Socialisez

FacebookTwitterRSS

Claude Guéant et Alain Joyandet à Libreville pour que le système de pillage puisse continuer sans heurts

Auteur/Source: · Date: 11 Avr 2008
Catégorie(s): Françafrique

L’Economie française dépend de ses possessions dans les ex-colonies. Mettre fin aux relations françafricaine c’est plonger la France dans la recession économique. De Air France à Areva , en passant par Total, Bolloré… l’économie française est pour plus de la moitié dépendante de l’Afrique francophone. Le gabon en est un exemple frappant où les hommes politiques français au pouvoir sont obligés d’aller pour faire allégeance et permettre une continuation du pillage des matiers premieres gabonaise (Petrole, bois…). Toute autorité française remettant en cause ce rapport inégalitaire entre la France et le gabon, est tout bonnement ecarté. Jean-Marie Bockel vient d’en faire l’amère l’expérience. Son successeur Alain Joyandet a lui vite fait de venir au Gabon, pour permettre au système de pillage de continuer sans coup férir…

La visite à Libreville du secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant et du secrétaire d’Etat français à la Coopération Alain Joyandet a aplani les différends avec le Gabon mais, malgré les déclarations de rupture, elle démontre que la “Françafrique” a la peau dure.

“Il y a une symbolique forte puisque le représentant du président de la République et le représentant du gouvernement que je suis viennent rendre visite au président Bongo. C’est la première visite officielle du nouveau secrétaire d’Etat”, a souligné M. Joyandet.

La “symbolique” est d’autant plus forte que M. Joyandet rend ainsi hommage au président Bongo, une des plus parfaites incarnations de la Françafrique dont son prédécesseur Jean-Marie Bockel voulait signer “l’acte de décès”.

Plusieurs sources ont d’ailleurs confié à l’AFP que M. Bongo avait oeuvré pour obtenir l’éviction de M. Bockel, muté le 18 mars aux Anciens combattants.
Et jeudi, Claude Guéant n’a cessé de couvrir d’éloges le “doyen des chefs d’Etats africains reconnu par tous ses pairs”, parlant de “ses initiatives qui concourent à la paix et au développement” ou de son “rôle (…) dans la résolution de nombreuses crises”.
De là à penser que M. Bongo, qui n’a pas apprécié la diffusion par des médias français de reportages sur son luxueux patrimoine immobilier en France, et dont le pays s’est insurgé contre la reconduite de deux Gabonais aux frontières de l’Hexagone, réclamait quelques gages de bonne volonté de Paris…

“Joyandet va faire des courbettes devant Bongo” qui est responsable du “pillage de son pays”, a dénoncé jeudi à Paris un militant de l’association “Cellule Françafrique”, lors d’une tout aussi “symbolique” pose de scellés sur un hôtel particulier présenté comme appartenant à la famille du président gabonais.

S’il a gardé le sourire, Alain Joyandet a dû avaler quelques couleuvres: il s’est infligé six heures d’avion pour attendre une bonne heure que Claude Guéant s’entretienne en privé avec M. Bongo, avant d’accéder lui-même à l’audience présidentielle, et ensuite repartir illico, non sans avoir essuyé ironies et questions embarrassantes des journalistes.

Les émissaires français n’étaient pas trop de deux pour tenter d’expliquer, après tout cela, qu’on n’était justement pas revenu à la “Françafrique”.

“Nicolas Sarkozy l’a dit à plusieurs reprises (…) Le temps du pré carré français en Afrique (…) et un certain paternalisme qui a succédé à la période coloniale sont derrière nous”, a lancé Claude Guéant avant d’ajouter: “La France ne renie rien de ses amitiés. La France souhaite poursuivre une relation privilégiée avec tous les pays d’Afrique avec lesquels elle a des liens anciens. Et singulièrement avec le Gabon.”

“L’objectif du président de la République n’est pas de créer des vagues avec qui que ce soit et encore moins avec des pays qui sont foncièrement et anciennement des amis très proches”, a expliqué M. Guéant.

M. Joyandet s’est lui tiré par une pirouette d’une question d’un journaliste lui demandant s’il avait “remercié le président Bongo pour sa promotion”: “J’ai remercié le président pour son hospitalité et son accueil particulièrement chaleureux.”

Les précautions oratoires pour éviter de dédire les uns tout en flattant les autres ont leurs limites. M. Joyandet a ainsi été contraint de se justifier: “Non, il n’y a pas une façon de dire une chose et son contraire.”

Le secrétaire général de l’Elysée a fini par trouver une figure de style plutôt réussie: “Si la Françafrique c’est une relation post-coloniale, elle est derrière nous. Si la Françafrique, c’est la recherche par les partenaires d’une amitié, solide, réelle dans le respect des peuples et des souverainetés, oui c’est une Françafrique qui a de l’avenir.”
 


SUR LE MÊME SUJET
Affaire Bourgi : les doutes de Claude Guéant
Par Charles Jaigu Selon le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy a bien évoqué avec l'avocat la question du financement d'hommes politiques par des fonds africains. Interrogé lors du «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI», Claude Guéant a confirmé dimanche que l'avocat Robert Bourgi avait évoqué avec Nicolas Sarkozy, «en termes très généraux», la question du financement d'hommes politiques français par des fonds africains. «Je crois que Robert Bourgi a effectivement évoqué en termes très généraux des financements. Je ne pense pas qu'il soit jamais descendu dans ce luxe de détails qu'il a fournis aujourd'hui», a déclaré Claude Guéant en réaction à l'interview accordée par ...
Lire l'article
Entendu hier par la justice, le secrétaire général de l’Élysée affirme que l’affaire du casino relève d’une procédure normale. Claude Guéant affirme avoir agi sur « instruction » du ministre en soulignant qu’il s’agit d’une procédure tout à fait normale. Entendu hier par la Cour de justice de la République (CJR) dans l’affaire du casino d’Annemasse, l’un des trois dossiers dans lesquels est jugé Charles Pasqua (voir édition du 20 avril 2010), le secrétaire général de l’Élysée a semblé innocenter celui qui occupait le fauteuil de ministre de l’Intérieur entre 1993 et 1995. Alors directeur adjoint du cabinet de Charles Pasqua, Claude ...
Lire l'article
Il a jeté un coup d'oeil discret sur son portable et, après mille excuses, a décroché : "Ali ! Oui, bien sûr, Ali !" C'est Ali Bongo, le nouveau président du Gabon, qui appelle. Claude Guéant s'est éloigné de quelques pas. Sous les dorures de l'Elysée, il se tient bien droit dans cet uniforme intemporel des technocrates – chemise blanche, pull bordeaux, pantalon de flanelle grise et veste de jersey marine – qui contraste tant avec le chic américain des "Sarko boys". Une légère rougeur aux joues. Un ton affable et courtois et cette façon de dire " Ali " ...
Lire l'article
Alain Joyandet, Secrétaire d’Etat français à la Coopération ne s’entretiendra pas avec le collectif des organisations Libres de la société Civile gabonaise, Marc Ona et le siens ont décliné l’offre de rencontre que le Premier Secrétaire d’Ambassade de France au Gabon leur a faite mardi,arguant ne vouloir comme seul interlocuteur que le président Nicolas Sarkozy . C’est un niet catégorique que Marc Ona a donné mardi après –midi au Premier Secrétaire de l’Ambassade de France au Gabon. Au téléphone, puis par courriel. Non,le Collectif des organisations Libres de la société civile gabonaise ne souhaite pas rencontrer le Secrétaire d’Etat français à ...
Lire l'article
Le secrétaire d'Etat français à la Coopération, Alain Joyandet, est arrivé à Libreville depuis le 15 octobre dernier pour prendre part à l'investiture du nouveau chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba. La France avait été un des premiers pays à adressé ses félicitations à Ali Bongo après l'annonce des premiers résultats le 3 septembre dernier. La France est représentée à l'investiture d'Ali Bongo par son secrétaire d'Etat à la Coopération, Alain Joyandet, arrivé à Libreville depuis le 15 octobre dernier. Près d'une dizaine de chefs d'Etats sont attendus à cette passation de pouvoir entre Rose Rogombé, qui assure l'intérim depuis le ...
Lire l'article
Son prédécesseur, Jean-Marie Bockel, avait pris au mot le président Sarkozy et voulu rompre avec la tradition de la Françafrique. En renouant avec la realpolitik, le nouveau ministre de la Coopération français, Alain Joyandet, sert mieux les intérêts de la France en Afrique, écrit L'Observateur Paalga, de Ouagadougou. En voulant signer "l'acte de décès de la Françafrique", l'ancien ministre de la Coopération, Jean-Marie Bockel, a été tout simplement remercié – pardon, redéployé à la Défense. "Le sacrifié" avait été amnésique sur plusieurs sujets. D'abord il a occupé la rue Monsieur avec un préjugé défavorable : son patron, Bernard Kouchner, semble-t-il, ...
Lire l'article
Lui, Alain Joyandet, n’est pas un produit de la politique d’ouverture de Sarkozy, contrairement à son prédécesseur Jean-Marie Bockel, entré au gouvernement pour cette raison sarkosyste, même si l’on sait que ce n’est ni plus ni moins qu’une estocade portée au PS. Du reste, Bockel, comme d’autres, qui ont répondu à l’appel du locataire de l’Elysée, ont été exclus du camp socialiste pour « trahison ». Et pour le cas Bockel, un pathos ne venant jamais seul, les choses ne se sont pas arrangées : pour avoir pris au pied de la lettre les oukazes de son patron de président en ...
Lire l'article
“Sans l’Afrique, la Francophonie n’a pas d’avenir”, selon Joyandet
Le secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet, a estimé mardi à Paris que "sans l'Afrique, la Francophonie n'a pas d'avenir", et mis l'accent sur le développement de l'enseignement à distance sur ce continent. "Je peux vous assurer ici que l'Afrique restera au coeur de nos préoccupations car, sans l'Afrique, la Francophonie n'a pas d'avenir", a déclaré M. Joyandet lors d'une rencontre à l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris) consacrée à l'avenir de la Francophonie. Jugeant que "le numérique doit constituer la force de frappe de la Francophonie", il a assuré que "l'enseignement à distance, en particulier ...
Lire l'article
Gabon: le tandem Guéant-Joyandet travaille à faire oublier la Françafrique
La visite à Libreville du secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant et du secrétaire d'Etat français à la Coopération Alain Joyandet a aplani les différends avec le Gabon mais, malgré les déclarations de rupture, elle démontre que la "Françafrique" a la peau dure. "Il y a une symbolique forte puisque le représentant du président de la République et le représentant du gouvernement que je suis viennent rendre visite au président Bongo. C'est la première visite officielle du nouveau secrétaire d'Etat", a souligné M. Joyandet. La "symbolique" est d'autant plus forte que M. Joyandet rend ainsi hommage au président Bongo, une des plus ...
Lire l'article
Gabon: visite de Guéant et Joyandet pour aplanir les différends
Le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant et le secrétaire d'Etat français à la Coopération Alain Joyandet, dont c'était le premier déplacement à l'étranger, ont effectué jeudi une visite express à Libreville pour aplanir les différends après une crise diplomatique. "Quelques nuages ont traversé le ciel de nos relations. Ils sont derrière nous. C'est ce que nous pouvons dire aujourd'hui après un temps passé avec le président de la République du Gabon (Omar Bongo Ondimba). Les relations sont au beau fixe", a affirmé M. Joyandet. Le nouveau secrétaire d'Etat a remplacé le 18 mars Jean-Marie Bockel qui voulait signer "l'acte de décès ...
Lire l'article
Affaire Bourgi : les doutes de Claude Guéant
Claude Guéant innocente Pasqua
Claude Guéant, le vice-président
Alain Joyandet débouté par la société civile gabonaise
Gabon : Alain Joyandet à Libreville pour l’adoubement d’Ali Bongo
FRANCE • Alain Joyandet sait s’y prendre avec les dictateurs africains
Alain Joyandet : lui, il sait s’y prendre avec les doyens
“Sans l’Afrique, la Francophonie n’a pas d’avenir”, selon Joyandet
Gabon: le tandem Guéant-Joyandet travaille à faire oublier la Françafrique
Gabon: visite de Guéant et Joyandet pour aplanir les différends


Votez cet article (Cliquez les étoiles · 1 = mauvais - 5 = excellent)
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (Aucun vote pour le moment)
Loading...

Auteur/Source: · Date: 11 Avr 2008
Catégorie(s): Françafrique
Fil RSS 2.0 · Commentaires/Trackback autorisés

2 Réponses à Claude Guéant et Alain Joyandet à Libreville pour que le système de pillage puisse continuer sans heurts

  1. BEMBA

    19 Juil 2008 a 07:04

    Ne soyons pas trop regardant sur ce que fait Bongo. Ne soyons pas trop enquiquinant avec le “bon roi” Bongo. laissons le tranquille. Laissons le vieux nègre croulant, gaga, sénile faire son petit ménage paisiblement avec ses “frères” français. Même-ci il n’y a pas suffisamment d’écoles, d’hôpitaux, de routes, de médicaments. Même-ci l’expérience de vie de dépasse pas 55 ans au Gabon et que 3 enfants sur 5 meurt avant l’âge de 5 ans, ce n’est pas grave. Le “bon roi nègre” Bongo travaille pour le bien de sa “mère” patrie, la France, pays encenser par le clan Bongo. Ensuite certains font encore semblant de s’offusquer lorsqu’ils lisent les propos de COLEMAN, intellectuel du siècle des lumières qui disait à propos des nègres : ” Les Africains, qu’ils fussent des singes à caractère humain ou des hommes a caractère simiesque, se trouvaient en bas de l’échelle . Ils constituaient le maillon anthropomorphique le plus faible de la grande chaîne”.

  2. tsotucon

    8 Mai 2008 a 07:10

    tout porte à croire que notre sarko, lors de sa campagne présidentielle, ignorait beaucoup de la fraçafrique, il a tout à gagner et l’afrique tout à perdre, par conséquent, seul un chef d’etat africain peut y mettre un terme. mais ce partenariat ayant été fiscellé pendant bientôt un demi siècle, il sera obligé de violer certains accords en démontrant à quel point certains de ses signataires étaient cupides, corruptibles et corrompus et par dessus le marché illétrés…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*