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Technologie: L’Afrique centrale s’abreuve au Cameroun

Auteur/Source: · Date: 17 Avr 2009
Catégorie(s): Afrique,Technologie

A petits pas, le Cameroun construit la dorsale nationale devant assurer l’interconnexion entre ses chefs-lieux de régions, départements et arrondissements.

5 600 Km. C’est la longueur nécessaire pour le déploiement de la fibre optique à travers le Cameroun. La fibre ainsi déployée devrait permettre la réalisation d’une dorsale nationale de transmission appelée « Backbone ». L’entreprise « Cameroon telecommunications (Camtel) est chargé de réaliser ce Backbone à utiliser par tous les opérateurs des télécommunications », indique le coordinateur du Groupe de travail Camtel (Gtc), Ebongo Aboutou Albert. La première phase de ce projet prévoit le raccordement des dix capitales régionales du Cameroun. Mais pour l’instant, seules les dorsales D1 (Douala-Edea-Nkondjock-Matomb-Mbankomo-Yaoundé) et D2 (Douala-Mbanga-Nkongsamba-Bafang-Baham-Bafoussam-Bandjoun-Bangangté-Bafia-Obala-Yaoundé), sont interconnectées.
L’échéance de 2009, prévue pour la première phase du projet, ne sera pas respectée, de l’avis de l’ingénieur des télécommunications, Ebongo Aboutou Albert. Ce pour diverses raisons. D’abord la nécessité de revoir le projet élaboré quelques années plus tôt avec le ministère des Postes et télécommunications (Minpostel). Le coût de construction du Backbone y était estimé à environ 76 milliards Fcfa. Un budget qui ne peut plus suffire parce que certaines liaisons, prévues par voie hertziennes, ont été annulées au profit de la fibre optique. C’est le cas entre Buea et Bamenda, ou encore Bafoussam et Ngaoundéré. « La faible capacité du faisceau hertzien ne peut pas nous aider en cas de rupture d’un câble », justifie Ebongo Aboutou A.
La disponibilité des financements constitue un autre blocage. Ce qui retarde le lancement du tronçon Bafoussam-Mbouda-Bamenda avec une extension vers Dschang. La plus grosse inquiétude est liée au réseau routier national. Il est prioritaire selon Camtel, de poser la fibre optique le long des routes. La ville de Ngaoundéré dans l’Adamaoua devra donc attendre qu’une route la relie à Meiganga où passe la fibre optique installée le long du pipeline Tchad-Cameroun. Ou alors qu’un axe bitumé parte de Ngaoundéré pour Bafoussam via Foumban et, Banyo et Pang. Et pire encore, le câble connectant Garoua et Maroua partira de la capitale de l’Adamaoua.
Pour ce qui est de la région du Sud, « on est déjà à Mbalmayo et on pourra traverser le Nyong la semaine prochaine », annonce le coordinateur du Gtc. Les travaux qu’il évoque vont se prolonger vers Sangmelima d’une part, et vers Ebolowa d’autre part. L’objectif étant de rallier les frontières du Gabon, du Congo et de la Guinée équatoriale. Cette phase des travaux est appuyée par l’assistance de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement. Car le Cameroun de part sa position stratégique va servir de point d’accès à la fibre optique pour les trois pays suscités, mais aussi le Tchad, la Centrafrique et la République démocratique du Congo.
Notre ingénieur espère que « en fonction de l’évolution des travaux, nous auront réalisé la phase I du Backbone national en 2012 », soit environ 3 000 Km de câble. Les entreprises Sagem et Alcatel effectuent ces travaux, en plus de Camtel. Selon notre source, aucune entreprise camerounaise ne s’était manifestée durant les appels d’offres. C’est dans la même lancée qu’on remarque le faible nombre de techniciens camerounais formés en la matière. Camtel ne dispose que de 6 ingénieurs capables de relier les câbles de fibre optique. On peut tout de même se réjouir ici du fait que la fibre optique a « plus besoin de surveillance que de maintenance ».

Par Edouard TAMBA


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