Socialisez

FacebookTwitterRSS

Des organismes internationaux appellent à freiner la flambée des prix alimentaires

Auteur/Source: · Date: 1 juil 2009
Catégorie(s): Afrique,International

L’Africa Progress Panel (APP), un comité de suivi des efforts d’aide à l’Afrique, a appelé l’année dernière la communauté internationale à prendre des actions pour répondre à la flambée des prix de denrées alimentaires. Dans son premier rapport, publié à Londres par son président Kofi Annan, l’organisation a demandé la prise de mesures pour augmenter la quantité des produits alimentaires sur les marchés internationaux et relever l’assistance financière accordées aux agences internationales, telles que le Programme alimentaire mondial (PAM) et aux gouvernements des pays en proie à la crise.

La crise alimentaire mondiale “menace d’anéantir des années, voire des décennies de progrès économiques” et “de plonger 100 millions de personnes dans la pauvreté absolue”, avait souligné l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan.

L’Afrique fait face aux pires conséquences de la crise alimentaire, avertit un rapport, rappelant que selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), sur les 37 pays les plus touchés par la flambée des prix alimentaires, 21 sont en Afrique”. “A moins de trouver le moyen d’enrayer et de renverser la tendance actuelle des prix alimentaires, il y aura une augmentation significative de la faim, de la malnutrition et de la mortalité des nouveaux-nés et des enfants”, met en garde le panel dans le rapport.

En donnant une estimation sur l’état général du continent africain en 2008 dans le rapport, le panel composé de 11 leaders du monde a appelé à prendre une panoplie de mesures pour relever la quantité des aliments sur les marchés internationaux et à fournir de l’assistance financière plus importante aux organisations internationales, telles que le Programme alimentaire mondial (PAM) et aux gouvernements des pays en proie à la crise.

L’APP, créé en 2006, est un mécanisme ayant pour objectif de veiller aux efforts d’aides promises à l’Afrique. Cette organisation indépendante est composée de onze membres compétents et expérimentés.

Outre son président Kofi Annan, elle associe aujourd’hui l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, l’ancien directeur général du Fonds monétaire international Michel Camdessus, le fondateur de l’ONG Transparency International Peter Eigen, le musicien militant Bob Geldof, l’épouse de l’ex-président sud-africain Nelson Mandela, Graça Machel, l’ancien président nigérian Olusegun Obassanjo, ainsi que Bob Rubin, Tidjane Thiam et Muhammad Yunus.
La flambée des prix interpelle le CORAF

L’Afrique Centrale cherche depuis une décennie, une réponse à la crise alimentaire. Devant la hausse des prix des denrées alimentaires, les pays du Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (CORAF) ont adopté récemment à Yaoundé une stratégie pour redéfinir les systèmes de production, en situant les producteurs comme des acteurs importants des activités de recherche.

Cette stratégie consiste à redéfinir les systèmes de production, en vue d’accroître l’offre agricole, en particulier en ce qui concerne les céréales, dont le riz et le blé. Elle prévoit la création des banques destinées au monde rural, la subvention des intrants, la promotion de la mécanisation.

Pour Jean Nkuété, vice-Premier ministre et ministre de l’Agriculture et du Développement du Cameroun, la mise en oeuvre de cette stratégie nécessite des financements estimés à 170 milliards de francs (environ 400 millions de dollars). Le CORAF, regroupe 21 pays de l’Afrique de l’Ouest et centrale. Les statistiques indiquent que 70% de la population de ces deux régions est rurale, 60% se consacre essentiellement à l’agriculture, qui contribue pour environ 31% du PIB de l’ensemble de ces pays.

Le CORAF, dont le siège est à Dakar, regroupe les systèmes nationaux de recherche agricole de 21 pays africains : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Cap-Vert, Centrafrique, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, République démocratique du Congo (RDC), Sénégal, Sierra Leone, Tchad et Togo.
Pétrole et géopolitique pour un ordre nouveau ?

Au-delà de 130 dollars le baril, les prix du pétrole ont atteint des niveaux historiquement record en données corrigées des variables inflationnistes ; l’impact commence à se faire durement ressentir au niveau global.

De plus, un autre événement majeur, à savoir la flambée des prix alimentaires, se superpose depuis quelques mois au renchérissement sans précédent des prix de l’énergie. En fait, les denrées alimentaires, notamment céréalières, ne subissent pas seulement une augmentation notable de leurs prix, mais se font aussi moins abondantes que par le passé eu égard à la limitation de leur exportation par certains pays et par l’accumulation de nombre de stocks individuels en anticipation de prix encore plus élevés…

L’alimentation est bien évidemment vitale car sa pénurie déclenche aussitôt agitation sociale et instabilité politique alors que l’impact de la pénurie – ou du renchérissement extrême – du pétrole est, lui, moins prompt, mais nettement plus insidieux car toute notre activité humaine, depuis l’agriculture jusqu’au transport et à la vente des denrées alimentaires, est tributaire de l’énergie pétrolière.

Ainsi, l’importance du pétrole et de l’alimentation n’est pas uniquement stratégique, mais également géopolitique car, comme aucun Etat ne peut s’en passer, toute flambée du prix ou raréfaction d’une de ces denrées a des répercussions sensibles au sein même de ces Etats, mais également et surtout dans les relations qu’entretiennent ces Etats entre eux.

Il est certes possible que leur prix respectif reparte à la baisse car il est incontestable que la dimension spéculative y est non négligeable. Toutefois, il est fort peu probable que ces prix plongent au vu des données incontournables de l’offre et de la demande.

Autrement dit, s’il est vrai que les prix pétroliers et alimentaires resteront à leurs niveaux actuels élevés – voire iront encore en s’aggravant – c’est tout le système géopolitique des relations internationales qui est en voie de bouleversements ! . 


SUR LE MÊME SUJET
Les prix des produits alimentaires ont flambés dans le département du Cap Estérias, notamment au marché du Premier Campement, principal marché de la localité très fréquenté par de nombreux touristes en cette période de la coupe d’Afrique des nations (CAN) 2012. Les prix entre autres des avocats, les tubercules et les feuilles de manioc, les aubergines, les papayes, les ignames et les champignons ont augmenté au marché du Premier Campement. Les commerçants font la spéculation des prix et chacun veut gagner gros en cette période de la CAN 2012, où de nombreux visiteurs choisissent les zones touristiques du Cap Estérias pour ...
Lire l'article
La Direction générale de la consommation et de la concurrence, au fait de la problématique de la flambée des prix des denrées alimentaires sur le marché local, mène actuellement une profonde réflexion visant à déterminer les causes réelles de cette situation devenue récurrente et gênante pour les consommateurs, en vue d’apporter des solutions idoines. Selon Fidèle Engoué Mba, directeur général adjoint de la concurrence et de la consommation, chargé des questions techniques, les facteurs favorisant cette situation, sur le plan national, seraient liés aux frais de douane, ceux du port (branchement transit aconage), auxquels sont soumises toutes marchandises au débarquement, et ...
Lire l'article
Comme l’avait annoncé la Direction générale de l’économie en janvier, les prix à la consommation connaissent effectivement une hausse en 2011. Depuis quelques semaines, les prix des produits alimentaires de première nécessité, tels que le lait, l’huile, la farine ou encore le sucre, connaissent effectivement une hausse significative. Les prévisions de la Direction générale de l’économie dans son rapport "Tableau de bord : situation 2009 et perspectives 2010-2011", se sont avérées justes concernant la hausse des prix à la consommation en 2011. Il a été, en effet, enregistré ces dernières semaines, à Libreville notamment, une augmentation des prix ...
Lire l'article
La Direction générale de la concurrence et de la consommation du Gabon (DGCC) a déploré mercredi l'augmentation des prix de plusieurs produits de grande consommation sur l'ensemble du territoire national, malgré les dispositions prises par le gouvernement pour faire respecter les prix. Le directeur général-adjoint de la Consommation, Fidèle Angoué Mba, a accusé "les commerçants véreux", tout en appelant les consommateurs à la vigilance. Le carton de 10 poulets en provenance du Brésil est passé de 11.000 francs CFA à 12.000 FCFA, alors que le carton 20 kg de viande de b?uf a augmenté de plus de 30 pour cent. Selon l'Indice harmonisé ...
Lire l'article
Une forte augmentation des prix a été enregistrée ces deux derniers mois dans tout le Gabon sur certaines denrées alimentaires (poulet, poisson, viande de boeuf...), a constaté l'AGP. Initialement vendu à 9.500 francs CFA, le carton de poulet en provenance des Etats-Unis ou du Brésil est passé à près de 12.000 FCFA dans certains magasins alors que le carton de viande de bœuf a enregistré une hausse de plus de 30% qui atteint même plus de 60% chez des détaillants des quartiers périphériques de Libreville. La flambée des prix est en violation flagrante des nouvelles mesures gouvernementales en faveur de la baisse ...
Lire l'article
PORT GENTIL, (AGP) – Les populations de la ville de Port gentil font face à la hausse des prix des denrées alimentaires au lendemain des émeutes survenues au moment de la proclamation jeudi de l’élection présidentielle. Le carton de poulet vendu d’ordinaire à 10.000 FCFA est passé à 16.000FCFA, le kilogramme de poisons vaut aujourd’hui 2.500 FCFA à alors qu’il était vendu 1.500 FCFA, le paquet de manioc coûte 1.000 FCFA contre 700 FCFA avant les émeutes, a constaté un journaliste de l’AGP. La rareté des produits de premières nécessités a occasionné des longues files devant les magasins. Traditionnellement chère, cette ville ...
Lire l'article
La flambée des prix de produits de première nécessité affecte le début du mois du jeûne qui commence pour les musulmans du Gabon, le prix des oeufs, de la viande de l'huile et de légume gardent le même cap que celui déjà dénoncé par les ONG des consommateurs à Libreville. En ce début de Ramadan, la flambée des prix des denrées alimentaires pèse considérablement sur les budgets des familles, qui en cette période, modifient leurs habitudes alimentaires. Ce faible pouvoir d'achat inquiète les musulmans, même si le pays a connue cette augmentation depuis le mois mai. « C'est devenu très compliqué. Voyez-vous, ...
Lire l'article
Les prix des denrées alimentaires ont doublé, voire triplés dans la commune de Mouila, dans la province de la Ngounié, à quelques jours de la célébration, dans cette ville ainsi qu’à Tchibanga, du 48ème anniversaire de l’accession du Gabon à la souveraineté internationale. Selon notre source résidente à Mouila (Centre-Sud), la ville a enregistré une forte démographie ces derniers jours. Ainsi, cela cause déjà de nombreux désagréments à l’exemple de cette inflation qui ne dit pas son nom, une situation qui dérange les populations qui ne savent plus à quel saint se vouer. « C’est terrible ce que le 17 août ...
Lire l'article
Depuis un peu quelques, les prix de plusieurs produits de première nécessité et autres denrées alimentaires ont pris l’ascenseur dans les espaces commerciaux de la capitale provinciale du Woleu-Ntem (Nord), réduisant ainsi le contenu habituel du panier de la ménagère, sui n’était pas déjà très chargé; une situation très mal vécue par les Oyémois qui entendent faire recours à tous les moyens possibles en vue de lutter contre ce phénomène de la vie chère qui commence à avoir des incidents lourds sur la vie des ménages, a constaté GABONEWS. « Tout ou presque a été augmenté en quelques ...
Lire l'article
A la suite du président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, qui prône un « new deal » alimentaire à l’échelle mondiale, les appels se multiplient en faveur d’initiatives des pays riches pour aider les pauvres à faire face à la hausse des prix des denrées alimentaires, à l’exemple du premier ministre britannique, Gordon Brown, qui a écrit une lettre à son homologue japonais, dont le pays préside le G8, appelant notamment à examiner l’impact des biocarburants sur les prix alimentaires, lors du sommet des huit nations les plus industrialisées, qui se tiendra au Japon en juillet prochain, alors que ...
Lire l'article
Flambée des prix des produits alimentaires dans le département du Cap Estérias
Flambée des prix: la Direction Générale de la Concurrence veut la stabilisation
Gabon : Hausse des prix des produits alimentaires de première nécessité
Hausse des prix des produits alimentaires au Gabon
Flambée des prix des denrées alimentaires au Gabon
Ogooué Maritime : Flambée des prix à Port Gentil
Gabon: Le mois de Ramadan affecté par la flambée des prix à Libreville
Gabon: Flambée des prix des denrées alimentaires à Mouila à quelques jours du 17 août
Gabon: Les populations d’Oyem dénoncent la flambée des prix des produits de première nécessité
Les pays riches promettent d’agir face à la flambée des prix des denrées alimentaires dans les pays pauvres


Votez cet article (Cliquez les étoiles · 1 = mauvais - 5 = excellent)
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (Aucun vote pour le moment)
Loading...Loading...

Auteur/Source: · Date: 1 juil 2009
Catégorie(s): Afrique,International
Fil RSS 2.0 · Commentaires/Trackback autorisés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>