Socialisez

FacebookTwitterRSS

Communiqué Amnesty: Prisonniers d’opinion au Gabon

Auteur/Source: · Date: 13 Août 2003
Catégorie(s): Communiqués BDP

ACTION URGENTE

La version originale a été publiée par Amnesty International,
                                 
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW, Royaume-Uni.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions Francophones d’Amnesty International – ÉFAI –
Vous pouvez consulter le site Internet des ÉFAI à l’adresse suivante : http://www.efai.org

AU 240/03        
Avertissement :  Amnesty International défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.
PRISONNIERS D’OPINION
GABON

 cinq membres du parti Bongo Doit Partir (ou BDP-Gabon Nouveau) :
Hughes Bessacque (h), 33 ans
Brice Obanda (h), 30 ans
Gervais Amogo (h), 32 ans
Abdul Allogo Mintsa (h), 23 ans environ
Pascal Nkoulou (h)
? faites part de votre préoccupation quant à la détention prolongée d’Hughes Bessacque, Brice Obanda, Gervais Amogo, Abdul Allogo Mintsa et Pascal Nkoulou, tous membres du BDP-Gabon ;
? demandez instamment qu’ils soient immédiatement libérés, dans la mesure où ils ont été arrêtés uniquement parce qu’ils avaient exprimé leurs opinions politiques, sans recourir à la violence ni prôner son usage, et où il s’agit, par conséquent, de prisonniers d’opinion ;
? dites-vous inquiet pour la santé et le bien-être de ces hommes ;
? déclarez-vous préoccupé par le fait que l’audience au cours de laquelle leur placement en détention a été ordonné n’était pas conforme aux normes internationales d’équité les plus élémentaires, et appelez les autorités à respecter celles-ci ;
? exhortez les autorités gabonaises à permettre aux citoyens du pays d’exercer leurs droits civils et politiques sans crainte de représailles.

APPELS À :
N. B. : les lignes de fax peuvent se révéler difficiles à obtenir. Merci de faire preuve de persévérance.
Président de la République :
M. Omar Bongo
Présidence de la République
BP 546
Libreville, Gabon
Télégrammes : Président Bongo, Libreville, Gabon
Fax : +241 72 18 64
Formule d’appel : Monsieur le Président de la République,

 Ministre de la Justice et Garde des Sceaux :
Mme Honorine Dossou Naki
Ministre de la Justice et Garde des Sceaux
BP 547
Télégrammes : Ministre de la Justice, Libreville, Gabon
Fax : +241 77 35 79
Formule d’appel : Madame la Ministre,
Ministre de la Défense
M. Ali Ben Bongo
Ministre de la Défense Nationale
BP 13493
Libreville, Gabon
Fax : + 241 77 86 96

ainsi qu’aux représentants diplomatiques du Gabon dans votre pays.

PRIÈRE D’INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 24 SEPTEMBRE 2003, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S’IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.
Ministre de l’Intérieur :
Général Idriss Ngari
Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de la Décentralisation
BP 2110
Libreville, Gabon
Télégrammes : Ministre de l’Intérieur, Libreville, Gabon
Fax : +241 76 38 65
Formule d’appel : Monsieur le Ministre,

COPIES À :
Cinq membres du parti d’opposition gabonais Bongo Doit Partir (également appelé BDP-Gabon Nouveau) sont maintenus en détention depuis plus d’un mois. Les dirigeants de ce mouvement accusent les autorités de retenir ces hommes captifs pour des raisons politiques. Dans la mesure où ils sont détenus uniquement parce qu’ils ont exprimé leurs opinions politiques, de manière légitime et sans recourir à la violence ni prôner son usage, Amnesty International les considère comme des prisonniers d’opinion.

Brice Obanda, Gervais Amogo, Abdul Allogo Mintsa et Pascal Nkoulou ont été arrêtés le 3 juillet dernier parce qu’ils auraient collé dans la capitale, Libreville, des affiches demandant le départ d’Omar Bongo, président du Gabon depuis trente-six ans. Ils auraient également peint des slogans dans un quartier où le président devait prononcer un discours au cours d’une tournée politique. Le 11 juillet, Hughes Bessacque, président du Comité de coordination nationale du BDP-Gabon nouveau, a également été appréhendé. Les autorités reprochent aux cinq hommes d’avoir insulté le chef de l’État et troublé l’ordre public, mais ils n’ont pas été formellement inculpés. En outre, certains des détenus (peut-être même tous) auraient été roués de coups juste après leur arrestation, mais aucune source n’a fait état d’actes de torture ou d’autres formes de mauvais traitements depuis lors.

Dans un premier temps, les cinq hommes ont été retenus captifs à la Direction générale de la recherche, un centre de détention des services de renseignements situé dans le centre de Libreville, où les personnes arrêtées pour des raisons politiques sont généralement interrogées. Le 11 juillet, ils ont été présentés à un magistrat, qui a ordonné leur placement en détention dans la prison centrale de Gros-Bouquet, à Libreville, pour une durée indéterminée. Au cours de cette audience, les détenus n’ont pas pu bénéficier d’une assistance juridique, alors qu’aux termes de la législation gabonaise, un avocat aurait dû leur être commis d’office. Les proches des cinq hommes n’ont pas été autorisés à entendre la décision du tribunal. Leur avocat personnel n’a pu consulter leur dossier que le 8 ou le 9 août.

Pour la famille des cinq hommes, il a été très difficile de voir les détenus. Hughes Bessacque a fait deux crises de malaria depuis le début de sa détention, mais il n’a pas été autorisé à consulter un médecin. Ses proches ont pu faire le nécessaire pour qu’il soit soigné. Ils ont parfois dû confier des médicaments et des habits à des gardiens, qui auraient exigé des pots-de-vin.

Les détenus ont entamé une grève de la faim au début du mois d’août pour protester contre leur détention prolongée. Ils auraient refusé les médicaments qui leur étaient proposés. Selon les informations recueillies, ils n’absorbent que de l’eau et du lait, et semblent très amaigris et affaiblis.

ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après (en français ou dans votre propre langue) :

Londres, le 13 Août 2003

DOCUMENT PUBLIC        ÉFAI ? 030529 ? AFR 26/001/2003 


SUR LE MÊME SUJET
L’Organisation non gouvernementale, "La voix des oubliés", a été présentée par sa présidente, Maître Solange Yenou samedi à Lambaréné, capitale provinciale du Moyen-Ogooué, aux autorités locales, notamment le sous-préfet du district d’Aschouka, Edmond Jérôme Mabacka Mapoba et du 1er vice-président du Tribunal de première Instance de Lambaréné, M Jean Bedel Moussodou. L’ONG créée il y a un (1) an à Port-Gentil (sud ouest), lutte pour la défense des libertés et des personnes présumées innocentes détenues au delà des délais légaux et dépourvues de finances pour payer un avocat. "La voix des oubliés" compte vulgariser les droits de détenus par la publication ...
Lire l'article
Trente - huit (38) prisonniers viennent de recouvrer leur liberté à Oyem, chef-lieu provincial du Woleu-Ntem (nord), à la faveur d’une grâce présidentielle portant remise gracieuse de peine. Sur les 38 détenus figuraient 8 étrangers. La cérémonie placée sous l’autorité du gouverneur de province, Gustave Meviane, a permis à l’autorité administrative de prodiguer de sages conseils à ces ex prisonniers. S’adressant aux forces de sécurité, le gouverneur les a exhorté à accentuer leurs investigations dans le canton Kyè, une localité réputée dans la vente et la consommation du cannabis dans la province.
Lire l'article
Cinquante trois détenus ont bénéficié, vendredi, à la prison centrale de Port-Gentil, chef-lieu de la province de l'Ogooué-maritime (sud-ouest), de la grâce présidentielle. Si dix parmi eux ont vu leur peine être allégée, quarante-trois ont recouvré liberté au terme d’une cérémonie organisée en présence du gouverneur de la province de l’Ogooué Maritime, Léonard Diderot Moutsinga Kébila, du maire du 3ème arrondissement, Guy-Roger Réténo Ndiaye et du procureur de la République, Patrick Ropona. Le directeur de la prison centrale de Port-Gentil, Jean de Dieu Ngoundou Bouka, a révélé que ces mesures sont l’application du décret pris par le Chef de l’Etat le ...
Lire l'article
Onze détenus de droit commun de la prison centrale de Tchibanga, chef lieu de la province de la Nyanga (sud), n’ayant subit aucune sanction disciplinaire durant leur détention dont sept ont été relaxés, au bénéfice d’une grâce présidentielle. Parmi les détenus qui ont recouvrés la liberté, l’on dénombre six gabonais et une congolaise de la République démocratique du Congo (RDC), alors que les quatre autres vue leur peine d’emprisonnement écourtée. Le procureur de la République près du Tribunal de première instance de Tchibanga, Raphaël Mangouka a invité aux anciens détenus de conserver leur liberté, tout en leur exhortant à ne plus ...
Lire l'article
Côte d’Ivoire: Amnesty dénonce un “climat de peur” qui empêche le retour des déplacés
Dans un rapport publié ce jeudi, Amnesty International dénonce "un climat de peur" entretenu par les Forces républicaines de Côte d'Ivoire et les milices pro-Ouattara qui empêcherait des centaines de milliers de déplacés de rentrer chez eux. "Nous voulons rentrer chez nous mais nous ne pouvons pas." Le dernier rapport d'Amnesty International sur la Côte d'Ivoire - le quatrième publié en 2011 - tire son titre du témoignage d’un déplacé. Amnesty y dénonce les graves violations et atteintes aux droits humains commises dans le pays depuis l’arrestation de l’ancien président Laurent Gbagbo, en avril dernier, qui empêchent les populations ayant ...
Lire l'article
Le collectif des candidats malheureux à la présidentielle, mené par l’ex-ministre gabonais de l’intérieur André Mba Obame, a annoncé jeudi à Libreville qu’il allait saisir Human Rigths Watch (HRW) et Amnesty International pour faire la lumière sur la mort des personnes survenue à Port-Gentil, la capitale économique du Gabon au lendemain des troubles ayant suivi la proclamation du scrutin présidentiel. ’Devant la gravité des faits signalés à Port-Gentil (…), il est vérifié que le gouvernement ne dit pas la vérité, nous allons saisir les ONG internationales telles que Human Rigths Watch, Amnesty international, ainsi que la Cour pénale internationale pour que ...
Lire l'article
Le ministre de l'Intérieur, André Mba Obame, dans un point de presse tenu ce vendredi à Libreville, a indiqué qu'une quarantaine de prisonniers est à l'origine de la mutinerie qui s’est déclarée lundi dernier à la prison centrale de Libreville. « Cet événement regrettable est survenu suite à une tentative d'évasion d'une quarantaine de prisonniers. Ce qui a entrainé comme conséquence deux morts et neuf blessés », a déclaré André Mba Obame. Selon lui, une enquête est en cours pour s’assurer de l’effectivité de la culpabilité des meneurs de cette mutinerie avant de les trainer dans les tribunaux. Pour le ...
Lire l'article
Dix sept prisonniers de la prison centrale de Tchibanga chef lieu de la province de Nyanga (Sud), ont bénéficié de la grâce présidentielle conformément à un décret rendu public samedi dernier. Parmi les graciés, sept ont recouvré la liberté, les dix autres ont bénéficié d’une remise de peine. « En partant, ne vous retournez pas. Soyez conscients de ce que la vie passe vite et qu’il est agréable de jouir de sa liberté, respectez désormais la loi et ses règles et personne ne vous ôtera plus votre liberté » a déclaré le procureur du tribunal de 1ère instance de Tchibanga, Richard Bongo ...
Lire l'article
Soixante et un sur cent vingt un prisonniers ont été graciés ce mercredi à la prison centrale d’Oyem (nord du Gabon) conformément à un décret présidentiel rendu public chaque année au Gabon, rapporte la radio nationale. Au total 45 gabonais et 16 étrangers ont été libérés grâce à la qualité de leurs délits jugés selon le droit de « délit mineur ». Le Gouverneur, Jean Gustave Méviane M'Obiang, a exhorté l’ensemble des graciés à tout faire pour ne plus avoir des problèmes avec la justice.
Lire l'article
Montclaur, New Jersey (BDP-Presse, 3 août 2004) - Le BDP-Gabon Nouveau, par la voix de son Coordonnateur et Premier ministre du gouvernement gabonais de salut national en exil, le Dr. Daniel Mengara, a aujourd'hui déposé auprès d'Amnesty International une plainte formelle demandant l'intervention directe de l'organisation internationale pour la libération immédiate des syndicalistes étudiants de FORCE (Fraction organisée pour la restauration de la conscience étudiante)--Raoul Ovono Abessolo, Roland Mbadinga Koumba, et Guy-Roger Ngogho-Ngogho--arrêtés par le régime Bongo en mai dernier. Raoul Ovono Abessolo, Roland Mbadinga Koumba, et Guy-Roger Ngogho-Ngogho, leaders du syndicat FORCE, avaient été écroués en mai dernier dans des ...
Lire l'article
Une ONG de protection des droits des prisonniers présentée aux autorités locales de Lambaréné
Trente – huit (38) prisonniers bénéficient de la grâce présidentielle à Oyem
Grâce présidentielle pour 53 prisonniers dans l’Ogooué-Maritime
Onze prisonniers graciés à Tchibanga
Côte d’Ivoire: Amnesty dénonce un “climat de peur” qui empêche le retour des déplacés
L’opposition gabonaise va saisir HRW et Amnesty international pour ’’crimes’’ commis à Port-Gentil
Gabon: Une quarantaine de prisonniers à l’origine de la mutinerie de lundi à la prison centrale (ministre de l’intérieur)
Gabon: 17 prisonniers bénéficient de la grâce présidentielle à Tchibanga
Gabon: 61 prisonniers graciés à Oyem
Plainte du BDP à Amnesty International au profit des leaders étudiants de FORCE


Votez cet article (Cliquez les étoiles · 1 = mauvais - 5 = excellent)
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (Aucun vote pour le moment)
Loading...

Auteur/Source: · Date: 13 Août 2003
Catégorie(s): Communiqués BDP
Fil RSS 2.0 · Commentaires/Trackback autorisés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*