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Crise financière internationale: l’Afrique doit réfléchir

Auteur/Source: · Date: 13 Oct 2008
Catégorie(s): Afrique

Quatre-vingts (80) ans après le crash boursier de New York aux Etats-Unis, le monde financier tente le tout pour le tout afin d’éviter le pire. Wall Street vaccille, Londres est dans la tourmente, Paris se cherche, Tokyo se trouve dans l’expectative…Aussi riche que la planète terre parait en ce troisième millénaire, elle montre dangereusement des signes d’une douloureuse récession comme en octobre 1929.

C’est au forceps que le président George Bush a réussi à faire adopter son fameux plan d’octroi de sept cents (700) milliards de dollars US aux banques et sociétés d’assurances en faillite ou en passe de l’être. Sous la houlette de la présidence semestrielle française, l’Union européenne réfléchit à une solidarité financière pour déjouer le piège d’une tragique récession. Les sept (7) pays les plus riches du monde (G7) ont pris le problème à bras-le-corps. Ils viennent d’élargir leur conclave aux Etats émergents (G20) pour prévenir un phénomène qui pourrait devenir un goulot d’étranglement pour la croissance économique. La Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) donnent de la voix sans conviction.

Tout pays conscient doit se résoudre à cet adage africain face à la crise financière actuelle : “Quand la case de ton voisin brûle, aide-le à l’éteindre. Sinon l’incendie pourrait atteindre la tienne”. Comme le jeudi noir de 1929 avec ses tentacules douloureuses dans le monde entier où des riches se sont brusquement et brutalement vus appauvris, tout est encore parti des Etats-Unis, le bastion du capitalisme.
Ceux-là mêmes qui ont toujours prôné le libéralisme sauvage sont en train de revenir à la raison. “L’Etat ne peut pas tout abandonner aux mains de spéculateurs prêts à quitter le navire avec des garanties financières énormes et abandonner des millions d’individus à une triste misère”.

Cette réalité doit régir les relations entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés. Il est indéniable que la libre concurrence stimule la création de richesses, mais la régulation du monde économique est nécessaire pour se mettre à l’abri d’une déstabilisation du système financier, économique et social. Sans un contrôle public, la boulimie des banquiers entretenue par les hypothèques immobilières a engendré un flux important de créances douteuses. “Les banquiers ont pris trop de risques sans se prémunir de précautions”, a reconnu le chef du parti conservateur britannique.

Heureusement, les Etats-Unis et l’Union européenne disposent de réserves importantes en devises pour voler au secours des établissements financiers en naufrage. Qu’adviendra-t-il si la crise gagne d’autres contrées de la planète comme l’Afrique ? La quasi-totalité des pays du continent ont épousé les recommandations des institutions de Bretton Woods pour tout libéraliser. La majorité des banques et des sociétés d’assurances africaines sont aujourd’hui des filiales de grands groupes occidentaux. La crise financière actuelle sonne donc à l’horizon un sale temps pour le continent.

L’étau se resserre autour de cette partie du monde. Hausse généralisée des prix des denrées alimentaires, lait chinois à la melamine, crise financière mondiale…Tous ces malheurs de la planète auront des répercussions dramatiques en Afrique. Tous les plans concoctés çà et là pour booster la croissance ou accroître l’aide extérieure pourraient être remis en cause. L’aide publique au développement dont le ratio tant recherché de 0,7% du PIB des pays développés qui demeure un vœu pieux va connaître une diminution certaine. Ils préféreront sauver leurs banques et sociétés d’assurances avec l’argent public que de l’utiliser pour un soutien extérieur quelconque.

L’Afrique doit se rendre à l’évidence qu’elle ne peut pas fuir l’actuelle crise financière mondiale. Elle dispose également de banques à fort taux de créances douteuses. Si la catastrophe survient, il sera difficile de mobiliser des ressources pour y pallier. Aucune banque centrale n’aura également des coudées franches pour voler au secours même si les recherches de solution à la crise confortent à l’idée de posséder sa propre monnaie. L’heure doit être à la réflexion au plan national, sous régional et continental.

source: Sidwaya 


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