Socialisez

FacebookTwitterRSS

Gabon: des responsables de la société civile interpellés à Libreville

Auteur/Source: · Date: 31 Déc 2008
Catégorie(s): Société

Trois responsables d’ONG gabonaises, ainsi qu’un Gabonais associé à la plainte devant la justice française relative notamment au patrimoine en France du président gabonais Omar Bongo Ondimba, ont été interpellés mercredi à Libreville, a-t-on appris de sources concordantes.

Les personnes interpellées sont notamment Marc Ona Essangui, Georges Mpaga et Alain Moupopa, trois figures de la société civile au Gabon, d’après un proche de M. Ona Essangui et deux ONG françaises, Transparence International France (TI) et Sherpa, qui ont déposé le 2 décembre à Paris une plainte contre M. Bongo et les présidents congolais Denis Sassou Nguesso et équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema.

Gregory Ngoua Mintsa, partie civile aux côtés de ces ONG dans le cadre de cette plainte, figure aussi parmi les personnes interpellées, selon ces sources.

La plainte déposée en France porte sur “les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en France” par ces trois présidents et des membres de leur entourage.

Joint par l’AFP, le ministre gabonais de l’Intérieur, André Mba Obame, a confirmé l’information.

“Ils sont interpellés dans le cadre d’une enquête du procureur”, a déclaré M. Mba Obame, qui n’a pas souhaité en dire davantage, évoquant “le secret de l’enquête”.

Aucune indication n’avait pu être obtenue mercredi soir sur le sort des quatre hommes.

Marc Ona Essangui, considéré comme le porte-parole de la société civile dans le pays, est coordonnateur au Gabon de la coalition Publiez ce que vous payez (PCQVP) qui milite pour une gestion transparente des revenus pétroliers. Georges Mpaga dirige le Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG) et Alain Moupopa est président de l’ONG Afrique Horizon.

MM. Ona Essangui et Mpaga ont été interpellés par des policiers accompagnés du procureur de la République, qui ont perquisitionné le siège des ONG et emporté du matériel informatique sans fournir d’explication, a indiqué à l’AFP un de leurs proches, Markhy Edzang.

M. Edzang a cependant lié leur interpellation à “l’affaire des biens immobiliers du président Bongo” en France.

Dans un communiqué transmis à l’AFP, TI France et Sherpa ont affirmé que M. Ngoua Mintsa avait été “arrêté à son domicile tôt ce (mercredi) matin” à Libreville et que MM. Ona Essangui, Mpaga et Moupopa “auraient également été arrêtés.”

Les deux ONG demandent leur “libération immédiate” et “invitent les autorités françaises à intervenir auprès de leurs homologues gabonaises pour que la justice puisse suivre son cours en toute sérénité et dans le respect des droits de l’Homme.”

Le Congo a annoncé avoir porté plainte le 5 décembre à Paris contre les deux ONG, et une fondation ayant pour parrain le président Bongo a indiqué en avoir fait autant le 15 décembre à Libreville.  


SUR LE MÊME SUJET
Réunis ce 15 mars au siège de l’Observatoire national de la démocratie (OND) à Libreville, les membres du Collectif des organisations libres de la société civile du Gabon ont tenu une conférence de presse pour faire le point sur la portée démocratique des reformes décidées par le nouvel exécutif. Le Collectif des organisations libres de la société civiles du Gabon a tenu une conférence de presse ce 15 mars au siège de l’OND à Libreville pour dresser un bilan sur la situation démocratique du pays cinq mois après l’avènement du nouvel exécutif. Alain Moupopa d’Afrique-Horizons, Marc Ona de Publiez ce que ...
Lire l'article
Deux des plus célèbres membres de la société civile gabonaise, Marc Ona, lauréat du Prix Goldman 2009, ainsi que Grégory Mintsa, estiment dans une lettre ouverte hier à la veille de l’arrivée au Gabon du président français que Nicolas Sarkozy n’est pas "le bienvenu". "M. le Président (...) votre ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, votre secrétaire aux colonies Alain Joyandet et votre ami Robert Bourgi sont désormais indésirables au Gabon et vous n’êtes pas le bienvenu" écrivent les deux membres de la société civile dans une lettre remise à l’AFP par Marc Ona. Marc Ona Essangui, principal porte-parole de la société ...
Lire l'article
Plusieurs fois reporté, le procès opposant Marc Ona Essangui, un des leaders de la société civile au ministre gabonais de l’Intérieur, André Mba Obame s’ouvre finalement ce mardi au tribunal de première instance de Libreville, a appris l’AGP de source proche du dossier. M. Ona Essangui avait porté plainte en août dernier contre le ministre de l’Intérieur suite à son interdiction de quitter le territoire alors qu’il devait se rendre aux Etats-Unis pour une conférence sur la transparence des contrats. M. Ona Essangui avait estimé que l’interdiction qui lui avait été faite de sortir du Gabon est un harcèlement. Pour sa part M. ...
Lire l'article
Communiqués de Presse
A partir de cette page, vous pouvez accéder à toutes les informations relatives aux activités de la Coalition du Refus, y compris le programme du meeting de Paris. Voir Communqué de presse de lancement. Voir Le Programme Meeting de Paris Principes et Préambule Charte du Refus Devenir membre signataire de la Charte Activités et News de la Coalition Ci-dessous, lisez le Communiqué de presse ayant marqué le lancement de la Coalition du Refus le 18 janvier 2009 Communiqué de Presse COALITION GABONAISE DU REFUS ET DE SALUT NATIONAL Suite aux arrestations arbitraires dont de dignes membres de la société civile gabonaise ont fait ...
Lire l'article
Le ministre de l'intérieur, chargé de l'immigration, André Mba Obame a apporté vendredi au cours d'un point de presse des éclaircissements sur l'affaire des trois leaders de la société civile gabonaise mis en détention. « L'ordre public et la sécurité de notre pays étant en cause, j'ai cru utile, en ma qualité de Ministre en charge de ces questions, d'apporter à l'opinion nationale et internationale les informations devant permettre à chacun et à tous d'être objectivement fixés. Cette démarche me paraît d'autant plus opportune qu'il apparaît clairement que notre pays est réellement la victime d’une tentative de déstabilisation par ...
Lire l'article
Six figures de la société civile gabonaises, parmi lesquelles se trouve un signataire de la plainte déposée en France mettant en cause le patrimoine immobilier du président Omar Bongo Ondimba, ont été interpellées mardi 30 et mercredi 31 décembre 2008, à Libreville (Gabon). Mardi 6 janvier au matin, trois d'entre eux demeuraient détenus par la police judiciaire pour des motifs qui n'ont pas été signifiés. Alors que la loi gabonaise fixe à 48 heures la durée de la garde à vue, le ministre de l'intérieur André Mba Obame a déclaré lundi à l'AFP que "les jours non ouvrables" incluant "le 1er ...
Lire l'article
Bruno Ben Moubamba, responsable en Europe d'un réseau d'ONG gabonaises, a dénoncé lundi dans une lettre au Parlement européen une campagne de "répression" contre la société civile au Gabon, après l'interpellation le 31 décembre de plusieurs leaders d'ONG, toujours détenus. "La répression vient encore une fois de s'abattre sur la société civile gabonaise (...). Aucun mandat d'arrêt n'a été émis et ces arrestations sont donc totalement illégales", écrit M. Ben Moubamba, porte-parole en Europe d'Acteurs libres de la société civile gabonaise. Il proteste contre les interpellations de Marc Ona Essangui et Georges Mpaga, figures de la société civile, et de Gregory ...
Lire l'article
Communiqué BDP-Canada: La société civile gabonaise est en danger au Gabon
Le mercredi 31 décembre 2008  vers 12h 30mn, au siège de Brainforest, un débarquement de 3 voitures  sans immatriculations avec plus d'une dizaine d'hommes armés ont envahi le domicile professionnel de Mr Marc Ona Essangui. Ces larbins et voleurs du régime cannibale d'Omar Bongo ont défoncé les portes de Brainforest emportant avec eux les ordinateurs portables, les cellulaires et autres clés USB de l'association de protection de l'environnement et de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite au Gabon. Messieurs Marc Ona, Georges Mpaga, NGBWA Mintsa et deux autres journalistes ont été arrêtés. Avec leurs armes à feu, les FAMAS (les assassins ...
Lire l'article
Au moins cinq militants de la société civile ont été interpellés par la police, mercredi matin dans la capitale gabonaise, selon des témoignages. L’un de ces militants est lié aux organisations Transparency International et Sherpa qui avaient déposé, début décembre à Paris, des plaintes portant sur « les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en France » par trois présidents africains, dont celui du Gabon, et leur entourage. Depuis le 22 décembre, ces deux organisations sont visées par une plainte déposée par la Fondation Omar Bongo Ondimba.    Selon l'organisation des Acteurs libres de la ...
Lire l'article
COMMUNIQUE DE PRESSE Ce 31 décembre 2008, les forces de sécurité gabonaises ont arrêté simultanément plusieurs membres d’ONG (Georges Mpaga, président du Rolbg, Alain Moupopa, Président d’Afrique Horizon, Marc Ona, Coordonateur de PWYP Gabon et Président de Brainforest, etc. et d’autres citoyens (Grégory Gbwa Mintsa, plaignant gabonais dans l’affaire des biens mal acquis et Gaston Asséko, directeur technique de Radio Sainte Marie, une personne n’ayant rien à voir avec les Acteurs Libres de la Société Civile). De plus, les bureaux de PWYP Gabon et de l’ONG Brainforest ont été violemment saccagés et les ordinateurs volés. Cette opération, semble-t-il coordonnée, est préparée depuis ...
Lire l'article
Gabon : La société civile «check» la démocratie à Libreville
GABON : Le président Sarkozy n’est pas “le bienvenu” pour la société civile
Gabon: Le procès opposant un leader de la société civile au ministre de l’Intérieur s’ouvre mardi à Libreville
Communiqués de Presse
Gabon: Affaire des détenus de la société civile gabonaise: André Mba Obame fait la lumière
Trois leaders de la société civile gabonaise sont détenus par la police
Gabon: un responsable d’ONG dénonce la “répression” contre la société civile
Communiqué BDP-Canada: La société civile gabonaise est en danger au Gabon
Gabon: La police interpelle des militants de la société civile
Communiqué des Acteurs libres de la Société Civile Gabonaise


Votez cet article (Cliquez les étoiles · 1 = mauvais - 5 = excellent)
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (Aucun vote pour le moment)
Loading...

Auteur/Source: · Date: 31 Déc 2008
Catégorie(s): Société
Fil RSS 2.0 · Commentaires/Trackback autorisés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*