Socialisez

FacebookTwitterRSS

Biens mal acquis des dictateurs africains – Des dictateurs bien protégés par la France

Auteur/Source: · Date: 14 Mai 2009
Catégorie(s): Monde

Les dictateurs africains ont la cote à Paris ! À chaque fois qu’une plainte est déposée par des associations de lutte contre la corruption comme Transparency international France ou encore l’association Sherpa, celle-ci se heurte à une fin de non-recevoir.

En 2007 déjà, une première plainte avait été déposée contre les biens mal acquis en France d’Omar Bongo, de Denis Sassou N’Guesso et de Téodoro Obiang Mbasogo, accusés d’avoir détourné des fonds publics de leurs pays via leurs multiples comptes en banque pour s’acheter des villas, des appartements ou des voitures de luxe. Elle s’était enlisée et l’affaire avait été classée sans suite. Une nouvelle plainte a été déposée le 2 décembre dernier. Contre toute attente, une juge d’instruction a décidé que la plainte était recevable. Mais c’était compter sans le parquet de Paris, qui représente l’État. Hostile à toute ouverture d’une enquête, celui-ci vient de faire appel. Autant dire que la seconde plainte a toutes les chances de finir comme la première… dans le mur !

Le patrimoine détenu en France par les trois dictateurs est impressionnant. En 2007, il était estimé à 160 millions d’euros. Le président gabonais, Omar Bongo, au pouvoir depuis quarante ans, détient trente-neuf propriétés dont dix-sept en son nom propre, localisées dans le XVIème arrondissement à Paris, soixante-dix comptes bancaires dont onze à son nom et enfin un parc automobile de luxe d’une valeur de 1,5 million d’euros. Le président congolais, lui, a un patrimoine de dix propriétés et cent douze comptes bancaires. Tandis que le président équato-guinéen possède pour 4 millions d’euros de voitures de luxe. Et ce n’est là qu’une partie seulement de leur fortune. Celle de Sassou N’Guesso, par exemple, est estimée à plus d’un milliard d’euros.

Bongo, au Gabon, depuis quarante ans, confond les caisses de l’État avec son patrimoine personnel et emprisonne les opposants, comme par exemple en décembre dernier. Son clan avec l’aide de Total pille les ressources pétrolières du pays sans vergogne. Denis Sassou N’Guesso, lui, a été remis en selle après une guerre civile meurtrière, avec l’appui du même groupe pétrolier, à la fin des années 1990. Mais aucun de ces dictateurs ne pourrait se maintenir au pouvoir sans l’aide financière, économique et militaire de la France.

En échange, ils maintiennent l’ordre qui permet à Total, Bolloré, ou Bouygues de décrocher des marchés juteux, de piller la forêt équatoriale et de remplir les cuves des pétroliers français. Au passage, ces dictateurs africains ont par le passé financé bien des campagnes électorales d’hommes politiques français. Les présidents français de De Gaulle, à Chirac, de Giscard à Mitterrand, entretenaient des relations d’amitié avec eux. Aujourd’hui, Sarkozy ne déroge pas à la règle. Quelques semaines après son investiture, il recevait à l’Elysée, Bongo et Sassou N’Guesso, une façon de dire que le nouveau président n’avait pas l’intention de changer quoi que ce soit à la politique africaine de la France… malgré tout ce qu’il avait pu dire au cours de sa campagne électorale.

Aujourd’hui, le gouvernement français renvoie l’ascenseur à « ses amis » les dictateurs africains qui ne sont pas prêts d’être inquiétés. Et cela, bien sûr, dans le cadre d’une justice tout à fait indépendante.

                    Source: lutte Ouvrière


SUR LE MÊME SUJET
France/biens mal acquis: Robert Bourgi a été entendu par les juges
L'avocat Robert Bourgi, ancien conseiller officieux du président français pour l'Afrique, a été entendu jeudi après-midi par les juges chargés de l'enquête sur les biens mal acquis en France par trois chefs d'Etat africains, a-t-on appris de source proche de l'enquête. Entendu en qualité de témoin, Robert Bourgi a toutefois expliqué ne rien connaître des détails de ce dossier, a déclaré à la sortie de l'audition Me William Bourdon, avocat de l'ONG anticorruption Transparency International (TI), partie civile dans ce dossier. Il dit qu'il a tout appris par la presse concernant le patrimoine acquis en France par plusieurs chefs d'Etat africains, a ...
Lire l'article
“Biens mal acquis” : le parquet de Paris refuse d’élargir l’enquête
Les juges enquêtant en France sur les biens de plusieurs présidents africains n'ont pas été autorisés par le parquet de Paris à étendre leurs investigations. Une nouvelle plainte a été déposée par Transparency international. Le parquet de Paris a refusé d'élargir l'enquête sur le patrimoine en France des trois présidents africains visés par une plainte déposée en 2008 par Transparency International France dans l'affaire dite des « biens mal acquis ». « C'est une décision ahurissante, contraire à l'efficacité de l'enquête et en ligne avec la logique d'obstruction du parquet depuis 2007 », s'est insurgé Me Bourdon, l'un des avocats de ...
Lire l'article
La Cour de cassation a relancé mardi les poursuites judiciaires concernant les logements de luxe et les avoirs bancaires détenus en France par trois présidents africains, une décision à haut risque pour Paris. La plus haute juridiction française a annulé un arrêt de la cour d'appel de Paris de 2009 déclarant irrecevable la plainte de l'organisation Transparency International concernant les familles d'Ali Bongo (Gabon), de Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et de Teodoro Obiang (Guinée équatoriale). La Cour ordonne le renvoi du dossier à un juge d'instruction de Paris pour que soit instruite cette plainte de l'ONG, qui considère que les biens ...
Lire l'article
La Cour de cassation rendra mardi sa décision finale sur l'ouverture d'éventuelles poursuites en France concernant les logements de luxe et avoirs bancaires détenus par trois présidents africains. Ce dossier est à hauts risques diplomatiques pour Paris. Une éventuelle réponse favorable de la plus haute juridiction française mettrait en péril les relations avec certains pays-clés de son influence économique et politique en Afrique. "Au-delà des relations franco-africaines, c'est bien la capacité de la justice française à poser des limites au pillage des pays du Sud qui est en jeu", estime lundi dans un communiqué l'association CCFD-Terre solidaire. L'enquête menée en 2007 a mis ...
Lire l'article
La Cour de cassation dira le 9 novembre si un juge français a le droit ou non d'enquêter sur l'affaire dite des "biens mal acquis", concernant le patrimoine en France des présidents du Gabon, du Congo et de Guinée équatoriale et de leur entourage. C'est sans surprise que le ministère public s'est opposé mardi, lors de l'audience devant la chambre criminelle de la Cour de cassation, à la tenue d'une telle enquête. En mars 2007, l'ONG Transparence International (TI), spécialisée dans la lutte contre la corruption, avait déposé plainte contre les conditions d'acquisition d'un important patrimoine immobilier et mobilier en France par ...
Lire l'article
La justice française va enquêter sur les biens acquis en France par trois chefs d'Etat africains. Un juge d'instruction a en effet décidé d'instruire la plainte déposée notamment pour "blanchiment" par une association, Transparence internationale France, a-t-on appris mardi de source judiciaire. "C'est une décision sans précédent. C'est la première fois qu'une enquête est possible s'agissant de chefs d'Etat en exercice", s'est félicité Me William Bourdon, l'avocat de Transparence internationale France. L'avocat se dit confiant, en dépit d'un probable appel du parquet. "Le droit est l'allié des plaignants depuis le début de cette affaire. Cet appel sera perçu comme une tentative politique ...
Lire l'article
Contre l'avis du parquet, un juge d'instruction de Paris a décidé mardi d'ouvrir une information judiciaire pour "recel de détournement de fonds publics" concernant le patrimoine détenu en France par trois présidents africains de pays producteurs de pétrole, a-t-on appris mardi auprès du bureau du procureur. Contre l'avis du parquet, Françoise Desset, la doyenne des juges d'instruction du pôle financier de Paris, a décidé d'ouvrir une information judiciaire pour recel de détournement de fonds publics concernant le patrimoine détenu en France par trois présidents africains de pays producteurs de pétrole et leurs proches: Omar Bongo, président du Gabon (à gauche), Teodoro ...
Lire l'article
Le parquet de Paris va s'opposer à l'ouverture d'une information judiciaire après une plainte visant trois chefs d'Etat africains soupçonnés de posséder en France des biens immobiliers financés par de l'argent public détourné, a-t-on appris mercredi de source judiciaire. Déposée le 2 décembre par les associations Transparency International France (TI) et Sherpa ainsi qu'un ressortissant gabonais, cette plainte avec constitution de partie civile concerne les chefs de recel de détournement de fonds publics, de blanchiment, d'abus de bien social, d'abus de confiance et de complicités. Elle vise "les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en ...
Lire l'article
AP | 01.04.2009 | 16:13 Le parquet de Paris s'oppose à l'ouverture d'une information judiciaire à la suite d'une plainte visant trois chefs d'Etat africains par des associations qui les accusent d'avoir acquis en France des biens immobiliers grâce à des fonds publics détournés de leur pays, a-t-on appris mercredi de source judiciaire. Le 2 décembre, deux associations, Transparence International France et Sherpa ainsi qu'un ressortissant gabonais ont déposé une plainte contre X pour "recel de détournement de fonds publics", "blanchiment", "abus de biens sociaux" et "abus de confiance". Elle vise les présidents Omar Bongo (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et Théodore ...
Lire l'article
Les biens, ils sont en France, des dizaines de comptes bancaires, des collections de voitures de luxe et des propriétés de rêve… Ils appartiennent à trois dirigeants africains : le Congolais Denis Sassou N'Guesso, le Gabonais Omar Bongo et le président de Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang. Il y en a pour des millions d’euros. Au départ un rapport sorti en mars 2007 du CCFD, le Comité catholique contre la Faim et pour le Développement. Son titre : "Biens mal acquis... profitent trop souvent". On y apprend qu'en quelques décennies, des dirigeants, des dictateurs, du monde entier, ont détourné au bas ...
Lire l'article
France/biens mal acquis: Robert Bourgi a été entendu par les juges
“Biens mal acquis” : le parquet de Paris refuse d’élargir l’enquête
Poursuites relancées sur les “biens mal acquis” africains
Décision sur les “biens mal acquis” des présidents africains
Biens mal acquis par des dirigeants africains: décision le 9 novembre
“Biens mal acquis”: le juge décide d’instruire sur les biens de chefs d’Etat africains
Gabon: Enquête en France sur les biens de trois présidents africains
France – Afrique: Biens de présidents africains en France: le parquet opposé à une enquête
France – Afrique: “Biens mal acquis”: le parquet de Paris opposé à l’ouverture d’une information judiciaire
Les biens mal acquis de 3 dirigeants africains en France

Votez cet article (Cliquez les étoiles · 1 = mauvais - 5 = excellent)
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (Aucun vote pour le moment)
Loading...

Auteur/Source: · Date: 14 Mai 2009
Catégorie(s): Monde
Fil RSS 2.0 · Commentaires/Trackback autorisés

2 Réponses à Biens mal acquis des dictateurs africains – Des dictateurs bien protégés par la France

  1. mandja

    15 Mai 2009 a 06:37

    toutes cs plaintes n’ aboutiront pas pour la simple raison que sarko est un hyper raciste le dernier de ces soucis est de voir une afrique paisible.

  2. Jean-félix N.

    14 Mai 2009 a 13:34

    Sarkozy est un raciste sans scrupule, et ça tout le monde le sait. Je ne vois pas pourquoi il aurait mis fin à la souffrance des africains. Le pétrole Africain permet à la France de verser les allocations familiales aux Francais. Sarkozy ne pouvait pas scier la branche sur laquelle il est perché. Ce n’était que des discours politiciens. La seule choe qu’il a réussi à faire avec brio c’est de stopper toute sorte d’immigration Africaine vers la France,notamment l’immigration des noirs africains qui selon lui tirent la France vers le bas. C’est pour ces raisons là qu’OBAMA ne l’apprécie pas. c’est un hypocrite, un homme sans parole et de suuccroit raciste.
    Que les Gabonais se battent eux-même pour liberer leur pays de la dictature.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*