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Les autorités imposent un black-out médiatique sur la santé du président Omar Bongo

Le 26 mai 2009, dans une lettre adressée à la ministre de la Communication, Laure Olga Gondjout, et au président du Conseil national de la Communication (CNC), Emmanuel Ondo Methogo, Reporters sans frontières a fait part de sa préoccupation suite à la mise en demeure adressée au bouquet Canal Overseas Africa et à la station Radio France Internationale (RFI), ainsi qu’à la suspension infligée au journal à parution irrégulière Ezombolo et à l’hebdomadaire Le Nganga, pour leur couverture de l’état de santé du président Omar Bongo.

“Cette décision est à la fois incompréhensible et injustifiée. Il n’existe aucune raison suffisante, à nos yeux, pour que l’état de santé d’un chef de l’Etat en exercice soit un sujet tabou. Au contraire, il est dans l’intérêt de la population d’être informée de la santé de son président et des conséquences politiques que pourrait entraîner une vacance du pouvoir. Nous vous demandons de garantir la plus grande transparence dans le traitement de l’actualité et d’autoriser Ezombolo et Le Nganga à reparaître”, a écrit Jean-François Julliard, secrétaire général de l’organisation.

Le 23 mai, réuni en séance plénière extraordinaire, le CNC a décidé de suspendre la parution du journal Ezombolo pour six mois, ainsi que celle de l’hebdomadaire satirique Le Nganga pour un mois. Cette mesure fait suite à la couverture médiatique réservée à l’hospitalisation du président Omar Bongo, dans une clinique privée près de Barcelone, en Espagne, et à plusieurs articles relatifs à une lutte pour son éventuelle succession au sommet de l’Etat.

Dans un communiqué dont Reporters sans frontières détient une copie, le CNC accuse les deux publications gabonaises de “jeter le trouble dans l’opinion” et de “s’ériger en relais de la presse étrangère, devenant ainsi des supports locaux de désinformation et d’intoxication”. Quant aux médias internationaux tels que les chaînes françaises France 24, RFI, La Chaîne Info (LCI) et I-Télé, l’organe de régulation des médias leur reproche de “s’acharner contre la personne du Président en diffusant des informations non officielles et alarmistes”.

Selon le directeur adjoint de la rédaction de France 24, Albert Ripamonti, interrogé par l’Agence France-Presse (AFP), la chaîne “a bien veillé à respecter un équilibre entre des informations qui laissent entendre que le président Omar Bongo serait dans un état de santé inquiétant, et celles données par les autorités gabonaises, qui disent qu’il s’agit d’un simple bilan de santé”.

Deux journalistes de France 24, Arnaud Zajtman et Marlène Rabaud, ont été refoulés du Gabon dans la soirée du 26 mai après avoir été retenus vingt-quatre heures dans la salle d’attente de l’aéroport international de Libreville. Ils avaient obtenu un visa à l’ambassade du Gabon à Kinshasa, ville où ils résident, mais ne disposaient pas d’une accréditation du ministère de la Communication. Arnaud Zajtman a confié par téléphone à Reporters sans frontières que cette accréditation ne lui avait pas été demandée lorsqu’il s’est identifié comme journaliste auprès des autorités gabonaises en République démocratique du Congo.


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