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DERNIER APPEL A L?OPPOSITION: NOUS POUVONS ENCORE SAUVER LE GABON DU DICTATEUR OMAR BONGO

Auteur/Source: · Date: 26 Nov 2005
Catégorie(s): Communiqués BDP

Cet article n’est pas une critique, mais un appel, notamment à notre frère Pierre Mamboundou de l’UPG, et partant, à Zacharie Myboto si l’UGDD se trouve dans l’opposition réelle, pour une union immédiate de l’opposition qui puisse permettre, au travers d’une stratégie commune, de pouvoir encore sauver le Gabon, même à ce niveau du processus électoral tronqué. Il y a encore des choses que l’opposition peut faire pour gagner, non pas par les urnes (puisque la cause est entendue à ce niveau), mais par des processus révolutionnaires. Mais cela va demander une coordination rapide et efficace des efforts.
Cet appel du BDP-Gabon Nouveau se veut critique parce qu’il veut d’abord montrer aux uns et aux autres là où des erreurs ont été commises. Mais il se veut aussi rassembleur en permettant aux uns et aux autres, sur la base de ce constat critique, de redresser leur tir, pour le plus grand bien du Gabon. Nous pouvons encore sauver le Gabon du dictateur Omar Bongo en novembre 2005, mais cela va demander que l’opposition parle d’une seule et même voix? révolutionnaire. La révolution que propose le BDP-Gabon Nouveau ne peut pas réussir si Mamboundou et Myboto s’y opposent. Elle réussira si tous les principaux mouvements d’opposition travaillent dans le même sens, dans l’unité, pour le seul intérêt du changement.
Dans cet article, nous livrons donc tout, y compris certaines des stratégies secrètes du BDP-Gabon Nouveau. Nous en avons encore plusieurs autres, toutes capables d’aboutir à un changement immédiat en Novembre si Mamboundou et Myboto font l’humble effort de mettre de côté leur fierté pour se rapprocher du BDP-Gabon Nouveau autour de l’idée du boycott révolutionnaire. Il leur faudra tout simplement abandonner leur positionnement « républicain » et « convivial » pour s’avancer avec nous dans la logique du boycott révolutionnaire. Cela veut dire être capable d’aller jusqu’au bout et ne pas s’arrêter en chemin une fois le processus enclenché.
Que les patriotes lisent donc ce (long) document jusqu’au bout.
Le BDP-Gabon Nouveau a déjà souligné, dans un article intitulé « 27 Novembre 2005 : Trahison d’une opposition interne inepte ? » (Voir article), les contradictions qui auront émaillé le positionnement idéologique des opposants gabonais candidats, notamment Zacharie Myboto et Pierre Mamboundou, au cours de cette élection. Mais ce qui frappe le plus dans ce scrutin, c’est l’incroyable naïveté politique de Pierre Mamboundou, l’homme qui avait le plus de chance d’abattre le régime Bongo, mais qui par naïveté a laissé passer la plus grosse chance politique qu’il y avait de terrasser, une fois pour toutes, la bête sauvage qu’est Omar Bongo.
Nous parlons spécifiquement de Pierre Mamboundou ici parce que le BDP-Gabon Nouveau, depuis qu’Omar Bongo l’a privé d’accès au Gabon, avait compris que c’est de ce que fera Pierre Mamboundou à cette élection que dépendra l’avenir du Gabon. Et nous étions prêts à soutenir ses efforts si, d’une part, ce parti aîné avait fait appel à nos services dans le cadre d’une union de l’opposition, et si, d’autre part, son idéologie politique s’était orientée, dès le départ, vers une stratégie du rassemblement couplée d’une idéologie du boycott révolutionnaire capable de mener au changement immédiat que les Gabonais attendent.
On a du mal à croire, en regardant l’homme se débattre dans cette élection, que Mamboundou ait vraiment une connaissance réelle du Gabon politique, encore moins une expérience suffisamment profonde de la politique gabonaise. C?est comme si son calvaire électoral dans ce pays depuis son retour d’exil en 1993 ne lui avait enseigné aucune leçon réelle sur ce que c’est que le bongoïsme le plus animalier, bongoïsme contre lequel il faut utiliser des actions politiques non conventionnelles si l’on veut espérer gagner. A moins que l’on ne se soit évidemment mis dans la tête, bien naïvement, que le Gabon est une démocratie. Pourtant, l’homme Mamboundou jouit non seulement d’une popularité admirable, mais aussi d’une expérience politique d’au moins 12 ans depuis son retour d’exil et d’au moins 16 ans si on tient compte du temps passé dans la vie publique gabonaise de manière générale en tant qu’opposant (il créa l’UPG en 1989).
Cette élection aura donc été le seul vrai test électoral de Pierre Mamboundou qui, personne n’en doutait, ni même le BDP-Gabon Nouveau, était devenu le seul vrai chef de l’opposition depuis la honteuse débandade du prêtre défroqué et tristement célèbre Paul Mba Abessole. Mamboundou aura, hélas, lamentablement échoué à ce test, non seulement par un amateurisme politique incroyable au vu de son expérience politique, mais aussi par son incapacité en tant qu’aîné historique des opposants restants à fédérer ce qui restait de l’opposition, cloitré qu’il était dans une fierté sans bornes, un attentisme politiquement suicidaire et une croyance démesurée en sa capacité de vaincre Omar Bongo tout seul. Graves erreurs que même Omar Bongo aura évitées de commettre dans ce Gabon devenu imprévisible : pour gagner au Gabon en 2005, il fallait oublier la fierté et ratisser le plus large possible. Tandis qu’Omar Bongo ratissait large dans le méli-mélo qu’est devenue sa putride majorité présidentielle, il était de la responsabilité de Pierre Mamboundou, en tant que doyen de l’opposition, de faire pareil au sein de l’opposition en se rapprochant des « plus petits que soi » dans le but de rassembler et de fédérer, pour gagner. Mais par fierté et mauvais calculs, le grand Mamboundou, de son Ndendé natal où il s’était exilé pendant 7 ans, n’a jamais voulu se « rabaisser » pour fédérer les plus petits. Il les aura souvent balayés du revers de la main, préférant ainsi faire un cavalier seul suicidaire alors qu’en face, Omar Bongo, même dans sa bêtise, faisait preuve de tact politique. Mamboundou aura donc, à ce niveau, manqué à son devoir et les résultats, à cette élection, n’en deviendront que plus douloureux.
Sa participation à une élection perdue d’avance comme celle du 27 novembre aura été un suicide politique pour Pierre Mamboundou pour plusieurs raisons. Ces raisons partent de la mauvaise compréhension que le camp Mamboundou semble avoir eu du processus électoral gabonais. Mamboundou semble avoir compris le Gabon comme une démocratie historique au sein de laquelle il fallait utiliser des moyens républicains’plaintes, recours, médias, urnes’pour gagner. Il s’est donc comporté comme si, au Gabon d’Omar Bongo, un opposant pouvait gagner une élection par le simple dépôt par les citoyens d’un bulletin de vote dans l’urne. Grave erreur. Nous nous expliquons.
Le résultat d’une élection peut se juger mathématiquement. Si au départ, les conditions du vote sont faussées, le résultat est forcément faussé. C?est un cas classique de 1+1=2. Quand donc, Mamboundou déclare partout où il tient des meetings que, cette fois, il ne se laissera pas voler la victoire, on se demande si lui-même ou ceux qui le conseillent ont pesé le poids de tels mots. Pire, Mamboundou avait déclaré que si lui-même se rendait compte que, techniquement, il avait perdu les élections, il reconnaîtrait républicainement sa défaite. Des paroles bien naïves que l’on pourrait comprendre s’il s’agissait d’une élection tenue dans une démocratie classique, mais que l’on a du mal à digérer dans le contexte dictatorial du Gabon.
Mamboundou et ses partisans semblent ainsi avoir manqué de logique mathématique. Leur équation fut fausse dès le départ car ils se sont limités à regarder deux des trois variables de l’équation électorale gabonaise : ils ont naïvement cru que la popularité de Pierre Mamboundou (variable 1) serait suffisante pour  mener à la victoire (résultat) : popularité = victoire. Une équation, donc, incomplète. Ce qui a manqué à leur équation, c’est d’une part la nature du processus électoral, et d’autre part le contexte du processus électoral. Processus et contexte étaient donc le plus important variable de l’équation. De manière logique donc, l’équation de Mamboundou aurait dû se formuler ainsi :
1) Si Mamboundou est populaire, et le processus électoral est transparent, alors Mamboundou gagnera (popularité + processus transparent = victoire, donc 1 + 1 = 2).
2) Par contre, si Mamboundou est populaire, mais le processus électoral n’est pas transparent, alors Mamboundou perdra (popularité + processus frauduleux = défaite, donc 1 – 1 = 0).
Tandis que la popularité de Mamboundou était incontestable, ce qui aura manqué, donc, c’est le contexte de transparence qui aurait dû lui garantir la victoire. C?est donc dans l’obtention de la transparence électorale avant l’élection que se situait le vrai combat de Mamboundou, et non dans la simple participation à une élection perdue d’avance. L?élection au Gabon n’est pas une question de participation ou de discours (tout le monde peut participer, tout le monde peut parler et donner des cartons rouges), mais une question de transparence (à quel type d’élection est-ce qu’on participe et qu’est-ce qu’on doit faire pour s’assurer de gagner ?). Les Mamboundistes ont vu le résultat avant le processus et cela leur aura coûté cher.
Ainsi, pour que Mamboundou puisse parler concrètement de se faire voler l’élection, il aurait fallu que le processus électoral lui-même ait été juste et transparent dès le départ. Autrement dit, pour parler de vol de l’élection, il aurait fallu que du début à la fin, le processus électoral gabonais ait pu garantir la possible élection de Mamboundou et que ce soit uniquement au niveau de l’urne, donc, des résultats bruts, que l’élection ait été faussée par Omar Bongo.
Or, quand on y regarde de près, ce n’est pas au niveau des résultats du 27 novembre que Bongo volera forcément le vote à Mamboundou, c’est en fait depuis le début que ce vote aura été volé. Ce que Mamboundou oublie c’est que quand le processus est préfabriqué depuis le départ, le résultat peu avoir l’air correct et légitime à la fin. Ceci veut dire que Bongo n’aurait plus grand besoin de fabriquer ou de manipuler le résultat brut des urnes, vu que ce résultat aura été préparé, prédéterminé et préfabriqué au niveau du processus électoral lui-même. Il se peut donc bien que, dans le compte des votes, Bongo ait effectivement eu l’air de gagner mathématiquement et légitimement en ayant plus de bulletins en sa faveur que Mamboundou, tout simplement parce que le processus utilisé pour arriver à ce résultat apparemment légitime aura été manipulé dès le départ.
Par exemple, au plus simple, le fait que Mamboundou n’ait pas pu faire campagne dans certains coins du Gabon à cause des pressions illégales du régime fait que, n’ayant pas pu le voir et entendre son message, certains Gabonais votent la seule personne qu’ils ont entendue, c’est-à-dire Omar Bongo. Au plus compliqué, le fait que la Cour constitutionnelle ne punisse pas la corruption politique ouverte, celle-là même qui a permis à Bongo d’acheter ouvertement (pourtant illégalement) le vote des Gabonais à coups de milliards tirés directement des caisses de l’état, peut faire que les Gabonais votent effectivement pour Bongo, alors qu’un tel vote, de toute évidence basé sur la corruption, est illégal de par la loi gabonaise même. On pourrait ainsi citer exemple sur exemple d’actes illégaux subtils et non subtils qui, si permis en amont, peuvent en fait prédéterminer un résultat aux apparences légitimes en aval. Ainsi, Mamboundou pourrait, en réalité, se retrouver avec des procès-verbaux honnêtes et légitimes reflétant exactement, mathématiquement, légitimement et honnêtement le vote des Gabonais, ce qui le contraindrait à admettre républicainement sa défaite, oubliant en fait que cette défaite avait été préfabriquée par le processus tronqué lui-même. A processus tronqué donc, résultat tronqué.
Ceci veut dire que si Mamboundou tient parole, il reconnaîtra techniquement une défaite qui n’en serait pas une, ou du moins une défaite qui résulte directement d’un processus manipulé. D?où le constat de naïveté que nous faisons aujourd’hui.
La naïveté de Mamboundou cache à peine un autre problème, celui qui fait que quand on analyse bien sa position idéologique, on a l’impression qu’il n’a pas encore compris que le Gabon n’est pas encore une démocratie. Quand Mamboundou parle de se faire voler la victoire, on a l’impression qu’il n’a pas encore mesuré à sa juste valeur ce mot. Comme nous l’avons dit plus haut, se faire voler la victoire au Gabon n’est pas une chose qui se passe forcément au niveau de l’urne. L?élection toute seule ne suffit pas à expliquer la défaite ou la victoire d’un candidat. Beaucoup plus que le vote lui-même, c’est la nature du processus et le contexte de préparation d’une élection qui déterminent la nature et la direction du vote. Ainsi, se faire voler la victoire au Gabon se passe à tous les niveaux de l’appareil électoral et étatique : d’Omar Bongo au gouvernement, de la Cour constitutionnelle à la CNE et du parlement aux représentants des administrations publiques acquises à la cause du bongoïsme criminel.
Dans ce contexte, le résultat du vote n’est qu’un effet secondaire du contexte de fraude généralisée qui est celui du Gabon. C’est donc à la racine du mal qu’il faut soigner le mal. La fraude véhiculée par des institutions corrompues à la cause bongoïste est le vrai mal qu’il faut combattre, et le mot pour cela est la REFORME.
Voilà pourquoi il aurait été important pour Mamboundou d’essayer de comprendre ce vote au-delà même de ses résultats. Son combat, pour garantir un vote juste, aurait ainsi dû se trouver en amont du processus électoral, c’est-à-dire forcer le régime à rendre transparent tout le processus électoral AVANT le vote.
Par exemple:
1) Cour constitutionnelle: La seule manière de garantir un vote crédible au Gabon ou dans n’importe quel pays démocratique serait d’avoir une Cour suprême ou constitutionnelle libre et indépendante. Dans le cadre du Gabon, il n’y aucune indépendance des juges. La première chose qu’un opposant doit alors faire, avant que de se lancer dans quelque élection que ce soit, c’est de garantir l’impartialité des juges en demandant ou imposant une réforme constitutionnelle capable de mener à cette indépendance. Dans le cas du Gabon, tous les 9 juges de la Cour constitutionnelle sont nommés par Bongo. Une réforme valable à ce niveau aurait, au minimum, fait que sur les 9 juges, Bongo n’en nomme aucun et que leur présence dans cette Cour soit le résultat d’une élection par leurs pairs au niveau de la magistrature et du corps judiciaire gabonais. Avec un budget indépendant, ces juges neutres auraient ainsi pu jouer le rôle d’arbitres neutres dans une élection comme celle-ci. Mamboundou, en laissant de côté ce fléau de la Cour constitutionnelle, a oublié d’agir là où cela fait le plus mal. A Madagascar, le nouveau président Ravalomanana avait eu gain de cause parce que la Cour constitutionnelle de son pays avait eu le courage de dire au président sortant qu’il avait perdu les élections. Ceci permit alors au peuple de revendiquer sa victoire malgré l’entêtement du dictateur Ratsiraka qui, comme Bongo, avait voulu s’entêter à proclamer sa victoire et à s’imposer par la force. Il était donc important pour Mamboundou de faire un travail important d’opposition durant les 7 années écoulées, pour mener le pays vers une réforme des institutions et de la Constitution qui auraient pu, aujourd’hui, garantir sa victoire.
2) Corruption politique: On voit aujourd’hui que les foules que Bongo attire sont basées majoritairement sur une corruption politique directe des militants : dons illégaux en nature et en argent, transport gratuit aux meetings, etc. Dans les pays démocratiques du monde, y compris même jusque dans la loi gabonaise, il est interdit de faire des dons aux militants aux fins d’obtenir leur vote. Or, le camp Bongo s’est lancé ouvertement dans la corruption politique des militants, sans que ni la Cour constitutionnelle, ni Mamboundou n’aient fait quoique ce soit pour combattre cela. Cette corruption politique ouverte et facilement prouvable aurait, à elle seule, suffi pour qu’une Cour constitutionnelle indépendante invalide immédiatement ce vote et le reporte. Si donc, demain, tous les gens corrompus par Bongo votent pour Bongo, cela aura été un vote illégal qui aurait l’air légal si on se contente de regarder le résultat des urnes. Mamboundou, dans sa naïveté, verrait en effet que ces gens ont vraiment mathématiquement voté pour Bongo, et il accepterait sa défaite. Mais une telle acceptation serait naïve parce qu’elle ne tient pas compte du fait qu’un vote basé sur la corruption est en fait un vote illégal. C’est donc AVANT le vote que Mamboundou devait s’assurer de faire changer la loi électorale ou de menacer de boycotter activement les élections si la Cour constitutionnelle n’interdit pas à Bongo de donner directement de l’argent aux électeurs, de les transporter à ses meetings et d’utiliser les caisses de l’état pour acheter les foules qui se rendent à ses meetings.
En fait, avec un peu plus de jugeote, Mamboundou aurait pu insister avec bec et ongles pour que les dépenses de chaque parti soient limitées à la subvention que leur donne l’état et aux donations des membres, elles aussi limitées dans le montant que l’on peut contribuer. Une telle loi électorale aurait ainsi limité la capacité du régime à dépenser l’argent de l’état vu que la Cour constitutionnelle aurait pu voir, dans les comptes de chaque parti, lequel aura enfreint à la loi électorale sur le financement des partis politiques. Une cour constitutionnelle indépendante aurait ainsi pu invalider cette élection sur ce simple constat. Mamboundou a donc fait, à ce niveau, preuve d’une naïveté incroyable pour quelqu’un qui participe à la vie politique du Gabon depuis au moins 16 ans.
3) Supervision internationale: Laisser la charge de tout le processus électoral gabonais à l’état gabonais fut un autre acte de suicide politique de la part de Pierre Mamboundou. Car la réalité est que rien de bon ne peut arriver à une élection laissée entièrement aux mains d’Omar Bongo. Pour avoir déjà pris part à diverses élections préfabriquées par le régime depuis 1993, Pierre Mamboundou aurait dû s’attendre à ce que les mêmes causes produisent, aujourd’hui encore, les mêmes effets. Si les deux premières précautions énumérées ci-dessus étaient impossibles, il restait au moins à Mamboundou de réclamer avec griffes et ongles, comme l’avait suggéré le BDP-Gabon Nouveau, que l’ONU vienne au Gabon s’occuper entièrement de l’élection, comme elle vient de le faire avec succès au Liberia en faisant élire une femme à la magistrature suprême. Et pour cela, tous les moyens auraient été bons car il fallait alors maximiser sur le manque de « couilles » de Bongo, montrer à la communauté nationale et internationale que Bongo a peur de la transparence et ne peut pas gagner une élection transparente même sous l’arbitrage de l’ONU, et tout faire pour préparer le pays à un boycott violent si Bongo refusait que l’ONU vienne au Gabon prendre en main cette élection.
Bref, il fallait, d’une manière comme d’une autre, boycotter activement et demander le report des élections tant qu’un minimum de transparence, au travers de la satisfaction d’au moins l’une des conditions ci-dessus, ne serait pas obtenu. Et il ne fallait pas se cacher ou se défendre de la violence. Il fallait, en fait, préparer les foules à la violence, à la confrontation, pour montrer à Bongo, AVANT l’élection, que l’opposition ne se laisserait plus faire et qu’il avait le choix entre la transparence immédiate ou la révolution immédiate.
Malheureusement, Mamboundou a choisi la posture défensive qui consistait à se défendre de toute accusation de violence. C’est quand-même assez surprenant et paradoxal que ce soit un opposant dit radical qui, pour montrer qu’il est sérieux, ait choisi de promouvoir le calme et la non-violence de ses militants là où le pouvoir, lui, n’hésite pas à utiliser la violence. On croit aujourd’hui entendre parler Mba Abessole, le champion de la non-violence conviviale, qui avait à son époque compromis les chances de changement par des discours contradictoires qui ont fini par mener le pays au désespoir. Aujourd’hui, les erreurs commises par Mba Abessole sont en train d’être commises par Pierre Mamboundou. Ainsi, au lieu de tout faire pour pousser le régime Bongo à l’erreur qui aurait pu amener à la révolution immédiate, les opposants gabonais que sont Mamboundou et Myboto ont préféré adopter profil bas, disant à leurs militants de se calmer parce qu’ils avaient peur que Bongo ne les pousse à l’erreur. Quel paradoxe !
Et pourtant, ce qu’il fallait c’était justement cela : tout faire pour pousser Bongo à l’erreur. Tel meeting est interdit’ Eh bien, on le brave. Bongo envoie ses militants perturber un meeting de Mamboundou? Eh bien on attrape ces militants et on les roue de coups. Bongo interdit une marche? Eh bien on marche quand-même. Bongo envoie les militaires barrer la route d’une marche? Eh bien on force le passage. Et ainsi de suite. C?est cela la lutte révolutionnaire. C?est cela le vrai combat politique face à une dictature essoufflée comme celle d’Omar Bongo.
Qu’est-ce que Bongo allait bien pouvoir faire face à un tel déferlement de défis’ Soit il tuait tous les Gabonais présents, ce qui serait sa fin, soit il arrêtait Mamboundou, ce qui serait aussi sa fin car un Mamboundou en prison aurait été un Mamboundou encore plus dangereux qu’un Mamboundou en liberté. Cela veut dire qu’à sa sortie de prison, Mamboundou aurait été tout naturellement le nouveau président du Gabon.  La question devenant alors, y a-t-il aujourd’hui au Gabon un leader capable de se sacrifier pour son peuple ?
On nous dira certainement que le BDP-Gabon Nouveau est mal placé pour donner des leçons à Mamboundou, vu que le mouvement est à l’étranger et invisible au Gabon. Vrai.
On nous dira également que le BDP-Gabon Nouveau n’aurait pas pu mieux faire. Faux.
Pourquoi faux? Parce que la stratégie révolutionnaire que nous discutons ouvertement ici est, en réalité, la stratégie que le BDP-Gabon Nouveau comptait mettre en pratique si le mouvement avait pu se transférer au Gabon avant les élections comme il l’avait prévu. Une fois au Gabon, tout un plan de subversion aurait été activé pour rendre le Gabon tellement ingouvernable que le BDP-Gabon Nouveau aurait pu, avec ses partenaires au sein d’une opposition unifiée, acculer Bongo au simple choix soit de démissionner, soit de réformer. Malheureusement, le régime Bongo, ayant pris connaissance de ce plan, a privé le BDP-Gabon Nouveau d’accès au Gabon, notamment par le refus de délivrer à son leader son passeport gabonais. Ceci aura donc empêché l’activation du plan de subversion du BDP-Gabon Nouveau, qui incluait même la possibilité pour le Dr. Daniel Mengara de se faire arrêter par Omar Bongo, déclenchant ainsi un mouvement de rébellion tellement large que le régime Bongo se serait écroulé après un mois d’émeutes populaires et d’incursions armées.
Ayant donc constaté son incapacité à se rendre au Gabon, il ne restait plus au BDP-Gabon Nouveau que la possibilité de travailler de concert avec le reste de l’opposition, de manière à voir comment, si tout le monde partageait la même philosophie, il serait possible de mener un combat commun pour la libération du Gabon. Mais pour que cette démarche ait pu avoir une chance d’aboutir, il fallait une opposition unie parlant d’une seule et même voix. Le BDP-Gabon Nouveau ne pouvait pas réussir un tel plan si Mamboundou et Myboto, par exemple, allaient combattre un tel plan de subversion. Le BDP-Gabon Nouveau comptait donc sur le camp Mamboundou et sur le camp Myboto et tous les autres pour que, rapidement, l’opposition accorde ses violons autour d’un possible boycott révolutionnaire. Malheureusement, il n’y eut aucune tentative de la part des Mybotistes et des Mamboundistes de se rapprocher du BDP-Gabon Nouveau pour une telle possibilité. Nous avions même, à l’époque, envoyé un représentant auprès de l’UPG pour suggérer et négocier une entente avec le camp Mamboundou. Notre tentative est restée sans lettre jusqu’à aujourd’hui.
Ce n’est donc pas par manque de volonté de la part du BDP-Gabon Nouveau que l’opposition n’est pas unie aujourd’hui. En fait, comme nous l’avons dit plus haut, il était de la responsabilité du doyen des opposants actuels, c’est-à-dire Pierre Mamboundou, de se montrer assez modeste et humble pour se rabaisser au niveau des autres groupes pour fédérer tous les mouvements d’opposition en vue d’un vaste mouvement populaire pour le changement immédiat au Gabon. Mais pour Mamboundou, la fierté l’aura emporté au détriment du réalisme : le réalisme voulait dire qu’aucun opposant, que cela soit Mamboundou, Mengara ou Myboto, n’avait aucune chance de gagner contre Bongo si 1) il faisait cavalier seul, et/ou 2) si les opposants ne s’unissaient pas pour imposer la réforme au régime Bongo AVANT l’élection.
Oui, certains diront que toutes ces idées, le BDP-Gabon Nouveau les livre trop tard à Mamboundou. Nous dirions que ce serait là un mauvais procès d’intention à l’encontre du BDP. D’abord parce que Mamboundou, s’il sait ce qu’il fait, ne devrait pas avoir besoin du BDP-Gabon Nouveau pour savoir ces choses-là. Ensuite parce que ceux qui lisent le site du BDP-Gabon Nouveau savent que depuis sa création, le BDP-Gabon Nouveau n’a fait que parler de réforme. Ceci parce que le mouvement avait compris, en regardant le système politique gabonais, que sans réforme réelle, il n’y aurait pas la possibilité d’un changement démocratique au Gabon. Il n’y a donc pas un seul article du BDP publié depuis 1998 qui n’insiste pas sur la réforme.
Et même si l’on admettait que ce n’est pas tout le temps que nos frères upégistes lisent notre site, personne ne doutera du fait que cela fait plus d’un mois depuis exactement le 12 octobre (plus de 40 jours) que le BDP-Gabon Nouveau milite pour le boycott et lance des idées de réforme dans l’espoir que des leaders comme Mamboundou et Myboto pourraient s’en inspirer pour demander la transparence pré-électorale à Omar Bongo. Pire, le 13 novembre (il y a 12 jours), le BDP publiait un article intitulé « De la nécessité d’un boycott révolutionnaire au Gabon: Répondre aux actes de guerre du régime terroriste d’Omar Bongo par des actes de légitime défense » (voir article), où il critiquait les opposants Gabonais, notamment Myboto et Mamboundou, les invitant à se ressaisir tout en leur montrant la voie à suivre idéologiquement, stratégiquement et politiquement si l’opposition voulait s’assurer une victoire à 100%. Mais aucun des candidats n’a donné suite à cela.
 La vérité est donc que, en tergiversant trop, en s’étant retiré trop longtemps (7 ans) à Ndendé sans avoir pris soin d’investir le terrain politique gabonais pour préparer cette élection, Mamboundou aura été responsable de son propre échec à cette élection. Il est sorti trop tard de sa retraite et n’a pratiquement pas de représentants dans bon nombre de bureaux de vote nationaux. Comment fera-t-il alors pour contrôler les résultats d’un vote perdu d’avance?
Le plus amusant c’est d’entendre les gens proposer des stratégies infantiles ici et là, comme par exemple le fait de garantir l’obtention des procès-verbaux par l’opposition ou l’utilisation de téléphones cellulaires pour communiquer les résultats. Ce que ces personnes oublient c’est que Bongo peut bloquer les transmissions cellulaires en le demandant aux compagnies de téléphonie cellulaire de la place et que les procès-verbaux ne valent rien dans un pays où la Cour constitutionnelle elle-même peut falsifier des documents au profit du régime en place. L?expérience de 15 ans de multipartisme au Gabon aurait déjà dû nous enseigner cela, surtout dans un pays où tous les médias sont contrôlés par le régime. Pire, les procès-verbaux, comme nous l’avons dit plus haut, ne suffisent pas car ils peuvent présenter un résultat apparemment correct donnant mathématiquement et incontestablement la victoire à Bongo sur la base d’une élection pourtant faussée dès le départ. Bref, au Gabon, il n’y a aucune autre garantie de victoire pour l’opposition que la transparence électorale dans le contexte d’une réforme générale, et cela passait, au minimum, par l’obtention d’au moins l’une des trois garanties citées ci-dessus, parmi d’autres. 
Il n’y a donc aucun doute que Mamboundou perdra cette élection. Pareil pour Myboto. La question qui se pose alors est de savoir ce que Mamboundou serait prêt à faire pour obtenir gain de cause. Le BDP-Gabon Nouveau n’a aucun doute que Mamboundou aurait forcément gagné cette élection s’il y avait eu un minimum de transparence. Bongo, même devant un chien, ne peut gagner une élection transparente au Gabon. Mais nous pensons que le camp Mamboundou souffre des mêmes maux qui caractérisent les bongoïstes aujourd’hui: une fierté extrême, un manque de modestie presque maladif et le refus de reconnaître les erreurs commises. Or, quand on est têtu, fier et qu’on est incapable de flexibilité pour voir là où on s’est trompé, on s’aveugle et on fait des erreurs. Mamboundou souffre aujourd’hui d’avoir cru qu’il pouvait, sans au préalable avoir fédéré l’opposition, gagner tout seul ces élections face à un régime programmé pour préfabriquer une victoire électorale sur mesure à son candidat.
Mamboundou se retrouve ainsi dans une situation impossible. En refusant la violence et le boycott AVANT l’élection, il s’est privé de la meilleure arme qu’il avait de devenir président de la République au Gabon. Mais, paradoxalement, si Mamboundou veut obtenir gain de cause APRES l’élection, il n’aura d’autre recours que cette même violence qu’il aura refusée avant le vote. Mais il sera alors trop tard pour obtenir gain de cause, à moins de se lancer dans une vraie opération de guerre civile. Et ce serait dommage car une guerre aurait pu être évitée avec un minimum de pression AVANT l’élection. Il fallait juste obtenir un minimum de transparence AVANT l’élection pour sauver le pays à la fois de Bongo et de la violence. Mamboundou aura, hélas, manqué de talent politique pour obtenir les deux. Et au passage, il se sera perdu lui-même.
A un moment où le régime Bongo était au plus fragile de son histoire, Mamboundou et Myboto viennent tout simplement de faire une victoire cadeau à Omar Bongo. Il sera alors désolant de voir Mamboundou et Myboto pleurnicher demain quand le dictateur qu’ils auront aidé à se faire réélire ira, une énième fois se moquer d’eux et du peuple gabonais en déclarant son odieuse victoire à la télévision gabonaise.
Et alors, il faudra un jour demander des comptes à Mamboundou, Myboto et ceux qui, aveuglément, ont cru qu’on pouvait, par la non-violence, gagner une élection contre un dictateur dont tout le système est préfabriqué pour offrir des victoires préfabriquées à son chef. Autrement dit, le drame de cette élection aura été de voir Mamboundou et Myboto, alors que le peuple se trouve prêt à en découdre avec le régime, faire le geste contraire qui consiste à calmer les populations, évitant ainsi des confrontations qui auraient pu mener à une crise politique nécessaire. Pourtant, l’histoire du combat politique dans le monde a démontré que, sans crise politique, aucun pays n’avance. Ce sont les crises politiques qui mènent au progrès et le fait d’avoir une opposition trop conviviale, bloque, en fait, la possibilité du progrès. A ce titre, Mamboundou et Myboto, en évitant les confrontations et en refusant la violence, sont devenus, par la force même des choses, des forces de blocage et non des forces de changement. Et on se demande pourquoi Omar Bongo arrive à se maintenir au pouvoir. Il a en face de lui une opposition inepte.
Après plus de 38 ans de politique pour l’un, et 16 ans de politique pour l’autre, Myboto et Mamboundou auront fait preuve de la plus grosse naïveté de l’histoire politique gabonaise. Au passage, sans même s’en rendre compte, ils sont devenus des forces de blocage politique plutôt que des forces de changement politique. Vrais produits du bongoïsme (division et incapacité de s’effacer pour le bien de la nation), ils auront continué à voir le monde de manière bongoïste, d’où ce cuisant échec auquel ils se seront eux-mêmes condamnés. Au passage, ils auront condamné le peuple à 7 ans de plus de bongoïsme et de souffrance, alors qu’ils détenaient en leurs mains le pouvoir de libération de ce peuple.
Ni le BDP-Gabon Nouveau, ni le Dr. Mengara n’ont l’expérience politique pour prétendre avoir le potentiel politique que Mamboundou avait à cette élection. Dans nos réunions privées, l’une de nos options était de nous lancer dans la bataille pour un candidat de l’opposition unie si cette opposition 1) adoptait une stratégie commune de boycott révolutionnaire, et 2) faisait appel à nous AVANT l’élection pour préparer ce boycott. Le BDP-Gabon Nouveau avait alors la possibilité, de par sa force stratégique, à faire élire sans coup férir n’importe lequel des candidats que l’opposition aurait choisi comme candidat unique, mais cette fois dans un contexte de transparence. Ceci semble avoir échoué.
Mais il reste encore une chance, quoique minimale, de faire tomber Omar Bongo en ce mois de novembre. Des stratégies simples mais courageuses peuvent encore mener au changement immédiat au Gabon si l’opposition s’unit pour parler d’une même voix pendant et après le vote dans le cadre d’une stratégie réellement révolutionnaire. Tout seul, le BDP-Gabon Nouveau ne peut réussir une telle stratégie, ni une telle révolution, surtout si le reste de l’opposition s’y oppose et ne suit pas.
Si Mamboundou et Myboto veulent la présidence du Gabon pour eux, ils devront négocier cela entre eux dans le cadre du FORAD (Front de l’Opposition Radicale pour l’Alternance Démocratique) que nous avons proposé, car le BDP-Gabon Nouveau ne s’y intéresse pas et ne présentera pas de candidat à la présidence si Mamboundou et Myboto acceptent le boycott. Ce qui intéresse le BDP-Gabon Nouveau, c’est de voir le Gabon changer, le régime Bongo évincé et le peuple enfin libéré de la malédiction bongoïste.
Les sept ans qui viennent devraient être sept années de renouveau pour le Gabon. Ne laissons pas Omar Bongo piller le Gabon pendant 7 ans de trop. En novembre, nous pouvons encore sauver le Gabon. Faisons-le ensemble.

Un opposant peut être au pouvoir dans trois mois, si nous acceptons tous de souffir ne fût-ce que l’espace d’une semaine, le temps de faire partir Omar Bongo.

Vive Le Gabon!
Vive la nouvelle république!

BDP-Gabon Nouveau
P.O. Box 3216 TCB
West Orange, New Jersey 07052
USA
Tel: 973-447-9766 / 973-655-5143
Fax: 973-447-9766 / 973-655-7909
Site: http://www.bdpgabon.org 


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Auteur/Source: · Date: 26 Nov 2005
Catégorie(s): Communiqués BDP
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