Dr. Daniel Mengara
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La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac, 6 pays), prévoit pour 2009 un taux de croissance économique de 3%, contre 5% en 2008, en raison “du ralentissement prononcé de l’économie mondiale” et de la baisse du cours des matières premières.
“Les perspectives économiques, monétaires et financières actuelles de la Cémac” poussent à envisager “une croissance économique en baisse, qui se situerait autour de 5% pour 2008 et de 3% pour 2009″, indique la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), institut d’émission de la Cémac, dans un communiqué transmis mercredi à l’AFP à Libreville.
C’est une “conséquence du ralentissement prononcé de l’économie mondiale et de la poursuite du reflux du cours des principales matières premières exportées par la sous-région”, précise le communiqué.
En novembre, le gouverneur de la BEAC, Philibert Andzembé, avait évoqué cette baisse dans un entretien avec l’AFP à Dakar, mais faisait état d’une croissance attendue de “5,3% pour 2008 et 4% pour 2009″.
Beaucoup de pays de la Cémac – qui regroupe Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad – tirent d’importants revenus de l’exportation du pétrole. Le prix du baril de brut, qui avait atteint des sommets historiques en juillet, a été divisé presque par quatre depuis, poussant la plupart des pays pétroliers à envisager une forte diminution de leurs recettes.
“Sur le front des prix, en rapport avec l’environnement international, les tensions inflationnistes devraient s’atténuer, pour revenir autour de la norme communautaire de 3% en 2009″, poursuit la BEAC, exhortant notamment les Etats membres à mettre en oeuvre “des politiques budgétaires prudentes”.
Elle recommande aussi “aux Etats et aux banques qui disposent d’excédents de ressources de soutenir l’activité, notamment à travers les investissements porteurs de croissance et générateurs d’emploi”, estimant que “de la sorte, le ralentissement économique en perspective pourrait être atténué”.
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