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Gabon: Affaire des détenus de la société civile gabonaise: André Mba Obame fait la lumière

Auteur/Source: · Date: 10 jan 2009
Catégorie(s): Politique,Société

Le ministre de l’intérieur, chargé de l’immigration, André Mba Obame a apporté vendredi au cours d’un point de presse des éclaircissements sur l’affaire des trois leaders de la société civile gabonaise mis en détention.

« L’ordre public et la sécurité de notre pays étant en cause, j’ai cru utile, en ma qualité de Ministre en charge de ces questions, d’apporter à l’opinion nationale et internationale les informations devant permettre à chacun et à tous d’être objectivement fixés. Cette démarche me paraît d’autant plus opportune qu’il apparaît clairement que notre pays est réellement la victime d’une tentative de déstabilisation par d’organisations étrangères », déclare d’emblée M. Mba Obame.

D’abord, le ministre souligne que trois ONG internationales, à savoir Transparency, Survie et Sherpa ont instrumentalisé ces leaders de la société civile gabonaise. « Ces Organisations Non Gouvernementales ont recruté des citoyens gabonais en France et au Gabon. Ces compatriotes ont organisé à travers le pays des réunions secrètes dans des lieux et avec des personnalités que nous nous gardons de révéler aujourd’hui », dit-il.

Faisant l’historique, le ministre relate ceci: « Vous avez tous en mémoire les deux plaintes déposées en France par des organisations non gouvernementales (ONG Survie, Sherpa) de ce pays contre les Chefs d’Etat du Congo et du Gabon en 2007 et qui ont été classés sans suite par justice françaises ».

Quatre mois après, rappelle Mba Obame, les ONG, Transparency et Associés ont de nouveau déposé plainte. Cette 3ème plainte a été déposée devant le juge d’instruction avec constitution de parti civile.

« Ces ONG, poursuit le ministre de l’Intérieur, ont tiré les leçons de l’échec de deux premières plaintes et pour faire pression sur les autorités judiciaires françaises, ces ONG s’activent actuellement pour accompagner cette troisième plainte d’un vaste mouvement de contestation des institutions gabonaises sur le territoire gabonais et à l’extérieur. Elles souhaitent ainsi contraindre la justice française à donner une suite favorable à leur plainte ».

Sur le terrain, « voici comment ces ONG procède », indique le ministre de l’intérieur. « Ces ONG françaises ont recruté des citoyens Gabonais en France et au Gabon ».

M. Mba Obame, précise même que ces « compatriotes ont organisé à travers le pays des réunions secrètes dans des lieux et avec des personnalités que nous nous gardons de relever aujourd’hui ».

Il signale que « ces rencontres visaient à préparer le terrain avant la publication, dans la presse nationale, d’une lettre ouverte adressé à Monsieur El Hadj Omar Bongo Ondimba, président de la République Gabonaise, signée par un dénommée Bruno Ben Moubamba. Cette lettre « aux termes durs empreints de diffamation, devait servir de détonateur au soulèvement recherché ».

Pour mener à bien leurs actions, souligne Mba Obame, « Ces ONG ont approché la plupart des journaux nationaux, par l’intermédiaire de Ben Moubamba introduit par Messieurs Ngwba Mintsa et Marc Ona Essangui pour publier cette lettre ouverte ».

« Tous ont librement choisi de ne pas publier cette lettre malgré le niveau élevé des contreparties financières qui leur étaient proposées car les documents font état d’une enveloppe globale de près de 300 millions de Fcfa, soit plus de 500 mille euros », soutient le ministre.

« D’importantes sommes d’argent ont également été distribuées aux participants de nombreuses réunions de recrutement et d’enrôlement tenus secrètement à Libreville et à l’intérieur du pays », affirme-t-il.

Dans une analyse des faits, explique le ministre, M. Moubamba et ses complices se livrent depuis plusieurs mois avec le soutien moral et financier d’organisations étrangères à des tentatives de recrutement ou d’enrôlement de Gabonais en vue de se rallier aux ONG françaises qui ont déposé une plainte en France contre la personne du Chef de l’Etat.

« C’est ainsi qu’il a été présenté aujourd’hui aux autorités politiques, judiciaires françaises et européennes une liste de 72 ONG regroupées au sein d’une nébuleuse dénommée « Acteurs libres de la société civile Gabonaise », dit-il.

De ce fait, dit Mba Obame, « les 72 ONG en question ont déjà indiqué au ministère de l’intérieur qu’elles ne se reconnaissaient pas dans cette tentative téléguidée depuis Paris, par les ONG Sherpa, Survie et Transparency France visant à faire croire à une adhésion massive de la société civile gabonaise à leur manœuvre de déstabilisation de notre pays ».

« S’agissant de ces actions entreprises sur le territoire national, des informations recueillies font état des tentatives similaires d’enrôlement des gabonais, en vue de dépôt de nouvelles plaintes, en Afrique du Sud, Bruxelles et à Londres », rapporte le ministre.

Interroger sur l’avocat français empêché de rentrer au Gabon, Me Thierry Lévy, M. Mba Obame note que « Me Lévy n’a pas été en possession de documents complets lui permettant de se rendre au Gabon, le certificat de vaccination a été le seul élément mis dans le dossier; pas d’ordre de mission, ni de réservation d’hôtel et pas d’invitation ».

Parlant des détenus de la société civile gabonaise, le ministre indique cependant qu’il revient au juge d’instruction de prendre la décision d’une libération provisoire ou non.

Rappelons que Gregory Ngbwa Mintsa, plaignant dans l’affaire des « Biens mal acquis » initiée en France, Marc Ona Essangui, coordinateur pour le Gabon de la campagne « Publiez ce que vous payez » (PCQVP), Georges Mpaga, président du Réseau des Organisations libres de la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG) ont été interpellés depuis le 31 décembre 2008 et placés sous mandat de dépôt depuis mercredi 7 janvier 2009.

Pour ce qui est de Dieudonné Koungou, journaliste au bimensuel privé, « Tendance Gabon », accusé de « détention d’un document en vue de propagande orale ou écrite en vue d’incitation à la révolte contre l’autorité de l’Etat », son avocat souligne qu’il a été laissé en liberté provisoire.
 


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