Socialisez

FacebookTwitterRSS

Avis du Dr. Daniel Mengara aux Gabonais : Du rejet de ma candidature par la Cour constitutionnelle – Leçons, Perspectives et Appel à la Résistance

Auteur/Source: · Date: 3 Août 2009
Catégorie(s): Communiqués BDP
Dr. Daniel Mengara

Dr. Daniel Mengara

Mesdames et Messieurs, chers compatriotes.

Comme vous le savez ou le soupçonnez sans doute déjà, la Cour constitutionnelle gabonaise a rejeté par une décision rendue ce week-end le recours que j’avais déposé en vue de la réhabilitation de ma candidature. Cette décision est survenue alors que, confiant d’avoir gain de cause dans le processus de recours engagé, j’étais revenu auxEtats-Unis me préparer pour un retour en force au Gabon en vue de la campagne électorale.

C’est donc par la plus grosse des déceptions que j’ai appris le rejet par la Cour constitutionnelle de mon recours en vue de la réhabilitation de ma candidature.

Ce rejet ne m’étonne point car c’est, en fait, le contraire qui m’aurait étonné. Ce rejet confirme tout simplement ce que nous savions déjà de notre pays, c’est-à-dire que, en fin de compte, il n’y a jamais régné, sous le régime bongoïste actuel ou précédent, aucune règle de droit et aucun respect du droit, uniquement le règne de l’arbitraire et de la dictature.

Je dois dire que je trouve la décision de la Cour constitutionnelle hautement arbitraire, tant elle contient en elle une assez claire intention de m’écarter par tous les moyens possibles de la course à la présidence de la République. Les raisons de cette intention m’échappent totalement vu que, en tant que simple citoyen, je ne vois pas en quoi ma candidature devrait faire l’objet d’une aussi intense politisation.

En fait, la décision de la Cour, il me semble, a tout simplement démontré que l’idée du recours de 48 heures qui est actuellement inscrite dans la loi électorale gabonaise ne sert strictement à rien. Il n’y a, sur la base de la décision de la Cour, rien qui puisse suggérer que la décision de la CENAP puisse être défaite par une procédure de recours pourtant inscrite dans la loi comme une procédure réparatrice et non point répressive. La Cour a choisi de réprimer plutôt que réparer.

Ce n’est donc pas une Cour constitutionnelle que nous avons au gabon, mais une Cour politique au service de la famille Bongo, dont je vois clairement les tentacules dans cette décision arbitraire de la Cour, tellement les intérêts des membres de la Cour et celle de la famille Bongo sont intimement imbriqués. C’est sale et c’est écoeurant.

Mon cas était pourtant simple : j’avais à ma disposition, le 22 juillet, la somme requise pour la finalisation de mon dossier de candidature. Mais pour raisons de tracasseries administratives qui, le 22 juillet 2009, m’ont conduit, mon équipe et moi, de service en service, j’ai raté le délai de paiement de la caution, non pas parce que je manquais d’argent, mais tout simplement parce que des employés du Trésor nous avaient éconduits. Ces employés, par machiavélisme ou ignorance, nous avaient envoyés d’abord dans les services de la Solde à la recherche d’un numéro matricule sans lequel, selon ces employés, nous ne pouvions pas déposer notre caution. A la Solde, on nous informa que les services de la Solde ne délivraient pas de numéros matricules, et que le numéro matricule était de toutes façons réservé aux fonctionnaires et donc, conditionné par un processus de la fonction publique qui prenait des mois. Revenus au Trésor, on nous informa que la première information était fausse et que, puisque je n’étais pas fonctionnaire, le numéro matricule ne s’appliquait pas à moi. Ce qu’il me fallait plutôt, c’est un numéro statistique, et c’est ce numéro statistique qui me permettrait de payer ma caution. Malheureusement, la journée administrative du Trésor tira à sa fin et nous ne pûmes obtenir ce numéro statistique que le 23 juillet. C’est par conséquent le 23 juillet que nous pûmes enfin verser l’argent au Trésor en vue du paiement de la caution requise.

Cependant, quoique l’on en dise, notre dossier de candidature fut bel et bien soumis à la CENAP le 22 juillet 2009 comme prévu par la loi, quoique avec une pièce manquante (la quittance du Trésor). Et cela, naturellement, nous donnait droit à un recours auprès de la Cour constitutionnelle puisque le dossier avait été dûment enregistré comme il se doit par la CENAP, puis rejeté, comme il se doit, pour absence de quittance. Mais cela ne voulait pas dire impossibilité de réparation dans la procédure de recours !

Ce qui me semble choquant, c’est que le Rapporteur de la Cour constitutionnelle qui a fait état, dans son rapport, des circonstances de notre dossier et du retard dans le dépôt de la quittance ait choisi de faire à la Cour un rapport dangereusement sélectif. Autant le Rapporteur semble avoir mentionné dans son rapport les circonstances anecdotiques que nous lui avions racontées verbalement lors de l’instruction du dossier en présence de mon avocat et par lesquelles nous lui faisions état du fait que la CENAP nous avait répondu le 23 juillet que la Commission avait déjà siégé et que notre seule alternative était le recours, autant il semble avoir totalement omis du rapport fait à la Cour toutes les autres circonstances anecdotiques mentionnées par nous qui étaient de nature à expliquer l’absence de la quittance lors du dépôt du dossier à la CENAP le 22 juillet. C’est du moins ce qui ressort de la décision de la Cour telle que nous l’avons lue.

Pourtant, mon avocat et moi, il me semble, avions mentionné verbalement au Rapporteur non seulement le refus de la CENAP de prendre notre quittance le 23 juillet AVANT, PENDANT et APRES la réunion de la Commission, parce que, à ses yeux, nous avions raté le délai légal du 22 juillet, ce qui ne nous laissait que la possibilité du recours, mais aussi les circonstances administratives qui ont fait que nous ne puissions payer la caution à temps malgré le fait que nous ayons eu l’argent nécessaire en notre possession. Ces circonstances administratives ne sont, bizarrement, nulle part mentionnées ni prises en compte dans la décision de la Cour, nous poussant ainsi à nous interroger sur les raisons qui ont conduit Monsieur le Rapporteur à ne pas inclure dans son rapport les circonstances administratives qui ont fait que, même en possession de l’argent, nous ne puissions payer notre caution et obtenir la quittance en date du 22 juillet, mais plutôt le lendemain, c’est-à-dire le 23 juillet.

Mais bien plus que cela, ce que la Cour constitutionnelle vient de faire entendre aux Gabonais c’est que la procédure de recours n’a aucune vertu réparatrice dans la loi gabonaise, que toute tentative de recours ne sert, en fait, à rien car aucune circonstance ne peut mener la Cour à accorder des circonstances atténuantes en recours qui puissent valider les requêtes citoyennes soumises à sa haute attention. Ce dossier était pourtant l’un des plus simples que l’on puisse imaginer. La CENAP rejette un dossier pour manque de quittance ; le recours est engagé et la quittance est fournie dans le délai de 48 heures de recours prévu par la loi ; problème réglé. Mais apparemment, au Gabon, il a fallu aller rechercher la petite bête politique.

Or, l’évidence est pourtant claire. Si la réunion de la CENAP le 23 juillet est prise comme point de référence, il me semble que la possession d’une quittance du Trésor le 23 juillet montre à suffisance que nous avions payé notre caution BIEN AVANT même que la CENAP ne se réunisse pour délibérations. Le simple fait que les bureaux du Trésor ferment à une heure administrative précédant la réunion de la CENAP est une preuve évidente que nous étions en possession de la quittance bien avant la réunion de la CENAP et que la CENAP aurait pu, si elle avait été plus disposée, constater ceci le 23 juillet en acceptant notre quittance avant ou pendant ses délibérations. Ce n’est que parce que la CENAP a refusé la quittance le 23 juillet avant, pendant et après les délibérations, et préféré nous envoyer au processus de recours que nous nous sommes retrouvés devant la Cour constitutionnelle à chercher réparation comme requis par la loi.

Ces circonstances, il me semble, auraient dû constituer auprès de la Cour des arguments de poids. Que la CENAP ait, le 23 juillet, refusé de prendre notre caution, préférant nous renvoyer à la procédure de recours n’invalide en aucun cas le fait que la caution fut bel et bien payée AVANT les délibérations de la CENAP, ce qui, en procédure de recours, aurait dû aider notre dossier et en renforcer la validité dans le cadre du processus de recours. Le fait que Monsieur le Rapporteur ait omis d’inclure cet argument dans son rapport est plus qu’inquiétant et indique un filtrage de l’information qui nous semble excessivement dangereux, sinon politisé.

Autrement dit, Monsieur le Rapporteur ne semble avoir retenu de nos explications orales au moment de l’instruction que les arguments qui avaient déjà, au niveau de la CENAP, invalidé notre dossier, et exclu de l’instruction tous les autres arguments de nature à réhabiliter notre dossier. En mentionnant uniquement l’anecdote relative à la réponse de la CENAP disant que la Commission avait déjà siégé, mais en omettant le fait que la même Commission, touchée le même jour du 23 juillet avant et pendant les délibérations, nous a  également renvoyé à la procédure de recours, Monsieur le Rapporteur a privilégié une version partielle, voire tronquée, des faits.

Ainsi se confirme au Gabon, hélas, la loi de l’arbitraire, même au niveau d’une Cour constitutionnelle censée demeurer apolitique et impartiale. Nous sommes au Gabon face à une situation de justice politisée, c’est-à-dire une loi faite non pas pour rendre justice aux citoyens, mais plutôt pour supprimer, éliminer, réprimer et bannir tout ce qui, dans le paysage politique, culturel ou socio-économique gabonais, aurait tendance à remettre en cause la criminalité institutionnalisée au Gabon.

La Cour n’a pas montré, dans cette décision, qu’elle est au service du Gabon et du peuple gabonais. Bien au contraire, sa décision est sortie du domaine du droit, pour embrasser le domaine de l’arbitraire et des anecdotes politisées. Elle est sortie de ce qui constituait le fond du recours relatif à notre dossier, pour embrasser celui de l’arbitraire en vue de justifier du rejet de notre dossier par tous les moyens possibles. Si ce n’était pas la caution, cela aurait été autre chose. Plutôt que de se contenter de CONSTATER le grief de la CENAP qui, en une seule phrase non qualifiée, avait simplement rejeté le dossier pour absence de quittance, la Cour a préféré sortir de ce grief pour utiliser des arguments vides de logique dans le rejet de notre candidature.

Face au grief de la CENAP, pourtant, seule la production d’une quittance en bonne et due forme constituait la réponse appropriée. La Cour n’avait même pas, dans ce recours, à évoquer les circonstances anecdotiques ayant mené à l’absence de la quittance. Tout ce qu’il lui fallait faire, c’est constater la présence de la quittance en recours et, donc, conclure que le dossier était complet. C’est bien à cela que les 48 heures de recours servent, il nous semble, c’est-à-dire donner la possibilité aux candidats de rectifier les manquements à leur dossier. Que la Cour se soit contentée de revenir sur la décision déjà rendue par la CENAP pour constater et répéter la même chose que la CENAP sans chercher à voir si, justement, en processus de recours, le grief retenu par la CENAP a été rectifié, rend totalement superflue l’idée même du recours. A quoi sert le recours dans ce cas ?

Pire, il nous apparaît de plus en plus que la Cour ait fait de la caution la pièce la plus importante du dossier, alors que, dans les faits, ceci ne devrait pas être le cas. Dans le dossier de candidature, toutes les pièces se valent et il n’y a dans la loi aucune hiérarchie des pièces à fournir qui dise que la caution est plus importante dans le dossier que, par exemple, les deux photos, la lettre manuscrite ou le logo du candidat. La CENAP peut tout aussi bien rejeter un dossier pour absence des deux photos requises que pour absence de quittance du Trésor ou de lettre manuscrite du candidat ou de logo. Dire alors, comme semble le dire la Cour constitutionnelle, que tout rejet par la CENAP, même pour manquement de lettre manuscrite, de photos ou de logo, est un rejet absolu qui ne justifie d’aucun recours est une énormité juridique qui remet grandement en cause l’existence de la Cour constitutionnelle elle-même en tant que la plus haute institution de recours du pays. Si les citoyens ne peuvent espérer trouver réparation à leurs griefs dans les processus de recours soumis à la Cour, et si la philosophie de la Cour est de réprimer à priori plutôt que d’agir à décharge, c’est la porte ouverte à l’arbitraire et à la mort de la justice dans notre pays.

Au vu donc de cette flagrante violation du principe de recours par la Cour constitutionnelle elle-même, nous estimons que notre droit à la justice a été bafoué par la Haute cour, celle-là même qui aurait dû se charger de protéger mon droit dans le cadre du recours engagé.

Du fait, donc, de cette décision arbitraire, la Cour nous met, à dessein, et probablement pour raisons politiques, hors de la course électorale. Nous estimons donc cette décision de la Cour être une décision politique plutôt qu’une décision de justice.

Bien que la loi gabonaise dise que toutes les décisions par la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’appel, il nous semble que ce principe-là, ne doit pas non plus être interprété dans l’absolu. La Cour doit être capable, hors processus d’appel, de rendre la justice s’il est constaté que sa décision fut basée sur des informations erronées fournies par le Rapporteur. Il est facile d’imaginer ceci dans le cadre d’un condamné à mort dont le recours aurait été rejeté par la Cour sur la base de preuves fabriquées.  Si, par le hasard des choses, il venait à être découvert que la Cour avait basé sa décision sur des données douteuses, dire, dans ce cas, que la Cour doive laisser en prison un innocent parce que les décisions de la Cour ne sont pas susceptibles d’appel me semble être, là encore, d’un arbitraire qui ne devrait pas être cautionné. La Cour, il me semble, se doit de s’adapter à ces réalités et être capable de revoir sa copie si le rendu de la justice l’exige.

Au vu donc de cette flagrante violation du principe de recours par la Cour constitutionnelle elle-même, nous estimons notre droit à la justice a été bafoué par la Haute cour, celle-là même qui aurait dû se charger de protéger mon droit dans le cadre du recours engagé.

C’est à tous ceux qui ont cru en moi que je présente ici mes vives excuses. Je sais la douleur qui est la vôtre en ce moment et je puis vous assurer que ma douleur est encore plus grande. Ce n’était peut-être pas mon moment, notre moment, car Dieu en a peut-être décidé ainsi.

Que reste-t-il donc comme perspectives d’avenir à notre engagement pour le changement immédiat au Gabon ?

Nous continuons le combat, tout simplement car un Bongo est peut-être mort, il reste un autre Bongo à évincer. « Bongo Doit Partir » par tous les moyens possibles est donc toujours d’actualité. Par ailleurs, nous essayons par la même occasion de continuer, auprès de la Cour constitutionnelle, tous les recours qui nous restent encore possibles. Nous avons engagé, ce lundi même, un avocat expert du droit constitutionnel pour qu’il explore pour nous les possibilités de recours légal qui nous reste, aux fins de conduire la Cour constitutionnelle soit à réviser sa décision, soit à se rétracter. Ce sont là, apparemment, les deux seules possibilités qui nous restent.

Ne nous y trompons pas, chers compatriotes. Le changement ne viendra pas au Gabon par les urnes. Cette politisation de la Cour constitutionnelle en est la preuve flagrante et nous avons du mal à imaginer comment cette Cour pourrait donner la victoire à l’opposition après l’élection frauduleuse qui attend le pays.

Cela je vous le dis depuis 11 ans. Il ne faut donc pas se faire d’illusion. Le vote au Gabon est une illusion entretenue pour valider la fraude électorale et la mascarade.

Je sais que la Cour constitutionnelle gabonaise n’aurait, de toutes façons, jamais validé ma candidature. Aujourd’hui, ils ont utilisé le prétexte du retard dans le dépôt de la caution, oubliant que la loi me donnait malgré tout 48 heures pour faire recours. Mais si ce n’était pas ce prétexte, ils auraient utilisé un autre prétexte pour arriver à mon évincement de la course aux présidentielles. Ils savent très bien que je ne jouerais jamais le jeu de la mafia au pouvoir.

Beaucoup d’entre vous se demanderont sans doute quelle consigne de vote je vais donner.

Je dirais ceci : le fait pour moi d’être arbitrairement privé de mon droit à me présenter à l’élection présidentielle est quelque chose qui devrait normalement interpeller toute l’opposition. Autrement dit, si faire de l’opposition veut dire défendre les droits de tous les Gabonais, y compris des Gabonais qui comme moi sont privés du droit de se présenter à l’élection, eh bien les personnes qui se disent actuellement candidats de l’opposition devraient, à cette occasion, montrer leur solidarité en mettant la pression nécessaire pour que je sois rétabli dans mes droits. Leur indifférence, dans ce cas, serait un signe de mesquinerie et donc, d’hypocrisie vu que la capacité d’un candidat à se battre pour tous les Gabonais commence justement par la défense des droits de ceux qui subissent l’arbitraire, même quand il s’agit de rivaux politiques.

A leur place, donc, c’est ce que j’aurais fait car entre Gabonais candidats disant se battre pour les droits de tous les Gabonais, il doit y avoir une règle d’or qui dirait que tout arbitraire exercé contre l’un est un arbitraire exercé contre tous. La défense des droits des Gabonais commence donc par cette solidarité des droits qui feraient que nous refusions tous en bloc de voir une injustice affliger le plus petit d’entre nous. Ce qui m’arrive aurait pu arriver à chacun d’entre eux et j’aurais, moi, été le premier à le condamner et à demander qu’on les rétablisse dans leurs droits.

Si, malheureusement, ceux qui se disent opposants et candidats ne saisissent pas cette occasion pour adopter, ensemble, une plateforme de défense des droits des Gabonais, y compris mon droit à me présenter, c’est que ce qui les intéresse c’est eux-mêmes et non  la libération du Gabon.

Dans ce cas, aucun d’eux ne mériterait le soutien du BDP-Gabon Nouveau car ils n’ont rien compris à ce que cela veut dire faire de l’opposition. Faire de l’opposition, ce n’est pas juste se battre pour gagner une élection. Faire de l’opposition, c’est se battre pour les droits bafoués par le régime en place. Or, si à chaque fois que l’un d’entre nous est victime d’injustices, les autres se mettent à montrer de l’indifférence, c’est peine perdue. L’unité de l’opposition ce n’est pas juste se rallier autour d’un homme. L’unité de l’opposition, c’est aussi la capacité pour cet homme de se rallier aux causes nobles par lesquelles il démontrerait sa capacité à se battre pour les droits de chacun d’entre nous, en période électorale comme en période non électorale. Tout signe d’indifférence, dans ce cas, est un mauvais signe.

Pour le BDP-Gabon Nouveau, soutenir un autre candidat ne peut se faire juste parce qu’il y a une élection. Nous soutiendrons le candidat qui sera capable de démontrer qu’il se préoccupe des droits des Gabonais, y compris du droit de Daniel Mengara à être candidat. Sans cela, la démonstration sera faite clairement que ceux qui se présentent aujourd’hui, dans le pouvoir comme dans l’opposition, se battent pour leurs ventres et non pour sortir les Gabonais de la dictature bongoïste actuelle.

S’agissant de l’élection elle-même, je dirais ceci : ne nous leurrons pas, chers compatriotes. Les vérités et les évidences d’hier sont toujours les vérités et les évidences d’aujourd’hui. Les mêmes causes menant toujours aux mêmes effets, la vraie question que nous devons tous nous poser aujourd’hui est la suivante : qu’est-ce qui a changé depuis 2005 dans le processus électoral qui pourrait garantir une élection transparente au Gabon ?

Je dis : Rien.

Certes, il y a eu engouement des électeurs pour s’inscrire, mais les listes électorales qui en ont résulté sont-elles fiables ? Non.

Ces listes et les délais d’inscription y relatifs ont-ils permis à tous les Gabonais qui voulaient s’inscrire de s’inscrire ? Non.

Ces listes bâclées peuvent-elles, à elles seules, garantir la transparence des élections du 30 août ? Non.

 Pourquoi ces listes ont-elles été bâclées ? Tout simplement parce que le régime savait que l’engouement des électeurs à s’inscrire n’était pas pour eux. Cet engouement était l’expression des Gabonais qui montraient ainsi qu’ils sont fatigués et qu’ils sont prêts à chasser les bongoïstes du pouvoir par tous les moyens possibles. Le régime a donc tout fait pour empêcher les Gabonais qui en ont marre de s’inscrire, ils ont comprimé les délais et ainsi privé des milliers de Gabonais du droit de voter. Cela est inacceptable.

Autrement dit, mes chers amis, nous avons en face de nous la pire élection de toute l’histoire du Gabon. Une élection tellement bâclée et comprimée dans ses délais qu’il est facile d’imaginer pourquoi le régime en place a choisi cette manière de faire les choses.

La question importante pour tous les Gabonais est alors la suivante : peut-on gagner une élection au Gabon par la seule force des urnes ? Les conditions de la transparence électorale sont-elles réunies pour nous assurer que cette fois, on ne volera pas le vote au peuple ?

Moi je dis que, à cette élection, comme lors des élections précédentes, ce n’est pas par les urnes que le pouvoir se gagnera, c’est dans la rue qu’il se gagnera.

Pour que l’opposition soit capable de gagner cette élection, la seule consigne qui vaille en ce moment et qui puisse assurer la victoire finale serait celle qui consisterait tout simplement à bloquer tout le processus électoral actuel en bonne et due forme pour permettre une réforme générale du système politique gabonais.

Comme je l’avais dit dans mes déclarations précédentes, la seule manière de garantir la transparence des élections au Gabon consisterait à :

  • 1) Arrêter tout le processus actuel qui est trop bâclé, trop précipité, trop chaotique et trop désordonné.
  • 2) forcer le régime en place à accepter une seconde conférence nationale qui aurait pour but l’élaboration d’une nouvelle Constitution démocratique, vu que la preuve est faite que la Constitution actuelle est tellement mal faite et mal pensée qu’elle ne peut répondre aux garanties de démocratie que le peuple attend. Une nouvelle Constitution permettrait de rétablir le scrutin à deux tours, le mandat de 5 ans au lieu de 7 et la limite des mandats à deux mandats successifs au maximum, tout en instituant les réformes et les garde-fous nécessaires en vue de la protection, une bonne fois pour toutes, des institutions contre toute tentative future de dictature.
  • 3) Et n’organiser ces élections au Gabon qu’après une période de transition de 6 mois à un an pendant laquelle tout serait mis en place pour des élections transparentes, avec à l’appui un référendum permettant de valider la nouvelle Constitution. En d’autres termes, il faut utiliser le référendum pour contourner les injonctions de la Constitution actuelle qui ne permet pas de modification de la Constitution par le parlement en période d’intérim.
  • 4) De telles élections seraient ainsi organisées sur base propre et transparente, et avec, au préalable, un recensement général de la population, l’établissement de listes électorales nouvelles sur base de données biométriques, l’informatisation sur tout le territoire national de toutes les données biométriques et statistiques devant servir les mesures anti fraudes et l’invitation de l’ONU au Gabon pour que ce soit l’ONU, et non le gouvernement gabonais, qui se charge d’organiser ces élections pour nous de la manière la plus transparente possible.

Sans toutes ces conditions, chers amis, nous serons encore tous à pleurer le 30 août parce que, par naïveté, nous continuons à croire qu’il suffit de tout simplement participer à une élection pour la gagner. Non, mes chers compatriotes, cette élection comme celle de 2005 est perdue d’avance et il faut tout arrêter maintenant, par la force s’il le faut.

Faisons donc le choix, dès maintenant, de demander à ces leaders qui se disent opposants de tout simplement renoncer à participer à ce processus bâclé pour imposer, tout de suite, au régime Bongo un choix simple : accepter de bloquer le processus électoral actuel pendant 6 mois au minimum pour permettre une meilleure transition moins bâclée et une élection sans exclusive et sans fraude, ou faire face au mouvement de revendication le plus vaste que le pays n’ait jamais connu et dont tous les candidats de l’opposition seraient solidaires.

Si les candidats actuels qui se disent de l’opposition refusent de s’engager dans cette plateforme commune pour le changement, cette plateforme pour imposer le changement, hé bien chers compatriotes, c’est qu’ils veulent tout simplement se faire les complices de la victoire d’Ali Bongo. Et cela, nous ne devons pas l’accepter.

C’est donc le moment pour les Gabonais de demander l’arrêt au processus bâclé actuel, c’est le moment pour ceux qui se disent de l’opposition de s’assembler autour d’une plateforme commune de droits et de revendications en vue de l’imposition d’une transition de 6 mois et, donc, d’élections organisées dans la transparence la plus totale. Nous ne pouvons pas nous permettre de bâcler l’avenir du Gabon. A quoi aurait finalement servi la mort de Bongo si, à la fin, les Gabonais se retrouvent avec le même système toujours en place, et sous une forme pire que ce que nous avons connu sous Omar Bongo ? Ali Bongo, je peux vous l’assurer sera encore plus dangereux que son père. Parce qu’il est plus faible politiquement que son père, il organisera une corruption politique encore pire que celle que son père a mise en place pour soutenir son régime. Et il aura des tendances militaristes et policières encore plus poussées que son père tout simplement parce que les Gabonais ne veulent pas de lui et lui-même le sait.

C’est donc à tous ceux qui pensent que le changement au Gabon n’est pas possible par les urnes que je lance cet appel à la résistance. Mon exclusion arbitraire de la course présidentielle est la preuve que ce régime ne voulait pas de quelqu’un dans la course qui pouvait dire la vérité. Aujourd’hui, preuve est faite que le régime Bongo s’apprête à utiliser la participation de tous ces candidats qui se disent opposants pour valider la fraude d’Ali Bongo. Il fallait, pour favoriser cela, éliminer Daniel Mengara de la course à la Présidence de la République car Daniel Mengara était le seul candidat disposé à empêcher cette mascarade.

Les Gabonais épris de liberté, de démocratie et de progrès doivent, donc, s’apprêter à dire non à cette mascarade et se préparer à barrer le chemin à la dictature.

La résistance continue, donc.

 Vive le Gabon libre.

Vive la nouvelle république.

Fait le 3 août à Montclair, New Jersey, USA

Daniel Mengara




SUR LE MÊME SUJET
Gabon – Législatives: audiences publiques de la Cour constitutionnelle
La Cour constitutionnelle gabonaise a commencé jeudi ses audiences publiques d'examen des recours en annulation des élections législatives du 17 décembre, où le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) a obtenu 114 députés sur 120, a constaté un journaliste de l'AFP. Dix huit des 45 recours étaient inscrits au rôle de la journée. Lors de l'audience, un commissaire à la loi devait présenter chaque contentieux avant qu'avocats des plaignants puis du candidat élu ne prennent brièvement la parole. La Cour a mis en délibéré ses décisions sur ces recours au 7 février. Les auditions se poursuivaient en soirée à 20h00 locales (19h00 ...
Lire l'article
Les auteurs des recours portés auprès de la Cour constitutionnelle au lendemain de la publication des listes des candidatures par la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP), sont désormais fixés sur leurs sorts. La haute juridiction s’est prononcée, le 29 novembre dernier, sur les 55 dossiers qui lui sont parvenus. A l’issue de l’examen des recours introduits auprès de la Cour constitutionnelle au lendemain de la publication des listes des candidatures par la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP), seuls 11 dossiers ont été validé sur les 55 reçu par la haute juridiction. Pendant plusieurs jours les magistrats ...
Lire l'article
55 des 472 candidatures validées le 17 novembre dernier par la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP), en vue des élections législatives du 17 décembre prochain, font depuis trois jours, l’objet d’un examen minutieux des juges de la Cour constitutionnelle. Selon une source proche de la Cour constitutionnelle, il s’agirait de dossiers incomplets pour la plupart d’entre eux et de litiges relatifs aux inscriptions sur les listes. Aux dires de ce dernier, il apparait clairement que le nombre des candidatures validées par la CENAP pourrait être revu à la baisse au terme du processus d’examen qui s’achève ce ...
Lire l'article
Les magistrats de la Cour constitutionnelle ont débuté, le 21 novembre dernier, l’examen des recours relatifs aux listes des candidatures aux élections législatives du 17 décembre 2011 publiées par la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP). 55 recours introduits devant la grande juridiction vont ainsi être passés au peigne fin durant toute la semaine. Les membres de la Cour constitutionnelle gabonaise sont réunis depuis le 21 novembre 2011 pour examiner les recours, relatifs aux listes des candidatures aux élections législatives du 17 décembre 2011 publiées par la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP). Ce sont en tout 55 recours qui ...
Lire l'article
Ce sont au total onze recours qui ont été enregistrés au Greffe de la Cour Constitutionnelle qui, à l’examen des dossiers, a fusionné les requêtes similaires, ramenant le nombre à neuf. Au moment où nous mettons cette dépêche en ligne, le magistrat rapporteur de la Cour Constitutionnelle, Joseph Mouguiama, vient de terminer la lecture du rapport global élaboré par son institution sur l’examen de l’ensemble des recours reçus par celle-ci. Déjà, l’un des recours du candidat indépendant Luc Bengone Nsi et celui de son homologue André Mba Obame, ont été déclarés irrecevables fautes de preuves tangibles étayant leurs ...
Lire l'article
La Cour constitutionnelle gabonaise s'est réunie mardi toute la journée à huis clos, en séance plénière, pour rédiger les rapports sur les recours en annulation de l'élection présidentielle contestée du 30 août, a appris l'AFP auprès de cette institution. La Cour avait terminé samedi le nouveau comptage des voix à partir des procès-verbaux des 2.815 bureaux de vote ainsi que les auditions des dix requérants -- neuf candidats contestant la victoire d'Ali Bongo au scrutin et une citoyenne. Elle a reçu au total onze recours. Une fois les rapports rédigés, la Cour procèdera à des audiences publiques auxquelles doivent participer les requérants. ...
Lire l'article
En vue de mettre fin à la fausse rumeur véhiculée à la télévision gabonaise par des malfrats chasseurs de prime, rumeur qui laisserait entendre que le Dr. Daniel Mengara aurait été incapable de payer la caution requise pour la validation de sa candidature, voire même qu'il l'aurait volontairement retirée (pour quelle raison ?), le BDP-Gabon Nouveau dans son ensemble dément. Comme l'a dit le Dr. Daniel Mengara dans sa déclaration de presse, « Nous sommes heureux de dire aux Gabonais que la caution a bel et bien été payée et déposée à la Cour constitutionnelle dans les délais de recours prévus ...
Lire l'article
Lettre du Dr. Daniel Mengara au Parlement et à la Cour constitutionnelle gabonais: « Omar Bongo est démissionnaire… Que la loi s’applique! »
Dans une lettre adressée au Parlement et à la Cour constitutionnelle gabonais, et que les membres de la Coordination Nationale  du BDP-Gabon Nouveau au Gabon porteront dès lundi 18 mai aux dites institutions, le Président du BDP-Gabon Nouveau, constatant l'inconstitutionnalité de la « suspension » des activités présidentielles par Omar Bongo, a appelé le Parlement gabonais et la Cour constitutionnelle du Gabon à faire respecter la loi et à constater la vacance du pouvoir au Gabon pour cause de démission ou d'incapacité. Voici l'entièreté de la lettre du Président du BDP-Gabon Nouveau : Pour obtenir le PDF de la lettre, cliquez ici. BONGO DOIT PARTIR Bureau du Président N/R ...
Lire l'article
Au cours de son audience du 5 janvier dernier, la Cour Constitutionnelle a débouté, Paul Mba Abessole, leader du Rassemblement pour le Gabon (RPG). Celui-ci avait introduit une requête attaquant la décision rendue par la Cour le 24 septembre dernier, née du contentieux électoral des élections locales d’avril 2008. Le commissaire à la loi, Louise Angué a demandé aux autres sages de la Cour que la requête formulée par M. Mba Abessole soit jugée irrecevable. "Ce recours en révision introduit par Paul Mba Abessole, ne respectant aucune disposition de l’article 72 de la loi organique sur la Cour Constitutionnelle, aussi bien ...
Lire l'article
Ouvertes le 12 août dernier, les audiences publiques relatives au contentieux des municipales et départementales du 27 avril 2008 vont se poursuivre jeudi à la Cour constitutionnelle, a -t-on appris par voie de presse. Selon les informations émanant du greffe de la Haute juridiction, l’audience de jeudi sera consacrée en première heure aux délibérations des affaires déjà examinées avant la lecture des rapports et les auditions en seconde heure. Soulignons que sur la centaine de recours enregistrés pour ce scrutin au greffe de la Cour constitutionnelle, près d’une trentaine de requêtes ont déjà été vidées, dont le plus gros a été jugé ...
Lire l'article
Gabon – Législatives: audiences publiques de la Cour constitutionnelle
Gabon : La Cour Constitutionnelle entérine 11 recours sur 55
Politique / Législatives 2011 : 55 recours en examen à la Cour constitutionnelle
Gabon/Législatives : 55 recours en examen à la Cour constitutionnelle
Gabon: Contentieux électoral: La décision définitive de la Cour Constitutionnelle tombera dans les prochaines heures
Présidentielle au Gabon: travaux à huis clos à la Cour constitutionnelle
Les simples raisons qui ont retardé le versement de la caution de candidature du Dr. Daniel Mengara
Lettre du Dr. Daniel Mengara au Parlement et à la Cour constitutionnelle gabonais: « Omar Bongo est démissionnaire… Que la loi s’applique! »
Gabon : La Cour Constitutionnelle déboute Paul Mba Abessole
Gabon: Contentieux des locales 2008: les audiences se poursuivent jeudi à la Cour constitutionnelle

Votez cet article (Cliquez les étoiles · 1 = mauvais - 5 = excellent)
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (10 votes, moyenne 3,60 sur 5)
Loading...

Auteur/Source: · Date: 3 Août 2009
Catégorie(s): Communiqués BDP
Fil RSS 2.0 · Commentaires/Trackback autorisés

55 Réponses à Avis du Dr. Daniel Mengara aux Gabonais : Du rejet de ma candidature par la Cour constitutionnelle – Leçons, Perspectives et Appel à la Résistance

  1. changement

    10 Août 2009 a 03:16

    Message pour LE JOUR DE GLOIRE.

    Ne trouves tu pas incohérent de commencer ton paragraphe par une prière et en le terminant par un appel à la guerre ? Parce qu’il me semble que le père dont tu parles faisait passer un message de paix, et non l’inverse.

    Quelqu’un qui admire votre pays.

  2. changement

    10 Août 2009 a 03:11

    chèr Dr.Mengara
    Je ne suis pas gabonais mais voilà déjà de nombreuses années que je suis vos actualités. Vous avez toujours su montrer que vous étiez un grand homme, intellectuel, un éclaireur et si vous me permettez le terme, je dirais même une “lumière”. Mais je trouve sincèrement qu’il y a un très grand fossé qui se creuse entre l’homme dont je parle en ce moment, et celui qui a baissé les bras récemment. Après les derniers evenements, j ai l’impression que pour vous le combat contre la corruption, l’injustice, la misère, l’humiliation, la malhonnêteté (et j’en passe…) doit se passer exclusivement sur internet, technologie dont tout le peuple gabonais ne peut malheureusement pas s’offrir le luxe de l’usage. Après le rejet de votre dossier, allez vous simplement laisser à nouveau mourir votre pays pendant les 40 prochaines années, ou comptez vous vous investir pour le faire changer ? Et au cas où vous choisissez la deuxième option, vous devriez savoir que votre pays ne changera grâce à des interventions sur un site internet. Après tous les efforts que vous avez mis à éclairer l’esprit du peuple gabonais qui vous soutient, je pense qu’il est de votre responsabilité d’éssayer au moins de faire en sorte que vos élections se déroulent dans la transparence la plus totale, et sontinuer de soutenir vos partisans. Vous êtes un grand homme, et celà personne ne pourra vous le retirer. Ce que vos partisans pourraient vous retirer en revanche c’est votre crédibilité car ils n’attendent plus que vous. Ne les laisser pas tomber dans un moment aussi décisif dans l’histoire de ce beau pays. J’ai toujours pensé que le développement du Gabon pourrait emmener à un développement de l’Afrique Centrale, et même des autres parties.

    Cordialement.
    Quelqu’un qui admire ce que vous faites.

  3. MENGUE ME NZOME

    7 Août 2009 a 11:57

    JE NE SUIS PAS ETONNé DU REFUS DE LA CANDIDATURE DU DR MEGARA , CAR LA FRANCE NE VEUT PAS ENCORE ET NE VOUDRAIT JAMAIS D^INTELLECTUELS AFRICAINS POUR PRENDRE LES CHOSES EN MAINS EN AFRIQUE. LA FRANCE A TRES PEUR DES AFRICAINS CE QUE LES AFRICAINS EUX-MEMES NE SAVENT PAS ENCORE ET SURTOUT DEPUIS QU^AU USA , LES CHOSES SEMBLENT CHANGER PETIT à PETIT . LE PROBLEME AFRICAIN EST LE MANQUE DE COURAGE , DE SOLIDARITE ET D^UNION DE SES PEUPLES . DONC LES GABONAIS SOUFFRENT DE CE GRAND DEFFICITE , NE PEUVENT PAS GRAND CHOSE QUAND LA FRANCE A DEJA DECIDE DE LEUR SORS… VOUS NE REMARQUEZ PAS QUE TOUS LES DITS CANDIDATS PASSENT à PARIS L^UN APRES L^AUTRE PENDANT LA CAMPAGNE ELECTORALE ??? … AVEZ-VOUS POSE LA QUESTION DE SAVOIR POURQUOI ??? … EH BIEN , ILS Y VONT POUR RASSURER SARKOSY ET SON EQUIPE DE FRANCAFRIQUE QUE LES INTERETS FRANCAIS DEMEURERONT INTOUCHABLES QUELQUE SOIT LE CANDIDAT QUI SERA ELU , SAUF UN : LE DR MEGARA . LIBREVILLE EST DEJA ENTRE DANS LA CONTINUITE DE BOGOISME ET VOUS VOUS DISCUTEZ COMME SI ON VOUS PRENNAIT EN CONSIDERATION .
    RETENONS CECI : AUSSI LONGTEMPS QUE TOTAL OU ELF AQUITAINE , ET LES AUTRES MULTINATIONALES DE FRANCE TIENDRONT L^EXPLOITATION DES MATIERES PREMIERES DU GABON ET DE L^AFRIQUE , RIEN NE CHANGERA EN AFRIQUE ET AU GABON . NOUS SOMMES TROP LACHES POUR DIRE MERDE A LA FRANCE QUI EST LA PLUS GRANDE CAUSE DE NOTRE MISERE . NOUS MEME AUSSI PARCE QUE TROP CORROMPU ET MANQUE DE BON SENS , SURTOUT DE COURAGE , NOUS N^AVONS PAS DE VRAIS SENTIMENTS POUR L^AFRIQUE NI POUR LE GABON . IL FAUT S^AIMER SOI-MEME ET AIMER SA PATRIE POUR DEFENDRE SES INTERETS ET BIEN LA TRAITER .
    DR MEGARA EST UN INTELLECTUELS QUI PENSE VRAIMENT FAIRE QQ CHOSE POUR LE GABON , C^EST POURQUOI ON L^ECARTE . CHEZ NOUS , ON ENCOURAGE LA MEDIOCRITE ET NON LE PROGRES . LA FRANCE NE VEUT PLUS DE ” NEGRES ” SUR SON SOL , MAIS AIME L^AFRIQUE AVEC SES ETRES ANIMAUX , VEGETAUX ET SON SOUS-SOL , SAUF SES ETRES HUMAINS . ELLE S^EN EST ASSEZ SERVIT ET A REUSSIT A FAIRE DE NOUS CE QUE NOUS SOMMES AUJOURD^HUI : ETERNELS CONCOMMATEURS DEPENDANTS DE SES PRODUITS ENPOISONNES , DEPENDANTS DE SON SAVOIR-FAIRE .
    jE POURRAIS FAIRE UN COMMENTAIRE DE 10 PAGES , MAIS JE PREFERE M^ARRETER LA , CAR SUIS PLUS QUE CONSTERNE , ABUSEE ET PLEIN DE RAGE ET DE HAINE , MAIS SUIS PRETE à ME BATTRE PAS AVEC LES ARMES A FEU , MAIS AVEC MA TETE …
    aU DR MEGARA , NE BAISSEZ PAS LES MAINS !! … VOUS N^ETES PAS SEUL MEME SI CE N^EST QUE VOUS QU^ON CONNAIT ET VOIT OFFICIELLEMENT .

  4. admirateur gabonais

    7 Août 2009 a 08:55

    voila une consequence terrible du rejet de la canditature de mengara ,les joueurs fangs refusent de jouer contre le cameroun le 05 septembre .ils ont decidés d etres tous blessés .il faut repousser les elections au moins apres le 5 septembre apres le match.

  5. kritikk

    6 Août 2009 a 11:46

    Savorgan,

    Je n’ignore pas les tribulations que Mengara a eu pour en arriver la. Tout ce que je refuse, c’est le silence de Mengara depuis le rejet de sa candidature.
    Je m’attendais a ce qu’il fasse un tapage mediatique apres ce refus, parce que c’est quand meme dans son droit de le reclammer.Et si les hypotheses que tu enumeres ici sont fondees, n’est ce pas la une occasion de pousser a bout le regime PDG? C’est son droit d’avoir une explication claire et logique de la part de la cours, et c’est une occasion d’arriver a ses fins.
    Je ne detiens pas non plus la science de la critique, je dis juste ici ma pensee.
    Ce que j’exprime peut etre pas de maniere assez claire, c’est que Mengara doit faire du tapage mediatique comme le font les autres, ou soutenir quelqu’un comme JABO.
    Mais en mon humble avis, decider d’un boycott en ce moment, n’est en rien pour le bien du Gabon et des gabonais.Nous avons tous vu les resultats des differents boycotts au Gabon depuis 93. C’est pas ce qui fait changer d’avis au PDG.

    Tu dis: “MAIS, même un idiot sait que, dans un dossier de candidature, il n’y a pas que des pièces qu’une équipe peut obtenir en l’absence du candidat.”, et c’est vrai, mais le seul cas dont il est question ici c’est la quitance. Je suis peut etre assez idiot de le faire remarquer, mais quelque part dans un des documents il est dit:
    ” Et puis, qui a dit que la caution est le fait du candidat ? Si les militants d’un parti eux-mêmes, dont les fameux Messieurs Paskhal Nkoulou, Orphée Rékoula, Heinz Essongué et Edgard Mousavot, sont incapables de réunir la caution de leur candidat, en quoi le candidat serait-il responsable de la non disponibilité de la caution ? Les déclarations faites par les malfrats à la télévision n’ont donc aucun sens.” Ceci voudrait dire que quelqu’un d’autre avec une piece d’identite aurait pu payer la caution au nom de Mengara. Peut etre qu’il ya eu des erreur ou des accidents en route, mais bon bref! La n’est plus le debat.

    Tout ce que je demande a Mengara, c’est d’agir en consequence pour son droit et de faire plus attention a l’avenir. Ne dit on pas que Chat echaude craint l’eau froide?

    Quelque part toujours sur ce site il est dit :
    “Messieurs Paskhal Nkoulou, Edgard Moussavot, Heinz Essongué et Orphée Rekoula, les meneurs de cette arnaque, et qui n’en sont pas à leur premier coup vu qu’ils firent déjà le même cinéma en 2004 avec les frères Bessacque quand ils créèrent le fameux BDP-Démocrate mort-né, et que pour ce coup-ci, ils ont reçu d’Ali Bongo l’assurance de sommes considérables s’ils réussissaient à déstabiliser le BDP.” Ca voudrait dire que Mengara sait depuis 2004 que ces gens sont assez dangereux pour lui, vu qu’ils sont des traitres depuis 2004. Il faudra donc a l’avenir eviter de les mettre dans des postures qui pourraient nuir au BDP.

    Je ne suis pas Mengara, et je ne desire pas etre Mengara. Je le respecte pour sa personnalite et pour ce qu’il fait. Mais c’est pas pourtant autant que je vais vouloir etre comme lui. Je peux le suivre dans sa logique tant que cela me parait logique et bien fonde, mais pas faire du beni-oui-oui quand je ne suis pas convaincu du bien fonde de l’acte qu’il va poser.
    En outre, tout le monde ne peut etre leader. Il y a des gens qui le font par don, et d’autres qui le font par orgeuil, tu ne l’aura peut etre pas saisi ainsi. Je soutiens Mengara, mais je ne voudrais pas etre a sa place. Si je peux etre utile a son action, alors pourquoi pas? Mais est ce pour autant que je ne puis dire ce que je pense? Et moi, la politique, je ne la fais pas au sens que tu la donne, mais je me limite a la definition du mot politique sans aller trop en profondeur car pour moi, tout habitant de la cite est politicien en soi.

    Bref! Je persiste a croire, meme si je suis dans le faux ( mais c’est mon point de vu jusqu’a ce que le contraire me soit demontre), que Mengara doit faire du tapage mediatique ou soutenir un des candidats, soit JABO ou Mamboundou. Le tapage mediatique il peut le faire sur d’autres media que la RTG. Ben Moubamba, Mba Obame, se sont fait entendre sur France 24, Casimir sur RFI. Pourquoi Mengara attendrait il que les media lui accorde une interview?
    Pour moi, le boycott ne se ferait pas tres palpable, et la desobeissance civile n’est pas encore au RDV vu qu’il faut une bonne raison et un bon leader pour soutenir cette desobeissance, ce qui me laisse croire que Mengara est celui la a meme de defendre mon vote jusqu’au bout. Mais il ne doit pas garder son silence ou s’exprimer uniquement sur le site du BDP (A moins que tu me dise que les media d’ailleurs lui interdisent toute antenne, toi qui semble comprendre le fond des choses). Bref! C’est mon point de vu!!!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*