“Sans l’Afrique, la Francophonie n’a pas d’avenir”, selon Joyandet
Source: AFP, 6 mai 2008
Catégorie(s): Monde
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Le secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet, a estimé mardi à Paris que “sans l’Afrique, la Francophonie n’a pas d’avenir”, et mis l’accent sur le développement de l’enseignement à distance sur ce continent.
“Je peux vous assurer ici que l’Afrique restera au coeur de nos préoccupations car, sans l’Afrique, la Francophonie n’a pas d’avenir”, a déclaré M. Joyandet lors d’une rencontre à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris) consacrée à l’avenir de la Francophonie.
Jugeant que “le numérique doit constituer la force de frappe de la Francophonie”, il a assuré que “l’enseignement à distance, en particulier pour la formation des instituteurs en Afrique et dans la Caraïbe est une priorité que la France souhaite voir développer”.
M. Joyandet a estimé que la Francophonie devait s’étendre en “cercles concentriques avec un noyau dur constitué des Etats ayant le Français comme langue officielle”. “Je ne crois pas que la Francophonie puisse se renforcer dans la dilution”, a-t-il ajouté.
Il s’est dit favorable à une réforme de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) permettant à “tout territoire montrant son attachement à l’apprentissage de notre langue et à nos valeurs” de “rejoindre notre organisation commune mais en qualité d’observateur”.
Sans “remettre en cause l’effort financier substantiel de la France”, M. Joyandet a également jugé “logique que nos partenaires du Nord s’investissent plus dans le financement de notre destin commun”.
Il a aussi souhaité que des thèmes comme l’environnement ou la sécurité alimentaire soient évoqués lors du prochain sommet des chefs d’Etat et de gouvernement à Québec en octobre.
De son côté, le secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf a estimé que la “Francophonie peut et doit envisager son avenir avec confiance et ambition”, jugeant que “son bilan est incontestable”.
“Nous sommes l’une des rares organisations à toucher aux confins des cinq continents, à asseoir à la même table des pays parmi les plus riches et parmi les plus pauvres de la planète, dans un total respect de ce principe du droit international trop souvent bafoué: +Un Etat, une voix+”, a-t-il déclaré.



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