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REGROUPEMENT DE L’OPPOSITION GABONAISE: une union qui ne survivra pas à la prochaine élection

Auteur/Source: · Date: 6 Jan 2010
Catégorie(s): Politique

Les choses bougent dans l’arène politique gabonaise. Des partis de l’opposition, comme s’ils avaient tiré leçon de la déculottée que le parti au pouvoir leur a infligée lors de la dernière élection, tentent de mettre en place un regroupement pour mieux préparer l’alternance politique au pays des Bongo.

Partis en rangs dispersés lors de la présidentielle d’août dernier, ils se sont rendu compte que les voix conquises mises ensemble auraient pu permettre à l’un d’eux d’ être le nouveau locataire du Palais du bord de mer, marquant ainsi la fin de l’ère Bongo père.

En cela, l’idée de fusionner des partis politiques de l’opposition pour constituer une alternance crédible est une démarche politique responsable qui pourrait être salutaire pour le pays dans la mesure où cela clarifie le jeu politique et permet plus de lisibilité. Les géniteurs de ce projet que sont l’Union gabonaise pour la démocratie et le développement de l’ex-baron du parti au pouvoir, Zacharie Myboto, le Mouvement africain pour le développement de Pierre Claver Nzeng Ebome, et le Rassemblement des républicains de Gérard Ella Nguema ont certainement en ligne de mire, les élections partielles du premier trimestre de 2010 dans les circonscriptions où les anciens membres du parti au pouvoir ont dû rendre leur tablier pour se présenter contre Ali Bongo. C’est un premier test qui donnera une indication sur la capacité de cette opposition, constituée aujourd’hui d’anciens bonzes du régime en place, à surmonter les questions de personnes et de partis pour former un bloc homogène contre le pouvoir Bongo. Le vrai test aura lieu dans un an et demi au plus, lors des élections législatives. L’enjeu est important car il pourrait permettre l’arrivée en masse de l’opposition à l’hémicycle afin d’exercer un meilleur contrôle de l’action du gouvernement.

Reste que le pari est loin d’être gagné tant les motivations des uns et des autres ne sont pas encore assez claires et la rapidité avec laquelle les initiateurs de cette idée veulent la voir matérialiser, pourrait freiner les ardeurs de certains leaders politiques qui ont besoin de temps pour mieux s’accorder sur la charte ainsi que sur les textes fondamentaux d’un tel regroupement. Il serait illusoire de croire que tous ceux qui se sont réclamés de l’opposition politique vont s’engouffrer dans cette nouvelle coquille. Mais ceux qui s’y intéressent et qui ne sont pas les géniteurs du projet ont besoin d’un peu de temps pour se l’approprier. Alors que c’est le temps qui manque le plus. Comme toutes les oppositions politiques en Afrique, celle du Gabon, immanquablement fera l’objet de manipulations de la part du pouvoir de Bongo. Le pouvoir jouera sur l’indigence et la jeunesse de certains leaders pour diviser tout ce beau monde. Le père Bongo a bien joué sur cette corde pour gouverner tranquillement et son fils, s’il est allé à bonne école, ne se privera pas d’utiliser une recette qui marche. A cela, il faut ajouter les égoïsmes et les ambitions personnelles de certains leaders qui préfèrent être tête de rat que queue de lion. Pour un pays qui compte à peine un million d’électeurs, le resserrement du nombre de partis politiques pourrait apporter un plus à la pratique démocratique et éviter la cacophonie partisane à une Nation qui, forte de ses ressources naturelles, pourrait se lancer résolument sur la voie du développement avec une juste répartition des fruits de la croissance.

Pour sa part, le président actuel voit-il d’un bon œil ce remue-ménage ? En tout cas, sa meilleure arme pour contrer toute velléité de l’opposition, de le détrôner à terme, demeure l’action politique, la matérialisation de ses promesses électorales vis-à-vis des Gabonais. Il a adopté depuis le début de son mandat une certaine rupture dans la gestion de la chose publique en mettant en avant la culture du résultat. C’est une des voies royales de clouer le bec à ses détracteurs, s’il veut briguer sereinement un second mandat.


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