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Gabon: Discours du chef de l’Etat Gabonais à la Nation

Auteur/Source: · Date: 31 Déc 2008
Catégorie(s): Politique

Intégralité du message du chef de l’Etat gabonais à la Nation à l’occasion du nouvel an.

Gabonaises, Gabonais, Mes très chers Compatriotes,

Au seuil de l’année 2009, la tradition républicaine m’offre, comme il est d’usage, l’agréable opportunité de m’adresser à vous.

Je le fais avec plaisir, heureux de me retrouver au milieu de vous, grâce à la magie de la télévision, en ces moments de joie et de fêtes familiales et amicales.

En ces moments de paix partagée d’amour et de la fraternité vécue les parents, les proches et les voisins je voudrais souhaiter à tous une année 2009 meilleure que 2008.

Pour tous je forme, du fond du cœur des vœux de bonne santé, de paix et de bonheur.

Mes chers Compatriotes,
En m’adressant à vous, il y a un peu plus d’un an, dans un discours que j’ai voulu refondateur de nos manières d’être, de nos façons de faire, j’ai voulu que l’année qui s’achève soit un nouveau départ sur tous les plans.

Il s’agissait pour moi d’inviter ceux d’entre vous à qui j’ai conféré une parcelle d’autorité, de responsabilité, à une prise de conscience pour restaurer l’autorité de l’Etat, promouvoir les valeurs réelles de la société et de la République, œuvrer chaque jour davantage, au développement de notre pays.

Bref, je lançais un appel à chaque Gabonais, femme, homme, jeune, moins jeune, à changer de mentalité et à se mettre résolument au service du Gabon pour le progrès de notre cher pays et le bien-être de ces populations.

Pour conduire à cette nécessaire et incontournable réforme, j’ai mis en place un gouvernement de mission, doté d’un bréviaire « Mon Projet des Actes pour le Gabon ». Je l’ai instruit, de surcroît, d’un certain nombre de priorités et de projets porteurs tout en lui indiquant l’importance de la situation sociale et l’urgence de la demande qui en émane.

Qu’il s’agisse de la réhabilitation de notre réseau routier, de l’amélioration de nos systèmes de santé et d’éducation, de l’habitat social, de la modernisation de l’Etat, des instructions nettes, claires, précises et définitives ont été données à ce gouvernement de mission.

Pour y parvenir, le Premier Ministre Chef du Gouvernement, m’a proposé, pour l’année 2008, une feuille route gouvernementale que j’ai fait adopter par le Conseil des Ministres, le 8 février dernier, ministère par ministère cette feuille de route indiquait les actions prioritaires arrêtées par les Ministres eux-mêmes avec les moyens budgétaires disponibles pour les réaliser.

Après avoir laissé le temps au temps, après avoir estimé que « le piment mûrit en son temps », malgré des avancées dans certains secteurs, je constate hélas qu’il y a encore trop de lenteurs, trop de lourdeurs qui pèsent sur l’action gouvernementale, alors que le Peuple gabonais nous demande plus de hardiesse et plus de célérité. Le bon rythme n’est pas atteint et le temps fuit… En tout état de cause, la feuille de route aura, entre autres, permis de mettre en évidence les carences dont souffrent le Gouvernement et son administration. En cela la méthode feuille de route est très utile et opportune.

Et je me demande, somme toute, si j’ai été bien compris par les uns et par les autres, et si les remises en cause nécessaires ont été acceptées par tous. J’ai plutôt l’impression d’avoir prêché dans le désert, n’avoir pas été suivi, notamment par ceux-là mêmes retenus pour conduire la remobilisation tant attendue et impulser l’élan nécessaire. Or, du fond de nos villages, de l’arrière-pays, de nos villes, me parviennent chaque jour des préoccupations constantes de mes compatriotes, et montent jusqu’à moi leurs détresses, leurs difficultés quotidiennes, leurs attentes, leurs espoirs.

Et puis brutalement viennent s’ajouter à cela la crise financière, la crise alimentaire, la chute vertigineuse du prix du baril pétrole… formant ainsi, à l’échelle mondiale un contexte défavorable dont on ne mesure pas, pour moment, toutes les conséquences sur les économies des pays comme le nôtre. Une certitude : la crise pointe à l’horizon.

L’heure est donc venue pour le Premier Ministre d’évaluer avec le Gouvernement qu’il dirige ce qui a été fait par ses différents membres au regard de la feuille de route qu’il a établie et d’en tirer concrètement toutes les leçons.

Le Gabon ce n’est pas que le Gouvernement, certes, mais c’est à celui-ci que j’ai confié le projet « Mon Projet, des Actes pour le Gabon » que le Peuple a choisi.

Alors, face aux espoirs soulevés par mon message à la Nation du 1er décembre 2007, face à la crise actuelle et aux défis à relever, il faut qu’au-delà du Gouvernement, l’administration, de la classe dirigeante, l’unité nationale soit plus que jamais notre force, que la cohésion sociale œuvre à l’efficacité de nos actions, que le vivre ensemble avec nos différences, soient notre credo.

Pour parler comme le poète, je dirais que nous sommes un petit peuple par le nombre, mais un grand peuple par les sentiments. C’est donc dire que nous nous connaissons tous, que chacun d’entre nous a besoin des autres, et nous sommes tous interdépendants. S’exclure mutuellement, c’est se priver des intelligences, des capacités, des compétences dont notre pays a besoin. Le combat pour le Gabon est le combat de toutes ses forces vives, de tous ses enfants, sans référence communautaire, sociale, religieuse ou d’appartenance politique.

Du reste, la sagesse de nos Aïeux nous apprend « qu’un seul doigt ne pas laver le visage » et nos armoiries proclament que « Dans l’unité nous progresserons ». Oui, ce n’est qu’ensemble et dans un élan collectif que nous pourrons atteindre nos objectifs.

Aujourd’hui le temps est plus que jamais venu de passer aux actes pour bâtir chacun avec l’autre, chacun avec tous et tous ensemble, une société plus juste, plus laborieuse plus responsable et plus créative, ouverte et de partage, dans laquelle chacun puisse trouver sa juste place.

C’est vrai que la fin de l’année 2008 est marquée par une série revendications sociales, notamment dans les secteurs administratifs, une montée des inquiétudes pour le panier de la ménagère, pour les couches sociales laborieuses de notre société, pour notre jeunesse. Des grèves paralysent notamment le secteur de l’éducation.

C’est avec une pleine conscience de la légitimité de bon nombre de doléances présentées par les enseignants des différents syndicats du secteur que j’ai accepté de recevoir leurs représentants. C’est dans le même esprit que j’ai instruit le Gouvernement pour un examen diligent de ces doléances. La Commission qui a été mise en place à cet effet a rendu ses conclusions. Les résultats des arbitrages que j’ai opérés ont été rendus publics dans le communiqué final du Conseil des Ministres en date du 18 décembre 2008. Je suis surpris et même déçu par les réactions des syndicats qui, depuis lors, ont décidé de poursuivre leur mouvement de grève, hypothéquant sérieusement l’année scolaire de ne enfants.

Le combat social ne doit pas être mené en poussant inutilement notre pays vers l’abîme du fait d’un radicalisme qu’aucune raison ne peut justifier. Une fois de plus, j’en appelle donc et une fois pour toutes, à l’esprit patriotique de tous nos compatriotes qui ont la responsabilité d’éduquer nos enfants pour qu’ils reprennent immédiatement les cours.

Qu’il s’agisse des enseignants ou tous les employés du secteur public d’une manière générale ou qu’il s’agisse des travailleurs du secteur privé, je voudrais dire à tous que vous aurez désormais un cadre permanent de concertation. Celui-ci permettra d’examiner dans la sérénité les problèmes qui touchent au monde du travail. Il s’agit du Conseil nation du Dialogue social que j’ai décidé de mettre en place et dont les textes fondateurs sont en cours d’élaboration.

En effet, tout justifiées et légitimes que soient les revendications qui s’expriment, nous devons garder à l’esprit l’essentiel, c’est-à-dire les valeurs des dialogues et de consensus grâce auxquels nous avons ensemble gagné tant de combats dans le passé et gagnerons encore de bien plus beaux dans l’avenir.

Mes chers Compatriotes,
Dans un monde où le maître mot est l’ouverture, nous ne pouvons continuer à édifier des barrières sans intérêt. Il nous faut donc cultiver au Gabon, cette valeur cardinale qu’est l’ouverture vers l’autre, la solidarité et le partage tant au sein du Gouvernement que des cabinets ministériels, des administrations, et des entreprises.

De notre diversité, faisons une richesse ; de nos différences, faisons une force. Alors, dans notre pays le Gabon sachons cultiver ces principes. Qu’au Gouvernement, notamment dans les cabinets ministériels, dans l’Administration, dans les entreprises il soit fait de la place pour tous, sans distinction d’ethnie, de province ou de religion.

Je dois vous dire à cet égard la tristesse que m’inspire la composition de certains cabinets ministériels qui ne prennent pas en compte 1es diversités de notre pays.

A ce propos, je tiens à rappeler que hormis certains personnels, les membres des administrations, des cabinets, sont nommés par Gouvernement en Conseil Ministres.

D’une manière plus globale, le Gouvernement devra, du reste, veiller à une meilleure utilisation sur l’ensemble du territoire national dans tous les domaines de l’activité nationale, à une utilisation harmonieuse et adaptée des forces vives et des ressources humaines de notre pays.

Gabonaises, Gabonais,

J’avais dit, en 2007, gouvernement de mission. Je dis encore aujourd’hui, gouvernement mission, ouvert et conquérant, collé aux réalités, n’ayant pour seuls objectifs que ceux de ma politique pour seule ambition le bonheur du Peuple gabonais.

Je dis aussi administration de mission ouverte, moderne et efficace.

Je dis encore mission de travail et de responsabilité pour chacun. Je dis toujours référence aux valeurs morales pour tous, changement de mentalité pour tous, patriotisme.

C’est pour tenir compte de tous ces impératifs et défis à relever et à intégrer que je demande au Premier Ministre de me faire des propositions dans un esprit d’ouverture pour une nation soudée et solidaire. Ce gouvernement, je le veux de large ouverture. C’est pourquoi j’invite tous les chefs de partis politiques à me proposer des personnalités (chefs de parti ou membres) susceptibles faire partie de cette nouvelle équipe.

En disant cela, je voudrais que ma volonté d’ouverture soit bien comprise. En effet, il ne s’agit point ici de méconnaître les qualités ou les compétences de nombreux militants du PDG ou des partis de la majorité présidentielle. Il s’agit tout simplement pour moi de permet à d’autres Gabonais d’acquérir l’expérience de la chose publique de les amener à se mettre au servie la République, et surtout de les faire travailler tous pour le Gabon, notre patrie.

Il nous nous faut absolument faire face à un environnement international et à un contexte national qui s’annonce tout à la fois défavorable, difficile et délicat. Des discours à l’action, des mots aux actes par tous et pour tous, c’est sur cette conviction et cette espérance que je voudrais encore une fois et du fond du cœur vous souhaiter une bonne et heureuse année 2009.Puisse le Très-Haut bénir vos foyer!

Vive la République, Vive le Gabon.


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Auteur/Source: · Date: 31 Déc 2008
Catégorie(s): Politique
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2 Réponses à Gabon: Discours du chef de l’Etat Gabonais à la Nation

  1. ngomo davy

    3 Jan 2009 a 09:49

    Et un de plus!! Depuis 41 ans au pouvoir, je crois que toute personne qui a enregistré les discours d’Omar Bongo Ondimba pourraient vraisemblablement s’enrichir si elle les revendait dans les années à venir. Y a un paquet de fric à se faire là. Plus sérieusement, quand on est Président d’un pays et qu’on estime que son gouvernement ne suit pas ses intructions, on change certains membres sinon tous s’il le faut. Il vient se plaindre de certains ministres, mais s’ils sont là c’est à cause de qui? Si certains ne travaillent pas, ils prennent exemple sur qui? 41 ans au pouvoir, au bout d’un certain temps, on ne comprend même plus ce qui se passe. Il demande aux gabonais de patienter, mais c’est ce qu’on fait et puis la patience a des limites. Avec ce discours, serait-il en train de nous faire croire qu’il ne maîtrise plus rien dans son camp? Si c’est le cas, c’est grave, ça veut dire qu’on paie un Président qui ne fout rien, qui ne contrôle rien!! Il souhaite un gouvernement de large ouverture, ah bon!? Pour faire quoi? A quoi sert le mulpartisme alors? Il paraît qu’il est sage, je vous avoue que je n’ai jamais vu un sage prendre autant de mauvaises décisions!! C’est un panel de décisions nulles et non avenues! Quand on se dit patriote et qu’on constate qu’on a mal travaillé 41 ans, la première décision que l’on prend c’est de rendre tout l’argent qu’on a pillé, puis on démissionne. Il parle des enseignants qui continuent à faire grève et qu’il ne comprend pas pourquoi, c’est normal il n’a jamais rien compris aux problèmes de ses compatriotes. Or y a des bruits qui courent sur l’achat de conscience de certains enseignants, ce qui pourraient confirmer le changement de position de certains leaders du CONASYSED. Il fait avec les enseignants ce qu’il fait avec les opposants, c’est à dire à coup de milliards, il bousille tout ce que les gens ont construit depuis des années. C’est un exercice d’un genre nouveau dans lequel il excèle: détruire tout un pays à coup de milliards de FCFA!! L’argent ne sert plus à construire un pays, mais à le détruire. Avec notre Président, tout est possible. C’est assez intéressant comme technique de destruction. IL devrait le brevetter d’ailleurs. Personne ne veut plus et ne peut plus croire en cet homme, ce n’est pas en 7 ans de mandat qu’il fera ce qu’il n’a pu faire en plus de 30 ans. Son règne touche à sa fin, alors il multiplie les actes pour accélérer le processus de passation du pouvoir à Ali sans que personne n’ait le droit de dire quoi que ce soit. Qui vivra verra.

  2. darneau

    2 Jan 2009 a 23:57

    c discours st bien le reflet d’une intelligence ki a decide de servir le mal! ces pour les discours kil st fort, m1 les realisations se retrouvent a SOVOG!!!!!!

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