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Points forts de la résistance: Mode d’emploi de la nouvelle forme de lutte clandestine du BDP-Gabon Nouveau

Auteur/Source: · Date: 17 Juil 2006
Catégorie(s): Idéologie

Document important à lire absolument et à distribuer de toute urgence aux Gabonais de l’étranger comme à ceux de l’intérieur. 
Ce document est la version courte du texte plus long, qui est publié sur cette page. Si vous préférez imprimer la version PDF de ce document, pour une lecture plus élégante et plus claire, cliquez ici.
Vous pouvez visualiser ou imprimer le schéma du modèle organisationnel des cellules clandestines en cliquant ici pour le PDF ou sur ce lien pour la version image. Prière de faire passer ce message partout où besoin sera.

Dr. Daniel Mengara
Président
BDP-Gabon Nouveau

(Montclair 17 juillet 2006) De nombreux compatriotes et patriotes se posent sans doute la question de savoir pourquoi le BDP-Gabon Nouveau n’a pas encore lancé ses opérations insurrectionnelles en vue de la libération nationale. Ils se posent aussi des questions sur la démarche idéologique et politique de notre mouvement depuis la désastreuse débâcle de l’opposition gabonaise aux fameuses élections pluralistes de Novembre 2005.  Je viens donc ici, personnellement, en tant que président du BDP-Gabon Nouveau, apporter les points d’éclaircissement nécessaires, à la fois sur le fond et sur la forme. Que ceux qui ont des yeux pour lire lisent et que ceux qui ont des bouches pour parler répercutent auprès de ceux qui n’ont pas d’yeux pour lire ce que je vais, en ces pages de réflexions personnelles, clarifier pour tout un chacun.

Mais d’abord, un peu de réflexion historique.
Tout le monde conviendra avec moi que l’histoire politique ancienne et récente du Gabon, si elle fut décevante du point de vue des attentes démocratiques du peuple, nous aura au moins apporté d’inestimables leçons politiques, leçons pleines d’enseignements qu’il nous faut pouvoir désormais exploiter en vue d’un changement véritable et radical au Gabon. Je dis bien radical car au Gabon, toutes les démarches politiques « responsables » envisageables ont été essayées, sans succès.
Par naïveté, beaucoup de nos opposants et compatriotes ont cru qu’Omar Bongo était un être humain et qu’il verrait de lui-même la nécessité de laisser démocratiquement les rennes du pouvoir à quelqu’un d’autre une fois qu’il fut constaté son incapacité à gérer le Gabon après 40 ans de règne désastreux. Mais comme Omar Bongo est un animal sauvage qui ne sait pas ce que c’est que l’intérêt national et qui ne vit que pour se remplir la panse, les oppositions gabonaises se sont vite épuisées à se casser les dents contre le rempart inamovible de cette animalité. Et leurs méthodes convivialistes, « responsables », légalistes et républicaines auront vite montré leurs limites. Contre Bongo, donc, la seule démarche qui n’a jamais été menée jusqu’au bout de sa logique est celle d’un radicalisme politique absolu, celui-là même qui se refuse aux compromissions et qui intronise l’idéal suprême du changement par tous les moyens possibles. C?est cette dernière voie qu’a choisie le BDP-Gabon Nouveau.

Pour ma part, et pour le BDP-Gabon Nouveau de façon générale, les leçons sont toutes très évidentes. Si les 16 dernières années ont été décevantes, elles restent néanmoins riches d’enseignements. Il suffit donc d’éviter de faire comme les autres. Et ceci passe forcément par une approche radicaliste.
Eviter de faire comme les autres c’est, donc, commencer à bâtir, dès maintenant, une conscience  politique nationale qui enseignera aux uns et aux autres les principes suivants :
1) Rien de bon ne peut plus se passer au Gabon tant qu’Omar Bongo est au pouvoir
2) Le changement au Gabon ne viendra plus par les urnes.
3) Pour que le Gabon change, il faut à la nation adopter des stratégies radicales allant des méthodes subversives les plus simples aux méthodes insurrectionnelles les plus violentes, avec au passage le refus de toute compromission.
Une fois ces trois principes intégrés dans le conscient et le subconscient des Gabonais, il s’agit par la suite pour tout un chacun de commencer à penser à comment apporter sa contribution à l’idéal du changement immédiat au Gabon.
Le BDP-Gabon Nouveau a, ces derniers temps, compris deux choses simples : la première est que notre mouvement a la chance d’avoir eu à sa tête un leader comme Daniel Mengara qui s’est fait hors du giron bongoïste et qui se situe matériellement hors du besoin primaire. Ce leader ne risque donc point de trahir le mouvement et les idées qu’il a lui-même initiées à cause de la précarité. Autrement dit, pour la réussite de tout combat politique radical, il ne faut pas avoir un leader qui vit dans la précarité et qui dépend du système bongoïste pour sa survie primaire. La seconde est que notre mouvement a su prendre le temps d’étudier l’histoire politique du Gabon, d’en tirer les leçons qui s’imposent et, donc, d’articuler son idéologie autour d’une stratégie révolutionnaire capable de répondre aux attentes des Gabonais.
A ceux, donc, qui se posent aujourd’hui la question de savoir où en sont les préparatifs révolutionnaires du BDP-Gabon Nouveau, nous disons ceci. Les leçons que nous avons tirées des échecs de nos prédécesseurs nous obligent aujourd’hui à travailler d’une autre manière.
Comme je le disais plus haut, l’impréparation est ennemie de la réussite. Nos prédécesseurs ont échoué parce qu’ils avaient improvisé en l’absence de toute idéologie de prise de pouvoir. Naïfs, ils ont cru au miracle du changement sans avoir pris le temps de préparer, par l’action et le positionnement stratégique, la prise de pouvoir. Nous, au BDP, ne voulons pas faire la même erreur. Il vaut mieux passer un an ou deux à préparer la révolution plutôt que d’improviser et de finir dans un autre échec qui prolongerait inutilement l’agonie des Gabonais. Par exemple, aujourd’hui, le BDP a la capacité de poser des bombes et de semer le chaos total au Gabon, donc, de mettre à mal le régime Bongo. Mais une stratégie basée uniquement sur la pose de bombes et le chaos n’est pas synonyme de réussite. Pour réussir la chute du régime, il nous faudra plus que des bombes et le chao. Il faut une stratégie qui mène à la chute pure et simple du régime, donc, à une prise de pouvoir qui débarrasse le pays de ce régime.
Je m’explique :
Pour prendre le pouvoir au Gabon, deux types de préparations s’imposent : une préparation militaire et une préparation politique
1) Préparation militaire
La préparation militaire est la plus facile : il suffit d’organiser des réseaux d’actions militaires capables, par des actions clandestines, de secouer le régime Bongo et de mener à son écroulement. Au tout minimum, il faut être capable de poser des bombes et de semer le chaos. Il suffit de 20 bons gaillards bien formés et bien organisés pour semer le désordre au Gabon. Cette capacité, le BDP-Gabon Nouveau l’a déjà.
Mais pour que l’écroulement du régime Bongo soit chose sûre, il ne faut pas sous-estimer son adversaire. Par exemple, si Le Mamba, la branche armée du BDP-Gabon Nouveau, lance ses attaques avec une capacité limitée, il peut avoir la chance de voir le régime Bongo s’écrouler en deux mois, ou un an. Mais qu’est-ce qui se passerait si le régime Bongo a la capacité de résister pendant deux ans ou trois alors que le BDP ne se serait préparé que pour un an d’actions militaires ? La bataille pour le changement serait perdue et Bongo continuerait à sévir au Gabon. Il faut donc comprendre ici que l’improvisation ou la précipitation pourrait devenir synonyme d’échec sans une préparation conséquente. Certes, sous le coup des émotions, nous avons nous-mêmes eu envie de déjà commencer les attaques au Gabon suite à la faillite de Mamboundou aux élections de Novembre, mais après mûre réflexion, nous avons conclu que le mieux est de continuer à augmenter notre capacité de frappe. Ainsi, il nous est apparu nécessaire et beaucoup plus indiqué de n’attaquer que quand nous aurons la capacité de maintenir nos attaques pendant au moins 5 ans sans discontinuer. Autrement dit, même s’il est probable que le régime Bongo s’écroulera en quelques mois de chaos et d’attaques soutenues, nous préférons anticiper le pire en préparant un état de guerre de 5 ans qui nous assure la victoire en un an maximum, plutôt qu’une improvisation d’un an qui verrait le régime Bongo survivre. Et parce que préparer un état de guerre de 5 ans demande des moyens considérables, nous continuons à travailler avec nos alliés pour consolider les capacités militaires du Mamba, de manière à assurer, pour une durée de 5 ans au moins, une alimentation continue en argent et en armes de subversion.
Mais au-delà de la préparation militaire du BDP-Gabon Nouveau, il y a un domaine dans lequel tous les Gabonais doivent pouvoir jouer un rôle de première importance. Ce domaine est le domaine politique.
2) Préparation politique
Ceux parmi les impatients qui nous demandent de passer à l’action militaire semblent oublier qu’il existe une autre dimension très importante du combat que nous menons, c’est-à-dire la dimension politique. Autrement dit, l’action militaire ne vaut rien si elle n’est pas accompagnée d’une action politique parallèle. L?action militaire que prépare le BDP-Gabon Nouveau n’est pas juste une question de faire du désordre en posant des bombes ici ou là sans autre finalité que celle de faire du désordre et de créer le chaos. Au-delà de l’action de subversion, nous voulons aussi préparer la prise de pouvoir.
Or, la prise de pouvoir est un élément encore plus complexe que l’action militaire. En d’autres termes, et comme je l’ai expliqué plus haut, notre objectif est de mener à l’écroulement pur et simple du régime Bongo. Si le régime s’écroule comme nous le prévoyons, la vraie question sera alors de savoir qui prendra sa place et qui assurera non seulement la sécurité des biens et des personnes, mais aussi la gestion du pays. Et c’est là la question la plus compliquée car si le BDP-Gabon Nouveau décide de prendre les rennes du pouvoir vacant, même temporairement avant des élections démocratiques, il faudra au préalable avoir tissé un vaste réseau politique clandestin capable, une fois le régime Bongo écroulé, de sortir de sa clandestinité pour assurer la continuité de l’état. Ceci n’est pas chose facile car prendre le pouvoir à la suite d’un régime écroulé implique que nous ayons au préalable préparé une administration provisoire qui contrôlera toutes les 9 provinces du pays et l’appareil même de l’état dans son entièreté. Si notre combat pour le changement se veut sérieux, il se doit d’inclure cette préparation politique pour éviter que ne se créé au Gabon un vide politique qui pourrait plonger le pays dans une situation encore pire que celle d’aujourd’hui, réduisant donc ainsi à néant nos efforts.
Ce que cela veut dire c’est que le BDP-Gabon Nouveau doit encore prendre le temps de préparer sa stratégie politique de prise de pouvoir afin de s’apprêter, si nécessaire, à prendre lui-même le pouvoir par la force le moment venu. Ceci n’exclut pas que si le régime Bongo veut se négocier une sortie honorable, il puisse s’établir le principe de négociations. Mais négocier avec le régime dans ce cas voudra tout simplement dire lui trouver une voie de sortie honorable, et ceci si et seulement si le régime cherche cette voie avant le début des hostilités. Par contre, une fois les hostilités commencées, aucune négociation ne sera plus possible et le BDP-Gabon Nouveau ira alors jusqu’au bout de sa logique insurrectionnelle. On ne commence pas une insurrection pour ensuite laisser l’ennemi continuer à influencer la destinée de la nation.
Que veut donc dire tout cela ?
Ce que cela veut dire est que les Gabonais de la nouvelle génération, ceux qui veulent jouer un rôle de premier plan dans le cadre du Gabon Nouveau doivent, dès maintenant, rejoindre les rangs du BDP-Gabon Nouveau pour préparer ensemble le Gabon de demain.
Ceci devrait leur être désormais plus facile que par le passé car la stratégie clandestine du BDP-Gabon Nouveau va faciliter à tous le combat que nous menons et les gens n’auront plus besoin d’avoir peur de se montrer en public puisqu’il n’y aura plus de manifestations publiques du BDP-Gabon Nouveau.
Laissez-moi clarifier.
De la nouvelle stratégie clandestine du BDP-Gabon Nouveau
Cette stratégie concerne surtout la préparation politique. La préparation militaire étant plus facile, elle continuera indépendamment de la préparation politique, dans le cadre d’une coordination intégrée. Cette préparation politique implique la création de cellules à vocation politique uniquement, qui vont préparer le Gabon pour la prise de pouvoir effective. Ces cellules politiques s’organiseront comme suit :
a) Clandestinité absolue : Contrairement à ce que nous faisions dans le passé, la nouvelle stratégie clandestine impose que toute l’existence du BDP-Gabon Nouveau va désormais se faire dans la clandestinité. Les seules entités du BDP-Gabon Nouveau qui resteront visibles au reste du monde sont le Président du mouvement, le gouvernement de salut national en exil, le porte-parole politique du mouvement et le porte-parole militaire du mouvement. Toutes les autres structures seront gelées ou dissoutes, selon le cas.
b) Clandestinité absolue des cellules : Ainsi, toutes les personnes qui s’engageront désormais dans les cellules politiques clandestines du BDP-Gabon Nouveau resteront entièrement clandestines, anonymes et invisibles. On se saura plus publiquement qui est du BDP et qui ne l’est pas. Autrement dit, le BDP-Gabon Nouveau ne rendra plus publique l’identité de ses chefs de cellules et autres membres importants ou de base impliqués dans la lutte politique ou militaire. Le travail de consolidation et de préparation restera donc entièrement clandestin et l’identité des membres influents ou non influents du mouvement ne deviendra publique que le jour où le pouvoir se prendra au Gabon et où nous nommerons officiellement les uns et les autres qui se seront distingués dans l’action clandestine aux postes idoines. Le but sera donc de créer autant de cellules politiques clandestines que possible, dans toutes les provinces du Gabon et à l’étranger, cellules qui travailleront en toute clandestinité jusqu’au jour de la victoire finale.
c) Décentralisation et autonomie des cellules clandestines: Pour des raisons de sécurité, les cellules clandestines se constitueront de manière décentralisée et à partir de la base. Autrement dit, il n’appartiendra plus à la direction du BDP-Gabon Nouveau de former des cellules en associant en amont des membres qui ne se connaissent pas. Désormais, chaque cellule clandestine se constituera de manière autonome et indépendante à partir de la base. Elle pourra ainsi grandir à partir d’elle-même et devenir aussi large que possible. Mais elle ne sera pas mise en contact avec d’autres cellules autonomes. De cette manière, chaque chef de cellule travaillera de manière autonome, et directement en contact avec la direction du BDP-Gabon Nouveau et recevra ses ordres directement à partir de la direction, sans intermédiaire.
d) Vocation politique des cellules politiques clandestines : Parce que les cellules politiques clandestines n’auront pas de vocation militaire, leur but sera tout simplement, par le travail clandestin, de se constituer, de grandir en intégrant des membres, de pénétrer et d’investir tout le pays et toutes les communautés gabonaises à l’étranger, sans se faire remarquer de manière publique. Les réunions de ces cellules se feront clandestinement dans le cadre d’une organisation de proximité, et chaque cellule se réunira pour établir indépendamment ses stratégies d’action politique, sans contact avec les autres cellules, même si elles existent dans la même ville. Les missions de chaque cellule politique autonome seront fixées en consultation directe avec la direction, sans intermédiaires.
e) Mode de constitution des cellules politiques clandestines : Les cellules politiques clandestines se constitueront de manière pyramidale et sur le principe de la confiance, selon la méthode suivante :
–  Pour des raisons de sécurité, le BDP-Gabon Nouveau ne nommera plus lui-même les chefs de cellules et ne mettra pas en contact des Gabonais entre eux pour constituer des cellules. Autrement dit, chaque membre existant du BDP ou chaque futur membre constituera, à partir de lui-même, le début d’une cellule ou d’un réseau. Ceci veut dire que chaque membre existant ou futur deviendra automatiquement un chef de cellule.
– Chaque membre devenu ainsi chef de cellule aura alors l’obligation de chercher lui-même les Gabonais en qui il a entière confiance et de former une cellule politique clandestin avec eux. Ces Gabonais qu’il choisit lui-même sur la base de la confiance réciproque, soit parce que ce sont des membres de famille, soit parce que ce sont des amis sûrs, sont ceux qui deviendront la base de sa cellule politique. Le fait de choisir soi-même les membres de sa cellule assure le climat de confiance qui n’existerait pas si la direction mettait en contact des gens ne se connaissant pas. Par ailleurs, une telle méthode permet de limiter les risques de trahison ou d’infiltration, chaque chef de cellule faisant lui-même, à son niveau, le tri nécessaire pour n’associer à son action que les gens qu’il connaît bien et en qui il a confiance.
– Chaque membre qui décide de constituer sa propre cellule et, donc, d’en devenir le chef, a l’obligation de former une cellule minimale de 5 membres au départ. Les membres peuvent être dans la même zone géographique (quartier, ville) ou dans des zones géographiques éloignées (chaque chef de cellule peut constituer sa cellule avec des membres en France, en Afrique et/ou au Gabon, sans limitation). Ceci suppose que dans la même ville ou le même quartier, plusieurs cellules parallèles peuvent exister sans forcément savoir l’existence des autres cellules.
– Sur la base du principe pyramidal, chaque membre d’une cellule de 5 membres peut, à son tour, décider de devenir chef d’une sous-cellule qui dépend de la cellule mère. Dans ce cas, le membre d’une cellule qui prend la décision de devenir chef d’une sous-cellule se doit à son tour de former une sous-cellule de 5 membres faite uniquement de membres choisis par lui-même et en qui il a confiance. Ceci veut dire qu’une cellule mère de 5 membres peut facilement devenir, par le principe de la pyramide, un réseau de 25 membres si les 5 premiers membres de la cellule mère créent tous chacun des sous-cellules de 5 membres. Il suffira par la suite de reproduire le même principe à l’infini, et ainsi, multiplier par 5 chaque étape du réseau, qui, par l’effet multiplicateur, passera facilement de 5 membres à 25, puis de 25 à 125, et de 125 à 625 membres, etc.
– Ceci veut également dire que chaque cellule-mère sera le début d’un vrai réseau clandestin s’il arrive à produire sous elle et sous son autorité, des sous-cellules clandestines. Ainsi, grâce aux cellules-mères, il se créera des réseaux clandestins autonomes et indépendants les uns des autres qui seront constitués de 5 à 625 membres ou plus qui dépendront tous de la cellule-mère qui les aura initiés.
– Pour assurer la discrétion des réunions clandestines de chaque cellule ou réseau, les réunions ne devront pas dépasser 25 membres à la fois. La méthode de fonctionnement et de circulation de l’information sera alors celle-ci : Pour un réseau de 125 membres par exemple, la direction contacte le chef de la cellule-mère et donne des directives. Le chef réunit les 25 premiers membres de son réseau et leur communique la directive. Les 25 membres réunissent à leur tour les chefs des sous-cellules idoines et font circuler l’information, toujours par groupes de 25 au maximum, jusqu’à ce que tous les membres du réseau clandestin soient informés de la directive.
A certains moments, le Président du mouvement, ou des membres délégués, pourront tenir des réunions secrètes avec chaque réseau de manière indépendante. Le principe restera cependant le même : aucun réseau ne pourra tenir de réunion avec un autre. Les réunions resteront internes à chaque réseau, de manière à protéger chaque réseau contre de possibles infiltrations. Par exemple, si le réseau de 125 personnes d’un chef de cellule clandestine de Paris veut voir ses membres discuter en tête à tête avec le Président, alors, exceptionnellement le Président Mengara peut partir des Etats-Unis en toute clandestinité, se rendre à Paris sans bruit, tenir sa réunion avec les 125 membres sûrs réunis par le fondateur de la cellule lui-même, et revenir tranquillement aux Etats-Unis. Si, une autre fois, un membre gabonais vivant au Sénégal veut que le Président y aille rencontrer ses membres, alors le tout s’arrange en secret et le Président s’y rend. Pareil pour le Gabon : Si le Président ne peut pas aller au Gabon à cause du passeport qu’on ne veut pas lui donner, alors il peut aller rencontrer les membres d’un réseau du Gabon  dans un pays limitrophe comme le Cameroun ou la Guinée équatoriale. Ainsi, pas de bruit, pas de manifestations publiques, mais clandestinité à 100%. La direction ne demandera des cellules aucune action autre que la progression politique secrète du mouvement, c’est-à-dire la multiplication des membres clandestins partout où il existe des Gabonais dans le monde.
Ces membres, aux yeux du public, ne sont que des Gabonais normaux qui vont au travail et vivent au gré d’une vie paisible. Mais en réalité, personne ne se doutera que ce sont en fait des membres du BDP-Gabon Nouveau, prêts à prendre en mains le Gabon après l’écroulement du régime Bongo.
f) Clandestinité et sécurité : Au vu du fait que de nombreux Gabonais qui veulent se joindre au BDP-Gabon Nouveau ont souvent exprimé leur peur de s’afficher en public, cette nouvelle méthode d’organisation va permettre à tout le monde de pouvoir jouer un rôle de premier plan dans la reprise en mains du Gabon, sans risquer ouvertement sa vie ou sa situation. On pourra être chef de cellule étudiant sans avoir à s’afficher publiquement et risquer sa bourse ou sa vie. On pourra être fonctionnaire dans l’administration Bongo sans avoir à s’afficher comme membre du BDP. On pourra travailler dans une ambassade gabonaise à l’étranger et ne pas risquer de se faire remarquer. On sera là juste comme un piège attendant de se détendre le moment venu. Mais on contribuera secrètement à recueillir des informations vitales pour la lutte, informations que l’on transmettra directement à la direction, pour mieux l’aider à assurer la victoire.
Conclusion : A chacun son rôle !
Que l’on me comprenne donc bien, surtout les jeunes qui ont aujourd’hui entre 25 et 35 ans. C?est-à-vous que va appartenir de gérer le Gabon de demain. La nouvelle organisation qu’adopte le BDP ici va vous permettre à tous de commencer, dès maintenant, à vous impliquer et à jouer votre rôle, sans avoir à craindre pour vos vies ou vos familles.
Ce qui a souvent tué l’opposition au Gabon c’est l’improvisation et l’impréparation. Par exemple, le fait que Mamboundou soit resté silencieux pendant 7 ans a mal préparé ses troupes pour l’élection présidentielle de Novembre 2005. Par ailleurs, le fait qu’il n’ait pas pris le temps de créer des réseaux au Gabon et de par le monde a laissé de nombreux bureaux de vote sans présence de l’opposition, laissant ainsi le régime Bongo maître absolu des urnes. Si nous, au BDP, voulons éviter les mêmes erreurs, c’est maintenant que nous devons nous préparer. Autrement dit, en vous engageant dès aujourd’hui, c’est le Gabon de dans 7 ans que vous serez en train de préparer, un Gabon dans lequel  vous jouerez un rôle de premier plan.
Et notez bien ceci : Evitez la facilité qui consiste à aller vous vendre à Bongo. Le régime Bongo est tellement saturé qu’il n’a plus de postes politiques à donner. Or, si vous aimez la politique, le BDP-Gabon Nouveau sera votre meilleur investissement politique. Vu qu’il n’y a plus d’opposition au Gabon, le mouvement d’avenir pour le Gabon sera le BDP-Gabon Nouveau. C?est ce mouvement qui, dans 7 ans au plus, détiendra les rennes du pouvoir au Gabon. Mais pour que cela devienne réalité, ce n’est pas dans 7 ans qu’il faut commencer, mais maintenant. En d’autres termes, vous engager avec le BDP-Gabon Nouveau maintenant, c’est vous assurer que dans 7 ans, vous aurez la garantie d’occuper un poste dans le domaine pour lequel vous êtes compétents. Autrement dit, en rejoignant Bongo, vous n’aurez que des miettes car Bongo n’a plus de postes à donner. Il pourra vous donner quelques euros, mais votre nom et votre réputation seront salis car vous serez irrémédiablement frappés du sceau du bongoïsme. Vous aurez perdu bêtement votre avenir. Par contre, si le BDP prend le pouvoir au Gabon, soit par des élections ou par d’autres méthodes, il y aura des postes à pourvoir à tous les niveaux et il y en aura pour tous ceux qui se seront valablement impliqués dans la lutte de libération nationale.
Maintenant donc que l’anonymat et la clandestinité absolue vous sont garantis jusqu’à la fin, vous n’avez plus rien à craindre. Vous pourrez voyager où vous voulez, avoir des bourses, obtenir des emplois au Gabon sans avoir peur de la répression d’Omar Bongo. Votre seul devoir sera d’aider à faire multiplier, dans la clandestinité la plus absolue, les réseaux de cellules politiques clandestines qui permettront au BDP-Gabon Nouveau de rapidement prendre en main le Gabon une fois la révolution réussie. Ce sera là votre seul rôle et rien d’autre. Laissez la préparation militaire au BDP, aidez-nous plutôt à préparer la prise en mains politique du pays quand les hostilités auront commencé. Et pour cela, il nous faut autant d’hommes et de femmes que possible.
Où en sont donc les préparatifs militaires de la révolution ?
Ils suivent leur train, assidûment, sûrement et résolument. Les dividendes du temps que nous prenons à organiser la résistance seront visibles et indubitables le jour J de la révolution. Ce jour-là, nous ferons d’un coup d’essai un coup de maître, parce que nous aurons évité l’impréparation et l’improvisation. Et surtout parce que nos objectifs militaires, politiques et idéologiques sont clairs.
Je demande donc personnellement aux Gabonais de ne jamais perdre espoir et de se ressaisir. Les déceptions causées par les opposants manioc qui tuent aujourd’hui le Gabon en compagnie d’Omar Bongo ne doivent pas nous décourager. Au contraire, faites comme moi : laissez le dégoût et la révolte qui torturent votre c’ur se muer en action, laissez cette révolte vous donner la motivation de continuer la lutte, et rejoignez les partisans du changement que nous sommes, en vue de la libération finale et sans équivoque de notre pays.
Je vous quitte donc, chers compatriotes, en vous rappelant ceci : Daniel Mengara ne se décourage jamais et ne se corrompt point. J?ajoute aussi ceci : Le BDP-Gabon Nouveau ne peut se corrompre ni se détourner de ses objectifs primaires, qui ont toujours été de rechercher le départ d’Omar Bongo du pouvoir, par tous les moyens possibles. Nous nous engageons donc désormais sur la voie qui conduit à la réalisation de cet objectif. Mais faisons-le ensemble.
Vive le Gabon.

Vive la nouvelle République.

.

Fait à Montclair, New Jersey, le 17 juillet 2006
Dr. Daniel Mengara
Président du BDP-Gabon Nouveau

BDP-Gabon Nouveau
P.O. Box 3216 TCB
West Orange, New Jersey 07052

USA

Tel: 973-447-9766 / 973-655-5143
Fax: 973-447-9766 / 973-655-7909
Site: http://www.bdpgabon.org 


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Auteur/Source: · Date: 17 Juil 2006
Catégorie(s): Idéologie
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