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Conférence de presse de l’UPG: Pierre Mamboundou dénonce

Auteur/Source: · Date: 11 Avr 2008
Catégorie(s): Politique

Mesdames et Messieurs de la Presse,
Militantes et Militants,
Sympathisantes et sympathisants,

Il me plait de saluer votre présence au siège de l’Union du Peuple Gabonais et vous remercie pour avoir répondu à notre invitation.

C’est avec plaisir que nous échangerons avec vous sur la situation pré-électorale qui, à l’évidence, a une influence certaine sur la qualité du déroulement de la prochaine consultation électorale qui aura lieu le 27 Avril 2008, ainsi que sur la fiabilité des résultats qui seront enregistrés à l’issue du scrutin.

Mesdames et Messieurs,

Au cours du mois de Mai 2006, les responsables des Partis Politiques légalement reconnus du pays se sont réunis plusieurs semaines durant à Libreville, à l’Immeuble ‘‘Arambo’’, pour s’accorder notamment sur les dispositions devant garantir le déroulement serein et objectif des consultations électorales dans notre pays, l’objectif principal étant d’enregistrer pour chacune des consultations, les résultats les plus conformes à l’expression du libre choix des gabonais.

Il vous souviendra qu’à l’issue de chaque élection, la paix sociale et l’unité nationale étaient souvent mises à mal et cela ne pouvait plus continuer.

Chaque consultation électorale était souvent l’objet de contestations débouchant sur de nombreux recours près la Cour Constitutionnelle dont les arbitrages étaient eux-mêmes sujets à cautions parce que presque toujours non conformes à la loi.

A l’origine des dysfonctionnements souvent préjudiciables aux Partis Politiques de l’opposition, on note principalement les manipulations des instruments électoraux par les autorités en charge de la gestion des consultations électorales, à savoir :

– Le Ministère de l’Intérieur,
– La Commission Nationale électorale.

Est-il besoin de rappeler que les bénéficiaires de ces dysfonctionnements sont le Parti Démocratique Gabonais et ses alliés, démontrant ainsi que l’instauration d’une véritable démocratie leur sera préjudiciable.

Les accords dits d’ARAMBO issus des négociations entre les différents Partis Politiques et soumis par la suite aux arbitrages du Chef de l’Exécutif, bien qu’imparfaits et incomplets ont donné, à nos compatriotes et aux observateurs de la vie politique au Gabon, une certaine lueur d’espoir quant à la mise en œuvre d’un nouveau système d’organisation des futures échéances électorales.

Les bases de ce nouveau système ayant été posées d’accord parties afin d’amorcer un tournant qui devait qui devait constitué un saut qualitatif dans le choix des responsables politiques ayant en charge la gestion des est destinées du Gabon.

II était alors permis à la majorité des Gabonais de penser, sans que leur expression politique ne soit détournée, qu’ils seraient désormais représentés, voire gouvernés dans le futur, par des femmes et des hommes intègres issus de la volonté du peuple.

En effet, les accords d’ARAMBO devaient, par leur application, marquer la fin du non respect récurrent, par le Ministère de l’Intérieur et de la Commission Nationale Electorale, des dispositions constitutionnelles et réglementaires concernant notamment :

– Les délais d’organisation des élections aussi bien présidentielles, législatives que locales et sénatoriales,
– Les délais de révision des listes électorales, et de leur affichage, d’établissement Les listes électorales peu fiables, truffées de doublons et affichées quelques jours seulement avant les dates des scrutins,
– les cartes électeurs trafiquées ou non distribuées à un nombre importants dans chaque localité,
– le transfert des électeurs et les votes multiples organisés par les responsables Politiques du pouvoir en place,
– l’achat de conscience des électeurs à la recherche des gains faciles compte tenu parfois, de leur situation sociale précaire.
– l’égal accès aux médias de service public pour le pouvoir et l’opposition (disposition jamais respectée)

Il est important de dire, que la situation politique dans notre Pays nous avait amené au bord du gouffre et il fallait absolument en sortir en adoptant le principe de :

– la création d’une Commission Nationale Autonome et Permanente,

– la mise en place d’un système d’élection basée sur les Biométrie et la saisie des données à caractère personnel devant permettre une identification certaine des électeurs pour éliminer les doublons et les votes multiples,

– la mise à disposition, dans les bureaux de vote, d’une double enveloppe accolée pour empêcher le monnayage des expressions de vote et donc l’achat des consciences. II semblerait que ce verrou serait d’ailleurs entrain d’être manipulé par le Ministère de l’Intérieur ;

– La remise des procès verbaux aux candidats, après signatures des différents Commissaires des bureaux de vote et des représentants des Partis politiques afin de leur permettre de détenir l’une des preuves matérielles majeures en cas de contentieux,

Il était évident que de solides verrous avaient été posés pour que désormais, seule la vérité des urnes prévale, avec pour entre autres conséquences positives, la crédibilité des votes et la prise de conscience, par le peuple gabonais, de la véritable valeur du bulletin de vote.

Mesdames et Messieurs,

Alors que le peuple gabonais pensait que le dispositif de transparence était désormais installé, force est de constater, à la pratique depuis quelques mois, particulièrement depuis novembre 2007, que cet espoir né de la concertation d’ARAMBO, n’a été, une fois de plus, conçu et véhiculé par les tenants actuels du pouvoir politique et leurs alliés objectif qui ne veulent pas du tout que s’instaure la Démocratie au Gabon.

La seule règle qui doit régner est le statut quo, situation qui garanti de maintenir, mais surtout d’accroître leurs privilèges sociaux avec pour conséquence la poursuite du sous développement de notre pays et la confiscation permanente de toutes les opportunités légales devant déboucher sur la sanction de la grande majorité du peuple gabonais.

Ainsi, après avoir fait passé, par pertes et profit la Biométrie, en vigueur de nos jours dans la plupart des pays aspirant à plus de démocratie, aidé en cela , par des Députés à la solde de l’Exécutif, le Ministère de l’Intérieur, véritable orfèvre et adepte du recul démocratique dans notre Pays, a trouvé dans la manipulation de la loi électorale et le non respect des dispositions constitutionnelles, deux autres angles d’attaques pour poursuivre son œuvre de construction d’un Etat statique, piloté par le régime PDG avec les mêmes hommes et les mêmes méthodes appliquées depuis quarante (40) ans à travers une gestion inique et rétrograde des affaires du pays.

En effet, une fois encore, les délais de dépôt des listes électorales n’ont pas été respectés.

La loi N° 07/96 disposait que les listes électorales doivent être transmises à la CENAP, et affichées 45 jours avant la date du scrutin.

Le Ministère de l’Intérieur, par le biais d’une ordonnance non encore transmise au parlement, a semblé t-il, ramené ce délai à 30 jours.

Le 27 mars dernier, c’est-à-dire 30 jours avant le scrutin, le Ministre de l’Intérieur n’a remis à la CENAP que les listes anciennes de deux (2) provinces, à savoir : celles de l’Ogooué Ivindo et celles de l’Ogooué-Lolo.

Les listes de l’Estuaire n’ont été remises à la CENAP que le vendredi 04 Avril 2008 et ne commencent qu’à être affichées aujourd’hui, ce qui ne laisse que 17 jours aux électeurs pour faire des réclamations éventuelles ce qui est une preuve flagrante de la violation de la loi.

II est clair que le retard accusé volontairement par le Ministre en charge de l’Intérieur, responsable administratif et maître d’œuvre dans la confection de la liste électorale, est en phase avec sa volonté de toujours placer le peuple gabonais devant le fait accompli, méthode éprouvée lors des dernières élections législatives et qui pourrait si on n’y prend garde s’ériger désormais en pratique normale.

Outre le problème des listes électorales d’autres problèmes viennent perturber la préparation de ces élections :

– L’Opération d’établissement des Cartes Nationales d’Identité se fait dans un désordre apparemment planifié par le pouvoir.

En effet, il n’est pas rare de voir des files de personnes dès 05h du matin devant les bureaux des services mis en place à cet effet et de retrouver les mêmes personnes tous les jours devant les mêmes bureaux ; tous les prétextes sont utilisés pour décourager les gabonais qui veulent avoir des cartes Nationales d’Identité.

II nous a été rapporté qu’à l’intérieur du pays, le tri des électeurs se fait par des responsables du pouvoir en place en empêchant aux jeunes et aux sympathisants de notre parti d’avoir la Carte Nationale d’Identité : C’est le cas par exemple à Mouila.

L’UPG se réserve d’ailleurs le droit de saisir les hautes autorités de ce pays si cette question n’est pas réglée dans les plus brefs délais.

– II nous a été indiqué que plusieurs milliers de cartes d’électeur ont été imprimées par des responsables politiques du pouvoir qui ont aménager des locaux spéciaux, en toute clandestinité, dans certains quartiers de Libreville et des villes de l’intérieur du pays, ces mêmes locaux sont utilisés pour l’établissement de fausses cartes nationales d’identité.

– Par ailleurs jusqu’au moment où je parle, le Ministre de l’Intérieur tergiverserait sur la clé de répartition du franc électoral.
– Une ordonnance prise en conseil des Ministres le 25 janvier 2008 et n’ayant fait l’objet d’aucune publication, fixe une nouvelle répartition du nombre de Sénateurs, qui passe dans le même temps de 91 à 102.

II faut rappeler qu’aux termes de l’aliéna 5, en son l’article 35, la Constitution dispose que : II ne peut être procédé à aucun découpage des circonscriptions électorales dans l’année précédant l’échéance normale de renouvellement de chacune des chambres du parlement. Or la législature actuelle prend fin en avril 2009, date à laquelle le Sénat s’est entièrement renouvelé.

L’ordonnance 09/2008/PR qui fixe une nouvelle répartition des sièges de sénateurs dans l’année qui précède le renouvellement du sénat est par conséquent non-conforme à la Constitution.

L’UPG ne peut accepter une telle méprise et se réserve le droit de saisir la Cour Constitutionnelle pour qu’elle dise le droit sur cette matière.
L’Union du Peuple Gabonais (UPG) ne saurait rester insensible face à ces manœuvres propres à bloquer le processus vers la démocratie.

Aussi, j’invite le Président de la Commission Electorale Nationale Autonome et Permanente (CENAP) à prendre acte du non respect des dispositions légales et de proposer par conséquent les rectificatifs qui s’imposent.

Cette prise en compte de tous les manquements énumérés plus haut, doit se traduire logiquement par le report de la date du scrutin d’au moins deux semaines, pour permettre d’effectuer les correctifs indispensables qui permettront les correctifs indispensables susceptibles de conduire à un déroulement serein du scrutin.

Faute par elle de suivre cette voie de la sagesse, la CENAP démontrera à la face du pays et du monde que son autonomie, bien qu’assise sur la loi, n’est que théorique et factice.

Dans cette hypothèse regrettable, l’Union du Peuple Gabonais (UPG) rendra le Ministre de l’Intérieur et la CENAP responsables des conséquences qui résulteraient de cette situation.

Au-delà du non respect des dispositions légales gage de la fiabilité de la liste électorale, le collège électoral composé d’environ 720.000 personnes, publié par le Ministre de l’Intérieur, rentre dans la rubrique des curiosités scientifiques ; ceci a aussi retenu notre attention.

En effet, au regard des données démographiques fournies par le Ministère de la Planification, outillée en matière des enquêtes économiques et sociales, et tenant compte du taux de progression de la population gabonaise estimé à 2.5%, le chiffre de 720.000 électeurs avancé par le Ministère de l’Intérieur au nom du Gouvernement est tout sauf exact.

Dire que 720.000 personnes sont inscrites sur les listes électorales sur une population gabonaise de 1.250.000 individus environ, c’est faire la promotion de l’aberration.

En réalité ce chiffre porte à croire que 78% de la population gabonaise est composée des personnes dont l’âge varie entre 18 ans et plus.

Dans ce cas, tout porte à croire que cette statistique électorale prend en compte des enfants n’ayant pas encore atteint l’âge électoral et des expatriés que la pratique électorale au Gabon conduit à détenir la nationalité gabonaise temporaire, par le biais des cartes Nationale d’Identité, des faux passeports et permis de conduire délivrés par nos compatriotes, sans état d’âme ni scrupules, à des fins essentiellement électoralistes !

En effet, suivant les statiques du recensement général de la population de 1993 qui seul fait autorité en la matière, la population totale du Gabon était de 1.014.000 habitants, avec une population gabonaise de 859.000 personnes, étrangers exclus, soit une population en âge de voter de 461.000 individus, soit une population électorale de 369.000 personnes, abstraction faite de l’abstention primaire 20%.

En appliquant le taux moyen de progression annuelle de la population de 2,5%, nous avons en 2008 une population générale de 1.468.000 personnes ce qui équivaut à une population de 535.000 personnes inscrites sur les listes électorales.

Le chiffre de 720.000 électeurs jette par conséquent, le doute le discrédit sur les consultations électorales du 27 avril 2008.

En même temps qu’elles mettent à nue l’incapacité du Ministère de l’Intérieur à faire preuve de patriotisme en privilégiant l’intérêt général par l’organisation en amont d’élections non susceptibles de contestation, parce que transparentes.

Outre les problèmes pré électoraux et post électoraux qui ne présagent guère des lendemains électoraux calmes, notre pays est aujourd’hui secoué par des problèmes sociaux graves qui sont loin de garantir la quiétude permanente à laquelle aspirent nos concitoyens.

En effet, malgré l’intervention des plus hautes autorités au sommet de l’Etat, le différent social qui oppose les employés de la société Shell Gabon et la Direction de cette grande entreprise multinationale, exerçant son activité à Gamba est loin d’être réglé. Bien que le départ du Président Directeur Général de la Compagnie ait été confirmé, le reste des revendications des employés n’a fait jusqu’alors l’objet d’aucun accord.

Le personnel de Shell Gabon revendique entre autres l’application du droit aux congés annuels pour tous les employés et l’application de la loi pour les employés en contrats de mission.

Cette situation n’est pas sans conséquence sur l’économie et les Finances publiques de notre pays dont l’essentiel des recettes budgétaires a pour source d’alimentation l’activité pétrolière.

Parallèlement à cette perturbation au niveau de notre économie et son cortège d’incertitudes sociales, le pays s’est résolument engagé dans l’application sans restriction des programmes d’ajustement structurel continue d’alarmer les ménages gabonais.

En effet, la liquidation de la Caisse Nationale de Garantie Sociale (CNGS), réalisée en marge des normes de l’Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique (OHADA) et du droit gabonais, est porteuse de précarité et de pauvreté en l’absence d’un plan social avéré.

Le personnel mis en chômage technique, en attente de la liquidation, réclame le payement des arriérés de salaire et le calcul de leurs droits acquis.

II était supposé que la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS) devait remplacer la CNGS dès sa mise en place.

Or, à ce jour, le financement nécessaire au fonctionnement de la CNAMGS n’est pas garanti.

En effet, les seules inscriptions budgétaires allouées à cette nouvelle institution proviennent de la redevance retenue sur le chiffre d’affaires des compagnies de téléphonie mobile, redevance qu’elles rechignent à verser.

Dans ces conditions, on peut se poser la question de savoir quelles étaient les motivations qui ont conduit à la liquidation de la CNGS ?

L’UPG se réserve le droit, en temps opportun, de remettre en cause toute cette procédure.

En effet, des pères et mères de familles mis hors circuit de l’emploi, reçoivent pour réponse à leurs revendications légitimes, l’humiliation physique et morale par les forces de l’ordre au service non pas du peuple mais d’un Gouvernement visiblement incapable

Autant des problèmes qui se posent au gouvernement de mission qui, bien que détenteurs des ordres de mission signés du Chef de l’Exécutif depuis bien des mois, a du mal à prendre l’avion pour aller dans cette mission. Les pilotes et les co-pilotes ont par ailleurs du mal à en définir le plan de vol.

En attendant, les Gabonais continuent de broyer du noir, et de vivre au quotidien au rythme de la misère et de la précarité bien aux antipodes du potentiel économique du Gabon.

Les problèmes des gabonais demeurent entiers :

– La relance économique annoncée sur fond de battage médiatique et dont l’exploitation du fer de Belinga serait le déterminant fondamental avec des effets favorables sur l’emploi est loin de se pointer à l’horizon ;
– Le chômage est toujours galopant, la pauvreté aussi pesante, la santé toujours fragilisée notamment par le VIH/SIDA, le paludisme ;
– Le réseau routier en dégradation constante, facteur bloquant à la mobilité des hommes et marchandises.

Toutes choses qui devraient interpeller le Chef de l’Exécutif à prendre acte de l’incapacité de l’équipe actuelle du Ministre de l’Intérieur à traduire en actes de développement les attentes légitimes de notre peuple.

C’est ici l’occasion de dénoncer les contres vérités écrites et diffusés au mois de Mars dernier par un hebdomadaire international qui se prétend indépendant, pour qui, le Chef de l’exécutif au Gabon, rechercherait opposition désespérément.

Les faits que je viens de rappeler, de manière non exhaustive, dans mon propos, démontrent bien que la situation politique, sociale et économique n’évolue pas dans le bon sens au Gabon.

Ces faits démontrent à suffisance que l’opposition gabonaise est bien active et choisie, souverainement, les moments où elle doit s’exprimer et les moyens qu’elle doit mettre en œuvre pour faire connaître aux gabonais et aux autres peuples du monde, sa vision du Gabon et les pratiques de ceux qui le dirigent.

Cette conférence de presse est l’une des preuves de nos actions, et nous n’avons pas eu besoin d’alerter les responsables de ce média pour leur donner la preuve que l’Union du Peuple Gabonais maintient le cap de sa mission principale qui fait sa force, à savoir : La lutte pour l’amélioration de la vie des gabonais et sa détermination de diriger ce pays.

A travers les points que je viens de décliner sur les actes posés par le Ministre de l’Intérieur, la question qui vient tout de suite à l’esprit est de savoir si l’Exécutif est bien conscient des risques que cours le pays si l’organisation approximative des élections futures persiste, sachant qu’elles auront lieu sur un terreau social constitué aujourd’hui par un accroissement de la cherté de la vie, situation qui suscite actuellement des conflits sociaux graves dans plusieurs autres pays.

Telles sont Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, Chers compatriotes les situations qui m’ont semblé utiles de soumettre à votre appréciation à quelques jours de la future consultation électorale qui aboutira à l’élection des conseillers municipaux, départementaux et un peu plus tard, en 2009, à la désignation des Sénateurs.

Je vous remercie.

Fait à Libreville, le 10 avril 2008

Le Président

Pierre Mamboundou

Source: UPG


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Auteur/Source: · Date: 11 Avr 2008
Catégorie(s): Politique
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Une Réponse à Conférence de presse de l’UPG: Pierre Mamboundou dénonce

  1. ezaboto

    12 Avr 2008 a 16:56

    conférence de presse du grand leader de l’opposition gabonaise, à aucun moment mamboundou ne dénonce les biens immobiliers de bongo en France ni de l’argent du pétrole du gabon ( le prix du baril de petrole qui a augmenté fortement). dans les pays pétroliers, on appelle celà la cagnote. pkoi ne le fait il pas, la réponse est simple: ces visites au bord de mer.
    voilà quoi!!!!!

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