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Réponse du Dr. Daniel Mengara aux logorrhées verbales de Monsieur Richard Moulomba, Secrétaire Général de l’UP(D)G

Auteur/Source: · Date: 30 Jan 2007
Catégorie(s): Analyses

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Daniel Mengara, Président du BDP-Gabon Nouveau
(Montclair, New Jersey, le 20 janvier 2007) – Je serai simple et direct. Monsieur Richard Moulomba, Secrétaire Général de l’UP(D)G, dans une interview téléphonique accordée à l’animateur du site Mamboundou2005 et publiée sous forme audio et scripturale le 14 janvier 2007, allègue grosso modo que le Dr. Daniel Mengara que je suis, recevrait des subsides de Mba Obame, donc serait à la solde du régime Bongo. Monsieur Moulomba aurait même déclaré qu’il en aurait la preuve, et menacé de « voler bas » si le « bonhomme » Daniel Mengara n’arrêtait pas ses invectives à l’encontre de « Paul, Jacques et Jean ».
Je peux déjà promettre une chose au frère Moulomba : le « bonhomme » Daniel Mengara n’arrêtera pas car il n’existe personne ni aucune force en ce monde qui pût ordonner à Daniel Mengara de taire ce à quoi son droit le plus inaliénable à la liberté l’autorise.
Mais, soit. Accordons cet égarement à notre ami, car il ignore ce qu’il dit.
Ensuite, je m’étonne que Daniel Mengara, n’ayant jamais touché à la personne de Richard Moulomba, ce cher Monsieur se soit attaqué à ma personne, appelant insanités les déclarations du BDP-Gabon Nouveau, qu’il semble confondre avec ma personne, comme si le BDP-Gabon Nouveau et Daniel Mengara ne faisaient qu’une seule et même entité.
Soit. Accordons également cette confusion à notre ami.
Cependant, parlons peu, mais parlons bien.
Je réponds donc ici, non pas pour m’épancher sur les exhalaisons verbales vitupérées à mon encontre par Monsieur Richard Moulomba en tant que telles, mais plutôt parce que ses commentaires de manière générale me permettent d’éclairer, donc d’éduquer ceux du peuple gabonais qui se sentent le devoir de s’éduquer sur les réalités explicites et implicites de leur pays. Je contribue ainsi ma petite part à l’édification d’un nouvel état d’esprit au Gabon, celui-là même qui demain, ayant fait de notre peuple un peuple informé par la perspicacité de ses transports, lui interdira de jamais plus se laisser abuser ni par des despotes comme Omar Bongo, ni par des marchands d’illusions parasitaires comme Pierre Mamboundou et ceux qui, accolés à lui comme Richard Moulomba, sucent aux côtés de Bongo, le sang innocent des Gabonais.
A ce titre, je noterai d’abord ici que Monsieur Moulomba, à la manière des Gabonais frappés du syndrome de l’obscurantisme bongoïste qui embrume les esprits, croit que tous ceux qui parviennent à faire quelque chose de leur vie, même hors des circuits bongoïstes, n’y sont parvenus que par la seule volonté d’Omar Bongo, chef suprême des fortunes nationales, grand despote invétéré, faiseur absolutiste et autocratique des ascensions arbitraires des uns et des chutes vertigineuses des autres.  Si ceci, comme je le montrerai plus bas, est certainement vrai pour Richard Moulomba et son acolyte Pierre Mamboundou qui dépendent des prébendes et des nominations électorales du régime Bongo pour leur survie, je dirai tout de suite, à la manière des Gabonais, que « Daniel Mengara Minko, fils de Minko Mi Ndong, n’est pas là-dedans ».
Il se trouve donc une grosse erreur d’appréciation dans les propos de Monsieur Moulomba , couplée d’une méprise totale sur la personne: notre ami semble ne pas avoir remarqué le titre de « Dr. » accolé avec arrogance au nom de Daniel Mengara, titre qui affirme fièrement une différence fondamentale entre Daniel Mengara tel qu’il se présente accompli et sans fards aux yeux du monde, et les deux compères bongoïsés que sont Richard Moulomba et Pierre Mamboundou, compères qui, eux, n’ont pas le titre de « Dr. » accolé fièrement à leur nom, et qui sont devenus, à ce titre, grands maîtres de la supercherie et du parasitisme politiques qui tuent le Gabon depuis maintenant quarante ans. Le syndrome de l’obscurantisme qui frappe Monsieur Moulomba est donc, de toute évidence, ce qui lui nie la faculté de distinguer entre les politiciens patriotes sortis de la précarité par leurs soins propres comme Daniel Mengara, et les politiciens mendiants, nocturnes raseurs de murs enfermés dans la précarité du corps et de l’esprit comme Richard Moulomba et son « président », Pierre Mamboundou.
Ce syndrome est également, en dernier recours, celui qui leur fait croire qu’il faut une fortune pour entretenir un site Internet comme celui du BDP-Gabon Nouveau. Un site Internet, de nos jours, ne coûte pourtant pas grand chose. Avec moins de 70 Euros (50.000 F CFA) par an, soit 6 Euros (4000 F CFA) par mois, n’importe qui peut animer un site Internet. Or, ce qui fait la force d’un site Internet aujourd’hui, ce n’est pas l’argent qu’on y investit, mais plutôt l’effort que l’on fait pour lui assurer un contenu crédible et attrayant. La force du BDP s’est toujours trouvée dans ses idées et la force de ses convictions. Il s’agit donc de battre tout de suite à brèche ici l’idée selon laquelle on pût un jour acheter quelqu’un de la trempe de Daniel Mengara avec 4000 F CFA par mois. Si donc, Monsieur Moulomba veut vivre amoureusement ce fantasme, qu’il lui soit accordé cette liberté. Ces élucubrations ne valent pas de retenir plus longtemps notre attention, quoique nous ayons décidé d’utiliser, dans les pages qui suivent, ces égarements de Moulomba aux seules fins d’éduquer les Gabonais.
Venons-en, donc, aux faits inéluctables :
Qui est Daniel Mengara ?
Le titre de « Dr. » que Daniel Mengara porte avec arrogance et fierté, parce que mérité par la seule force de ses soins, n’est pas sorti du chapeau aux pigeons du prestidigitateur véreux qu’on nomme Omar Bongo. C?est un titre qui comporte une traçabilité à toute épreuve et qui conditionne le positionnement idéologique autonome, donc la liberté physique et mentale, de Daniel Mengara. Tous ceux qui ont un minimum de rigueur d’esprit sont à même de savoir :
·         Où et comment le Dr. Daniel Mengara a obtenu son doctorat (UNICE),
·         Où le Dr. Daniel Mengara travaille (Montclair State University, New Jersey, USA),
·         Le statut et titre professionnel qui est le sien (Associate Professor),
·         Le type de salaire que touche Daniel Mengara (très respectable),
·         Les autres sources de revenu du Dr. Daniel Mengara (Daniel Mengara est écrivain, avec trois livres publiés et d’autres qui arrivent très bientôt en cascade),
·         Depuis quand il travaille (il travaille comme professeur aux Etats-Unis depuis 10 ans, avec un salaire et des revenus plus que conséquents, ce qui le met à l’abri de la précarité qui défait les apprentis opposants gabonais qui s’opposent à Bongo sans avoir au préalable, fait la démonstration de leur capacité à se faire indépendamment hors du système Bongo, et sans avoir au préalable mesuré la force de leur colonne vertébrale financière).
Autrement dit, Daniel Mengara, depuis dix ans, s’auto-suffit, s’étant fait hors du système Bongo et ayant mérité par la seule force de ses propres soins, son statut professoral dans un pays comme les Etats-Unis, qui ne salue que le mérite et refuse l’arbitraire. Daniel Mengara a encore, au moins, l’opportunité de 30 ans de carrière professorale aux Etats-Unis, ce qui lui garantit de ne jamais, pour cause de précarité, se vendre au régime du margoulin Omar Bongo. Il n’en a tout simplement pas besoin et ses convictions en demeurent hautement inébranlables.
On ne peut pas en dire autant de Pierre Mamboundou et de son porte-voix Richard Moulomba, devenus en l’espace d’une année, vendeurs de faux en compagnie de ceux qu’ils ont, pendant des années, prétendu combattre.
Ces messieurs ont, ces derniers temps, fait de la mendicité et du parasitisme politique, leur ultime cheval de bataille, après avoir plusieurs années durant trompé le peuple de fausses invectives révolutionnaires. Ils ont renoncé à leur qualité d’hommes pour rejoindre la classe des animaux.
Car pour mériter le qualificatif d’homme, il faut avoir au préalable fait la preuve de l’autosuffisance. Que l’on nous dise un peu de quoi vivait Pierre Mamboundou terré toutes ces années à Ndendé, si ce n’était des valises d’argent transportées nuitamment par le frère Mayila, frère que Mamboundou, aux dires de Richard Moulomba lui-même, n’a jamais cessé de fréquenter depuis la nuit des temps ? Certains médias auraient pourtant affirmé que c’est ce frère-là de Mamboundou qui aurait servi de transporteur de mallettes de CFA visant à calmer son frère de Ndendé. Ennemis politiques le jour, frères de « sang » la nuit, en quoi Mamboundou et Moulomba seraient-ils capables de démentir les allégations de transport de valises d’argent par un Louis-Gaston Mayila intermédiaire entre la famille Bongo et la famille Mamboundou ?  Est-ce Daniel Mengara qui a colporté ces insanités ?
Mais ne versons pas dans la rumeur. Restons dans les faits.
Que l’on me dise un peu, juste pour les besoins de l’exercice mental, ce que nos amis Mamboundou et Moulomba ont fait indépendamment du régime Bongo qui eût pu montrer qu’ils ont été, comme moi, capables de se faire tous seuls hors de ce régime ? A ce que nous sachions, nos deux amis dépendent entièrement et ont toujours entièrement dépendus des bonnes grâces d’Omar Bongo pour leur pitance, pitance que Bongo peut leur enlever à tout moment, ce qui n’est pas mon cas. Mamboundou lui-même ne dût sa carrière à l’ACCT qu’à sa nomination à ce poste par Omar Bongo. Condamné à l’exil entre 1989 et 1993, Mamboundou vécut un exil doré entièrement financé par? Omar Bongo. De retour au Gabon, toute la subsistance du bonhomme fut l’affaire exclusive, encore une fois, des faveurs paternalistes d’Omar Bongo. Image pathétique donc d’un homme qui, du début à la fin, n’a jamais su se prendre en charge. Or, pour pouvoir prendre en charge la destinée de tout un pays comme le Gabon, ne convient-il pas que Mamboundou puisse au moins montrer aux Gabonais ce qu’il a pu faire de sa vie qui eût été construit indépendamment sans l’assistance de celui qu’il prétendait pourtant combattre ? Qui donc, de Mamboundou ou de moi, est plus susceptible de brader ses convictions pour quelques poignées de CFA ? Et Richard Moulomba ose m’accuser d’être la créature d’une vermine comme Mba Obame, que j?écrase sous le joug de mon mépris et que je ne classe point parmi les hommes.
Je me permets donc, encore une fois, d’affirmer que pour juger des capacités de dignité d’un individu, il faut pouvoir le juger sur la base de son parcours et de la traçabilité des valeurs cardinales qui le définissent. Quel est son CV ? Qu?est-ce qui le particularise par rapport aux autres ? Quelles valeurs de probité morale et intellectuelle le caractérisent ? A quoi est due sa fortune, s’il en a une ? Telles sont les questions fondamentales que l’on doit se poser sur chaque individu. Le parcours de Daniel Mengara est un parcours clair et linéaire qui comporte des éléments traçables et concrets qui démentent d’eux-mêmes les allégations logorrhéiques et spéculatives sorties, ô bien légèrement, de la bouche trop empressée de Monsieur Moulomba.
Car pour que Daniel Mengara s’abaissât à sacrifier son honneur et sa dignité à l’autel des prébendes servies par le régime Bongo au travers de Mba Obame, encore aurait-il fallu que l’on en justifiât le besoin ou que preuve en fût établie. Daniel Mengara n’est ni dans le besoin que justifie la précarité, ni un mendiant politique de la trempe des bafoueurs de la dignité du peuple qui se remplissent aujourd’hui les poches sur le dos des Gabonais. Tout le monde sait de quoi Daniel Mengara vit, c’est-à-dire de son honnête travail, résultante directe des études accomplies. Devenu, donc, « Assistant Professor », puis « Associate Professor » (ne restant que le grade qui confère le titre de Professeur plein) dans une université américaine, laquelle lui reconnaît depuis dix ans cette compétence, avec un revenu annuel proche de celui d’un ministre gabonais, l’on voit mal le besoin que Daniel Mengara aurait de se vendre aux abrutis qui dirigent aujourd’hui le Gabon, abrutis auxquels, soit dit en passant, l’UPG vient de s’allier pour continuer à tourmenter le peuple gabonais en compagnie de ceux que, pourtant, on pourfendait encore il y a à peine quelques mois.
Qu?est-ce qui, je me pose encore la question, justifierait que Daniel Mengara sacrifiât son honneur à l’autel de la corruption, quand bien même il n’a pas besoin de l’argent de Bongo pour manger, nourrir sa famille ou s’acheter une voiture ?
Encore faudrait-il également que l’on démontrât par la preuve concrète que Daniel Mengara fût à la solde de Mba Obame et du régime Bongo. Sur ce point, il serait beaucoup plus facile de démontrer que c’est l’UPG et sa classe dirigeante, donc Richard Moulomba et Pierre Mamboundou, qui sont entièrement à la solde du régime Bongo, et ceci de manière radicalement indubitable.
La preuve, il ne faut point la chercher plus loin. Elle est évidente à tous de par son caractère inéluctable :
1) On n’a jamais vu Daniel Mengara aux côtés ni de Mba Obame, ni d’Omar Bongo, ni de qui que ce soit du régime Bongo. Je mets quiconque au défi de montrer une seule photo qui placerait Daniel Mengara aux côtés de qui que ce soit du régime Bongo. A ce titre, l’UPG ne fait pas bonne figure vu que le Palais de la Honte d’Omar Bongo est devenu la nouvelle demeure de Pierre Mamboundou et de Sieur Moulomba qui, de son propre aveu, a avec quelques acolytes convaincu Pierre Mamboundou de l’inutilité de continuer ce combat radical pour un peuple gabonais jugé par eux trop ingrat (nous y reviendrons). Les reportages des médias et toutes les photos du monde sont là pour le prouver. Ce n’est pas Daniel Mengara qui a inventé de toutes pièces les rencontres entre Omar Bongo et Pierre Mamboundou. Dire que Daniel Mengara (ou le BDP avec qui on le confond) ment serait nier ce que tous les Gabonais ont vu à la télé.
2) Mais ce n’est pas tout. Le parcours du BDP-Gabon Nouveau est un parcours clair, entièrement visible sur Internet. On sait comment le mouvement a été créé, et on sait aussi comment il a évolué au fil des années. Le BDP, fort de son désir de transparence, n’a eu de cesse de publier tout ce qui a symbolisé son parcours et son combat, qu’il s’agisse d’informations à son encontre ou à son avantage. C?est ainsi que les Gabonais ont été informés non seulement des trois refus faits par le Dr. Daniel Mengara aux sollicitations de rencontre d’Omar Bongo,  mais aussi des soubresauts internes rencontrés par le mouvement. Ainsi, lorsque Mba Obame essaya de détruire le BDP-Gabon Nouveau par des scissions en achetant Siméon Ekoga, le BDP ne manqua point d’en informer le public. D?ailleurs, ce même public eut l’occasion de voir le traître présenté à Libreville par Mba Obame et l’ambassadeur Adzé comme le nouveau chef du BDP. Parasite du régime, on vit Siméon Ekoga et son complice Okili-Boyer à la télé au Gabon déclarant publiquement leur soutien à Bongo et pourfendant Daniel Mengara comme un faiseur de guerre civile. On les vit également le faire récemment en déclarant leur soutien à Omar Bongo à l’élection présidentielle de novembre 2005. On ne vit jamais Daniel Mengara se livrer à ce genre de conneries et toutes les tentatives de sabotage du BDP financées par Mba Obame, Ali Bongo et l’ambassadeur Adzé échouèrent lamentablement.
Et lorsque Mba Obame, un an plus tard, acheta les membres de la cellule du BDP à Washington dirigée par Serge Bessacque et ceux de la cellule de Libreville dirigée par son frère Hughes Bessacque, le BDP en informa encore une fois le public, qui apprit que  les parasites politiques de Washington et ceux de Libreville étaient allés rencontrer Omar Bongo en secret, malgré l’interdiction qui leur en fut faite par le mouvement. Là encore, on n’y vit jamais Daniel Mengara, resté égal à lui-même.
Bref, l’historique du BDP montre exactement qui au BDP fut acheté par Mba Obame et son régime. Daniel Mengara, trop fier de sa personne, n’est pas et n’a jamais été de ces cochons-là.
3) Parlant maintenant des fameuses prébendes et de la mendicité politique qui ont abruti les politiciens gabonais, il est facilement démontrable que l’UPG n’a finalement été qu’une grosse escroquerie politique, une monumentale supercherie. Encore une fois, il suffit de se baser sur des faits concrets pour le dire et non des inventions. Ni Daniel Mengara ni le BDP-Gabon Nouveau ne parlent jamais en termes d’inventions, mais de faits. Quand, par exemple, Pierre Mamboundou alla rencontrer Omar Bongo le 19 avril 2006, le BDP-Gabon Nouveau avait constaté avec désarroi que cet homme qui se disait de l’opposition radicale n’était pas allé plaider la démocratie pour les Gabonais comme on s’y attendait, mais bel et bien un butin financier personnel pour lui-même et pour son groupe. La preuve indubitable en est que c’est Richard Moulomba lui-même, dans son interview à M2005 ce 14 janvier même, qui l’avoue. L?UPG, on le sait maintenant, avait estimé le dédommagement de « ses préjudices » physiques et moraux à près d’un milliard de francs CFA ! Donc, une colossale fortune dont,  selon Monsieur Moulomba, l’UPG n’a reçu que 100 millions pour le moment, et serait en train d’attendre le reliquat de 900 millions !
Ceci ne sort pas de la bouche de Daniel Mengara, mais de celle de Richard Moulomba lui-même, Secrétaire général de l’UPG.
Décortiquons, maintenant, pour éclairer le public, les dessous moraux et juridiques de ce colossal dédommagement des « préjudices » physiques et moraux de l’UPG :
– Quoi ! L?UPG veut-il nous faire croire que leur siège, qui ne fut pourtant pas détruit, valait un milliard de francs CFA ? Ceci apparaît, au vu du taudis qui abritait le siège de l’UPG, comme une surenchère qui ressemble plus à une extorsion de bas étage qu’à des actes d’hommes d’état dignes de ce nom, surtout quand on prétend vouloir donner l’exemple de probité qui s’impose quand on a en face de soi des monstres déshumanisés comme ceux qui animent le régime Bongo.
– Or, aux dires de Monsieur Moulomba lui-même, le bâtiment qui abritait le fameux siège de l’UPG n’appartenait pas à l’UPG. L?UPG n’en était donc qu’un simple locataire, à raison de près d’un million de francs de loyer mensuel. En quoi donc l’UPG avait-elle le droit de réclamer dédommagement en lieu et place du propriétaire dudit bâtiment qui, seul, était attitré à passer par les voies légales et juridiques qui s’imposent pour obtenir directement, en son nom propre, dédommagement de la part de l’état ? Etait-il moral pour Mamboundou de se substituer mensongèrement au propriétaire du bâtiment pour réclamer réparation pour un bâtiment ne lui appartenant pas, alors même que le bâtiment ne fut jamais détruit ? Omar Bongo était-il, par ailleurs, la juridiction au-devant de laquelle ces plaintes devaient être déposées, vu qu’il est supposé ne pas se substituer à ce type d’actes de droit, qui sont du seul ressort des mécanismes légaux et juridiques du pays ? En cautionnant un tel arbitraire, Mamboundou ne montrait-il pas qu’il n’avait aucune supériorité morale à faire valoir face à Omar Bongo, qui lui, était déjà reconnu comme animal chronique ?
– Tertio, à qui veut-on faire croire que le bâtiment pourtant non détruit par les militaires valait les 100 millions déjà encaissés par l’UPG, encore moins les un milliards abusivement réclamés ?
– Par ailleurs, à qui veut-on faire croire que les biens de l’UPG à l’intérieur de ce bâtiment valaient 100 millions de F CFA déjà reçus et les un milliards grossièrement réclamés par l’UPG comme dédommagement global des préjudices subis ? Ne s’agit-il pas ici d’une supercherie qui devrait nous choquer, d’autant plus que cet acte de Mamboundou reproduit les tares du bongoïsme tout en privant mensongèrement l’état d’un milliard de francs pouvant être consacré à la construction d’écoles ou au paiement des bourses des étudiants !
Les questions morales, ainsi que les questions de principe, sont donc nombreuse et poussent à s’interroger :
–  Si l’on admettait un moment qu’il y ait en effet eu préjudice physique et moral à l’encontre de l’UPG, comment se fait-il que l’UPG n’ait pas porté ce préjudice, preuves à l’appui, au devant de la justice gabonaise qui, seule, serait habilitée, au regard de la loi, à prononcer un jugement réparateur en faveur ou en défaveur de l’UPG ou de citoyens brimés par l’état ? Or, contrairement aux attentes, l’UPG a préféré l’arbitraire des sanctions bongoïstes à la clarté réparatrice de la loi. Autrement dit, Mamboundou et ses acolytes ont préféré contourner la loi et les principes de droit pour aller extorquer directement un milliard de Francs CFA à Omar Bongo, sachant bien que ce milliard sortirait arbitrairement des caisses de l’état sur ordre arbitraire de Bongo, sans que cette sortie n’ait été sanctionnée par un acte juridique formel et légal, choses que pourtant Mamboundou et ses acolytes prétendaient combattre du temps de leur « opposition radicale ». Une manière de dire que Mamboundou a fondamentalement manqué d’honnêteté et a posé là un acte sale qui ne peut le différencier d’Omar Bongo. C?est devant les cours de justice gabonaises qu’il aurait dû aller faire prévaloir ses droits dans la limite du raisonnable et non devant Omar Bongo. Un milliard, c’est trop et ce n’est pas honnête au vu des préjudices réels. Bongo et Mamboundou se sont faits tous deux, par cet acte arbitraire, coupables d’un acte de fraude qui vise à dépouiller l’état, donc le contribuable, d’un milliard de francs capable, pourtant, de financer l’achat de médicaments dont les enfants gabonais ont portant grand besoin ! En quoi un tel constat doit-il être reproché à Daniel Mengara ou au BDP ? Il ne s’agit pourtant pas ici d’un faux procès d’intention, mais bel et bien d’une réalité observable par tous !
– Pire, ayant déjà reçu, de l’aveu même de Richard Moulomba, 100 millions de F CFA au titre de début de dédommagement, qu’ont fait Mamboundou et sa clique de ce pactole ? Ils l’ont tout simplement détourné ! Richard Moulomba, dans sa fameuse interview sur M2005, l’avoue lui-même sans sourciller. Si, comme l’avait dit Mamboundou lors de sa conférence de presse d’avril 2006, l’argent du dédommagement devait servir à la réparation des préjudices causés non seulement à l’UPG, mais aussi à tous ceux ayant subi, en tant que membres de l’UPG, des préjudices corporels ou mentaux, on voit pourtant que cet argent n’a pas du tout été utilisé à cet effet. Au contraire, Monsieur Moulomba affirme clairement que les 100 millions ont été affectés au financement de deux fonctions très floues : le financement de la tournée interprovinciale de Mamboundou avant les législatives, pour soi-disant aller expliquer le revirement spectaculaire de Mamboundou à la base désemparée, et le financement de la campagne de l’UPG aux législatives. Aucun signe, donc, de l’affectation de cet argent au dédommagement des préjudices subis par l’UPG et ses militants, promesse pourtant faite par Mamboundou lui-même quand il justifiait sa rencontre d’avec Bongo en avril 2006. C?est cela qu’en termes légalistes, on appelle détournement de deniers publics. Cet argent, sur la base de la définition des dommages que Mamboundou avait donnée, ne pouvait en aucun cas être utilisé de cette manière. Il se devait, pour être d’utilisation légale, d’être redistribué à tous ceux qui avaient effectivement subi des dommages physiques et mentaux. Ne pas l’utiliser à cet effet constitue un détournement, donc un crime de malhonnêteté punissable par la loi.
– Or, paradoxe choquant, si l’UPG osait arguer que l’argent avait comme prévu servi à réparer les préjudices causés aux personnes et aux biens, alors il faudra tout de suite conclure à la fraude et à l’extorsion. Autrement dit, une telle situation contredirait fondamentalement le besoin d’un milliard déclaré par l’UPG comme somme compensatoire des préjudices subis. En d’autres termes, si les 100 millions reçus ont suffi à non seulement réparer les dommages matériels et physiques subis par l’UPG et ses membres, et si le même montant a également suffi, en plus, à financer des besoins non énumérés et non prévus dans le décompte initial des dommages, c’est-à-dire le financement de la tournée interprovinciale de Mamboundou et le financement de la campagne électorale des législatives de l’UPG, alors il faut conclure que l’UPG avait grossièrement exagéré les préjudices subis et inflationné sa requête financière, ce qui explique qu’il ait préféré éviter de passer par les cours de justice, trouvant plus facile de passer par Bongo pour obtenir par l’arbitraire plus d’argent que n’était nécessaire ni justifiable. Cela s’appelle de la fraude et de la tentative d’extorsion,  et ce type d’acte devrait être puni par la loi. Et cela voudrait aussi dire que le milliard demandé par l’UPG ne se justifie pas puisque les 100 millions reçus auraient, selon le constat actuel, suffi à couvrir non seulement les motifs préjudiciels déclarés, mais aussi les motifs préjudiciels non déclarés. C?est donc d’un acte immoral qu’il s’agit également ici. Le dire doit-il faire de Daniel Mengara un menteur quand l’évidence, de la bouche même de Richard Moulomba lui-même, est si limpide ?
– Or, Monsieur Moulomba nous dit tout pleurnichant, dans son interview, que les caisses de l’UPG sont vides et ne contiennent, au 14 janvier 2007, que 500.000 francs CFA, qui sont le résultat unique des généreuses donations de quelques membres. Il appelle donc à ce titre les internautes à leur déverser encore plus d’argent dans les caisses pour les aider à combattre un régime devenu pourtant allié de l’UPG. N?est-on pas cependant en droit de se demander en quoi se définit réellement aujourd’hui le combat de l’UPG, surtout quand on sait que ses huit députés résultent directement du financement de sa campagne électorale par les 100 millions de Bongo ? Par ailleurs, se demandera-t-on, ceci ne semble-t-il pas procéder d’un manque de crédibilité qui accable à la fois Pierre Mamboundou et son Secrétaire général, qui tous deux devraient faire l’objet de poursuites judiciaires à la fois par l’état pour fraude et extorsion, et par les membres de l’UPG pour détournement ? Car la question reste posée : comment se fait-il qu’ils aient utilisé, à des fins électoralistes, les 100 millions qui avaient été déboursés au seul titre des préjudices causés ? Or, n’ayant pris le temps de réparer quelque préjudice que ce soit pour qui que ce soit, à moins que le préjudice ne se soit limité à leurs seules personnes, nos acolytes se sont rendus coupables de malversation vu que la non utilisation de cet argent aux fins de réparer les préjudices subis montre qu’il n’y avait, en fait, aucun préjudice notable, et que les préjudices nommés ne le furent qu’à titre frauduleux ? Ce qui est sûr, c’est que les comptes en banque de Pierre Mamboundou et de Richard Moulomba ont dû connaître une expansion exponentielle financée, on peut s’en douter, par les 100 millions détournés à des fins non déclarées. Et comme on a maintenant des salaires de députés assurés pour les cinq prochaines années, tout est bien au pays des hommes « (dés)intégrés ».
Il nous faut donc en déduire, finalement, que la réalité n’est pas ce que notre cher Monsieur Moulomba veut nous faire croire.  Il faut voir dans ces man’uvres floues et obscures la mise en ?uvre de mécanismes de corruption politique subtile par lesquels Omar Bongo a acheté le silence et la docilité de Pierre Mamboundou et de ses lieutenants, y compris Richard Moulomba. Aura-t-on au moins remarqué que nos acolytes ne s’embarrassent plus d’appeler « président Bongo » celui que, il y a à peine un an, ils appelaient imposteur ? Aura-t-on remarqué que personne dans la fameuse opposition n’a crié à la fraude cette fois-ci, comme si par miracle, le Gabon était soudain devenu un modèle de démocratie ? Et quelle coïncidence que ce complice silence survînt dans ce soudain contexte de béatitude financière ?
Soyons donc sincères avec le peuple et voyons les choses telles qu’elles doivent être vues. Comme je viens de le démontrer, il n’y avait, chez l’UPG, aucun réel besoin de dédommagements physiques ou moraux vu que les 100 millions arbitrairement donnés par Bongo hors des circuits de l’état ont été entièrement utilisés, non pas pour les besoins de dédommagement des préjudices subis tels que pourtant déclarés, mais bel et bien pour les besoins de la campagne électorale non pourtant déclarés. Ceci veut dire que :
– vu que l’UPG, après les élections présidentielles de 2005, était fauché, c’est Omar Bongo qui a directement financé, par ces 100 millions interposés, la campagne législative de l’UPG. Les députés de l’UPG sont donc, de ce fait, les députés de Bongo, nommés par lui parce que financés par lui, y compris Pierre Mamboundou lui-même.
– il apparaît aussi que, sans les 100 millions déjà versés par Bongo, l’UPG n’aurait jamais pu participer aux législatives, vu que les maigres cotisations de ses membres, selon Richard Moulomba, ne peuvent suffire au financement des actions de l’UPG, encore moins à financer une campagne législative. Il n’est donc pas étonnant que l’UPG se soit déclarée soudainement capable de présenter 120 candidats aux législatives, alors même que les finances de ce parti n’existaient pas avant les 100 millions de Bongo. Evidemment, Richard Moulomba traitera encore Daniel Mengara de tous les noms pour avoir osé dire ceci. Pourtant, ces supputations, je les formules à partir des déclarations propres de Monsieur Moulomba, qui a lui-même livré aux internautes l’utilisation des 100 millions à des fins électoralistes (tournée et campagne) et le caractère vide des caisses de l’UPG (qui n’a que 500.000 francs actuellement).
 – Pire, Monsieur Moulomba avoue que la seule chance de survie de l’UPG en tant que principal parti politique d’opposition gabonais était d’aller rencontrer Omar Bongo, parce que, d’une part, ils craignaient que Bongo ne les assassine, et ensuite parce que, d’autre part, ils n’allaient pas pouvoir survivre en tant que parti politique en l’absence de soutien populaire. Il a donc fallu à l’UPG trouver le stratagème qui consistait à aller chez Bongo marchander son silence et sa docilité à prix d’or. Ceci a été fait. Les 100 millions de FCFA donnés par Bongo pour financer la campagne de l’UPG se sont déjà évaporés. L?UPG attend maintenant les 900 millions restants, 900 millions qui, s’ils sont débloqués, ne seront ni plus ni moins qu’une honteuse extorsion. Monsieur Moulomba avoue, par ailleurs, que Mamboundou était en position de faiblesse et était donc contraint à la négociation. Dieu, que d’enfantillages ! Qu?appelle « position de faiblesse » Monsieur Moulomba ? Sait-il que quand on a des convictions politiques fortes, on ne peut jamais se retrouver en position de faiblesse ni être forcé de négocier quoique ce soit avec qui que ce soit ? Ceux qui parlent de position de faiblesse sont en général les opportunistes qui s’empressent de négocier parce qu’ils savent qu’ils doivent à tout prix saisir les opportunités de compromis qui s’offrent à eux, la promesse de ces compromis étant toujours le remplissage des poches. Mamboundou et ses acolytes n’y sont apparemment pas allés avec le dos de la cuiller : un milliard de francs CFA fut leur prix.
Et puis, entre nous, qu’on arrête d’abuser de la crédulité de ce peuple meurtri ! Quand on fait le choix de l’opposition, on l’assume jusqu’au bout ! C?est quoi ces geigneries que nous sert Monsieur Moulomba à longueur d’interviews, geigneries qui essaient, bien maladroitement, d’excuser la bêtise et la prostitution de son « président » ? Ne trouve-t-il pas enfantines, on dira même puériles, les arguments du style « on voulait nous tuer », « on était en position de faiblesse », « le peuple nous a lâché », etc. ?
Quand on s’oppose à une dictature, on ne le fait pas parce que le peuple est avec soi ou parce qu’on attend des fleurs de la part de la dictature. On ne le fait pas non plus en espérant que la dictature abandonnera d’elle-même le pouvoir. Quand on fait de l’opposition, on vise la chute de la dictature et on le fait par conviction parce que tout commence d’abord par la conviction personnelle et individuelle. Ceci veut dire qu’on ne doit conditionner ni son action ni son « courage » à la participation du peuple ou de quelque autre individu. On s’oppose parce qu’on croit d’abord, à titre personnel, à l’idée du changement. Or, Pierre Mamboundou et Richard Moulomba geignent à tout bout de champs comme des femmes, reprochant au peuple leurs échecs, comme si c’était le peuple qui les avait poussés à aller faire de l’opposition. Vu qu’ils se sont un jour déclarés opposants, il leur appartenait de continuer à s’opposer, quelqu’en soit le coût, du moment que cet engagement ferait partie de leurs aspirations fondamentales et personnelles. On doit toujours être prêt, en tant qu’individu ou groupe, à assumer les conséquences de son engagement, et au besoin, à forcer le destin au prix même de sa vie. Or, si on n’est pas prêt à mourir pour des convictions qu’on n’a pas, comment s’attendre à ce que le peuple se mette en avant pour soi ? La vérité est que le peuple a vu clair dans le manque de couilles et la duplicité des dirigeants de l’UPG, d’où le maigre résultat de huit députés obtenu par Mamboundou et sa clique aux législatives.
Tout ceci, en fin de compte, confirme la légèreté des ces hommes et femmes politiques gabonais transformés en mendiants et parasites politiques: depuis quand un pouvoir dictatorial doit-il dédommager un parti d’opposition des préjudices moraux subis par ce parti, dès lors que ce parti se doit de savoir, par la nature même de son combat, qu’il n’y a aucune autre contrepartie à espérer que la seule satisfaction qui découle de l’éviction pure et simple du régime combattu ? Qu?est-ce que c’est donc, que cette politique mendicitaire que fait la fameuse « opposition » upégiste ? On mendie le pouvoir auprès du régime qu’on combat, on mendie auprès de ce même régime l’argent qui finance son combat. Ah bon ! C?est donc maintenant le pouvoir que vous combattez qui doit vous payer pour vous motiver à continuer votre combat, tout en finançant pour vous vos propres candidatures aux élections ? A quelle indépendance idéologique et mentale pouvez-vous prétendre si c’est le régime que vous combattez qui doit financer pour vous les moyens de votre combat, y compris jusqu’aux convictions qui ne vous animent pas ? Qu?est-ce donc que ce type d’humiliation, de fausseté et d’incompétence ?
Contrairement, donc, à nos amis upégistes qui, sitôt « inquiétés » par le régime, ont vite fait de jeter l’éponge, rejetant lâchement la cause de leurs échecs sur les pauvres gabonais, Daniel Mengara et ceux du BDP animés de vraies convictions affirmeront toujours inébranlablement leurs convictions. La différence entre Mamboundou et moi est que, mes convictions, je les affirme indépendamment de tout autre. La conviction étant avant tout un acte personnel, je ne peux conditionner mes croyances à l’engagement politique de quelqu’un d’autre. Ceux qui, pour s’engager, attendent que quelqu’un d’autre s’engage avec eux ou pour eux, n’ont en fait aucune conviction. Ce sont les marchands d’illusions avec de basses visées personnelles qui en général adoptent ce type de postures. Voilà pourquoi on ne m’a jamais vu ni changer mon discours ni changer mes convictions. Je suis resté, au fil des ans, attaché à mes convictions et chaque année qui est passée n’a fait que les renforcer, les consolider, les perfectionner. Observant la politique gabonaise depuis 8 ans maintenant, j?ai adapté mes observations aux impératifs du changement et conclu que le Gabon ne pourra jamais changer si le régime Bongo n’est pas évincé par la force.
Mais cet engagement que j?ai pris de m’opposer au régime Bongo, je ne le dois avant tout qu’à moi-même et je ne le conditionne à la participation de personne d’autre. En d’autres termes, que le peuple me suive dans cette voie radicale ou pas n’est pas ce qui me guide. Ce qui me guide c’est avant tout de voir, à titre personnel, la fin immédiate de ce régime. Et s’il se trouve parmi les Gabonais des gens qui voient les choses comme moi, alors nous n’en seront que plus forts et plus efficaces à provoquer le changement que nous désirons au lieu de l’attendre du ciel ou de laisser à Bongo lui-même le soin de partir par sa propre volonté.  S?engager pour le changement, c’est donc, avant tout, se positionner individuellement en fonction des croyances fondamentales que l’on défend. Gérer un mouvement politique, dans ce contexte, c’est s’associer à d’autres individus partageant les mêmes convictions. Parce que ces convictions se veulent inébranlables, on ne peut, et on ne doit point, les conditionner à l’engagement politique de qui que ce soit d’autre.
Ce qui est donc indécent,  et par conséquent, révélateur de la langue de bois de Monsieur Moulomba, c’est qu’il n’a pas honte de dire que Mamboundou et ses acolytes ont abandonné leur lutte politique radicale parce que les Gabonais ne les ont pas soutenus. Rien de plus ridicule ! est-ce les Gabonais qui vous avaient mis à la tête de vos partis ? N?aviez-vous pas créé vos UPGs tous seuls, dans l’espoir d’être soutenus ? Et si vous avez échoué, faute de soutien, est-ce les Gabonais qu’il faut blâmer ? Ne vaut-il pas mieux lier vos échecs à vos propres manquements ? C?est pourtant ces mêmes Gabonais que vous critiquez, ces Gabonais pourtant de renommée passive, qui mirent Libreville à feu en 1989 et 1990, forçant d’eux-mêmes le dictateur à accepter une conférence nationale qu’il avait pourtant rejetée ! Non, messieurs, les Gabonais ne sont pas à blâmer. Ils sont juste à cour de vrais leaders capables de les mener à la prise de responsabilité collective par des stratégies révolutionnaires conséquentes.
Qu?on ne nous parle donc plus de Gabonais passifs ! Les seules personnes passives sont ces leaders qui choisissent toujours la voie de la facilité et des compromissions, et se remplissent les poches au passage sur le dos des Gabonais. Et aujourd’hui, on ne s’en cache même plus puisqu’on voit maintenant des leaders politiques se faire acheter publiquement à coups de milliards déboursés sur la base de faux prétextes. Terrible corruption des esprits que cette duplicité devenue tare au sein d’une classe politique désormais sans scrupules. Pauvre Gabon !
Quoi ! Doit-on finalement conclure que l’engagement politique de Pierre Mamboundou et de ses acolytes n’était point réel ? Comment se fait-il que, pour la continuité de leur combat, ils aient eu besoin de la participation obligatoire des Gabonais ? Ne savent-ils pas qu’un seul homme animé de vraies convictions peut changer tout un pays ?  Les Gabonais ne les ayant pas suivis, les leaders de l’UPG ont préféré aller se vendre à Bongo pour à la fois se remplir les poches et sauver leur peau (dixit Richard Moulomba lui-même). Ceci sonne aux oreilles comme un argument bien puéril qu’avancerait un enfant effrayé. Pourtant, si je me souviens bien, l’engagement de Pierre Mamboundou ne fut pas un engagement sanctionné par le peuple. Ce n’est pas le peuple qui était allé sortir Mamboundou de son trou pour lui dire de se déclarer opposant au régime Bongo. Mamboundou l’avait fait indépendamment du peuple en tant qu’individu. Ayant créé l’UPG, il a invité ce peuple à non pas le suivre (erreur politique commise par les Gabonais), mais à unir ses convictions aux siennes en vue de l’objectif commun. Si donc, à un moment, ce peuple décide de ne pas soutenir Mamboundou, il est indécent que Mamboundou et ses acolytes se mettent à blâmer ce peuple pour leurs échecs. Un opposant conséquent doit, au contraire s’interroger et se poser les questions suivantes : qu’est-ce qui a fait que le peuple ne suive pas ? Lui ai-je parlé dans un sens qui ait pu le rassurer vis-à-vis de mes convictions ? Quels actes ai-je posés qui aient pu détourner ce peuple de notre idéal commun ? Autrement dit, l’opposant qui se respecte ne peut abandonner son combat sous le fallacieux prétexte que le peuple ne l’ait pas suivi. S?il lui faut rester seul à s’opposer, l’opposant doit être capable de le faire en toutes circonstances. Le sacrifice se doit alors d’être vu comme un sacrifice à la fois personnel (on se sacrifie pour ses convictions) et altruiste (on se sacrifie pour son peuple, même quand ce peuple se fait hésitant). Là où l’opposant cherche des prétextes à son échec autres que ceux qui mènent à l’introspection, on doit en conclure qu’aucune conviction n’avait, en réalité, animé un tel opposant.
Certains m’ont parfois trouvé arrogant parce que je balance souvent avec une extrême fierté mon titre de « Docteur ». La raison pour laquelle je me permets de balancer avec une telle arrogance mon titre de « Dr. » est basée non seulement sur une idée de mérite, mais aussi sur une idée forte que je me fais de la notion de liberté, notion qui, à son tour définit l’usage que je fais de mon intellectualisme. Car, que vaut un doctorat s’il n’est pas utilisé avec fierté aux fins de l’élévation de l’homme ? Eduquer mes compatriotes à la vérité et à leurs devoirs est pour moi la plus honorable des tâches parce que je le fais sans en attendre de contrepartie. Je me permets donc de critiquer tous les comportements non conformes à l’esprit républicain parce que je suis un homme libre.
C?est à ce titre également que je peux me permettre de condamner les exactions d’Omar Bongo et celles de Pierre Mamboundou, dès lors qu’ils s’écartent des principes formateurs et consolidateurs de la république. Ceci parce que, contrairement à ces personnages, je me bats pour des principes et non pour des affiliations douteuses du style « on ne peut pas critiquer Pierre Mamboundou parce que Mamboundou est de l’opposition ». Une telle assertion est une grotesque bêtise, tout simplement parce qu’une telle approche contredit l’esprit des principes, qui seuls doivent guider objectivement les conjonctions d’aspirations. Car se dire de l’opposition est une chose, mais se comporter en opposant en est une autre. Entre les deux, il peut y avoir un gouffre. C?est parce que Mamboundou a démontré par ses propres actes et déclarations qu’il ne se bat pas pour la défense des principes républicains, et c’est parce qu’il ne comprend ni ne maîtrise l’esprit des lois et des principes, qu’il encourage, sans le savoir, le régime Bongo au despotisme. A cause de cela, nos chemins ne peuvent que bifurquer.
Je m’explique.
Le régime Bongo est un régime despotique, tout le monde le sait. Le despotisme se définit comme la loi de la jungle, c’est-à-dire un système politique où un dirigeant, se dérobant des principes régulateurs de l’état tels que définis dans le contrat social d’équité et de justice qui oblige mutuellement le peuple et ses dirigeants, n’en fait qu’à sa tête. L?état despotique fonctionne sur la base de la seule volonté de son dirigeant qui fait office de loi à titre individuel et, donc, se substitue arbitrairement à l’état. Ce sont ces principes despotiques qui font qu’Omar Bongo, s’étant depuis 40 ans substitué à l’état, soit capable de distribuer un milliard de francs de dédommagement à Pierre Mamboundou, sans être au préalable passé par les mécanismes de redressement qui sont pourtant du seul ressort de l’état et de ses cours de justice. Or, la constitution gabonaise définit clairement une séparation des pouvoirs qui devrait laisser aux seules cours de justice la prérogative de réparer non seulement les torts causés par l’état aux citoyens, mais aussi de punir ceux qui auront, au sein des agents de l’état, fait commettre de tels torts à l’état.
On voit donc par effet de conséquence qu’en se refusant à rechercher redressement des torts faits à son parti par les seuls mécanismes de l’état, et en acceptant de Bongo le principe d’un milliard de francs de dédommagement sans qu’il ait au préalable justifié par les seules voies légales autorisées (cours de justice) la valeur de son préjudice, Pierre Mamboundou aura grossièrement et fondamentalement contredit son idéologie politique tant de fois vantée, idéologie qui fut précisément de mettre fin  au despotisme d’Omar Bongo au Gabon. Mamboundou se fait donc, par ignorance de ce pour quoi il se bat vraiment, complice de la mort de l’état qu’il prétend pourtant vouloir reconstruire. Mamboundou ne voit même pas que, à la manière du Gabonais commun qui a tendance à directement avoir recours à Omar Bongo pour trouver solution à des problèmes que seul l’état devrait pourtant résoudre, il a contribué à introniser Omar Bongo comme la seule institution valable dans le pays, ce qui disqualifie automatiquement l’état et mène à la mort du Gabon.
C?est cela qui, en dernier recours, fait la différence entre moi, simple activiste politique, et tous les autres leaders politiques du Gabon. Et c’est cela qui fait également la différence entre le BDP-Gabon Nouveau et les autres partis et mouvements politiques gabonais. Je me bats sur des principes qui affirment l’inviolabilité de l’état tandis que tous les autres leaders se battent sur des principes qui intronisent et légitiment le despotisme au Gabon. Cela montre qu’étant ignorants des principes même qui affirment l’inviolabilité de l’état, les Mamboundou et Mybotos en tous genres du Gabon ne savent pas distinguer les principes de droit de l’arbitraire des lois. Ils finiraient donc par devenir eux-mêmes des despotes s’ils étaient amenés à prendre le pouvoir.
A la place de Mamboundou, j?aurais fait ceci :
– Pour éviter l’humiliation politique et gagner en crédit populaire, j?aurais refusé de participer à des élections perdues d’avance et j?aurais continué à exiger l’état de droit, même s’il fallait pour cela forcer le régime à adhérer à ces principes par tous les moyens possibles.
– J?aurais continué à refuser de rencontrer Omar Bongo, forçant ainsi le dictateur à céder du terrain sur le plan de l’état de droit pour obtenir une entrevue avec moi. Dans ce contexte, vu que la décrispation voulue par le dictateur ne pouvait survenir que s’il cédait du terrain, j?aurais profité de ce petit pouvoir de pression pour obliger le dictateur à accepter la mise en place des principes de droit inviolables qui auraient renforcé l’état et réduit le despotisme. Et pour ce faire, je n’avais pas forcément besoin du soutien du peuple pour forcer Bongo à un tel recul. Ma seule personne, de par mon obstination, aurait pu obtenir une telle avancée, même du fin fonds d’une prison. Autrement dit, rien que par le maintien des principes de probité qui doivent être ceux de tout leader de l’opposition qui se respecte, j?aurais fait reculer le despotisme par la seule force de ma personne et de mes convictions.
– Et s’il s’avérait que j?aie vraiment eu à finalement rencontrer Omar Bongo au bout d’un processus de négociations commencées préalablement, je n’aurais jamais eu à me rabaisser en allant mendier réparation financière. En reconnaissant Mamboundou en situation de faiblesse face au régime Bongo, Richard Moulomba a, en fait, avoué l’inconsistance de son parti et de son leader. A leur place, j?aurais, si cela s’était avéré nécessaire, uniquement plaidé les principes d’état de droit lors de la rencontre avec Bongo, laissant sur le compte des pertes dues à mon combat les revendications d’ordre financier. Et si j?y aurais été forcé par les circonstances, je me serais épargné l’humiliation en passant par les voies juridiques, évitant ainsi de conforter Omar Bongo dans son rôle d’arbitre de tout ce qui se fait et se décide au Gabon.
Au devant des cours de justice, j?aurais présenté sans les exagérer les pertes réelles de mon parti et j?aurais évité d’y inclure des revendications d’ordre moral car je ne peux normalement faire payer à l’état la conséquence de mon engagement politique contre une dictature, engagement par lequel je dois forcément m’attendre à des préjudices moraux qui relèvent de la nature même de mon combat. Et parce que ce combat est mon choix, je dois en assumer les conséquences morales. Faire payer à Omar Bongo ces conséquences ressemble à une extorsion doublée de chantage dans la mesure où je ferais payer à l’état les conséquences de mon engagement politique, alors que cet engagement est avant tout une action individuelle. En fait, porter plainte à Omar Bongo pour utilisation abusive de l’autorité de l’état en vue de la suppression des droits politiques de l’UPG eût été une meilleure stratégie visant, non pas une réparation morale ou physique, mais bel et bien l’affirmation objective de l’état. Ainsi, encourager les citoyens à réclamer leur droit à l’expression politique libre eût été une action plus honorable que la mendicité politique publique à laquelle Mamboundou se livra, mendicité qui ne fit que renforcer les pouvoirs despotiques d’Omar Bongo resté, dès lors, seul maître à bord. Au lieu donc de renforcer l’état, Mamboundou a par sa légèreté politique contribué à l’affaiblir, au bénéfice despotique d’Omar Bongo.
A la fin, on se demande si tout ceci valait une telle humiliation ? De gain politique, il n’y en a pas eu vu que les négociations tant vantées par Mamboundou avant les législatives n’ont mené à aucune transparence électorales. Or, face au silence de Mamboundou sur ce sujet, et au vu de son inactivité, on ne peut que conclure que les 100 millions reçus, plus les 900 millions attendus, furent le prix du silence pour l’UPG et des dirigeants.
Monsieur Richard Moulomba se trompe donc en arguant que le BDP veut faire sa fortune sur le dos de l’UPG. Ceci procède, apparemment, d’une lecture erronée de la critique du BDP-Gabon Nouveau. Autrement dit, l’UPG n’est pas la cible du BDP sur la base de motifs pernicieux. Le BDP se réserve tout simplement le droit inaliénable de critiquer tout ce qui est préjudiciable au bien-être des Gabonais, que ce préjudice résulte d’une action bongoïste ou d’une action de l’opposition. Il serait donc erroné de croire, comme le fait Monsieur Moulomba, que le BDP ait fait de l’UPG et de Mamboundou le strapontin de sa politique. N?oublions pas à ce niveau que le BDP existe depuis 1998, que le BDP ne critique l’UPG que depuis les présidentielles de 2005 dès lors que la complicité de l’UPG avec le régime Bongo a commencé à s’affirmer, et que sur les centaines d’articles et de documents écrits par le BDP depuis 1998, moins de 1% concernent directement l’UPG. Mais que Richard Moulomba le veuille ou pas, le BDP se réserve le droit de critiquer tout groupe ou tout individu qui, ayant prétendu le défendre, se prostituerait au détriment et sur le dos du peuple Gabonais, qu’il s’agisse d’Omar Bongo et de sa clique ou des opposants manioc qui sévissent actuellement au Gabon.
Par ailleurs, il est essentiel que Monsieur Richard Moulomba se détrompe : le BDP a bel et bien un but politique. A moins de souffrir de cécité mentale chromique, Monsieur Moulomba devrait avoir vu que ce but est partout exposé et répété depuis la création de notre mouvement, c’est-à-dire rechercher par tous les moyens possibles le départ, sinon la suppression du régime Bongo.
Certes, Monsieur Moulomba arguera que le BDP n’est pas sur le terrain. Vrai. Mais à cette idée, il faudra tout simplement opposer la question suivante : qu’a valu à l’UPG et aux Gabonais la présence sur le terrain de Mamboundou, en dehors de ses maigres huit députés et de sa tentative d’extorsion publique d’un milliard de francs à l’état gabonais hors des circuits officiels et formels ? Comme nous l’avons démontré plus haut, Mamboundou a préféré contourner les mécanismes de la justice pour aller publiquement mendier un milliard de francs auprès de Bongo, alors que le tort global fait à l’UPG ne valait pas une telle somme.
Alors, que Monsieur Moulomba appelle ces faits des insanités s’il veut, mais qu’il sache que Daniel Mengara ne verse jamais dans le supposé, la supputation ou le logorrhéisme verbal sans fondement.  Ces faits ne sont pas des conjectures, mais des analyses inspirées des paroles sorties directement de la bouche de Richard Moulomba lui-même qui, sans sourciller, et demeurant inconscient des énormités qu’il susurrait, a montré à quel point les mentalités et m’urs corrompues, mensongères et criminelles sont devenues l’apanage des hommes politiques gabonais. On ne s’en cache même plus et on en parle comme si cela devait devenir un fait naturel et acceptable que tout le monde allât à la soupe ! Quelle légèreté !
Et attention aux contradictions, Monsieur Moulomba. Vous avancez que Daniel Mengara a peur de venir au Gabon parce que, selon vous, il aurait peur de se faire assassiner. Or, tout le monde sait que Daniel Mengara ne peut se rendre au Gabon parce que le régime en place refuse de lui délivrer un passeport. Pourtant, on se souvent avoir vu, en 2005 lors de la campagne présidentielle, Moulomba soutenir que Mamboundou ne pouvait sortir du pays parce que le régime refusait de lui donner son passeport. Déjà à ce niveau, où se trouve la différence entre Mengara exilé externe par la force de l’arbitraire et Mamboundou exilé interne par la force de l’arbitraire ? Mais la contradiction de Monsieur Moulomba ne s’arrête pas là. Il nous apprend dans son interview à M2005 que Mamboundou a son passeport depuis décembre 2005, ce qui veut dire depuis un peu plus d’un an. Ce qui frappe alors c’est que, jouissant désormais de son passeport, donc du droit de sortie du territoire, Mamboundou n’ait pas trouvé opportun de sortir du pays parce que, maintenant, aux dires de Monsieur Moulomba, il aurait peur, non plus d’être empêché de sortir, mais plutôt d’être empêché de revenir au Gabon. Je croyais pourtant que la peur n’habitait jamais Mamboundou ?
Pire, Monsieur Moulomba nous apprend que Mamboundou attendrait de devenir pleinement député pour se protéger de toute tentative du régime Bongo de l’empêcher de rentrer au pays si jamais il en sortait. Est-ce vraiment une explication suffisante, ce ramassis de contradictions ? Et si vraiment Bongo doit empêcher Mamboundou de revenir au Gabon, Moulomba croit-il que le fait d’être député protègerait Mamboundou de l’exil si Bongo en décidait autant ? Ne sommes-nous plus au pays de l’arbitraire ?
Voilà ce qu’on appelle prendre les Gabonais pour des imbéciles. L?UPG, par les langues fourchues de son leader et de son secrétaire général, ne sait plus aligner, pour leur propre défense, un seul argument qui eût du sens. On se contredit à chaque phrase et on espère voir gober ce genre d’insanités aux Gabonais ? Et si donc des esprits éclairés osent s’interroger ou exposer ces contradictions, on crie à la manipulation de Mba Obame et on menace : « Il faut que Daniel Mengara arrête de verser dans l’invective ». La question demeure : pourquoi appeler invective ou dénigrement des faits pourtant avérés qui sautent si fortement aux yeux ?
Oui, Daniel Mengara verse dans l’invective, certes, mais c’est une invective fondée sur des faits. Alors, qu’on le comprenne donc dès aujourd’hui : l’invective fondée et justifiée est l’apanage des hommes libres. Parce que je me sens libre et non redevable à personne, je peux traiter qui je veux d’animal et ne craindre aucune conséquence car ma liberté m’a également affranchi des peurs que connaissent les âmes encore enfermées dans des considérations animalières. Si on veut me tuer pour me faire taire, on me tuera, mais je ne mourrai pas la bouche fermée. Mais ce n’est pas moi qui, pour sauver ma peau, irais me vendre à Bongo comme l’ont fait Pierre Mamboundou, Richard Moulomba, Paul Mba Abessole et autres André Mba Obame. Ma liberté m’étant chère, je l’assume pleinement. Et parce que je l’assume, je ne puis la vendre.
Tandis que je jouis pleinement de ma liberté, ceux qui dépendent du régime Bongo comme Pierre Mamboundou et Paul Mba Abessole ne le peuvent pas, parce qu’ils dépendent d’un système hors duquel ils sont incapables de survivre. Comment le pourraient-ils ? N?ayant jamais pu s’assumer indépendamment comme des hommes affranchis hors du système Bongo, ils sont demeurés « rebelles » par la parole et esclaves par la dépendance. Or, dépendre d’un régime que l’on critique rend toute parole rebelle vide de sens. Demandez par exemple à Mamboundou d’aller sur une radio nationale ou à la télévision traiter Omar Bongo d’animal, de criminel et d’imposteur, il ne le pourra pas. Ceci parce qu’il n’est pas un homme libre. Demandez à son acolyte Richard Moulomba de tenir un meeting politique dans lequel il traiterait d’animal et d’imbécile Omar Bongo, et menacerait le régime d’insurrection armée commanditée par l’UPG, il ne le pourra pas. Ceci parce qu’il n’est ni un homme libre ni un homme affranchi.
Autrement dit, comme Omar Bongo, Mamboundou et son secrétaire général vivent encore tous au stade primaire de l’homme, c’est-à-dire à ce stade primitif où l’homme ne se préoccupe que de ses besoins les plus primaires (dormir, manger, copuler, excréter). Or, la raison pour laquelle je qualifie Omar Bongo d’animal tient à un fait universellement et philosophiquement vérifiable. Jean-Jacques Rousseau, définissant ce qui distingue l’homme de l’animal, arguait que pour mériter la qualité d’homme, il fallait à la fois faire montre des trois valeurs cardinales que sont l’amour de soi, la pitié (envers autrui) et la perfectibilité (capacité de s’améliorer). Omar Bongo ne correspond à aucun de ses trois critères. Incapable d’amour de soi, il souffre plutôt d’amour-propre (qui est un vice). Cruel dans ses épanchements, il ne sait pas ce que c’est que la pitié (voilà pourquoi il asservit toute une nation). Incapable de perfectibilité, il est, en 40 ans de pouvoir, resté le même, exactement comme le font les animaux, qui restent égaux à eux-mêmes malgré les changements dans leur environnement immédiat.
Ce que Pierre Mamboundou aurait dû, à son tour, faire, c’est se distinguer de l’animalité de Bongo en montrant qu’il était lui, humain. Il a malheureusement, en allant se transformer en mendiant public, échoué au test de l’humanité qui l’aurait élevé au rang d’homme de vertu aux yeux des Gabonais.
Dire ces choses-là telles que je les dis ne choquera donc que ceux qui, associés dans l’animalité qui éloigne de la raison, ne comprennent pas la force des principes, se limitant à la surface des choses et aux apparences. Or, les apparences sont trompeuses. Il n’y a que ceux qui pénètrent la surface des choses pour en étudier l’essence qui arrivent à s’affranchir de leur animalité, atteignant ainsi les sommets qui font l’humanité parce que guidés par la raison et l’altruisme qui fait les nations fortes. Le Gabon est faible parce que ses leaders sont des êtres mesquins, petits et sans substance.
Ce qui fait précisément de moi un homme libre est que je me bats, avant et par-dessus tout, pour les principes. Et parce que je me bats pour ces seuls principes qui, eux, sont capables d’asseoir l’humanité et le respect de la vie parmi nous, je n’ai pas la grosse tête. Autrement dit, Daniel Mengara ne se voit pas nécessairement ni obligatoirement président du Gabon. Daniel Mengara, au contraire, souhaite pour le Gabon la mise en place de ces principes de droit qui font l’état de droit, de ces principes humains qui mettent en avant la protection des droits humains comme principes inviolables et de ces exigences d’altruisme qui, rejetant le despotisme et la dictature, introniseraient les principes de compétence et de mérite qui permettent le développement des nations et le bonheur des peuples.
Qu?il me soit ainsi permis d’expliquer à ceux qui ne comprennent pas la force des principes que les principes d’état de droit, quand ils existent, rendent l’état immuable, neutre et permanent dans son essence et sa visée. L?état, dès lors qu’il se fonde sur des principes de  loi et de droit, devient l’élément régulateur qui, objectivement, dicte aux uns et aux autres des règles de conduite qui ne dépendent que de l’état de droit et non des volontés particulières et arbitraires qui émaneraient d’un despote comme Omar Bongo. Et dès lors que tout le monde se soumet à ces principes, c’est le droit et l’humanité qui triomphent. Omar Bongo eût-il accepté de se soumettre à ces principes de droit que Daniel Mengara n’eût jamais rien eu à redire, car la présence d’Omar Bongo au pouvoir n’eût alors été que de la seule compétence des Gabonais, qui l’y eussent maintenu librement et selon leur bon vouloir, du moment qu’ils l’eussent eux-mêmes jugé bon pour eux. Pierre Mamboundou se fût-il battu pour les principes de droit que Daniel Mengara l’eût forcément soutenu, car il eût alors peu importé que Daniel Mengara se fût voulu président là où d’autres, partageant et défendant les mêmes principes, en eussent déjà exprimé la vocation.
Autrement dit, la liberté dont je me prévaux m’interdit de caresser des rêves de pouvoir juste pour le pouvoir. Le pouvoir ne devrait jamais devenir une finalité en soi. Daniel Mengara n’est donc pas derrière son ordinateur en train de caresser le rêve de devenir président du Gabon. Pour s’accomplir, l’homme qui se respecte n’a pas besoin de vouloir diriger les hommes. L?homme s’accomplit donc tout aussi bien par la pensée que par l’acte d’altruisme, dès lors qu’il pose son acte avec la sincérité que dicte le devoir. En écrivant Du Contrat social au 18ème siècle, Jean-Jacques Rousseau révolutionna l’idée de l’état non seulement en France, mais aussi dans le monde, intronisant ainsi de manière universelle l’impératif et l’idéal démocratiques. De sa tombe, Rousseau peut donc se prévaloir d’être un homme accompli car il aura utilisé sa capacité à penser pour permettre l’accomplissement de l’homme. A la manière de Rousseau, je me définis comme un homme qui s’accomplit par la pensée. J?utilise mon ordinateur avant tout pour penser et mettre en écrit ma pensée, là où d’autres se livrent à des frivolités.
Mon rêve, au contraire de tant d’autres qui se laissent aller à la frivolité, c’est de voir s’établir les règles de droit qui permettraient à toute personne qui en eût la vocation au Gabon de pouvoir satisfaire ou rêver de satisfaire ses ambitions présidentielles, du moment qu’une telle personne accepterait dignement le résultat de son échec ou de sa victoire en toute confiance, parce qu’elle ferait confiance aux institutions qui régulent les processus électoraux qui traduisent la volonté des peuples. Car, ce qui accorde les hommes et les unis n’est point l’idéologie. L?idéologie, dès lors qu’elle est partisane, est ce qui les divise. La seule chose qui accorde les hommes c’est quand les hommes se mettent d’accord sur des règles du jeu objectives et acceptables par tous. Autrement dit, ce sont les seuls principes de neutralité qui découlent du droit et de l’état de droit qui accordent les hommes, principes qui, dès lors, définissent pour tous la règle du jeu, sans que qui que ce soit puisse, par quelque subterfuge que ce soit, s’en dérober ou s’en défaire.
Ma liberté que je vante tant s’inspire, pour son irréductible affirmation, du fait que je crois foncièrement et sincèrement à la force des principes de l’état de droit, et il ne saurait donc y avoir désaccord entre moi et toute autre personne qui se battrait pour les mêmes principes. C?est ainsi qu’Omar Bongo, Mba Abessole, Pierre Mamboundou et moi-même pourrions, dans un monde imaginaire, nous retrouver dans le même camp si nous regardions les principes d’état comme les seuls qui doivent réguler la vie des Gabonais entre eux et permettre, en toute inviolabilité, la réalisation de leurs aspirations. Il se trouve, hélas, qu’Omar Bongo, Mba Abessole et Pierre Mamboundou sont tous deux aveuglés par la soif du pouvoir et des biens matériels, qui les ont donc éloignés de la classe des humains. Ce qui me rend libre, au contraire d’eux, est que je vois la politique, non pas comme un fin de pouvoir en soi, ou un couloir vers la fortune, mais plutôt comme le cadre de réflexion et d’action qui permet à l’homme de travailler pour l’homme et pour la consolidation de l’homme. Voilà pourquoi je ne me vois pas forcément président du Gabon. Si j?y étais conduit par la force des choses, ce ne sera pas parce que ce sera moi qui l’aurai voulu, mais plutôt parce que ce sera le peuple qui m’y aura conduit. Ce ne sera pas parce que je l’aurai rêvé ou que je l’aurai voulu maladivement comme le font tant d’autres jusqu’à la pourriture de leurs âmes. Par contre, ce qui me satisferait le plus au monde, ce serait de voir triompher les principes d’état de droit pour lesquels je me bats et qui seuls assureront la naissance du véritable esprit de nation pour lequel nous nous battons nous, nation dans laquelle tous seraient égaux devant la loi, protégés également par elle, et unis dans la confiance en leur état.
Fort, donc, de ces aspirations humaines qui visent au bien et à l’accomplissement du plus grand nombre, je puis pleinement jouir de ma liberté d’homme et dire sans peur et en toute objectivité ce qui, pour le Gabon, doit être fait pour assurer le triomphe des idéaux qui intronisent l’état de droit, donc, l’homme. Et voilà pourquoi je me sens libre de critiquer tous les malfrats qui, d’Omar Bongo en passant par Mba Abessole et Pierre Mamboundou, utilisent l’état à des fins corruptives et personnelles, car ils contribuent consciemment ou inconsciemment à la mort de l’homme et de ses valeurs fondamentales. A ce titre, ce n’est pas le fait de se battre politiquement sur le terrain qui est, en soi, comme le prétend Richard Moulomba, une expression de valeur humaine. On peut être sur le terrain et se battre pour des valeurs personnelles qui corrompent l’homme et l’esprit de l’homme, précisément comme le fait Pierre Mamboundou aujourd’hui et comme l’a fait Paul Mba Abessole hier. La conséquence en est donc que de par leurs aspirations personnelles, ils ont d’abord retardé, puis compromis, l’éclosion de l’homme gabonais et des principes qui le régulent pour son propre bien. Quand on se bat pour des aspirations personnelles, on finit toujours par se compromettre et cette compromission se répercute négativement sur la nation car elle traduit le triomphe du népotisme et du despotisme, donc de la mafia d’état.
Je me permets donc de critiquer à la fois Omar Bongo et ceux qui se prétendent de l’opposition dès lors qu’ils s’écartent des valeurs universelles qui encensent l’humanité. Le baromètre de leurs actions et de la mienne, à mes yeux, ne se situe ni sur la présence dur le terrain, ni dans le copinage des passions, ni dans les fausses définitions de l’idée d’opposition que les uns et les autres colportent. Ce baromètre se situe dans les valeurs objectives qui se trouvent dans la construction de l’état de droit et des principes de droit qui, dès lors, doivent s’orienter vers la protection de l’homme et de ses aspirations démocratiques fondamentales. Si Omar Bongo défendait ces valeurs, je serais son ami et je le garderais au pouvoir, parce que nous serions unis dans l’amitié par des valeurs objectives. Si Pierre Mamboundou défendait ces valeurs, je serais son frère et je le projetterais au pouvoir, parce que nous serions unis dans la fraternité par des valeurs qui élèvent l’homme et l’éloignent de la bête. En fait, quand l’état existe dans sa dimension totale, il n’a besoin ni de Daniel Mengara, ni d’Omar Bongo, ni de Pierre Mamboundou. Quand l’état existe réellement, il est permanent et immuable, c’est-à-dire que les hommes passeront, mais l’état restera, sans que le passage des hommes n’ait pu le modifier dans ses principes fondamentaux, sauf si une telle modification se serait orientée vers la seule consolidation de ces principes, renforçant ainsi l’état de droit au seul bénéfice de l’Homme. Ainsi, là où l’état existe vraiment comme aux Etats-Unis, on peut mettre un enfant au pouvoir sans trop risquer de remettre en cause l’existence de l’état et les devoirs bienveillants de l’état envers ses citoyens. Dès lors, l’état ne change que si c’est le peuple qui, par sa volonté commune telle que librement exprimée au travers du vote, décide de le changer.
Voilà pourquoi je dis que je n’ai pas la grosse tête. Avoir la grosse tête c’est critiquer sans fondement « Paul, Jacques et Jean » comme le dit Richard Moulomba, aux seules fins de les disqualifier par la médisance pure parce qu’on veut les éliminer de la course au pouvoir. Si telles avaient été mes aspirations ou mes motifs, j?aurais été le premier à me mettre à moi-même une balle dans la tête, car je n’aurais en rien été différent des autres animaux que je critique si violemment. Mais parce que je pourrais tout aussi bien me satisfaire de voir Omar Bongo demeurer au pouvoir ou Pierre Mamboundou y accéder, dès lors qu’ils se battraient, l’un et/ou l’autre, pour les valeurs fondamentales qui définissent l’état de droit, l’on doit donc comprendre ici que je demeure neutre non seulement dans ma perception des hommes politiques gabonais, mais aussi dans ma critique. Je les juge durement, certes, mais non pas en fonction de mes préférences personnelles, mais plutôt en fonction de principes objectifs, qui répondent à la question suivante : leurs actions, leurs idéologies et leurs aspirations sont-elles résolument orientées vers la défense de l’homme, quelqu’en soit le prix, ou se situent-elles plutôt sur le socle des valeurs primaires qui pervertissent l’homme et assoient le despotisme, ce haïssable état antithèse de l’état de droit qui traduit la mort ultime de l’Etat ? Il est donc facile de voir que, dès lors que l’humain s’écarte des valeurs fondamentales qui enfantent l’état de droit, il devient, à mes yeux, mon ennemi puisque ennemi de l’homme et un animal puisque dépourvu de l’instinct de l’amour de soi et des autres qui éloigne de la corruption des valeurs.
Que l’on me permette donc d’affirmer, encore une fois, que tous les pompeux qui comme moi affichent leur titre de « Dr. » ne sont pas égaux. La fierté que je tire de mon titre de « Docteur » est une fierté qui me différencie d’un « Docteur » animalisé comme Mba Obame, dont l’intellectualisme avorté ne se compare même pas à celui d’un macaque. Quand on met ses connaissances au service de l’animalité, on ne mérite pas ce titre car on est un animal. Se refuser à l’animalité, c’est mériter un titre qui ne doit server qu’à élever l’homme. Quand on limite son esprit aux calculs qui réduisent les aspirations aux seules fins de piller, manger, dormir, baiser et chier, on reste au stade de bête. Mba Obame et moi n’avons donc ni les mêmes valeurs ni les mêmes fondements mobilisateurs. Il fait partie de la tribu des macaques et moi je fais partie de la lignée des hommes qui aspirent à la réalisation de l’humain et à son accomplissement total. Voilà pourquoi je rigole de ceux qui, comme Richard Moulomba, insinueraient que Daniel Mengara serait à la solde du régime Bongo. C?est comme s’ils disaient que Socrate était l’esclave d’un macaque. C?est là un anachronisme qu’il faut rapidement évacuer, de peur de tomber dans les élans bestiaux qui caractérisent le bongoïsme au Gabon.
Continuez donc, si vous le voulez, messieurs de l’UP(D)G, à assouvir vos bas intérêts sur le dos des Gabonais. Mangez le milliard de la honte avec lequel on aura acheté vos mesquines âmes et étranglez-vous avec. Mais sachez que tant que Daniel Mengara sera vivant, vos insipides stratagèmes n’échapperont qu’aux imbéciles et simples d’esprits qui croiront à vos factices positionnements. Vous faites aujourd’hui la démonstration de ce qui, hélas, tue le Gabon. Vous êtes vils, sales, dégoûtants. Contrairement à vos vils épanchements, souffrez que nous, au  BDP-Gabon Nouveau, nous donnions pour idéal de nettoyer le pays de ces manières de faire et de rétablir l’état, donc la nation, dans toute sa gloire. Et ceci commence par les exemples de probité que je donne à ce pays par ma personne, en me contentant de m’accomplir selon les capacités mentales, physiques et morales dont m’a doué la procidence. Je ne prétends pas, comme vous, pouvoir diriger les hommes sans y ajouter l’exemple; je prétends pouvoir les éduquer par l’exemple, sans prétendre les diriger.
Et sachez également ceci, chers amis. A la place de Pierre Mamboundou, j?aurais pris les 100 millions reçus de Bongo et j?aurais été personnellement les enfoncer dans la gorge du macaque, pour qu’il s’étouffe avec.
Je vais donc faire un important aveu à Monsieur Moulomba et à tous ceux qui nous lisent, dont certains seront choqués par cette platitude : mon opposition au régime Bongo est une opposition inébranlable. Elle le restera. Etrange, n’est-ce pas, que cette déclaration, qui devrait être si naturelle, recueille désormais tant de doutes et d’incrédulité de la part des Gabonais ! C?est à cause de gens comme Pierre Mamboundou, Richard Moulomba, Paul Mba Abessole, Omar Bongo et tous les autres margoulins que les Gabonais ont fini par ne plus croire aux déclarations de probité des hommes politiques. Sur quelle base, en effet, devraient-ils croire la profession de foi du Dr. Daniel Mengara quand des gens comme Paul Mba Abessole et Pierre Mamboundou leur ont déjà enlevé toute envie de donner leur confiance à quelque autre homme politique que ce soit ? Et voilà la cassure entre le peuple et ses leaders assurée. Et voilà le régime Bongo consolidé, parce que, dans les tréfonds de son machiavélisme, Omar Bongo savait que c’est en décrédibilisant l’opposition par la corruption qu’il allait sans coup férir garantir la consolidation et la survie de sa monarchie. Et pan, le tour est joué. On jette quelques miettes à Mba Assole et il se met à ramper comme un chien. On jette un os pourri à Mamboundou et il l’avale comme un serpent affamé. Spectacle dégoûtant où bestialité et immoralité s’associer pour démobiliser les Gabonais et les détourner du sentiment révolutionnaire. Rien de plus docile en effet qu’un peuple découragé !
Oui, je parle beaucoup de derrière mon ordinateur comme on me le reproche souvent ici et là. Mais je dis que c’est mon droit le plus absolu de parler autant que je veux et de critiquer autant que je veux. Ce droit étant alimenté par mon inébranlable conviction, je l’affirme avec fierté contre vents et marrées. Chacun devrait en faire autant car parler est déjà poser un acte d’homme libre. Il vaut mieux parler de derrière un ordinateur que se pervertir l’esprit au contact des cochons de la classe politique gabonaise.
Oui, je ne suis pas sur le terrain au Gabon. Mais comme je suis maintenant rassuré que le fait d’être sur le terrain ne fait pas forcément de ceux qui y sont des étoiles ni des succès politiques, alors je me retrouve soudain conforté dans mon opposition d’exil. Vu que ceux qui sont au Gabon n’ont pas encore pu faire la démonstration de leur efficacité de terrain, il n’y a pas lieu de se retrouver embarrassé par l’opposition d’exil, fût-elle cyberdissidente. Par ailleurs, je me satisfais du fait que Mamboundou fut lui aussi longtemps acculé à l’exil, son retour au Gabon n’ayant dans ce cas été qu’une conséquence naturelle de son autorisation de retour par la même personne qui l’exilât. Le jour viendra donc où je me retrouverai  moi-aussi au Gabon, mais mon retour ne se fera pas avec la queue entre les jambes comme ces gros gueuleurs dont le radicalisme semble avoir fondu dans les CFA de Bongo comme neige au soleil. Mon retour sera un retour d’homme qui affirmera la tête haute son humanité et celle des Gabonais, car ne devant son ni son passé ni son devenir à personne.
Oui, je parle de révolution et d’insurrections qui ne viennent pas. Mais je dis ceci : que l’insurrection vienne ou qu’elle ne vienne pas, l’essentiel est que j?y croie et que j?y travaille jour et nuit, pour la rendre possible. Il n’y a rien de plus terrible qu’un humain sans aspiration, qui attend docilement sa libération de l’action divine ou du miracle. Ce type d’humain étant un humain découragé, il est totalement inutile à la société car incapable de s’élever au rang d’homme, sa seule préoccupation finissant par se réduire aux besoins primaires déjà mentionnés plus haut, c’est-à-dire manger, dormir, baiser et chier. Aussi préféré-je me satisfaire de l’illusion d’un changement à venir plutôt que de céder au découragement ou de plonger corps et âme dans les bras des bourreaux du Gabon, après avoir jeté par la fenêtre mes convictions. Si donc, je dois rester le seul Gabonais opposé au régime Bongo, je le demeurerai, car mon engagement ne dépend aucunement de ce que font les autres ni de ce que fait le peuple. Seule ma conviction pour le changement me guide et me motive à lutter pour ce changement, quelqu’en soit le prix. La maxime est alors simple : je m’oppose donc j?existe, et puisque j?existe, je peux soulever des montagnes.
A ce titre, personne, ni Richard Moulomba, ni Pierre Mamboundou, ni Omar Bongo, ne me privera du droit de dire mes opinions et de fomenter la rébellion au Gabon en vue de libérer ce peuple meurtri de la dictature qui le tétanise dans son suicidaire immobilisme depuis 40 ans. Et contrairement aux Moulombas et Mamboundous du Gabon, la passivité du peuple, loin de me décourager et de me pousser à me vendre à Omar Bongo, me révolte chaque jour un peu plus et me fait m’ériger, non point contre ce peuple que j?aime tant, mais contre ceux qui l’ont ainsi fait prisonnier de ses phobies. Et plus je vois les meurtrissures de ce peuple, la léthargie étant de celles-là, plus je me sens révolté à sa place. Du coup, plutôt que de le critiquer, je le comprends. Ce peuple n’a tout simplement pas eu les leaders qu’il méritait.
Voilà pourquoi, pour finir, je déclare aux yeux de tous que si Monsieur Moulomba, comme il le prétend, a des preuves qui eussent jamais placé Daniel Mengara au sein du giron qui assemble les suppôts de Satan au sein de l’enfer bongoïste, qu’il les apporte. Je serai content d’apprendre cela de moi-même, au cas où quelque part je me serais endormi un jour pour me réveiller dans la troisième dimension où se mélangent les rêves et les réalités fantasmagoriques. Mais je reste convaincu que personne nulle part dans le régime de Bongo ne peut m’incriminer dans quelque combine que ce soit. Je ne leur en ai jamais laissé l’opportunité, les ayant toujours tous évités comme la peste. A la différence de Monsieur Moulomba, donc, ma démonstration de la duplicité de Pierre Mamboundou s’est uniquement basée sur des faits vérifiables par tous, pas mal de ces faits étant sortis de la bouche de Richard Moulomba lui-même. Daniel Mengara n’a donc rien inventé et son invective se fonde sur des faits concrets, dont l’inéluctabilité s’affirme avec une bienfaisante férocité.
Et, puis, les gens qui savent apprécier le vrai du faux le savent. Si les bongoïstes avaient quelque preuve que ce soit qui eût pu établir ma compromission d’avec le régime Bongo, soyez assurés qu’il y a longtemps qu’ils l’auraient produite. Leur problème est qu’ils n’en ont aucune, s’étant toujours cassé les dents sur la carapace de mes postures probitaires, seuls antidotes contre le mensonge et la malhonnêteté qui défont les hommes et font triompher les bêtes. C?est donc dans le vent et avec du vent que radote le frère Moulomba. Je lui pardonne ses errances logorrhéiques car je dors tranquille, conscience au repos. J?attendrai donc qu’il aligne ses preuves.
En attendant, je dis, comme diraient mes frères de Guinée équatoriale, « basta ! »
Car je n’ai aucune parenté avec les cochons.
Dr. Daniel Mengara
Président

BDP-Gabon Nouveau
P.O. Box 3216 TCB
West Orange, New Jersey, 07052

USA

Tel: 973-447-9763 / 973-655-5143
Fax: 973-447-9763 / 973-655-7909
Site: http://www.bdpgabon.org

——————————————————————————–
Le BDP-Gabon Nouveau (“Bongo Doit Partir, pour la Construction d’un Gabon Nouveau”) est un mouvement politique gabonais de libération nationale en exil dont le siège se trouve dans le New Jersey aux Etats-Unis. Le BDP-Gabon Nouveau (http://www.bdpgabon.org) recherche la suppression du régime Bongo et le départ d’Omar Bongo du pouvoir par tous les moyens possibles. Le Mamba (http://www.lemamba.org) en est la branche armée. 


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Auteur/Source: · Date: 30 Jan 2007
Catégorie(s): Analyses
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