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Gabon : L’UGDD dénonce le maintien des ministres candidats

Auteur/Source: · Date: 27 Juil 2009
Catégorie(s): Politique

Dans un communiqué diffusé le 24 juillet dernier, l’Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD) a dénoncé le maintien «discriminatoire» au gouvernement de certains candidats à l’élection présidentielle du 30 août. Pour le parti de l’opposant Zacharie Myboto, également en lice pour ce scrutin, cette décision discrédite les autorités dans la gestion transparente de la transition.

L’Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD), l’un des principaux partis de l’opposition, dont le président Zacharie Myboto a présenté sa candidature depuis le 20 juillet dernier, s’est insurgé le 24 juillet dernier contre la composition du nouveau gouvernement, dans lequel ont été maintenus certains candidats à l’élection présidentielle du 30 août.

«Suite à l’annonce de la composition du nouveau gouvernement» formé le 23 juillet dernier par le Premier ministre, Paul Biyoghé Mba, «l’UGDD s’étonne encore de la présence de deux candidats déclarés à l’élection présidentielle et condamne cette mesure discriminatoire alors que tous les autres ont été sortis», explique le communiqué du parti.

Nommé le 17 juillet dernier suite à la démission de Jean Eyéghé Ndong, Paul Biyoghé Mba a reconduit le 23 juillet dernier une grande partie du précédent gouvernement, notamment Ali Bongo Ondimba, le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), maintenu à la Défense nationale, ainsi que Pierre-Claver Maganga Moussavou, candidat du Parti social démocrate (PSD, majorité), qui reste à l’Enseignement technique.

En revanche, d’autres candidats qui siégeait également au gouvernement ont été évincés de la nouvelle équipe, notamment André Mba Obame et Casimir Oyé Mba, deux cadres dissidents du PDG qui briguent la présidence en indépendants, et Paul Mba Abessole, candidat du Rassemblement pour le Gabon (RPG, majorité).

La présence au gouvernement de postulants déclarés, et dont la candidature est validée par la CENAP depuis le 23 juillet dernier, «remet en cause l’égalité de traitement des candidats et l’impartialité attendue de l’Etat durant la campagne électorale», estime l’UGDD.

Le parti de l’oppostion a souligné que par cette démarche, le gouvernement manque «une occasion de prouver son impartialité dans la conduite de la transition et de l’organisation des élections».

«Dans la période de transition actuelle durant laquelle tout risque de dérapage n’est pas à exclure, confier un ministère aussi sensible que celui de la Défense nationale à un candidat, c’est prendre le risque d’une déstabilisation du pays en cas de résultats non favorables à ce dernier», insiste l’UGDD.

Le président du Rassemblement national des bûcherons (RNB), Pierre André Kombila Koumba, qui a rejoint l’alliance de l’opposition qui soutient le candidat de l’Union du peuple gabonais (UPG), Pierre Mamboundou, a tenu une conférence de presse le 24 juillet dernier pour dénoncer cette démarche.

«Devant cette crise où le Premier ministre considère qu’il n’est là que pour organiser la victoire d’un candidat, il revient au président de la République, de convoquer la classe politique pour qu’on voit comment mettre en place une structure qui soit autre que celle actuelle du gouvernement pour organiser les élections», a estimé le professeur Kombila Koumba.

Il a enfin «demandé la démission de Biyoghé Mba et de son équipe» afin de remettre le processus électoral sur les rails de la fiabilité et de la transparence.  


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Auteur/Source: · Date: 27 Juil 2009
Catégorie(s): Politique
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4 Réponses à Gabon : L’UGDD dénonce le maintien des ministres candidats

  1. ovono

    27 Juil 2009 a 17:37

    en fait, chaque candidat de l’opposition doit demander à ses potentiels électeurs ne de ne pas aller au scrutin si Ali et Mangaga ne démissionne. ceci aura pour conséquence de geler le vote. Et rien ne pourra plus se faire.

  2. Raid

    27 Juil 2009 a 15:54

    laisses tomber Bhenen, je sents que la cocote minute Gabon va exploser si on ne la désamorce pas à temps.un siècle d’aliénation .50ans pour le père, 50ans pour le fils.ça on refuse

  3. la jeunesse

    27 Juil 2009 a 08:14

    Nous peuple gabonais nous sommes déçus par l’attitude de la Présidente pour qui nouq avions déjà beaucoup de respect. Aujourd’hui plus rien ne nous étonne. Un peu d’histoire. Pour faire beau elle invite la classe politique autour d’elle pour une concertation mais quelle en sont les résultats? le calendrier proposé par le PDG a été retenu. Le PDG ne sentant plus André Mba Obame,il l’enlève du poste de Ministre de l’intérieur et pourtant elle soutient qu’elle veut garder la meme équipe, les inscriptions, les gabonais se plaignent de ne pa pouvoir s’inscrire, elle disparait sans mot dire et la fatale, Ali décide de rester au pouvoir, elle se cache de nouveau sans rien dire. Mais ou va t-on? Nous ne sommes pas dupes!!!!

  4. Bhenen

    27 Juil 2009 a 07:27

    Mme le Président Rose Rogombe est un pur produit du PDG. A t’elle vraiment les mains libres pour décider sans être influencée par les dirigeants de ce parti ? Je constate malheureusement que tous les discours actuels de Mme Rogombé sont entâchés de reconnaissances envers Bongo! Comme si elle n’existait pas elle même en tant que Chef de l’Etat aussi intérimaire soit elle.

    Seul Bongo est mort. Ceux qui ont toujours décidé à couvert, de la politique du Gabon, restent dans l’ombre. Maganga Moussavou sert d’alibi au maintien d’Ali Bongo au gouvernement comme ministre de la défense nationale. Si jusqu’au début des campagnes Ali Bongo est toujours Ministre, celà signifie qu’il a réellement réussi la tentative de coup d’etat dont l’accusait l’opposition. et qu’en réalité, c’est lui qui dirige déjà le pays depuis le décès de son père Omar Bongo. Dans ce cas, Mme Rogombé n’est qu’une figurante à la tête de l’Etat gabonais.

    Par contre, si Mme Rogombé est réellement la Patronne de l’exécutif, Qu’elle mette alors un terme à la présence des ministres Ali Bongo et Maganga Moussavou dans le gouvernement de son premier ministre Biyogho bi Mba. Les choses seront plus claires et réellement impartiales. Mme Rogombé sera alors perçue et reconnue comme celle qui a débuté l’air de liberté et de justice de l’après Bongo Omar…

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