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Gabon : Félix Bongo derrière les barreaux en France

Auteur/Source: · Date: 9 Avr 2009
Catégorie(s): Monde

Sous le coup d’un mandat d’arrêt international dans le cadre de l’affaire de la surfacturation des fourgons blindés au Trésor Public gabonais, le patron du cabinet In Consulting, Félix Bongo, vient d’être interpellé à Cergy, en région parisienne, puis écroué à la prison de Bois d’Arcy. Il est accusé avec son complice d’avoir détourné plus de 2,6 milliards de francs CFA au Trésor Public lors de la livraison de 13 fourgons blindés en septembre 2006.

Félix Bongo, le patron du cabinet In Consulting, qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international délivré en 2008 par la justice gabonaise, a été interpellé à Cergy, puis écroué à la prison de Bois d’Arcy, dans la région parisienne.

Le Trésor Public gabonais avait acquis en septembre 2006, auprès de l’agence In Consulting, 13 fourgons blindés pour le transport de fonds pour la coquette somme de 3,6 milliards de FCFA.

Suite à une série d’attaques de convois de fonds dans la Nyanga et à Libreville à cette période, le Trésorier payeur général avait convoqué une réunion pour trouver des solutions de protections des fonds convoyés.

Outre l’installation de caméras dans les trésoreries du pays, il avait été décidé de l’acquisition de 13 fourgons blindés équipés d’une technologie de pointe pour la protection des fonds publics.

Or, une information judiciaire ouverte en 2008 par le parquet de Libreville, à la suite des dénonciations de l’un des promoteurs de l’opération, avait révélé que les fourgons n’auraient coûté que 800 millions de FCFA.

Par l’intermédiaire de son associé, le directeur financier de sa structure, Roger Nguema Mbeng, monsieur Félix Bongo serait parvenu à obtenir l’appui d’un conseiller juridique, d’un gestionnaire du ministère des Finances ainsi que celui d’un comptable de l’Union Gabonaise de Banque (UGB) pour l’obtention de faux en écriture bancaire.

Grâce à ses appuis aux finances et à un ordre de virement établit au compte d’une société fictive, la société In Consulting parvient ainsi à détourner plus de 2,6 milliards de francs CFA en livrant les fourgons qui n’auraient en fait coûté que 800 millions de francs CFA.

Les responsables de l’agence In Consulting, Félix Bongo et Roger Nguema Mbeng, ainsi que plusieurs complices, avaient été mis sous le coup d’un mandat d’arrêt international lancé par la justice gabonaise pour faux en écriture de commerce.

Le Parquet de Libreville précise que c’est le «faux en écriture de commerce et en écriture bancaire que la justice reproche à Félix Bongo (un ancien agent du Trésor public), à Roger Nguema Mbeng, directeur financier de In Consulting et à Soundas Soundas, un gestionnaire de l’Union gabonaise de banque (UGB-Filiale du Crédit agricole)».

Selon la justice gabonaise, «la supercherie a permis à Félix Bongo et à son collaborateur Roger Nguema Mbeng d’engranger un trop perçu de plus de 2,6 milliards de F CFA».
Un complice lésé lors du partage, Arthur Dossi, a permis à la justice de mettre à jour ce détournement et d’engager les poursuites nécessaires à l’encontre des responsables.

Félix Bongo avait toujours clamé son innocence et son avocate, maître Gisèle Eyue Bekale, considère que «le dossier de son client est vide».


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Auteur/Source: · Date: 9 Avr 2009
Catégorie(s): Monde
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6 Réponses à Gabon : Félix Bongo derrière les barreaux en France

  1. prieuré de binson

    27 Avr 2009 a 07:50

    cette histoire rocambolesque,n’est possible que dans notre république bananière,un commerçant te propose son prix de vente,si tu trouve qu’il est trop chèr et bien a voir ailleurs tout simplement!!la liberation de mr félix bongo ne m’étonne point,aucune justice impartiale ne pouvait le retenir sous prétexte que les fourgons etait trop chèr,nos magistrat serait il incompétent à ce point?ou sont ils tout simpleement à la solde du régime en place,pire ils osent dire au lendemain de sa libération parler de représailles envers la justice française comme si le ridicule ne tue pas,je ne sais pas qui est dérrière cette histoire mais je pense qu’il ne faut pas ridiculiser le gabon une fois de plus,quand on parle de notre pays à rfi notre justice est toujours indexée par ses arrestations arbitraires(marc ona,marlene rapotchombo,gregory mintsa,mr cardona …)pour finir,on peut mentir tous le temps a quelqu’un mais on ne peut pas mentir tous le temps à tous le monde;vive notre republique bananière,vive notre justice bananière!

  2. jeff etio

    20 Avr 2009 a 07:59

    quelle hypocrisie!mr felix bongo en prison,pendant que alaba fall bosco dont on a la preuve des centaines de millions qu il rackette aux justiciable est libre!que bongo ondimba,pascaline et d autres narguent les populations malgre les preuves accablantes de detournement qui pesent sur eux en france sont en liberte sans que la justice gabonaise ne bouge un pouce!je m excuze en lisant le droit de reponse de mr felix bongo meme un inculte en matiere de droit des affaires comprendra que ce dossier est vide!ce sert t on de notre justice corrompu et partial pour regler des comptes familiaux ou claniques?dieu seul sait!un aigri nous parle de ferrari a 17 ans,une prostitue nous parle d avoir ete filme nu!cela demontre au pauvre makaya que je suis que toute; cet mise en scene est animee par vos intrigues claniques;dommage que la justice gabonaise soit entrainee dans cette affaire,on se souvient de ce pauvre blanc que le chef de l etat avait rackette 300000000frs par le biais de notre fameuse justice! affaire ayant entraine la saisie de ses comptes en france;en attendant j invite les bongo ondimba a prendre l exemple de ce felix;fites les affaires arreter de detourner l argent du peuple gabonais,notre malheur ce n est pas felix mais vous!croyez moi vous finirez pire que mobutu ou bokassa! que dieu benisse le gabon!

  3. MILANG MI SI

    12 Avr 2009 a 12:24

    Felix Bongo Ondimba Alias “Bill Gates”,

    Je sais que les gens qui me liront ici sur BDP,facilement reconnaitront qui se cache derriere le Pseudo de MILANG MI SI et me traiteront de Jaloux et de KONGOSSEUR en chef, loin de la …Je suis un jeune Gabonais de 30 ans, ne a MBONGOBADOUMBA de pere et mere paysans. La chance que j’ai eue dans ma vie c’est d’avoir fait un peu d’ecole, je suis diplome en chaudronnerie.
    Ce qui m’amene a intervenir sur BDP ce jour c’est le cas du Jeune compatriote “millionnaire” qui est ecroule non pas a sans famille, mais chez les blancs la bas a FALA.
    Quand au quartier nous analysons cette affaire a “gros sous”, nous trouvons qu’un grand nombre de Gabonais devrait normalement se retrouver en prison en meme temps que notre ” BILL GATES” quoi.
    Pour ceux qui connaissent notre “BILL GATES”, on nous fait savoir qu’il etait grand quelqu’un la bas ou on compte l’argent de notre pays. Sa carriere, il la commence comme vous connaissez ..Ayant eu la benediction de porter le nom sacre du pays…il fut nomme Directeur a 30 ans …Tchouooooo..QUEL PAYS!!!!
    Comme c’est la regle chez nous, se remplir les poches le plus rapidement possible…On dit qu’il aurait demissionne 7 annees plus tard, donc a 37 ans …Avec tous ses millions en poche, il crea sa multinationale que vous connaissez. Comme dans une serie de “Bangos” il commenca comme vous savez a compter ses milliards, comme nous comptons nos jetons de 10F. Il parait qu’il aimait le m’as tu vu… les belles femmes, les derniers cris des automobiles, tout ce qui nous rend malade de jalousie dans nos mapanes… Les gens d’en haut en haut (jaloux comme ils sont, car le Gaou a perce!!!) voulant juste le calmer, voila comment cette affaire de “voitures blindees” declenche. En fait dans les ” Vrais Pays”, toutes les personnes impliquees de pres ou de loin dans cette affaire devaient etre entendues…mais helas nos hommes de loi sortis tout droit de “HAVARD SCHOOL OF LAW”(les anciens collegues de BARACK OBAMA) trouvent que “BILL GATES” merite une petite punition, tout seul.
    Pour conclure, je dirai comme les Ivoiriens: Felix, vas y molo molo…Tu as toute la vie devant toi mon frere…
    En entendant, passe un bon sejour en prison.C’est la vie, que veux tu…
    Ton frere: MILANG MI SI.

  4. sabine ndong

    12 Avr 2009 a 05:12

    Ce droit de réponse implique que le parquet de la République et le procureur Alaba font n’importe quoi. Ce voleur de Félix Bongo va s’apercevoir à ses dépens que sa tricherie a été découverte. Et il y a d’autres dossiers où il a escroqué l’Etat, sa famille ou des tiers. Le régime lui a donc permis de détourner 2,6 milliards. Il suit l’exemple de sa propre famille! Quand on roule en Ferrari à 17 ans à Libreville, on ne crache pas sur le régime qui vous a engraissés et sans lequel vous vivriez comme bon nombre de malheureux gabonais floués par votre incurie.
    L’heure est à la justice et aux sanctions Félix… Je doute que tu auras le courage d’affronter la vérité.
    Au fait, je suis une actrice que tu as filmée à son insu dans ta garconnière de l’imeuble Axa…

  5. sadee

    11 Avr 2009 a 06:05

    avant d’affirmer des conneries,vous feriez mieux de vous informer sur l’ensemble des faits!!!

    Félix Bongo écrit au DP de L’Union
    Le 4 février 2008 votre journal a fait sa pleine une, suivi d’un article en page 6 signé par votre collaborateur Jonas Moulenda relativement aux poursuites judiciaires sans bases légales dont je fais actuellement l’objet, dans le cadre d’un marché passé entre la société ING Consulting et le Trésor Public gabonais, dans les termes « TRESOR PUBLIC : DES FOURGONS TROP CHERS » suivi en légende de la photo « Le Trésor Public a du débourser plus de 3 milliards de francs pour l’acquisition de ces fourgons blindés.

    Monsieur,
    Le 4 février 2008 votre journal a fait sa pleine une, suivi d’un article en page 6 signé par votre collaborateur Jonas Moulenda relativement aux poursuites judiciaires sans bases légales dont je fais actuellement l’objet, dans le cadre d’un marché passé entre la société ING Consulting et le Trésor Public gabonais, dans les termes « TRESOR PUBLIC : DES FOURGONS TROP CHERS » suivi en légende de la photo « Le Trésor Public a du débourser plus de 3 milliards de francs pour l’acquisition de ces fourgons blindés. Leur coût en réalité ne dépasse pas le milliard. Les auteurs et complices de cette surfacturation sont recherchés par la justice.» .
    J’ai été très surpris connaissant le sérieux de votre journal, que votre collaborateur, visiblement induit en erreur, ait omis de vérifier et recouper les faits qui étaient portés à sa connaissance, omis de respecter le principe du contradictoire et enfin omis de donner la parole si possible à des experts indépendants sur les points techniques de son article. Agissant ainsi, il a violé la présomption d’innocence et je me suis senti diffamé et atteint dans mon honneur et ma moralité.
    C’est pourquoi, faisant usage de mon droit de réponse, je viens par la présente, vous demander de publier in extenso, conformément à la loi gabonaise, ma présente lettre qui vise à répondre aux accusations infondées portées contre moi et publiées par votre journal. Contrairement à ce qui est écrit dans l’article, je ne suis pas un ancien agent du Trésor, mais plutôt un ancien cadre du Trésor qui a occupé les fonctions de Directeur Adjoint de la Dépense au Ministère des Finances. Jamais durant l’exercice de mes fonctions, je n’ai été mis en cause dans quelque infraction que ce soit et mes supérieurs directs n’ont jamais mis en cause ma moralité.
    Je suis enclin à me demander pourquoi, une dénonciation manifestement calomnieuse, effectuée par mon chauffeur Monsieur Davy Ombalankia, doublée de déclarations de Monsieur Roger Nguema Mbeng (ING Consulting) changeantes et volontairement éloignées de la vérité des faits, peuvent donner lieu à une information judiciaire diligentée tambour battant par le Parquet, sans le respect des règles élémentaires du code de procédure pénale gabonais, et fondée d’une part sur le soupçon que j’aurais commis une infraction qu’on ne trouve nulle part en droit pénal gabonais, et d’autre part sur le soupçon que j’aurais commis des délits qui manifestement ne sont pas constitués. De plus, une information judiciaire sans bases légales faisant l’objet d’un tapage médiatique inégalé, alimenté par les personnes en charge de l’enquête et cela au mépris du secret de l’instruction et de la présomption d’innocence. C’est à croire que l’objectif est de trouver les moyens judiciaires
    et médiatiques pour me salir et justifier devant l’opinion publique la privation abusive et sans bases légales de la liberté d’aller et venir d’un gabonais dont la réussite, la moralité et l’atypisme dérangent.
    En effet, à ma première convocation par la police judiciaire, je me suis rendu dans ses locaux . A ma grande surprise , l’audition était conduite par le substitut du Procureur en lieu et place d’un officier de police judiciaire, et malgré ma demande, il m’a été refusé la possibilité d’être assisté de mon avocat. Au vu des questions qui m’étaient posées et du climat délétère qui prévalait lors de mon audition, il m’est apparu clairement que malgré toutes les explications que j’apportais sur la régularité de l’attribution et de l’exécution du marché, il ne faisait pas de doute pour le Parquet que le « délit de surfacturation » était constitué et il apparaissait évident qu’une décision privative de ma liberté était en préparation. Convaincu que ma 2 ème convocation était un guet-apens préalable à mon incarcération, mon avocat a adressé une lettre au Procureur, avec ampliation au Procureur Général et au Ministre de la Justice, lui signifiant les moyens de fait et de droit justifiant mon objection à me présenter à une autre convocation de la police judiciaire.
    ATTRIBUTION DU MARCHE
    A titre de rappel sur la genèse de ce contrat, je porte à votre connaissance que suite aux besoins urgents créés par la situation d’insécurité que vous connaissez, ING Consulting représentée par Roger Nguema Mbeng a été informé par un haut fonctionnaire du Ministère des Finances, et par lui seul, que le Trésor envisageait l’acquisition de fourgons blindés. Si Roger Nguema Mbeng de ING Consulting a été informé de cela c’est parce que ING Consulting s’est faite auparavant la promotrice auprès de diverses banques de la place, d’un projet reposant sur une technologie très avancée de sécurisation des transports de fonds, projet qui malheureusement n’avait pas abouti. Je rappelle que c’est le Trésor qui a fixé le cahier des charges du marché des fourgons blindés, sur la base des propositions technologiques de ING Consulting. C’est aussi le Trésor qui a fixé les conditions d’attribution du marché à ING Consulting et c’est encore lui qui, sans la moindre contrainte et après plusieurs semaines d’examen de notre proposition, s’est engagé à payer le prix qui lui était proposé par ING Consulting.
    ING Consulting a donc obtenu ce marché pour une et une seule raison parce que le TPG a été convaincu que seul ING Consulting avait la capacité de livrer dans l’urgence ces fourgons dotés de la technologie la plus avancée. ING Consulting pour répondre aux besoins spécifiques du marché, a d’une part fait fabriquer ces fourgons auprès d’une société référencée en la matière et d’autre part a fait développer une application personnalisée en système informatique et de télécommunication dont elle détient l’exclusivité des droits de propriété . A l’initiative de ING Consulting, le Trésor Public gabonais s’est rendu chez le constructeur en France pour suivre l’état d’avancement de la fabrication. ING Consulting a honoré le marché dans les temps extrêmement court et conformément aux spécifications du cahier des charges. Le marché a été réceptionné sans contestation aucune par le Trésor, et les factures de ING Consulting entièrement payées.
    SURFACTURATION ET TROP PERCU
    Je porte à votre connaissance, si besoin était, que l’économie du Gabon est libérale et qu’à l’exception des produits dont les prix sont réglementés, chacun est libre de fixer son prix de vente et nul n’est tenu de payer le prix qui lui est proposé. ING Consulting a proposé un prix que le Trésor a accepté sans la moindre contrainte ni sans promesse de pots de vin à qui que ce soit comme le rapporte à tort votre collaborateur. Il n’y a donc rien à redire sur la régularité du montant du contrat. Quant aux 800 millions que vous déclarez correspondre au montant que ING Consulting aurait payé pour ces fourgons, je me demande d’où votre collaborateur tient ce chiffre largement sous-évalué.
    Le délit de surfacturation n’existe pas en droit pénal gabonais ni où que ce soit dans le monde pas plus que le délit de sousfacturation d’ailleurs. En d’autres termes, le Parquet ne peut pas plus poursuivre ING Consulting au pénal du seul fait de l’importance du bénéfice brut réalisée, que ING Consulting ne pourrait poursuivre l’Etat au civil du seul fait de l’importance d’une perte essuyée. Le marché ayant été exécuté et réceptionné conformément aux termes du contrat, ING Consulting était en droit de recevoir le montant prévu par le contrat et on ne peut parler de trop perçu que si les sommes versées par le Trésor Public ont été supérieures au prix du marché conclut, or ce n’est pas le cas.
    Si on suit la logique du Parquet, celui-ci devrait faire l’audit de tous les marchés publics passés ou en cours de négociation, ouvrir une information judiciaire pour tous les marchés exécutés et supposés -aux gré de la seule appréciation par le Parquet de l’importance des profits- « surfacturés » ou « trop chère » et publier une grille officielle des marges acceptables pour tous les marchés publics en cours de négociation.
    Exxon Mobil vient de réaliser un bénéfice record de 40 milliards de dollars en 2007, le bénéfice le plus élevé au monde jamais réalisé par une société et pourtant aucun Procureur américain ne songerait même à poursuivre cette compagnie et ses dirigeants sous prétexte que ce bénéfice leur paraîtrait exorbitant.
    Il apparaît donc évident que lorsque un haut magistrat gabonais assimile le bénéfice d’une entreprise dans une opération commerciale à un trop perçu, et ouvre une information judiciaire sur le fondement d’une infraction inexistante en droit, cela démontre une ignorance consternante du droit pénal des affaires, ce qui est inacceptable pour un homme de loi.
    FAUX EN ECRITURE DE COMMERCE ET ECRITURE BANCAIRE
    Il n’existe nulle part de preuve d’un cas de faux en écriture de commerce et en écriture bancaire. Jamais le dénommé Soundas Soundas ne m’a délivré un ordre de virement au nom d’une société fictive Pentagon en vue de contourner une quelconque difficulté dans l’attribution de ce marché dont je vous ai indiqué la genèse de l’attribution. Lorsqu’un ordre de virement comporte des fautes d’orthographe sur le nom du destinataire, on parle d’erreur et non de virement à une société fictive ni de faux en écriture bancaire comme je l‘ai indiqué au cours de mon audition. Nous n’étions pas en train de traiter avec une société fictive puisque le Trésor Public gabonais s’est rendu chez le constructeur en France à notre initiative pour suivre l’état d’avancement de la fabrication. Cet ordre de virement n’a jamais servi à contourner une difficulté quelconque comme je suis accusé à tort. Il n’est donc guère étonnant que l’UGB vous ai adressé un droit de réponse publié dans vos colonnes en date du 8 février 2008 particulièrement révélateur du caractère fantaisiste des accusations portées par le Parquet contre le dénommé Soundas Soundas.
    POTS DE VIN
    Je n’ai soudoyé personne en vue de permettre à ING Consulting d’obtenir le marché susvisé. Et jamais une telle demande ne m’a été faite par un fonctionnaire du Trésor Public ou par le Trésorier Payeur Général, préalablement à l’octroi du marché. Les circonstances dans lesquelles ce marché a été attribué à ING Consulting par les services du Trésor sont claires et régulières. Quant à prétendre que j’aurais soudoyé un gestionnaire de L’UGB pour contourner une difficulté et faciliter l’attribution du marché, c’est un défi au bon sens ! Quelle influence aurait un gestionnaire dans une banque privée de la place au point qu’on soit tenté de le soudoyer pour faciliter l’attribution par le Trésor Public d’un marché à une entreprise privée ?
    DEPENSES DE ING CONSULTING
    Concernant les propos de Roger Nguema Mbeng relatif aux sommes qui lui seraient dues ou qui lui auraient été versées à lui et à diverses personnes, d’une part je me dois de rappeler que M. Roger Nguema était à l’époque des faits un cadre employé de ING Consulting et non un associé, et d’autre part je lui laisse l’entière responsabilité de ses affirmations. S’il existe des réclamations financières de la part de mon chauffeur, de Roger Nguema ou de Arthur Dossi, quant à l’exécution de ce marché, ces messieurs sont libres de saisir une juridiction civile de leurs demandes. Mais aucun des griefs que rapporte votre collaborateur dans son article, ne peut fonder le soupçon d’une quelconque infraction pénale qui aurait été commise, ni ne peut justifier l’ouverture d’une information judicaire.
    En espérant que vous publierez mon droit de réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur de la Publication, l’assurance de ma considération distinguée.
    Félix Bongo
    Opérateur Economique

    http://www.icicemac.com/news/index.php?nid=9270&pid=71

  6. arcaduin

    10 Avr 2009 a 01:08

    felix bongo ngawa a toujours été un garçon opportuniste et cupide. ces fils à papa pensent tous avoir tenu un conseil de famille avec jesus christ avant sa mort: seul être que l’on ne peut ester en justice. felix, accepte ton sort…tu es un voleur.

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