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Okoué Edou: Ma lettre de démission de l’UPG au Président Mamboundou

Auteur/Source: · Date: 2 Juin 2008
Catégorie(s): Lamentations,Politique

Objet : Ma démission de l’UPG A Monsieur P. Mamboundou,
Président de l’Union du Peuple Gabonais
Monsieur le Président,
Après deux années d’observation et de méditation sur l’orientation politique nouvelle que vous avez donnée à notre parti politique (l’UPG), je me permets aujourd’hui de vous adresser cette lettre de démission.
Monsieur le Président, étudiant en thèse d’Economie et Finance Internationales à l’Université Montesquieu-Bordeaux IV (France), j’avais pris la décision, en 2002, d’adhérer à votre parti.
Après la déroute du RNB, j’avais jeté mon dévolu sur votre parti car il restait, à mes yeux, le seul espoir pour les gabonais du changement démocratique au Gabon et de la mise de notre cher pays sur le sentier du développement politique, économique, social, culturel et moral durable.
Au lieu de choisir le chemin du tribalisme, j’avais préféré vous rejoindre car vous êtes resté le dernier leader politique à représenter l’âme et l’espoir de notre peuple opprimé par O. Bongo.
Monsieur le Président, c’est véritablement avec vous que j’ai fait mes premières armes en politique et pour cela, je voudrais profiter de cette missive pour vous exprimer toute ma gratitude pour l’occasion que vous m’avez offerte de passer et d’apprendre auprès de vous et des autres compagnons de route (David Mbadinga, Richard Moulomba, Philippe Tonangoye…).
C’est avec vous que j’ai appris le Mamboundisme, une philosophie qui n’admet pas le compromis ou la compromission politique et qui de ce fait avait indiqué au peuple gabonais que vous incarniez le véritable changement au Bongoïsme (système du règne des incultes, laxistes, satanistes et voleurs sur les intellectuels, travailleurs et honnêtes citoyens).
Avec vous, je n’ai ménagé aucun effort afin d’apporter ma pierre au développement de l’Union du Peuple Gabonais et à la concrétisation d’un rêve que je caressais depuis longtemps, celui de vous aider à accéder à la magistrature suprême d’un Gabon, démocratique, prospère et uni.
C’est ainsi qu’au-delà des travaux de réflexion que j’avais menés au sein du parti à Libreville, j’avais été votre représentant à Bordeaux lors de l’élection présidentielle de 2005 que nous avions remportée mais que l’infâme O. Bongo nous avait spoliée comme à son habitude.
Monsieur le Président, je vous ai toujours témoigné ma fidélité et ai toujours été attaché aux idéaux du parti. Mais, force est de constater que vous conduisez, depuis quelques temps, notre mouvement politique à l’abime ce, nonobstant le sacrifice de tous les camarades du parti tombés sous la dictature bongolienne (Nziengui Doukakas, les jeunes militants assassinés au PK6 parce qu’ils portaient des tee-shirts rouges…). Cela n’est ni plus ni moins qu’une injure à leur mémoire.
Monsieur le président, je ne vous reconnais plus aujourd’hui, vous qui étiez le grand espoir du peuple gabonais opprimé par le régime satanique de O. Bongo. Vous commencez à ressembler à ces hommes politiques qui ont trahi le peuple gabonais vous cachant, comme eux, derrière le leitmotiv de « Démocratie Apaisée et Participative » pour justifier vos visites incessantes au palais présidentiel.
A cet égard, les questions que je voudrais vous poser, Monsieur le Président, sont celles de savoir Ce qui vous a originellement motivé à être opposant au régime satanique de O. Bongo ? A quoi servent les martyrs de Nziengui Doukakas et des deux jeunes compatriotes tombés au PK6 ? Pourquoi avoir suscité autant d’espoir chez les gabonais, moi y compris ? Ne saviez-vous pas que faire de l’opposition au Gabon exigeait d’être suffisamment préparé sur tous les plans contre l’incarnation de Lucifer dans ce pays ? Que serait-il advenu de moi si, au mépris des préceptes de la théorie des jeux (anti-sélection et aléa moral) et après ma soutenance de thèse, j’avais suivi votre conseil de regagner le Gabon pour y mener auprès de vous le combat contre le syndicat du crime organisé au pouvoir ?
Monsieur le Président, j’aime souvent me répéter que je suis né fier et libre et, digne et libre, je mourrai. Je suis un homme qui respecte les principes qu’il s’est lui-même édictés. A cause de mes valeurs, j’ai compris qu’il fallait temporairement partir du Gabon pour chercher et trouver à l’extérieur les moyens de ma politique au lieu de vivre dans le déshonneur, le ridicule et la lâcheté. Vous avez toujours dit que vous ne serrerez jamais la main de O. Bongo si ce n’est lors de la passation de pouvoir. Mais, que voit-on aujourd’hui ? vous êtes en train de vous associer actuellement au gang bongoïste dont le seul but est de corrompre le plus grand nombre de gabonais, de ternir leur image et de collectiviser la responsabilité de la faillite de notre beau et cher pays.
Monsieur le Président, je vous écris, meurtri dans ma chair et dans mon âme, pour vous dire que vous êtes en train de vous égarer. Ce n’est pas du tout de la realpolitik que vous faîtes mais une erreur stratégique monumentale que vous commettez.
Si c’est un choix personnel, je vous le respecte. Si c’est également le choix de vos plus proches collaborateurs actuels assoiffés de strapontins politiques, je m’incline également en leur souhaitant bon vent.
Mais, pour les gabonais et pour la mémoire des dignes compatriotes tombés pour un Gabon meilleur (G. Mba, N. Doukakas, J. Rendjembet, M. Oulabou, S. Mvé Ondo, A. Dickson, le jeune Mbina, M. Simost…) sous les balles de l’autocrato-kleptocratie bongoïste, je ne me permettrai jamais d’être partie prenante à cette forfaiture immonde contre notre patrie et ce, sous le diktat d’une puissance de pacotille étrangère.
Je ne suis pas un va-t-en-guerre mais plutôt un homme de parole et d’honneur, un homme de bon sens ou de lucidité. Je reste fidèle aux valeurs que nous partagions et défendions ensemble. « La Démocratie Apaisée et Participative » ne signifie pas « Céder » ou « Se Compromettre ». « Dialoguer » ne signifie pas pour moi « Faire des Alliances contre nature avec le Pouvoir Diabolique en place que l’on combat en tant qu’opposant politique ». « Dialoguer » pour moi signifie « Lutter pour la mise en place d’un Gabon Libre, Démocratique, Prospère et Respectueux des Droits de l’Homme ». « Dialoguer » c’est pour moi « Mettre le Gabon sur le sentier du Développement Politique, Economique, Social, Culturel et Moral Durable ».
Or, pendant que vous dénonciez dans un passé très proche les fraudes électorales perpétrées par la dictature en place après les élections locales et même avant, vous êtes encore le premier à aller vite signer des accords avec ce même parti que vous qualifiez de voleur d’élections. Où est le bon sens, Mon Président ? Plus grave, après la signature desdits accords pour faire barrage à Maître Ndaot, les médias internationaux rapportent que vous avez demandé, séance tenante, 5 milliards de francs CFA au pouvoir en place pour des travaux d’aménagement de la ville de Port-Gentil. Alors, la question est de savoir pourquoi seulement Port-Gentil ? Pourquoi pas aussi Ndindi ? Ovan ? Mounana la mourante ? Lébamba ? Où est le bon sens dans tout cela Monsieur le Président ? Je ne parle même pas de l’élection présidentielle 2005 que nous avons remportée et qui nous a été volée ignominieusement par l’indigne O. Bongo. Jusque-là, nous attendons les suites de la plainte déposée devant l’Union africaine.
Par tous ces actes, quels signes croyez-vous envoyer au peuple gabonais et à notre base politique au-delà des stratégies politiques que vous poursuivez dans le cadre de votre « realpolitik » ? A quoi sert-il de dénoncer des élections truquées par le PDG pour par la suite s’allier à ce parti ? A quoi sert-il de critiquer la gestion mafieuse du Gabon par le PDG pour par la suite s’allier avec les responsables de la faillite politique, économique, sociale, intellectuelle et morale du Gabon ? A quoi toutes vos années de privation dans l’opposition vous ont-elles servi ?
Monsieur le Président, A. Lincoln, premier président des Etats-Unis d’Amérique, avait dit : « On peut tromper une partie du peuple tout le temps, on peut tromper tout le peuple un certain temps mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps ».
Pour toutes les raisons évoquées supra et ayant le sentiment d’avoir accompli mon travail auprès de vous mais, ne pouvant accepter de prendre part à la forfaiture qui se trame actuellement contre le peuple gabonais et qui nous coupera de la base, je vous présente officiellement ma lettre de démission de l’Union du Peuple Gabonais (UPG).
Monsieur le Président, comme le soulignait le philosophe R. Descartes « Les plus grandes âmes sont capables des plus grands vices » et subissant une asymétrie négative de l’information quant à vos nouvelles stratégies politiques, je vous quitte.
Je préfère continuer seul mon combat contre le régime satanique de O. Bongo depuis l’exil en tant qu’intellectuel.
Libre dès ce 02 juin 2008, je suis très soulagé et heureux de ne point participer à cette trahison contre mon peuple qui ne cesse de souffrir depuis l’arrivée au pouvoir de l’imposteur, inculte, voleur et criminel O. Bongo en 1967 à la faveur d’un coup d’Etat constitutionnel contre le président Léon Mba.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute et dévouée considération.

Fait à Québec (Canada) le 02 juin 2008,
Jacques Janvier Rop’s Okoué Edou,
Pr d’Economie à l’Université de Rimouski et à l’ENAP de Québec


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