Socialisez

FacebookTwitterRSS

La Françafrique et l’un des ses plus grands pourfendeurs à bout de souffle ?? Par Jean Legnagna

Auteur/Source: · Date: 12 Mar 2009
Catégorie(s): Opinion

Dictateurs africains, notre pays n’est ni la propriété du PDG, ni celle de Mr Bongo. Affirmer que la diaspora Gabonaise s’insurge contre le lynchage médiatique fait par la presse Française à Omar BONGO, est une hérésie et un gros canular.

Aucune image ni soulèvement populaire n’est venu confirmer ces fausses allégations. Que le pouvoir Gabonais comprenne qu’il s’est enrichi sur le dos du peuple et de ce fait ne saurait le mêler à ses propres turpitudes et l’engager sur les responsabilités qui ne sont pas les siennes.

Pour ma part, je ne suis pas solidaire d’un mouvement qui tendrait à encourager le statu-quo, tant au niveau national que bilatéral entre la France et le Gabon. Je suis partisan d’un réel changement tant au niveau des pratiques de gouvernement que des relations entre la France et le Gabon.

Le monopole de la nation n’appartient ni à Mr Bongo, ni au parti au pouvoir. La révision des accords doit faire intervenir le parlement , et le peuple Gabonais par voie référendaire.

L’article publié hier par le journal Le MONDE nous rappelle à quel point le pouvoir Gabonais n’a peut être pas compris les enjeux de demain : le monde évolue et avec lui des pratiques de gestion qui sont celles d’une autre époque.

Les Foccart, Pasqua, et compagnies qui animaient la Françafrique ont été déjà rélégués aux calendes Grecques et au musée du passé, et ne peuvent plus guider la politique actuelle de la France et de l’Afrique.
Or, là où nous Africains nous trompons, c’est de continuer à penser que la France a encore la capacité d’influencer notre politique et de penser que l’Afrique peut encore influencer celle de la France.

Le monde est devenu multipolaire,Sarkozy ne cesse de tourner son regard vers L’EST Européen, et n’a pas la même emprise et d’intérêt sur l’Afique que ne l’avait un Chirac par exemple.

Donc, certains dirigeants Africains doivent comprendre que les temps ont changé et l’on ne peut plus diriger les pays avec les recettes du passé qui apparaissent caduques aux yeux des jeunes générations.

Et la réponse du porte parole du Ministère Français des affaires étrangères hier en dit long.”Le pouvoir gabonais montre son attachement à une forme de relation ancienne devenue anachronique avec la France, mais omet de s’interroger sur les raisons de sa mauvaise image”, analyse une source française.

Cette réponse Française est une réelle volonté pour nous faire comprendre que tout n’est jamais figé et acquis et qu’on doit pouvoir s’adapter à tout moment, mais cette leçon a t’elle été entendue du côté de Libreville?

On fait comme si le Gabon de 2009 est encore celui des années 1970 (même politique, mêmes personnes, mêmes ministres, mêmes familles qui profitent et mêmes récettes etc… sans véritable vision du futur .

Mais de quelle révision nous parle t’on ? Celle qui arrange Mr Bongo lorsqu’il est attaqué pour faire chanter la France ou une réelle volonté de faire évoluer les choses ?

Mr Bongo n’ira jamais au bout de sa logique et personne n’est dupe, pour savoir que cette menace a pour but de faire échouer la plainte déposée à Paris par des ONG sur ses biens.

De ce constat, on ne peut pas embarquer les Gabonais dans une affaire qui n’est ni Républicaine (Biens personnels et non biens de la République), ni bénéfique pour le pays. Le Gabonais ne loge ni dans les châteaux de Mr Bongo encore moins dans les villas de la Côte d’azur. Arrêtons de prendre les Gabonais pour des moutons de panurge.

Nous avons là une opportunité pour faire évoluer les accords de coopération pour le bien être des populations et non jouer au chantage quand cela nous arrange.
Le peuple Gabonais est prêt à aller de l’avant, mais pas avec des recettes du passé et c’est justement là que se trompe le pouvoir de Libreville.

La politique du corrupteur et du corrompu qui a longtemps constitué le socle des affaires France-Afrique , socle sur lequel ce pouvoir a batti une part de sa longevité, n’est plus d’actualité et ne le sera plus.

C’est pourquoi un changement au niveau des hommes et au niveau des modes de gestion s’impose. L’on ne peut pas faire évoluer la coopération entre la France et le Gabon, si ceux là mêmes qui ont vécu de ce système s’y arc-boutent et ne parlent d’évolution que si leur pouvoir est egratigné. Un pays se gère en privilégiant ses intérêts et non en mettant en avant les intérêts particuliers

Oui à la révision des accords de coopération, mais oui aussi à l’évolution des politiques nationales . L’on ne peut plus continuer avec une gestion passéiste du pays , car les enjeux du monde actuel sont différents.

Les autorités Gabonaises, veulent continuer à porter le même manteau sale, alors que l’hiver est passé et que vient le printemps.

Il est temps de tourner la page dans tous les domaines et d’envisager une autre voie qui doit passer nécessairement par un changement total des arcanes du pouvoir décisionnaire.

Le Gabon ne peut plus se permettre de tourner en rond comme ce fût le cas pendant 40 ans, il va falloir se tourner vers l’avenir avec des nouvelles idées, des nouveaux modèles de développement et donc de nouvelles têtes.

Le Gabon survivra, avec ou sans évolution des accords mais, à contrario, la peur s’installera désormais chez ceux-là qui en ont largement profité, autrement dit aux nostagliques du passé.


SUR LE MÊME SUJET
2011 souffle la dernière Bourgi?
Par Xavier Monnier L'avocat estampillé Françafrique Robert Bourgi aura agité la rentrée 2011. Sans autre conséquence judiciaire qu'une lumière un peu plus crue sur son parcours, et ses méthodes. Un chant du cygne sur PV. Un coup d'éclat comme il les aime, les attise et s'en régale depuis son passage avec armes et bagages en Sarkozie. Au sortir de l'été, l'avocat Robert Bourgi répète dans le JDD ce qu'il a déjà servi à Péan pour son livre la République des mallettres et nombre de journaliste avant lui (dont Bakchich) sur les coulisses de la Françafrique qu'il a servi trente ans durant : Pendant ...
Lire l'article
Jean-Marie Bockel : “Les accusations de Bourgi sont le chant du cygne de la Françafrique”
L’ancien secrétaire d’État à la Coopération avait appelé "au décès de la Françafrique", en janvier 2008. Deux mois plus tard, il était débarqué. Jeune Afrique l'a consulté pour avoir son sentiment sur les récentes déclarations de Robert Bourgi, qui affirme avoir fait transité des mallettes "pleines de billets" entre des présidents africains et des personnalités politiques françaises, dont Jacques Chirac. Jeune Afrique : Les accusations de Robert Bourgi sont-elles crédibles ? Jean-Marie Bockel : L’existence de financements occultes était un secret de polichinelle. Mais durant mon passage à la Coopération, je n’avais pas connaissance de qui recevait, combien et comment. Je n’étais pas dans ces ...
Lire l'article
La subdivision des Travaux publics (TP) d’Akiéni, localité située à 87 km de Franceville, chef-lieu de la province du Haut-Ogooué, dans le sud-est du Gabon, n’est plus que l’ombre d’elle-même, alors qu’à son ouverture dans les années 1980, elle était la plus rayonnante du pays avec celle de Mitzic, chef-lieu du département de l’Okano, dans la province du Woleu-Ntem (nord). Avec un parc à matériel comprenant uniquement des engins obsolètes ou presque, la subdivision arrive encore néanmoins à réaliser quelques opérations grâce à l’ingéniosité des mécaniciens qui sont encadrés par un chef d’atelier expérimenté. Depuis plus de douze mois, un véhicule ...
Lire l'article
La circulation a été complètement paralysée sur le boulevard du bord de mer et ses alentours les 11 et 12 février dans le cadre des manifestations des Journées de la Défense nationale, occasionnant le gel forcé des activités économiques dans le centre ville de la capitale du pays. L’absence de communication et de dispositions spéciales pour pallier cette situation a suscité de vives réactions au sein de la population, et l’opposition en a profité pour dénoncer «l’amateurisme» patent du nouveau pouvoir. De nombreux habitants de Libreville ont été contraints de regagner leurs domiciles dans les matinées des 11 et 12 ...
Lire l'article
Le défenseur central de la sélection nationale gabonaise, Bruno Ecuele Manga, qui sort d'une brillante saison au SCO d'Angers, en Ligue 2 française, a reçu d'importantes propositions de clubs français et étrangers à l'ouverture du mercato. Des offres allant de 2 à 5,5 millions d'euros ont déjà été soumises aux dirigeants du club angevin de la part de Valenciennes, Brême (Allemagne) et du Spartak de Moscou, alors que l'Olympique marseillais (OM) lorgnerait également sur la Panthère gabonaise. Les brillantes performances de la sélection nationale gabonaise lors des éliminatoires combinées CAN/Mondial 2010 font monter la cote des Gabonais expatriés dans des ...
Lire l'article
L’inamovible président du Gabon est mort hier à 73 ans d’un cancer. Depuis le décès de l’Ivoirien Félix Houphouët-Boigny, fin 1993, il avait repris vaillamment le flambeau d’une «Françafrique» en déclin. Doyen des chefs d’Etat sur le continent, le président du Gabon, Omar Bongo Ondimba, est mort dimanche des suites d’un cancer aux intestins dans un hôpital de Barcelone. Il avait 73 ans, et en avait passé plus de quarante au pouvoir, sans coup d’Etat. Un record. Propulsé en 1967 à la tête du petit émirat pétrolier du Golfe de Guinée, ce petit homme aux lunettes noires aura connu et fréquenté pas ...
Lire l'article
Après le décès, le 14 mars, de son épouse "Edith Lucie", le président Omar Bongo, en repos depuis le 6 mai en Espagne, n’est plus entouré que par ses très proches parents. Deux de ses enfants - l’aînée Pascaline Bongo, directrice du cabinet présidentiel, et Ali Bongo, ministre de la défense - gèrent désormais l’agenda du chef de l'Etat, filtrent les visiteurs et conservent les bulletins de santé paternels. En permanence au palais, Fidèle Andjoua, le frère aîné du président, et André Oyini, son neveu et ex-patron de la Garde présidentielle, assistés du "cousin" Thomas Souah (patron de la société ...
Lire l'article
Après le décès, le 14 mars, de son épouse "Edith Lucie", le président Omar Bongo, en repos depuis le 6 mai en Espagne, n’est plus entouré que par ses très proches parents. Deux de ses enfants - l’aînée Pascaline Bongo, directrice du cabinet présidentiel, et Ali Bongo, ministre de la défense - gèrent désormais l’agenda du chef de l'Etat, filtrent les visiteurs et conservent les bulletins de santé paternels. En permanence au palais, Fidèle Andjoua, le frère aîné du président, et André Oyini, son neveu et ex-patron de la Garde présidentielle, assistés du "cousin" Thomas Souah (patron de la société ...
Lire l'article
L’intermédiaire françafricain Robert Bourgi a beau être honoré dans l’hebdomadaire « Le Point », il n’en est pas moins sur le déclin. Que ce soit à l’Élysée ou chez les potentats africains. On ne voit plus que lui ou presque depuis un an. Bruyamment présent à l’investiture de Sarkozy en mai 2007, décoré de la Légion d’honneur en septembre par le chef de l’État et désormais honoré par une double page du Point (dans le numéro du 27 mars 2008). Eh oui, à 60 ans passés, Robert Bourgi a son heure de gloire médiatique. Qui sonne un peu comme un déclin. ...
Lire l'article
Repêché de justesse après le remaniement ministériel du mardi 18 mars, Jean-Marie Bockel, l'un des symboles de l'ouverture, a perdu son secrétariat d'Etat à la coopération, pour un dossier encore moins en vue, celui des anciens combattants. Dans l'entourage de cet ex-socialiste réélu maire de Mulhouse sous la bannière de l'UMP, on tente de faire contre mauvaise fortune bon coeur. "Jean-Marie Bockel, assure-t-on, est tout au bonheur de sa nouvelle fonction." Officiellement, le ministre, colonel de réserve, est "passionné" par les dossiers du ministère de la défense auquel son secrétariat d'Etat est rattaché. Il souligne qu'il officiera "dans un ministère régalien" ...
Lire l'article
2011 souffle la dernière Bourgi?
Jean-Marie Bockel : “Les accusations de Bourgi sont le chant du cygne de la Françafrique”
La subdivision des TP d’Akiéni à bout de souffle
Gabon : Libreville retient son souffle pour laisser passer les chars
Gabon : Ecuele Manga convoité par les « grands »
Avec Omar Bongo, c’est un bout de la Françafrique qui disparaît
Gabon: Le Palais du bord de mer retient son souffle
Le Palais du bord de mer retient son souffle
Gabon – France: Un vent de déclin souffle sur l’intermédiaire de la Françafrique
Deux mois après avoir dénoncé la “Françafrique”, Jean-Marie Bockel est débarqué de la coopération

Votez cet article (Cliquez les étoiles · 1 = mauvais - 5 = excellent)
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (Aucun vote pour le moment)
Loading...

Auteur/Source: · Date: 12 Mar 2009
Catégorie(s): Opinion
Fil RSS 2.0 · Commentaires/Trackback autorisés

2 Réponses à La Françafrique et l’un des ses plus grands pourfendeurs à bout de souffle ?? Par Jean Legnagna

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*