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Gabon : Entre ses “Congolais” et ses avocats, la solitude du Mollah Omar

Auteur/Source: · Date: 10 Mar 2009
Catégorie(s): Afrique

A plusieurs reprises déjà, contre le “Mollah Omar” Bongo, contre son beau-père le “Son of the Beach” Denis Sassou Nguesso, contre 2 ou 3 autres de leurs amis, des plaintes ont été déposées, relatives à des biens mal acquis. Parallèlement, il y a peu, le nom du Mollah apparaît dans les médias, au sujet de comptes en banque français bloqués. Aucun lien entre les deux affaires. Elles ont pourtant, depuis le premier article, paru dans Sud-Ouest, et, peu ou prou, repris partout, été systématiquement évoquées ensemble.

Pour la clarté, c’est tellement mieux… Il sera toujours temps de dénoncer ensuite les amalgames.
En 1995, propriétaire d’une florissante pêcherie au Gabon, le Gaulois René Cardona vend ses installations et sa flottille à une des sociétés du clan Bongo, qui comptait parmi ses actionnaires, outre Madame Bongo, deux des enfants mineurs du couple. A la tête de la société, on nomme un membre de la famille de Madame, Kourissa Jean de Dieu… Kourissa Jean de Dieu est le mari de Lydie Nguesso. Lydie Nguesso est la fille de Maurice Nguesso. Maurice Nguesso est lui-même… le grand frère du “Cobra Suprême” Sassou.
Kourissa Jean de Dieu est surtout un incapable ! Sa gestion calamiteuse de la société de pêche met celle-ci en faillite très vite. Kourissa raconte au Mollah que Cardona leur a refilé en fait de vieux rafiots. Le Mollah, abusé, demande à Cardona de racheter son business. Celui-ci refuse. Bongo porte plainte et fait trancher le litige par un de ses neveux juge d’instruction. Cardona se retrouve en taule (au moment d’une épidémie de fièvre ebola…cool). Il y passera plusieurs semaines. Et n’en sortira que contre une rançon, pardon, une caution de 457 000 €.

Depuis, rentré en France, Cardona a déposé plainte, pour récupérer ces 457 000 euros.
Quand à Kourissa Jean de Dieu, depuis, lui, il est rentré au Congo Brazza, où il s’est fait élire député de l’arrondissement de Poto-Poto…

Le 29 septembre 2008, un arrêt exécutoire de la cour d’appel de Bordeaux condamne Omar Bongo à restituer la caution-rançon, qui s’élève, avec les intérêts, dorénavant, à un peu plus d’1 million d’euros. Là, conseillé par un avocat normal, compétent, le Mollah aurait du payer, afin d’arrêter les frais d’un procès perdu d’avance. Au lieu de ça, il ne casque pas, et l’avocaillon dégaine le pire des arguments : il s’agit d’une affaire privée… Et voilà le Mollah privé, c’est le cas de le dire, de son immunité présidentielle, et devenu un « affairiste »…

La procédure diligentée par Me Le Bail, avocat de Cardona, a abouti, en appel, le vendredi 13 février dernier, à la saisie de comptes courants et comptes titres du président gabonais dans diverses agences du Crédit Lyonnais et de la BNP. Les fonds déposés, et saisis, non sans difficulté, s’élèvent à 4.2 millions d’euros. Malgré les désaffections de plusieurs huissiers, convaincus qu’un chef d’Etat en exercice bénéficie d’une immunité. Bien que celle-ci ne puisse en l’occurrence être invoquée, puisqu’il s’agit ici, et à cause de l’avocaillon du Mollah, de l’homme Omar Bongo, et de ses comptes personnels, et non du président du Gabon et de l’argent de l’Etat gabonais.

Grâce à son avocat génial, le Mollah ne doit plus 457 000 euros, mais plus de 1 million d’euros à René Cardona. Somme dont il devra s’acquitter de toute façon, avant même, s’il le souhaite, de se pourvoir en cassation…

Ce qui fait dire à un conseil un peu plus avisé que celui du Mollah, que ce n’est pas Bongo qui a perdu sur ce coup, mais bel et bien finalement le Gabon et les Gabonais.
 


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