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Réélu à la tête du Zimbabwe, Robert Mugabe “espère” négocier avec l’opposition

Auteur/Source: · Date: 29 Juin 2008
Catégorie(s): Afrique

A peine réélu, dimanche 29 juin, à la tête du Zimbabwe au terme d’une élection très contestée, le président sortant Robert Mugabe a redit, lors de son discours d’investiture, qu’il était prêt à négocier avec l’opposition. “J’ai l’espoir que, bientôt, nous mènerons des consultations entre partis politiques de différentes opinions afin d’instaurer un dialogue sérieux qui tempèrent nos différends et débouchent sur une ère d’unité et de coopération”, a-t-il déclaré.

Cette proposition a été accueillie plutôt froidement par l’opposition, qui a boycotté le second tour de l’élection présidentiellle face aux violences, et qui avait déclaré plus tôt que la réélection du président Mugabe est “une farce complète” qui témoigne du “désespoir” du régime. “Nous ne voyons pas de rapport entre ses mots [de M. Mugabe] et les actions horribles que nous voyons sur le terrain”, a réagi le porte-parole du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), Nelson Chamisa. “Il y a un déficit de sincérité et un fossé de crédibilité. Nous l’entendons dire quelque chose et ensuite il fait quelque chose de totalement différent. Il est très difficile de lui faire confiance”, a-t-il ajouté.

MUGABE RÉÉLU AVEC 90,2 % DES VOIX
Seul candidat en lice, le chef de l’Etat sortant Robert Mugabe a officiellement remporté, dimanche, l’élection présidentielle au Zimbabwe, obtenant 2 150 269 suffrages, soit 90,2 % des suffrages exprimés, contre 233 000 à l’opposant Morgan Tsvangirai qui s’était pourtant retiré du scrutin face aux violences. Moins de la moitié des 5,9 millions d’électeurs inscrits aux registres ont voté, avec une participation officielle de 42,37 %.

Dans la foulée, le plus vieux chef d’Etat d’Afrique, 84 ans dont 28 au pouvoir, a été investi lors d’une cérémonie au siège de la présidence à Harare. C’est donc en tant que président intronisé qu’il se rendra dimanche au sommet de l’Union africaine (UA) à Charm el-Cheikh (Egypte), où des discussions ont commencé samedi sur l’attitude à adopter vis-à-vis de l’ancien héros de la lutte contre la suprématie blanche. Le régime a déchaîné les violences contre les partisans de l’opposition, ou supposés tels, après sa déroute aux élections générales du 29 mars, lors desquelles il avait perdu sa mainmise sur le Parlement.

L’UNION AFRICAINE SOUS PRESSION
Mais jusqu’à présent, l’UA est restée très prudente. Le sommet de Charm el-Cheikh, appelé par les puissances occidentales à dénier toute légitimité au gouvernement issu du scrutin, était sous pression. Le premier ministre kényan Raila Odinga a de nouveau appelé l’UA à envoyer des troupes au Zimbabwe, qualifiant le président Mugabe de “honte pour l’Afrique”. L’envoi d’une “force internationale pour ramener la paix” au Zimbabwe serait justifiée, a également estimé le prix Nobel de la paix Desmond Tutu. Et la Grande-Bretagne, l’ancienne puissance coloniale, a pressé les pays africains de “tout faire” pour évincer l’ancien héros de l’indépendance du pouvoir.

Mais le président sud-africain Thabo Mbeki, médiateur régional au Zimbabwe et première puissance africaine, presse ses pairs d’entériner la réélection afin de préserver les chances de négociation, selon l’opposition zimbabwéenne. Bien que les Occidentaux aient taxé le scrutin de “farce électorale”, M. Mbeki s’est gardé de prendre position publiquement. Dimanche, Robert Mugabe l’a remercié pour “ses efforts infatigables visant à promouvoir l’harmonie et la paix au Zimbabwe”. Un des plus fidèles alliés du président zimbabwéen, le chef de l’Etat angolais José Eduardo Dos Santos, a quant à lui délégué son premier ministre au sommet de l’UA. Président en exercice de l’organe de sécurité de la SADC, l’Angola occupe une position clé pour toute intervention africaine au Zimbabwe.

Source: le monde avec AFP et Ap 


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