pour valider la fraude massive qu’il prépare. Il sait qu’une opposition antagoniste rendrait la situation indécise pour lui et pourrait même, en cas de grogne, mettre à mal son régime. En déversant des millions de CFA à ses pieds, Bongo s’assure que cette opposition convaincra la population de participer massivement au vote, donnant ainsi une légitimité diabolique à une victoire volée d’avance. Et l’opposition, naïve, continue de rêver, croyant pouvoir gagner dans un Gabon totalement phagocyté par le régime Bongo. Quelle déception!

Et l’alimentaire opposition gabonaise, comme d’habitude, semble comme des requins affamés, mordre à cet appât bongoïste empoisonné à pleines dents.

Cette opposition qui se vend désormais à Bongo de manière débridée ne mérite pas que le peuple gabonais lui accorde sa confiance. Car le manque de dignité de l’opposition gabonaise a atteint des sommets qui doivent aujourd’hui faire comprendre au peuple qu’il n’y a plus d’opposition au Gabon.

Ce manque de dignité se voit très nettement dans le silence complice avec lequel cette opposition a accepté l’infâme verdict d’Omar Bongo. Dans leur cahier de doléances pré-électorales, les opposants gabonais avaient pourtant fait un certain nombre de revendications, notamment:

– l’instauration d’un bulletin unique de vote

– la remise aux représentants des partis des procès verbaux de bureaux de vote

Ces revendications minimales, qui avaient pour but d’assurer un peu plus de transparence, ont été balayées du revers de la main par le dictateur gabonais, sans que l’opposition ne bronche. Et Bongo de fermer le bec à tout ce beau monde corrompu en augmentant de 400% leurs primes électorales. Il a donc suffi d’un bain de CFA dans le lac Bongo pour que l’opposition gabonaise renonce aux principes de transparence qui ont semblé les animer tout au long de cette année électorale. Tout ce boucan n’avait donc qu’un but unique, celui de bivouaquer à la table Bongo sur le dos du peuple gabonais. En gros, ce n’est pas la victoire électorale qui les intéresse, mais bel et bien le gain pécunier.

La question que nous nous posons est la suivante. Pourquoi l’opposition gabonaise se fait-elle si facilement berner, quand on sait qu’aucun geste de Bongo ne peut être pris à la légère? Bongo ne sait se montrer généreux que quand il a quelque chose à gagner dans une équation donnée. Cet argent pourri et empoisonné, dans les cercles du pouvoir, a pourtant une signification autre que celle que l’opposition naïve perçoit. Cette signification est la suivante:

1) Contrer les plans du BDP

Omar Bongo sait que le document CIGASANA du BDP-Gabon Nouveau a commencé à circuler au sein de l’opposition. Il sait que ces idées nouvelles pourraient, à terme, faire leur chemin au sein de l’opposition et mener à un boycott pré-électoral généralisé qui mènerait à la fin du régime. Ayant bien étudié le document CIGASANA (http://www.bdpgabon.org/cigasana/), Omar Bongo a préféré prendre les devants en espérant contre-carrer les plans du BDP par une corruption massive de l’opposition. Omar Bongo sait que la plupart des partis de l’opposition, en dehors du RPG de Mba Abessole, manquent terriblement de moyens. Beaucoup seraient ainsi tentés d’adopter les positions radicales du BDP en vue de faire capoter le processus électoral et pousser à des réformes transparentes et durables. Déverser des millions au sein d’une opposition appauvrie assure donc que les partis potentiellement réfractaires verraient en cet argent une manne leur permettant de présenter encore plus de candidats aux élections législatives du 2 décembre 2001. Vu que chaque parti doit payer des cautions de l’ordre de 300.000 F CFA par candidat, Bongo nourrit ainsi de faux espoirs au sein de ces partis qui, en fin de compte, devront financer les candidatures de leurs membres avec l’argent que Bongo leur a donné. En somme, Bongo ne leur a en fait rien donné puisqu’ils reverseront cet argent dans les caisses de … Bongo pour payer les cautions de leurs candidats. Bongo reprendra donc ainsi avec la main droite ce qu’il aura donné avec la main gauche, sauf si certains opposants décident de garder l’argent et de renoncer aux élections. Malheureusement, au passage, ils auront participé au vote et assuré à Bongo une victoire facile puisque basée sur la fraude, chose à laquelle s’oppose radicalement le BDP-Gabon Nouveau.

2) Diviser un peu plus l’opposition

Bongo, à l’aide de ses conseillers français, a, avec ces millions déversés au sein de l’opposition, machiné un plan machiavélique. Il s’assure non seulement la participation de l’opposition, mais aussi l’éruption de nouvelles divisions au sein de chaque parti. Le scénario est simple: Quand les leaders des partis visés par l’aubaine recevront cet argent, certains voudront soit en garder une partie pour eux-mêmes, soit décider arbitrairement qui parmi leurs membres seront candidats aux législatives. Dans tous les cas donc, chaque parti, à cause de cet argent maudit, se verra déchiré par des batailles rangées autour de la manière dont va être redistribué ce pactole électoral. Connaissant la soif d’argent qui anime nos leaders politiques, il va sans dire que très peu de partis arriveront aux législatives en ordre resserré. Rien de tel, donc, pour assurer à Bongo une victoire que les Français auront tôt fait de valider, arguant le fait d’une opposition trop divisée pour constituer une menace électorale sérieuse pour le régime. C’est pourtant là une stratégie devenue habituelle chez Bongo, puisqu’il la pratique depuis 1990. La question est donc plutôt de se demander pourquoi, onze ans plus tard, l’opposition continue à tomber dans le même piège.

De la nécessité d’un boycott pré-électoral.

Bongo vient donc, encore une fois, de démontrer la nécessité d’un boycott des élections tel celui que le BDP recommande. Evidemment, à cause de leur amateurisme politique qui cache mal leur incompétence derrière des notions ridicules de “démocratie conviviale”, nos opposants ne semblent toujours rien comprendre au jeu politique gabonais. Apparemment, 12 ans d’échecs politiques n’ont toujours pas suffi à cette opposition pour une remise en cause capable de lui faire changer de cap.

L’expérience gabonaise a démontré qu’Omar Bongo ne cède jamais dans un contexte de convivialité. Il est donc inutile d’attendre de lui qu’il se décide à réformer le système politique gabonais en vue de l’établissement d’une transparence démocratique réelle. Force est donc de reconnaître que, lorsqu’il se sent inquiété, Omar Bongo n’a jamais su répondre que par la brimade physique ou la corruption. Il est donc resté non-repentant et totalement incorrigible.

Si en 1990 le multipartisme est revenu au Gabon, ce retour n’a été dû qu’à une pression politique radicale. Aujourd’hui, pour sauver le Gabon de la débâcle généralisée, seule une pression politique implacable et radicale assurera à l’opposition de pouvoir aller aux élections dans une transparence qui lui assurerait sans doute la victoire. C’est pour cela qu’il faut agir, et au plus vite.

Mais l’opposition gabonaise sait-elle au moins ce qu’elle fait’ Il nous semble que non.

Dans nos discussions avec certains membres des partis d’opposition, qu’il s’agisse de l’UPG de Mamboundou, du PGP d’Agondjo ou du RPG de Mba Abessole, l’idée du boycott fait peur parce que beaucoup pensent que s’ils se battent pour le boycott, ils risquent de rater l’occasion de faire élire des députés, et donc d’avoir un peu plus d’argent aux prochaines élections. Ce que l’opposition ne comprend malheureusement pas est que quand le BDP parle de boycott pré-électoral, il ne s’agit pas d’un boycott passif, mais plutôt d’un boycott pro-actif qui doit se passer de la manière suivante:

a) d’une seule voix, l’opposition gabonaise doit se lever et annoncer au régime son intention de boycotter l’élection et de ne participer à aucune nouvelle élection au Gabon tant que le système n’est pas réformé. Cette réforme devrait s’assurer que:

– le pouvoir d’organiser des élections au Gabon soit retiré au Ministère de l’intérieur. A la place, une Commission Nationale des Consultations Electorales (CNCE) serait mise en place qui serait composée uniquement des représentants de chaque parti politique et membres de la société civile. Cette commission ne serait pas nommée par le régime, mais instituée par les partis avec un budget indépendant qui lui permettrait d’organiser, de manière autonome, les élections sur toute l’étendue du territoire. Parce qu’elle serait totalement indépendante et neutre, ladite Commission ne dépendrait pas du pouvoir et ne craindrait aucune brimade du pouvoir puisqu’elle aurait un budget indépendant et annuel qui serait voté pat l’Assemblée au compte des dépenses d’état.

– les membres de la Cour suprême deviendraient élus à vie et non nommés. Ainsi, quand ils se sauront à l’abri des brimades du pouvoir puisqu’élus, les membres de la Cour suprême n’auraient plus peur de signifier leur indépendance dans les cas de contentieux électoraux. Parce qu’ils seraient élus, ces membres ne seraient pas sous la coupe du régime, mais bel et bien du peuple.

– Le Conseil National de la Communication (CNC) serait rendu indépendant sur le même mode que la Commission Nationale des Consultations Electorales (CNCE). Ne dépendant plus du régime et ayant son propre budget, le Conseil pourrait se montrer alors plus indépendant. Il serait ainsi capable d’assurer une meilleure répartition de la couverture médiatique tout en garantissant les libertés d’expression.

– Le pouvoir de manipuler la constitution serait retiré à Bongo et le pouvoir présidentiel rendu symbolique selon le modèle défini dans le document CIGASANA.

Ainsi, avec un cahier de revendications qui exigerait des réformes de fond, l’opposition déclarerait au régime qu’elle ne participerait plus à aucune élection au Gabon tant que le système ne serait pas réformé.

b) Mais, le boycott ne s’arrêterait pas à cette simple déclaration. Il faudrait accompagner cette déclaration par une action sur le terrain visant à empêcher la tenue des élections sur toute l’étendue du territoire.

Comme nous l’avons toujours dit, Bongo ne peut valider une élection nationale uniquement avec le vote de Libreville. De plus, Bongo n’a pas d’armée capable de contrôler tous les bureaux de vote dans tout le pays. S’il est vrai qu’il peut, à Libreville, utiliser sa garde présidentielle pour forcer le peuple à voter ou protéger les urnes, il est également vrai qu’à l’intérieur du pays, Bongo ne peut contrôler chaque bureau de vote. Il n’a pas les effectifs armés nécessaires. C’est donc à partir des campagnes que le pays sera mené au blocage politique, forçant ainsi le régime à accepter des réformes. Il reste à noter que cette formule de boycott pré-électoral est meilleure qu’un boycott post-électoral. Après une élection, il est toujours plus difficile de faire changer un verdict, même quand celui-ci est frauduleux. Et puisque Bongo contrôle les médias et les institutions, il peut déclarer avoir gagné même quand il a perdu, et aucun recours judiciaire ne serait efficace vu que la justice gabonaise est sous sa coupe.

Bref, l’on ne peut combattre un système illégal comme celui de Bongo par la légalité. A l’illégalité bongoïste, il faut nécessairement opposer une illégalité républicainement patriotique. C’est la seule manière d’en finir.

Cela veut donc dire que si l’opposition gabonaise fait une contre-campagne dans les provinces, campagnes et villages du Gabon en demandant au peuple non seulement de ne pas voter, mais aussi d’empêcher la tenue des élections partout où se trouvera un bureau de vote, alors il va sans dire qu’il n’y aura pas d’élection au Gabon. Une opposition unie pourrait ainsi bloquer tout l’intérieur du pays et empêcher effectivement la tenue des élections sur toute l’étendue du territoire.

Le principe d’une telle action est simple, mais efficace. Car, même si l’opposition ne convainc que 50% de la population de chaque province, ce sera largement suffisant pour bloquer et immobiliser le pays car l’élection sera, de ce fait même, impossible.

Confronté à une situation lui échappant, Bongo serait alors obligé de négocier les réformes exigées par l’opposition, car l’opposition serait alors en position de force pour lui imposer ces réformes et rendre le régime impuissant. Et avec un certain doigté, il n’est pas exclu que si Bongo s’entête dans une situation de pression aussi forte, son régime ne s’écroule comme celui de Bédier en Côte d’Ivoire, et Bongo forcé à la fuite exilée.

Or, le BDP a dans ses tiroirs au moins trois plans applicables individuellement ou conjointement qui seraient capables, en moins de 6 mois, de mener à l’écroulement du régime Bongo, sans même avoir à tirer un seul coup de feu ou envoyer les gens dans les rues.

Que veut donc l’opposition gabonaise? Faire des “Députés-manioc” ou gagner les élections’

Quand on regarde le silence corrompu de notre opposition aujourd’hui, on se rend compte que c’est une opposition non seulement alimentaire, mais également une opposition qui ne sait pas ce qu’elle veut.

Elle semble même ne pas vouloir gagner les élections au Gabon. Il nous semble, au BDP, que la meilleure manière de perdre une élection consiste à faire exactement comme l’opposition est en train de faire en ce moment: c’est-à-dire, accepter l’argent de Bongo et légitimer la fraude bongoïste par une participation à une élection que Bongo ne leur laissera jamais gagner. L’assemblée nationale étant le socle qui sert de paravent à la dictature bongolienne, l’on verrait mal Bongo accepter, sans pression, de perdre cet outil de préservation de son régime. Une opposition majoritaire à l’Assemblée voudrait en fait dire la fin du régime Bongo. A cet titre, Bongo perdrait plus facilement une élection présidentielle que législative. C’est dire donc que l’opposition n’a aucune chance de gagner en participant aux élections législatives de décembre.

Pourtant, qu’ont nos opposants à perdre? Si l’opposition s’unit pour appliquer les stratégies préconisées par le BDP (nous en avons au moins trois), elle pourrait facilement:

– causer la chute du régime Bongo en moins de 6 mois

– imposer la transparence électorale.

– réformer le système politique gabonais

– gagner sans failles les élections 6 mois plus tard dans un contexte transparent

– former le nouveau gouvernement et placer dans toute l’administration des hommes et femmes nouvelles qui viendront faire une politique autre que la blague bongoïste.

Comme on le voit, l’opposition, en boycottant les élections tout en empêchant le régime d’en organiser, pourrait, à l’issue de la réforme, avoir à diriger le Gabon toute seule après s’être débarrassée démocratiquement du régime Bongo, car l’on voit mal le PDG remporter une élection dans un contexte non-maîtrisé par le régime.

Or, accepter l’argent de Bongo et participer à l’élection de décembre ne pourra assurer à l’opposition que des miettes. En d’autres termes, Bongo ne pourra pas récompenser tous les partis politiques en leur offrant des postes de ministres ou autres dans un régime déjà saturé, un régime où Bongo ne sait plus à qui donner quel poste, un régime dans lequel il est obligé de créer des postes garage de vice-président et autres pour récompenser quelques complices.

Participer à l’élection du 2 décembre, c’est donc assurer l’échec de l’opposition dans un contexte où cette opposition, minoritaire à l’Assemblée, ne pourrait, d’une part, aucunement influer sur l’avenir du pays, et d’autre part, serait condamnée à végéter pendant les 5 prochaines années.

Par contre, une victoire de l’opposition dans un système réformé assure à l’opposition toute entière de pouvoir bénéficier de la victoire car elle pourra non seulement nommer la totalité des ministres du gouvernement, mais aussi remplir tous les postes politiques et administratifs avec ses propres membres.

Par ailleurs, à quoi sert une opposition minoritaire au Gabon’ A rien du tout. Les quelques députés que pourrait avoir l’opposition seraient les seuls à bénéficier de leur élection. Ils ne feront rien pour le peuple qui les aura élus. Tandis qu’ils gagneront leurs millions de salaires, le commun des Gabonais continuera à croupir dans la misère totale. Les élus de l’opposition se contenteront ainsi d’être de simples “députés-manioc”, sans plus.

Si l’opposition participe à l’élection prochaine, c’est qu’elle ne veut point gagner. Elle se contentera de faire gagner le régime Bongo dans l’espoir d’en tirer des bénéfices personnels que le peuple gabonais ne verra jamais.

L’opposition n’a pourtant rien à perdre. Repousser les élections de 6 mois pour imposer la réforme ne prive personne du droit de participer. Au contraire, si l’élection se tient dans un contexte réformé, chacun des partis de l’opposition aura de meilleures chances de faire élire ses candidats. L’opposition doit donc comprendre qu’elle aura moins de chance de gagner en décembre prochain que 6 mois plus tard dans un contexte réformé qui donnerait à tout le monde des chances égales.

Participer à l’élection du 2 décembre, en somme, c’est condamner le pays à 5 ans de plus de bongoïsme effréné et dévergondé, et l’opposition à la végétation totale. Or, nous, au BDP, sommes convaincus que le peuple gabonais ne supportera pas 5 années supplémentaires de bongoïsme.

Le pays en arrive donc à un point où, si on ne le laisse pas souffler quelques années par un délestage politique, il éclatera dans des violences dont l’issue serait imprévisible.

Le BDP, avec fermeté, condamne donc l’officialisation dévergondée de la corruption au Gabon par à la fois le régime Bongo et l’opposition gabonaise complice.

Le BDP en appelle ainsi à toutes les forces vives de l’opposition et de la nation qui se réclament encore d’une certaine dignité républicaine, afin qu’elles s’engagent, immédiatement,

– dans une campagne pour un boycott pro-actif des élections de décembre 2001

– dans des actes non-violents, mais déterminés, visant à empêcher le vote sur toute l’étendue du territoire national tant que de vraies réformes démocratiques telles que celles que nous proposerons au Congrès CIGASANA ne seront pas imposées au régime Bongo

– dans un processus d’unification de l’opposition visant à imposer, d’une seule voix, les réformes dont le pays a besoin pour garantir une alternance politique durable et bienfaisante pour le Gabon.

Le BDP, plus que jamais, s’engage donc à travailler avec tous les Gabonais et Gabonaises de tous bords politiques et socioculturels qui veulent la fin immédiate du régime Bongo et son remplacement par un système réformé qui puisse rendre sa dignité à notre peuple.

Eveillons-nous donc, Gabon.

Vive le Gabon libre.

Vive le peuple Gabonais.
Pour le BDP-Gabon Nouveau

Dr. Daniel Mengara
Coordinateur
BDP-Gabon Nouveau
Montclair, New Jersey, USA
http://www.bdpgabon.org
Tél: 973-655-5143
Fax: 973-655-7909 / 973-233-1652 


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