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Message à la Nation du Dr. Daniel Mengara: “Pour sauver le Gabon, nous demandons la tête d’Omar Bongo”

Auteur/Source: · Date: 10 Jan 2005
Catégorie(s): Discours

NOTE IMPORTANTE: Le Dr. Daniel Mengara, président du BDP-Gabon Nouveau, souffrant de grippe depuis plus d’une semaine n’a pas pu prêter sa voix à ce discours le 1er janvier. Nous avions essayé de patienter dans l’espoir de le voir rapidement rétabli. Vu que cela prendra encore quelques jours avant qu’il ne soit capable de prêter sa voix à l’enregistrement de ce discours, le BDP-Gabon Nouveau a jugé utile de livrer le texte du discours aux Gabonais. Une fois rétabli, le Dr. Mengara pourra faire enregistrer ce discours sur fichier audio MP3 pour en permettre la diffusion sonore partout où besoin sera au Gabon et ailleurs. Revenez sur cet article dans à peu près une semaine pour télécharger le fichier audio. Nous vous remercions pour votre compréhension et votre patience (Publié le 6 janvier 2006)
Gabonais, gabonaises,

chers compatriotes,

Au nom du BDP-Gabon Nouveau, je vous souhaite la bonne année et vous adresse tous les v?ux de succès, de bonne santé et de bien-être qui s’imposent, surtout en cette année de deuil national où Omar Bongo s’est encore imposé à vous au travers d’élections frauduleuses, prenant ainsi la nation en otage pour 7 années de plus. Pour notre pays, c’est un véritable deuil national. Car le bilan désastreux de près de 40 ans de cet homme maudit n’a apporté à notre pays que misère, traumatisme et génocide. Et maintenant, par son entêtement, Omar Bongo expose notre pays à un véritable risque de guerre civile.

Chers compatriotes, ne nous voilons plus la face. Le changement ne viendra plus au Gabon par la voie des urnes. Il va falloir tout simplement utiliser la force pour chasser le dictateur Omar Bongo du pouvoir. Omar Bongo a été très mauvais pour le Gabon. Il convient désormais pour notre nation de se rendre compte d’un certain nombre de faits assez simples:

– au Gabon depuis 38 ans, Omar Bongo a employé quatre premiers ministres au total, dont le plus compétent en matière économique, donc de solutions de développement, fut sans doute le technocrate Casimir Oyé Mba. Mais ni Oyé Mba, ni le perroquet mille-diplômes Ntoutoume Emane, ni les autres premiers ministres n’ont été capables de changer quoique ce soit.

– au Gabon depuis 38 ans, il y a eu plus d’une dizaine de remaniements ministériels qui ont intégré des gens assez compétents avec des idées valables dans le système Bongo. Certains sont partis, d’autres sont même revenus. Pourtant, aucun des gouvernements remaniés de Bongo n’a été capable de changer quoique ce soit.

– au Gabon depuis 38 ans, on a changé de lois, de constitutions, de parlements et on a même parlé de réformes. Souvenez-vous des rénovations refondues, et des refondations rénovées, des pactes de solidarité, des gouvernements de combats, des changements de mentalité, etc. Rien de tout cela n’a apporté aucun soulagement pour notre pays.

– au Gabon, depuis le retour du multipartisme en 1990, des opposants ont même été intégrés dans les divers gouvernements et institutions bongoïstes, y compris le prêtre défroqué Paul Mba Abessole. Mais même la présence au sein du gouvernement de cet ancien opposant aux idées progressistes n’a pu changer quoique ce soit. Mba Abessole est aujourd’hui devenu l’un des hommes les plus corrompus de la République.

Devant un tel constat, il faut se poser cette question : si au Gabon, on a tout essayé, tout tenté, tout changé, sans la moindre chance de succès, quelle est la seule chose qui n’a pas encore été changée ? La réponse est simple : Omar Bongo.

Chers compatriotes, un pays c’est comme une réaction chimique qui découle de l’association de plusieurs ingrédients. Quand on fait des tests pour trouver un médicament, on mélange tous les ingrédients que l’on pense positifs et, en cas d’échec, on retire progressivement ceux qui compromettent le succès de l’expérimentation. Dans le mélange chimique gabonais, la seule chose qui n’a jamais été retirée est Omar Bongo. C’est donc lui qui bloque le succès de l’expérience gabonaise.

Le mythe au Gabon a toujours été de toujours vouloir excuser Omar Bongo en disant qu’Omar Bongo est bon et que c’est son entourage qui est mauvais. Moi, je vous dis qu’il faut changer ce raisonnement. Au Gabon, comme je viens de vous le suggérer, on a tout changé, tout essayé, tout refondu ; des Premiers ministres aux ministres, des constitutions manioc aux parlements manioc, et j’en passe. Rien n’a changé dans la manière de gérer ou de concevoir l’état au profit du plus grand nombre.

Quand on a tout essayé au Gabon et que rien n’a marché, il faut donc arracher le mal à la racine en éliminant la seule chose qui n’a jamais été touchée. La racine du mal gabonais, c’est Omar Bongo, tout simplement. Omar Bongo est la personne qui, à elle toute seule, bloque le Gabon et l’empêche d’évoluer car Bongo pourrit et animalise tout ce qui le touche. C’est un homme sale avec un esprit sale. Il rend donc sale tout ce qui l’entoure. C’est une équation simple.

En près de 40 ans de pouvoir sans partage, quel est le bilan d’Omar Bongo au Gabon’

Omar Bongo, c’est un Gabon détenant le triste record d’avoir le plus ancien “président” au monde après Fidel Castro de Cuba. C’est tout simplement honteux, indécent et animalier quand on sait ce que la l’avilissante présence de Bongo au pouvoir coûte chaque année aux Gabonais en vies humaines et en ressources perdues inutilement.
 
Omar Bongo, c’est un Gabon qui n’arrive même pas à construire les immeubles qui doivent abriter ses propres institutions. Il faut que ce soit des pays comme la Chine qui viennent chez nous construire les immeubles du Sénat, de l’Assemblée Nationale et des Hôpitaux. Et pourtant, le Gabon, un petit pays d’à peine 1 million d’habitants, a un revenu par habitant supérieur à celui de la Chine.

Omar Bongo, c’est un Gabon où les citoyens ne peuvent espérer vivre que 50 ans en moyenne. Pourtant, les Marocains, avec un revenu par habitant inférieur à celui du Gabon, jouissent d’une espérance de vie de 70 ans, ce qui est proche de l’espérance de vie dans les pays développés. Ceci veut dire que les Gabonais, à peine leurs études supérieures terminées à 30-35 ans en moyenne, se préparent déjà à mourir avant même d’avoir commencé à vivre, vu qu’ils ont 33% de chance de mourir avant l’âge de 40 ans.

Omar Bongo, c’est un Gabon où près de 90% des Gabonais sont pauvres, et où 60 à 80% de nos compatriotes vivent carrément en dessous du seuil de pauvreté. Le Gabon a ainsi plus de gens vivant sous le seuil de pauvreté que le Nigeria ; pourtant le Nigeria est un pays six fois plus pauvre que le Gabon. Comparez cela au Maroc où  seulement 19% de Marocains vivraient sous le seuil de pauvreté, alors que le revenu par habitant du Maroc est inférieur à celui du Gabon !

Omar Bongo, c’est un Gabon où 1 enfant sur 10 meurt avant l’âge d’un an, le taux de mortalité infantile étant de 93% pour la tranche de 20% la plus pauvre de la population et de 55% pour la tranche de 20% la plus riche. Ceci veut dire que notre pays connaît un désastre de nature génocidaire sur le plan de la mortalité infantile. Et vu que le SIDA/VIH ravage actuellement entre 10 et 15% de la population, avec 3000 Gabonais mourant chaque année de cette affliction, le génocide de notre population ne pouura que s’accentuer dans les années qui viennent vu que la pauvreté augmente au Gabon malgré la hausse des revenus pétroliers.

Omar Bongo, c’est un Gabon qui compte à peine 29 médecins pour 100 000 habitants. Pourtant, un pays comme Cuba, qui a un revenu par habitant deux fois inférieur à celui de notre pays, compte 591 médecins pour 100 000 habitants, soit 20 fois plus de médecins que le Gabon.

Omar Bongo, c’est un Gabon qui compte 120 députés et 91 sénateurs pour une population de 1,3 millions d’habitants. Pourtant, le Liberia, avec une population 3 fois et demie plus grande (3,4 millions), a un Sénat de seulement 30 membres (3 fois moins) et une Assemblée nationale de 64 membres (deux fois moins). Or, cette pléthore de politiciens que Bongo récompense par des postes politiques coûte cher à l’état, le privant des ressources qui permettraient de répondre aux besoins du plus grand nombre.

Omar Bongo, c’est un Gabon qui est aujourd’hui l’un des pays les plus endettés au monde : le service de la dette absorbe aujourd’hui entre 45 et 50% des ressources publiques chaque année, ne laissant pratiquement rien pour les investissements publics productifs;

Cet état des choses, chers compatriotes, ne peut plus continuer si nous voulons d’un état moderne capable, dans les 5 ans qui viennent, de répondre de la manière la plus adéquate possible aux besoins de nos populations et de renouer avec le progrès que le bongoïsme a compromis. Nous, au BDP-Gabon Nouveau, savons qu’il est possible de faire en 5 ans ce qu’Omar Bongo n’a jamais pu faire en 38 ans de pouvoir sans partage. Tout ce que cela demande, c’est la réforme des institutions et de l’état, et une volonté de bien faire dans le contexte d’un état de droit, au profit du plus grand nombre. Omar Bongo ne peut résoudre les problèmes du Gabon parce qu’il en est la cause première. Sa seule présence à la tête de l’état suffit à bloquer le pays dans la stagnation, et même la régression la plus absolue. Parce qu’il est animalier dans l’être et dans l’âme, il lui manque la volonté, l’humanisme et la compétence qui caractérisent les grands hommes d’état, ceux qui, comme Nelson Mandela, laissent positivement leur nom dans l’histoire non pas seulement de leur pays, mais du monde.

Voilà pourquoi le discours à la nation qu’Omar Bongo vient de pondre, en ce 31 décembre 2005, est, encore une fois, un mensonge. Un mensonge comme tous les discours qu’il ne cesse de pondre depuis 38 ans. Ses discours se suivent et se ressemblent tous. Chaque année, on fait exactement les mêmes promesses en matière de santé, d’éducation, d’emploi, de routes et de développement. Chaque année, on vend des discours de paix. Pourtant, chaque année, le pays régresse dans la paupérisation la plus absolue, parce qu’Omar Bongo est tout simplement un homme médiocre qui, comme un animal, ne conçoit la notion de l’état que dans l’animalière limite de son ventre.

Ce dernier discours à la nation d’Omar Bongo est un donc, lui aussi, mensonge parce qu’il veut vous tromper au moment même où des signes existent déjà qui montrent que rien ne peut plus changer au Gabon tant qu’Omar Bongo est au pouvoir. A ce titre, chers compatriotes, certains développements importants et très récents de notre économie devraient déjà vous montrer que sous Bongo, rien de bon ne pourra plus se passer au Gabon.

Prenons donc quelques exemples simples :

1) Exemple 1 : Cela fait 4 ans que le prix du baril de pétrole sur le marché international est passé de 25 dollars vers la fin des années 90 à plus de 60 dollars de nos jours. Nous parlons là d’une fortune colossale inespérée qui a augmenté les revenus du pays de manière exponentielle. Pourtant, qu’a-t-on vu changer au Gabon’ Rien! Où est passé tout cet argent accumulé depuis 4 ans au moins’ La réponse est simple : il a disparu dans les poches personnelles de Bongo et de sa famille. Combien de Gabonais, depuis quatre ans, sont morts inutilement avant leur temps qui auraient pu être sauvés si tout le surplus avait été utilisé pour le bien du pays et de ses habitants ? Au moins 40.000. Omar Bongo a donc tué, au bas mot, 40.000 Gabonais en 4 ans en leur imposant une misère inexplicable. Le BDP-Gabon nouveau estime qu’environ 10.000 Gabonais meurent inutilement chaque année à cause des misères incompréhensibles causées par Omar Bongo. Ceci veut donc dire que pendant les 7 prochaines années, près de 70.000 Gabonais au moins mourront inutilement qui auraient pu être sauvés par un état responsable. Le Gabon vit déjà donc une guerre civile qui cache son nom. Nous ne pouvons plus tolérer ce génocide de notre peuple.

2) Exemple 2 : Comble de l’ironie, après avoir fait des promesses électorales fantaisistes aux Gabonais, Omar Bongo s’est remis à mendier le développement, continuant ainsi la philosophie de la mendicité qui, en 38 ans, a fait du Gabon un état mendiant. En effet, à peine son discours à la nation prononcé, l’on apprend ce vendredi 6 janvier que l’Agence française de développement vient de faire au Gabon un prêt de 23 milliards de CFA pour financer, tenez-vous bien, le bitumage d’un tronçon de route d’à peine 46 kilomètres! Donc, malgré les revenus exponentiels du Gabon venus de la hausse exorbitante du prix du baril de pétrole, Omar Bongo n’est toujours pas capable de trouver 23 milliards dans les caisses propres de l’état pour financer lui-même un maigre tronçon routier de 46 kilomètres ! Où passe donc la manne pétrolière du Gabon ? Pire, si pour bitumer à peine 46 kilomètres de route coûtant 23 milliards de francs CFA, Omar Bongo a besoin d’endetter le Gabon, imaginez ce que va être la dette du Gabon dans 7 ans si l’on permettait à Omar Bongo de rester au pouvoir ! On a alors du mal à croire qu’Omar Bongo puisse réaliser une seule de ses promesses électorales sans endetter le Gabon, alors même que l’argent du pétrole gabonais est détourné pour financer les goûts animaliers du régime. De plus, quand on sait ce que sont devenus tous les emprunts contractés par le régime pendant 38 ans au nom du Gabon, sans que les Gabonais aient pu voir le pays se développer, l’on doit comprendre que notre pays est vraiment mal parti si Omar Bongo termine ce nouveau mandat volé.

3) Exemple 3 : Dans le projet de loi des finances 2006 que le Sénat gabonais a adopté jeudi 29 décembre 2005, le Sénat a voté un budget 2006 de 1.322,2 milliards de FCFA au total, en augmentation de 138 milliards de Francs CFA par rapport à celui de 2005. Cela veut donc dire que l’état a, officiellement, enregistré un surplus budgétaire de 138 milliards. Mais que remarque-t-on dans ce budget’ La partie réservée aux investissements publics a paradoxalement connu une baisse de 47 milliards de F CFA. Alors, si Omar Bongo a été incapable de réaliser des projets utiles en 2005 avec un budget d’investissement total de 215 milliards, comment va-t-il être capable de financer toutes les promesses qu’il vous a faites lors de la campagne avec un budget d’investissement inférieur, arrêté à 168 milliards seulement pour l’année 2006? Il y a donc là un anachronisme indécent. On voit encore là que tout le surplus budgétaire accumulé va être utilisé pour alimenter la corruption politique au Gabon, au lieu de développer le pays et alléger les misères du peuple.

4) Exemple 4 : Pire, le 30 décembre 2005, les médias internationaux ont annoncé l’acquisition par le Maroc de la compagnie nationale Air Gabon. Ceci veut dire que Air Gabon devient essentiellement une société marocaine contrôlée par le Maroc. Si ceci peut être une indication de ce qu’Omar Bongo réserve au pays au cours des 7 années qui viennent, alors je suis au regret de vous annoncer, chers compatriotes, que rien de bon ne va se passer pour vous. Comment expliquer qu’avec un surplus budgétaire avéré, le régime Bongo en soit encore venu à vendre la compagnie nationale au Maroc, un pays dont le revenu par habitant, tenez-vous bien, est inférieur à celui du Gabon ? Cette vente, chers compatriotes, montre deux choses simples: elle montre qu’Omar Bongo est incapable de se réformer car la vente d’Air Gabon ne se justifie pas du tout. Tout ce qu’Air Gabon demandait, c’était une réforme dans la manière de gérer cette compagnie, donc dans la manière de gérer l’état gabonais lui-même en général. Tout le monde sait que le déficit chronique d’Air Gabon fut causé par la famille Bongo et les membres du régime, qui voyageaient mais se refusaient à payer leurs billets. D’année en année, Air Gabon est devenu incapable de survivre, faute de fonds de fonctionnement et d’investissement. Parce qu’il est incapable de réformer l’état gabonais pour en faire un état de droit où les familles du président et de ses sbires ne peuvent tout se permettre dans l’impunité totale, Omar Bongo ne pouvait donc réformer Air Gabon. D’où la faillite incompréhensible d’une compagnie qui aurait pu devenir le joyau de l’Afrique. La vente de la compagnie nationale montre aussi que dans les années qui viennent, les biens économiques du Gabon vont être petit à petit cédés à des intérêts étrangers, laissant notre pays à la merci totale de prédateurs économiques externes. Regardez déjà ce qui se passe au niveau des autres compagnies. La France contrôle toutes les banques, les compagnies d’assurance, les compagnies pétrolières, et j’en passe. Maintenant, le Maroc possède Air Gabon. Demain, ce cycle infernal va continuer et le Gabon ne sera plus Gabon que de nom, sans aucune compagnie à son actif et sans véritable socle économique national reposant sur des actifs véritablement nationaux.

Rien que ces quatre exemples très récents suffisent pour vous montrer, chers compatriotes, qu’Omar Bongo est inutile pour notre pays et que chaque année qu’il passe au pouvoir est un désastre pour notre pays.

Chers compatriotes,

La décision par notre mouvement de se lancer dans la lutte armée contre le régime Bongo n’est donc pas une décision légère. Elle découle du simple constat que rien de bon ne peut plus arriver au Gabon tant qu’Omar Bongo est au pouvoir. Pendant les 7 dernières années, le BDP-Gabon Nouveau a essayé, par des moyens pacifiques basés sur la conscientisation et l’éducation, de montrer la voie de la réforme au régime Bongo. Ce régime s’y est totalement refusé. La preuve : il vient encore de démontrer son désir de maintenir la dictature au Gabon en organisant des élections frauduleuses, dans le mépris total des règles de transparence. Omar Bongo aura donc manqué de couilles jusqu’au bout, confirmant ainsi son statut de faussaire et d’imposteur national. Du coup, le Gabon est devenu, en 2005, encore moins démocratique qu’il ne l’était en 1990 au lendemain de la conférence nationale. Et aujourd’hui, Omar Bongo continue à vous tenir de faux discours de paix qui n’ont aucun sens. Quand il y a la paix dans un pays, on ne la demande pas. Le Gabon n’est pas un pays en paix parce que c’est Bongo qui tue la paix en volant votre argent et en vendant le pays au plus offrant. Un peuple miséreux et paupérisé ne peut connaître la paix quand il passe plus de temps dans les cimetières à pleurer des enfants, parents et amis morts de maladies guérissables et de malnutrition que dans les familles à fêter des naissances et occasions heureuses.

Aujourd’hui, on ne voit tout simplement pas ce qu’Omar Bongo peut faire au Gabon en 7 ans qu’il n’a pas pu faire en 40 ans en dehors de continuer à tuer les Gabonais, endetter le pays et vendre le Gabon. S’il termine ce nouveau mandat volé, Omar Bongo ne laissera plus du Gabon qu’un pays parmi les plus pauvres d’Afrique et derrière lui, des centaines de milliers de Gabonais qui, en 45 ans, seront morts inutilement à cause de l’incompétence et de la soif de pouvoir d’un seul homme. Et cela, les Gabonais ne peuvent plus le permettre.

Partant donc de ce constat, il est impératif que Bongo, l’homme, parte. Le BDP-Gabon Nouveau pense qu’Omar Bongo, l’individu, est le principal blocage qui empêche le changement au Gabon. Par sa soif de pouvoir, son incapacité à accepter la démocratisation du pays et son désir de monarchiser le Gabon, Omar Bongo est le principal responsable de la débâcle gabonaise à tous les niveaux. Et c’est donc à cause de lui que le pays régresse moralement, économiquement et politiquement.

Tout un pays ne va quand-même pas mourir à cause d’un seul homme et de sa soif de pouvoir! La paix au Gabon va donc dépendre de la tête de Bongo. S’il y a une tête qui doit tomber au Gabon, c’est bel et bien celle de Bongo. On peut corriger et redresser tous les membres du régime Bongo dans le cadre d’un état de droit et d’une politique de réconciliation nationale. La seule personne qui ne peut être redressée au Gabon, c’est Omar Bongo. Le BDP-Gabon Nouveau demande donc la tête d’Omar Bongo et seulement la sienne pour sauver le Gabon du chaos, des violences et de la guerre civile.

Le BDP-Gabon Nouveau ne fait pas la chasse aux sorcières et son combat est pour tous les Gabonais, quelque soit leur origine ethnique, leur sexe ou leur religion. Le BDP-Gabon Nouveau peut travailler avec n’importe quel Gabonais, qu’il ait appartenu au régime Bongo ou non, dans le cadre d’un état de droit réformé selon les principes de réforme, de paix et de réconciliation nationale qui ont toujours été ceux du BDP-Gabon Nouveau.

Autrement dit, le BDP-Gabon Nouveau sait que même dans sa révolution, il sera obligé de travailler avec tous les Gabonais sans exclusive, pour le seul bien de la nation et de tous les Gabonais, anciens membres du régime Bongo ou non. Mais la seule personne avec laquelle le BDP-Gabon Nouveau ne peut travailler au Gabon, c’est Omar Bongo. Nous estimons que les malheurs du Gabon viennent de lui et de lui tout seul. Le BDP-Gabon Nouveau, comme précédemment énoncé, ne croit pas à la théorie de l’entourage. L’entourage de Bongo est mauvais, certes, mais il est mauvais parce qu’Omar Bongo est mauvais. Si Bongo avait été un homme bon, il aurait, avec tous les pouvoirs qu’il a, redressé le Gabon à lui tout seul et en aurait fait un état de droit en un mois s’il le voulait. Il n’avait pas fallu à Omar Bongo un mois en 1968 pour supprimer le multipartisme au Gabon. Il ne lui faudrait pas non plus un mois pour pleinement démocratiser le Gabon et en faire un état de droit. Mais comme c’est lui qui n’a pas su punir ses ministres voleurs parce que lui-même était voleur, quelles leçons morales pouvait-il bien donner à son entourage vu que c’est lui-même qui a montré à tous le chemin du vol’ Par ailleurs, il n’est pas étonnant qu’Omar Bongo n’ait pas su punir la fraude électorale orchestrée par son entourage parce que lui-même vit et respire la fraude depuis son accession au pouvoir en 1967: il en a fait toute une religion, malheureusement au détriment des Gabonais. L’entourage de Bongo ne fait donc que servir Omar Bongo dans le sens qu’il connaît de l’homme : les sbires du dictateur détrousseur savent tous que pour satisfaire Bongo et mériter des nominations, il faut voler, brimer, frauder, assassiner, comme lui. L’entourage de Bongo s’est donc tout simplement construit à l’image de Bongo, et non le contraire. Cet entourage est donc redressable s’il se retrouve confronté à un état de droit qui sanctionne l’incompétence et punit les égarements. Omar Bongo, par contre, est prisonnier d’une médiocrité tellement animalière qu’il serait impossible de le changer.

Voilà pourquoi nous demandons uniquement la tête de Bongo car c’est lui qui amènera la guerre au Gabon par son entêtement à vouloir mourir au pouvoir au détriment des Gabonais: 38 ans, c’était déjà trop. Imaginez 45 ans d’Omar Bongo au Gabon: c’est le désastre total!

Le BDP-Gabon Nouveau pourra donc travailler avec les autres membres du régime, du moins la tranche progressiste de ce régime qui soutiendra le BDP-Gabon Nouveau pour chasser Bongo ou l’obliger à réformer. Pour le BDP-Gabon Nouveau, c’est la réforme qui sauvera le Gabon et le soignera des maux du bongoïsme, pas l’entêtement, ni la dictature. Il faut donc réformer le Gabon immédiatement et débarrasser le Gabon de Bongo car cette réforme est de l’intérêt de tous et permet la préservation de la vraie paix dans notre pays, celle-là même qui découle du patriotisme et de l’intérêt du plus grand nombre.

Chers compatriotes,

Comme vous le savez, le BDP-Gabon Nouveau s’est transformé en mouvement de libération nationale pour commencer au Gabon la lutte armée. Le Mamba, la branche armée du BDP-Gabon Nouveau a été créé. Cet organe militaire de notre mouvement se prépare donc à mener contre le régime Bongo un combat armé par des moyens militaires, paramilitaires et insurrectionnels afin de conduire à l’écroulement total du régime Bongo, ou du moins ceux du régime qui ne rejoindront pas le mouvement de réforme que nous souhaitons tous pour un Gabon meilleur. Nous ferons, dans les temps qui viennent, des déclarations dans ce sens. Quand nous serons prêts, nous lancerons un double ultimatum au régime Bongo : un ultimatum à Omar Bongo lui-même pour qu’il se choisisse un départ immédiat, mais honorable par la réforme, ou un départ par la force et dans le déshonneur. Puis un ultimatum aux membres du régime pour qu’ils nous remettent eux-mêmes la tête d’Omar Bongo s’ils veulent se sauver eux-mêmes. A eux de choisir s’ils veulent mourir ou perdre leurs situations à cause d’un seul homme, un animal qui met en danger la vie de tous pour assouvir sa soif de pouvoir et de monarchie, ou s’ils veulent travailler pour un Gabon meilleur sans Omar Bongo,  Gabon nouveau qui se construira dans l’intérêt de tous sans distinction d’ethnie, d’origine, de sexe ou de religion. Tout un pays ne va quand-même pas mourir à cause d’un seul homme ! Encore une fois, je répète que le BDP-Gabon Nouveau sera prêt à travailler avec tous les Gabonais, anciens membres du régime ou non, dans le cadre d’un état de droit, mais pour cela, Omar Bongo doit partir.

Chers compatriotes,

Dans quelques temps, Le Mamba, branche armée du BDP-Gabon Nouveau, sera prêt à commencer ses actions insurrectionnelles au Gabon pour la libération de notre pays. Les préparatifs vont bon train, mais pour éviter de bâcler les choses et nous assurer du succès absolu de nos actions, nous prendrons le temps qu’il faudra pour bien préparer cette lutte de façon à garantir soit le départ immédiat d’Omar Bongo l’homme, soit l’écroulement de tout le système si le régime s’entête dans son soutien à l’animal Bongo.

Nous attendons donc de chacun d’entre vous le soutien qui s’impose pour que nous débarrassions notre pays d’Omar Bongo, le vampire qui suce depuis 40 ans le sang des Gabonais. Que ceux qui veulent nous rejoindre dans ce combat le fassent et s’inscrivent comme combattants de la liberté sur le site du Mamba (http://www.lemamba.org/). Omar Bongo est le bocage qui asphyxie notre pays. Sans Bongo, le Gabon pourra retrouver sa dignité, sa paix et son bien-être confisqués par un animal qui a décidé de tuer tout un pays pour son seul intérêt. Le BDP-Gabon Nouveau travaillera donc désormais dans un sens qui rendra ce départ effectif, notamment par des moyens militaires, paramilitaires et insurrectionnels.

Notre combat est justifié.
Notre révolte, naturelle.

Vive le Gabon.
Vive la Nouvelle république.
BDP-Gabon Nouveau
P.O. Box 3216 TCB
West Orange, New Jersey 07052
USA
Tel: 973-447-9766 / 973-655-5143
Fax: 973-447-9766 / 973-655-7909
Site: http://www.bdpgabon.org

Le Dr. Daniel Mengara est le Président du BDP-Gabon Nouveau. Le BDP-Gabon Nouveau (“Bongo Doit Partir, pour la Construction d’un Gabon Nouveau”) est un mouvement politique gabonais en exil basé dans le New Jersey aux Etats-Unis. Le BDP-Gabon Nouveau recherche la suppression du régime Bongo et le départ d’Omar Bongo du pouvoir par tous les moyens possibles. 


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Auteur/Source: · Date: 10 Jan 2005
Catégorie(s): Discours
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