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Affaire Plysorol : John Bitar montre de quel bois il se chauffe !

C’est un véritable bras de fer qui est en train de se jouer entre les groupes John Bitar & Co. et Honest Timber pour la reprise de l’entreprise française Plysorol, numéro un européen du contreplaqué, actif au Gabon et en France.

Le bras de fer devrait trouver son terme demain vendredi 27 mars, à partir de 10 heures, au Tribunal de Lisieux. (Voir notre Blog Bois tropicaux : www.sequencemedia.com/africablog [1] ) Filiale du groupe portugais Saone, leader mondial des panneaux à base de bois, Plysorol, qui emploie quelque 500 salariés au Gabon et 472 en France à Lisieux, son siège social, à Fontenay-le-Comte en Vendée et à Magenta dans la Marne, devrait voir son destin scellé demain vendredi 27 mars devant le Tribunal de Commerce de Lisieux en France.

Au Gabon, sa filiale Leroy-Gabon détient une concession forestière de 600 000 ha et l’usine de déroulage de Pogab, près de Libreville. Sa capacité de production est de 170 000 m3 de contreplaqué. Doté de six certifications environnement et qualité (OLB), le groupe tient une place majeure dans toute la filière du contreplaqué d’okoumé, avec 48% de part de marché français et quelque 34% du marché européen. Précurseur, il a créé dès 1991 l’éco label EuroKoumé. Mais en 2008, il aurait perdu 18 millions d’euros et quelque 100 millions sur ces dernières années et se trouve en redressement judiciaire.

Deux propositions de reprise s’affrontent, toutes deux de 3 millions d’euros. D’une part, Honest Timber, entreprise chinoise détenue par Zhang Guohua, spécialisé dans l’import-export, fabricant de contreplaqué et déjà présent au Gabon, qui s’est associée avec Sicofor au Congo Brazzaville, Longsheng et Along pour faire une proposition globale de reprise. D’autre part, une offre franco-libanaise autour du groupe John Bitar, un des trois premiers groupes forestiers au Ghana avec 2 840 salariés, des exportations de 77 000 m3 notamment de contreplaqué et un chiffre d’affaires de 25,6 millions d’euros en 2008.

Pour sa part, vendredi dernier, le comité d’entreprise de Plysorol en France a tranché en faveur de l’offre chinoise : non seulement elle comprend la reprise de tous les sites de production et de tous les emplois, un argument non négligeable en ces périodes de crise, mais son projet industriel serait « très crédible et réaliste », selon le Comité.

En effet, la proposition initiale de reprise de John Bitar comprenait le licenciement de 160 salariés à Lisieux, ce qui est très dissuasif en ces périodes de crise et de chômage… D’où le rebondissement hier avec une nouvelle proposition de John Bitar qui constitue une holding avec trois autres partenaires français (Gilles Devillers, PDG du groupe Oxycoupage, Jérôme Delanoë de GCD et Jean-Jacques Landrot, ancien président de l’Association technique internationale des bois tropicaux (ATIBT) et ancien secrétaire-général de l’Association interafricaine des industries forestières (IFIA). Il ne licencierait « plus que » 50 personnes à Lisieux, et injecterait « d’ici fin 2009 » 12 millions d’euros au Gabon et € 34,6 millions en France dans la rénovation de l’outil industriel et la mise en place sur les trois sites en France de nouvelles chaînes pour de nouveaux produits high-tech et à forte valeur ajoutée.

Pour les Européens, il s’agit d’éviter par tous les moyens que la filière du contreplaqué ne bascule dans le giron chinois avec une guerre commerciale à la clé. Pour les environnementalistes comme WWF, qui prend fait et cause pour l’offre libano-française, il s’agit de préserver la gestion durable des forêts dans le Bassin du Congo : « Dans le cadre du dossier de reprise de Plysorol, il est important de concilier le management économique avec le management environnemental du repreneur. Les solutions à proposer doivent coller au plus près à la résolution des difficultés qui ont conduit à la liquidation de Plysorol et Leroy-Gabon, autrement dit, le management environnemental obsolète de Plysorol doit être surmonté par un repreneur qui présente les gages d’une exploitation forestière et d’une commercialisation responsable de bois, ce qui actuellement fait défaut chez Sicofor, Longsheng et Along Sarl. » Une fois encore, la filière bois est prise en otage.


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