Socialisez

FacebookTwitterRSS

Des propos polémiques de Kouchner font grincer Alger

Auteur/Source: · Date: 22 Fév 2010
Catégorie(s): Afrique,Monde

Les récents propos du ministre français des Affaires étrangères, selon lesquels la tension franco-algérienne s’explique par la présence au pouvoir de “la génération de l’indépendance” ont été condamnés par les politiques et les associations.

Les réactions n’ont pas tardé après la publication dans le Journal du Dimanche (JDD) d’une interview de Bernard Kouchner.
Le ministre français des Affaires étrangères revenait, le dimanche 21 février, sur les relations de plus en plus tendues qu’entretiennent Paris et Alger. Selon lui, la présence au pouvoir de la génération de l’indépendance algérienne ne facilite pas les rapports entre les deux pays.

“La génération de l’indépendance algérienne est encore au pouvoir. Après elle, ce sera peut-être plus simple”, déclarait Bernard Kouchner au JDD qui lui demandait quand les relations entre les deux pays seraient réparées.

Respect mutuel

De nombreuses associations et partis algériens ont vivement réagi dimanche et lundi, condamnant unanimement ces déclarations.
La Fondation algérienne du 8 mai 1945 –qui effectue des recherches sur le colonialisme et les massacres de 1945 orchestrés par la France en Algérie– a estimé dimanche que les propos du ministre français “n’honorent ni la France, ni son peuple, ni même les principes du socialisme dont il est tributaire “.
“L’Algérie, à votre gouverne Mister Kouchner, est indépendante. Elle est souveraine et ses politiques le sont également”, a lancé, dans un communiqué, la Fondation.
Said Bouhadja, secrétaire national du Front de libération national (FLN) a exprimé son “rejet total” des propos de Bernard Kouchner. Selon lui, les relations diplomatiques franco-algériennes doivent être fondées sur “le respect mutuel et fondées sur un dialogue empreint de franchise et de transparence pour le traitement de toutes les questions qui se posent entre les deux pays”.

Crispations multiples

C’est dans ce contexte pour le moins houleux que le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant a rencontré dimanche à Alger le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia. Il était accompagné du conseiller diplomatique de l’Elysée Jean-David Levitte.
L’objectif du rendez-vous était de détendre les relations entre les deux pays. Des relations toujours passionnelles, près de 50 ans après l’indépendance, mais qui se sont davantage crispées ces dernières années.

Dernier signe en date de cette tension exacerbée, la proposition de loi algérienne, début février 2010, visant à “criminaliser” le colonialisme français, deux ans avant le 50e anniversaire de l’indépendance, laquelle a suscité des réactions indignées parmi des députés français.
Début janvier, l’annonce d’un nouveau dispositif de sécurité aérienne adopté en France et incluant l’Algérie parmi les pays à risque, avait, elle, suscité le courroux d’Alger.
La crispation avait également atteint des sommets avec les rebondissements dans l’affaire des moines de Tibéhirine et les révélations récentes du général à la retraite François Buchwalter. Selon ce dernier, les moines français, dont les têtes avaient été retrouvées en juin 1996 en Algérie, auraient été abattus par erreur par l’armée algérienne lors d’une traque aux islamistes. Alger a toujours affirmé que ces meurtres étaient le fait d’un groupe djihadiste et s ‘était donc montré très irrité par ces “révélations”. (avec agences)

Retrouver notre dossier Algérie-France “La déchirure” dans le numéro de Jeune Afrique en kiosques du 21 au 27 février 2010.
 


SUR LE MÊME SUJET
Les réponses et les arguments donnés par Ali Bongo dans le Figaro prouvent à quel point cet homme est à côté des vraies responsabilités que doit avoir un dirigeant digne d'un état souffrant comme le Gabon. Son défunt père l'a aussi été durant 42 ans. Ce n’est donc pas surprenant ! Les trois points qui nous ont interpelé sont les suivants : 1- Au sujet de ses relations avec Sarkozy, remarquons que c'est lui qui sollicite souvent Sarkozy mais pas l'inverse. Quel avis peut-il bien attendre de Sarkozy qui a lui-même du mal à réussir son mandat en France ? Son père avait toujours ...
Lire l'article
Le sélectionneur national, Gernot Rohr, a publié la liste des 23 Panthères dont 7 locaux présélectionnés pour la rencontre amicale face aux Fennecs d’Algérie, le 11 août prochain , à Alger, lors d’une conférence de presse tenue mercredi dernier, au siège de la FEGAFOOT, dans la commune d’Owendo, a constaté GABONEWS. Sept (7) des 8 joueurs locaux devraient porter, la première fois, le maillot de l’équipe nationale senior à savoir : Poaty Haliday, Kiende Lendoye Popaul, Sombela Léandre, Biyogo Poko André, Nzambé Steevy, Issiakounia Roger Bamba Jean Pierre. Le nouveau patron des Panthères du Gabon a été visiblement satisfait des ...
Lire l'article
L’académicien Jean-Christophe Rufin, qui vient de retrouver sa liberté de parole en quittant son poste d’ambassadeur de France au Sénégal, paraît décidément bien candide. Dans un article paru dans Le Monde du 6 juillet[1], Rufin semble s’étonner que la politique française en Afrique ne dépende que de l’Elysée et non du Quai d’Orsay. Et que de plus elle ne répondrait qu’à des intérêts corporatistes ou privés, à l’inverse, croit-il, de ce qui se passait du temps où sévissait le couple De Gaulle-Foccart. Pour l’ex-diplomate, c’étaient principalement les intérêts de la France qui alors motivaient la politique franco-africaine post-indépendance. Et il ...
Lire l'article
Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a espéré jeudi que l'élection présidentielle au Gabon, qui doit désigner le successeur d'Omar Bongo, n'aurait "pas plus" d'un mois de retard. "J'espère, maintenant avec un petit retard par rapport aux 45 jours qui était prévu pour l'élection présidentielle, qu'il y aura peut-être un mois, autour d'un mois de retard", a indiqué M. Kouchner à Dakar, lors d'une conférence de presse au terme de sa visite au Sénégal. "J'espère que cela ne sera pas plus. La France n'a pas de candidat, la France soutient que les Gabonais doivent décider eux-mêmes dans le jeu des ...
Lire l'article
Les services de consultant vendus par Bernard Kouchner au gouvernement gabonais pour l’amélioration du système national de santé publique suscite toujours la controverse. Pour radio France Inter, les rapports du docteur français sont non seulement légers eu égard à leur importante facturation, mais surtout inutiles aux autorités sanitaires gabonaises pour redresser ce secteur laissé à l’abandon.La radio France Inter a récemment rendu public le résultat de ses recherches sur la qualité des rapports réalisés en 2003 par le ministre français des Affaires étrangères sur le système de santé publique au Gabon. La polémique née autour de ces rapports aux factures astronomiques ...
Lire l'article
Le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, a qualifié, lundi 12 janvier, d'"allégations inexactes" des informations diffusées le même jour par le site Internet du magazine Marianne, qui cite des extraits d'un livre à paraître du journaliste Pierre Péan, mettant en cause M. Kouchner pour des activités de conseil qu'il a eues auprès des autorités du Gabon, dans le cadre de la réforme du secteur de la santé dans ce pays. Selon ces extraits de l'ouvrage de M. Péan, M. Kouchner est intervenu auprès du président gabonais Omar Bongo, le 25 mai 2007, alors qu'il était déjà nommé à ...
Lire l'article
L’ambassadeur de France au Gabon, Jean Marc Simon, a été reçu en audience le 20 juin dernier par le chef de l’Etat gabonais Bongo Ondimba. Les deux hommes ont fait un tour d’horizon de la coopération franco gabonaise, le représentant français a également fait le point sur les questions sécuritaires en Afrique centrale au moment où un nouveau vent de violence souffle sur les braises du conflit tchadien. Le chef de l’Etat gabonais, Bongo Ondimba, et l’ambassadeur de France au Gabon, Jean Marc Simon, se sont entretenus le 20 juin dernier sur l’état de la coopération qui lie les deux ...
Lire l'article
Bernard Kouchner : “La France n’interviendra plus dans le conflit tchadien”
Alors que les rebelles tchadiens ont repris ces derniers jours leur offensive vers la capitale, N'Djamena, Bernard Kouchner a très nettement pris ses distances avec ce conflit, dimanche 16 juin à Abidjan."Il n'y a pas de position de la France à entretenir. C'est un général irlandais qui commande l'Eufor (la force européenne chargée de protéger les réfugiés), avec dix-sept nations", dont la France, a répondu le chef de la diplomatie française à la question d'un journaliste sur la position de Paris dans la crise tchadienne. "La France n'est pas intervenue et n'interviendra plus", a-t-il ajouté lors de cette conférence de ...
Lire l'article
Qui paiera les 6,3 millions d'euros de dommages et intérêts dus aux familles des victimes ? demande la presse africaine, unanime pour critiquer vertement la grâce accordée par le président tchadien Idriss Déby aux six membres de l'association. Les six bénévoles de l'association L'Arche de Zoé qui s'étaient illustrés dans une tentative rocambolesque d'enlèvements de 103 enfants au Tchad ont été graciés le 31 mars par le président Idriss Déby et sont sortis des différentes prisons françaises où ils étaient détenus. Condamnés à huit ans de travaux forcés par un tribunal de N'Djamena en décembre 2007, ils sont toujours redevables ...
Lire l'article
Le Gabon, dont le président Omar Bongo Ondimba est un des piliers des relations franco-africaines, a jugé "inacceptables" les propos du secrétaire d'Etat français à la Coopération sur la nécessité de signer "l'acte de décès de la Françafrique". "De tels propos ne peuvent être mus que par l'ignorance des réalités de la coopération franco-africaine", note sèchement vendredi un communiqué du Conseil des ministres, présidé par M. Bongo, au pouvoir depuis 1967. Le communiqué, essentiellement consacré à répliquer aux déclarations de Jean-Marie Bockel, affirme sa "surprise" que "soient véhiculés à un tel niveau de responsabilité des clichés méprisants faisant des Etats africains de ...
Lire l'article
Du Pathétisme des propos d’Ali Bongo dans le Figaro: Pauvre Gabon…
7 joueurs locaux appelés au sein des « Panthères » pour Gabon-Algérie, du 11 août prochain, à Alger
Rufin, Kouchner et autres amusements
Gabon: M. Kouchner espère “pas plus” d’un mois de retard pour la présidentielle
Gabon : Kouchner a-t-il bien travaillé ?
Accusations contre Bernard Kouchner à propos d’activités de conseil pour le Gabon
Gabon : Jean Marc Simon et Bongo Ondimba font le point sur la situation sous régionale
Bernard Kouchner : “La France n’interviendra plus dans le conflit tchadien”
ARCHE DE ZOÉ • L’épilogue de l’affaire fait grincer des dents en Afrique
Le Gabon juge inacceptables les propos de Bockel sur la Françafrique


Votez cet article (Cliquez les étoiles · 1 = mauvais - 5 = excellent)
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (1 votes, moyenne 1,00 sur 5)
Loading...

Auteur/Source: · Date: 22 Fév 2010
Catégorie(s): Afrique,Monde
Fil RSS 2.0 · Commentaires/Trackback autorisés

Une Réponse à Des propos polémiques de Kouchner font grincer Alger

  1. Henri POUILLOT

    23 Fév 2010 a 05:42

    Le Colonialisme institué en Algérie par la France doit-il être condamné ?

    Un débat vient de surgir, avec le projet de loi voulant “criminaliser la colonisation française en Algérie”, (soutenu par 125 députés algériens) qui vient d’être annoncé il y a quelques jours. Certes il n’est sans doute pas déposé par hasard dans cette période, avec les conditions sociales que connait l’Algérie, et je ne me permettrai pas de le juger. La démarche est sans doute, pour une part, politicienne, parce qu’elle risque bien de n’accoucher que d’une souris. En effet, les accords d’Evian, signés le 18 mars 1962 rendent difficiles, quasi impossibles, des poursuites judiciaires, même vers des tribunaux spéciaux. De plus, beaucoup des principaux responsables, politiques ou militaires sont maintenant disparus. Mais les réactions françaises officielles sont tout aussi circonstancielles, à quelques semaines des élections régionales, et destinées à tenter de flatter le populisme français, et entrer en concurrence avec l’extrême droite. Pas moins de 4 Ministres Luc Chatel (au nom du Gouvernement), Bernard Kouchner (ministre des affaires étrangères), Eric Besson (Ministre de l’immigration et de l’Identité nationale), Hubert Falco (Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants) ont considéré cette initiative de “particulièrement inquiétante”, “incompréhensible”, “outrancière”… Une telle réponse officielle est honteuse, un déshonneur pour la France, une insulte au peuple algérien.
    Depuis 1830, la colonisation, en Algérie a été jalonnée de nombreuses manifestations criminelles. Les tortures dans les commissariats remontent à loin, comme les exécutions sommaires, les enfumades… Certes ce n’était plus l’esclavage, les colons n’avaient plus (au moins théoriquement) droit de vie et de mort sur les “indigènes”, mais ceux-ci n’étaient que des sous-citoyens : rarement scolarisés, très mal payés,… ils n’ont eu le droit de vote que très tardivement et leur voix ne comptait que pour un dixième de celle d’un “français” de souche européenne.
    Les massacres de Sétif, Guelma, Khératta… en mai 1945, firent des dizaines de milliers de morts. Je me souviens, avec beaucoup d’émotion, de mon voyage de mai 2005. J’y étais invité pour le 60ème anniversaire de ces massacres. J’y ai rencontré des manifestants qui étaient dans le cortège où Saal Bouzid fut assassiné. Ils m’ont commenté, en refaisant le parcours de cette manifestation, les horreurs qu’ils n’avaient toujours pas oubliées. Leur témoignage direct restera pour moi, un moment inoubliable. A cette commémoration du 60ème anniversaire de Sétif, j’étais avec Nicole Dreyfus qui vient de nous quitter, il y a quelques jours. C’était une grande dame, une grande figure de l’anticolonialisme. Jeune avocate, elle s’était particulièrement distinguée en défendant des militants qui se battaient pour l’indépendance de l’Algérie : des pied-noirs (souvent membres du Parti communiste Algérien) des membres de l’Armée de Libération nationale comme Baya Hocine et Djihor Akrou (âgées de 16 ans) ou Zohra Drif dirigeante du FLN et bien d’autres, tout particulièrement pendant la période de ce qu’on a appelé la “Bataille d’Alger” (1956/57). Menacée alors de mort par l’extrême droite, par l’OAS elle n’a jamais cédé à la peur. En octobre 2000, avec 11 autres grands témoins de cette Guerre d’Algérie elle signait un appel en direction du Président Jacques Chirac et du Premier Ministre Lionel Jospin pour demander enfin la reconnaissance officielle et la condamnation de la Torture pendant cette guerre de libération. Encore aujourd’hui cet appel n’a pas reçu de réponse. Sur ces 12 témoins, c’est le 6ème qui nous quitte. Faudra-t-il attendre que tous disparaissent pour qu’enfin la France condamne ces crimes contre l’humanité commis en son nom dans cette période ? Pire, est la réponse déjà évoquée des 4 ministres Chatel, Falco, Kouchner, Besson. Je garderai le souvenir de cette dame qui aimait dire : “Je n’ai fait que ce que je devais faire, comme l’ont fait d’autres avant moi, dans d’autres circonstances tout aussi tragiques”. Bel exemple de courage, de modestie.
    Fin février2005, l’ambassadeur de France en Algérie, sur ordre, déclarait à Sétif que les évènements du 8 mai 1945 étaient “une tragédie inexcusable”. C’était la première fois qu’une autorité française évoquait enfin ce drame sans en faire porter la responsabilité aux Algériens. Cette déclaration était certes un premier pas de l’Etat Français. Michel Barnier le ministre des Affaires étrangères de l’époque, confirmait cette démarche dans une interview qui paraissait dans la presse algérienne le 8 Mai 2005. Mais, quand je suis intervenu à la tribune de l’Université de Sétif pour dire “Non, cette “tragédie n’est pas inexcusable”, elle est condamnable et elle doit être condamnée de façon claire et nette”. L’amphithéâtre, plein à craquer, c’est levé et a applaudi. Cette première petite avancée “officielle” de 2005 a très vite tourné court. La loi de février 2005, certes votée presque en catimini, n’était qu’un processus amorcé en 2002 de “réhabilitation” du colonialisme, de ses idées. Avant 2002, on ne trouvait en France métropolitaine qu’une dizaine de villes dans les quelles une stèle commémorait l’Algérie Française ou les manifestations OAS (des 26 mars à Alger et 5 juillet à Oran), maintenant ce sont plus de 40 villes qui “honorent” “l’Algérie Française”, l’OAS (et ses 4 responsables condamnés à mort et exécutés, considérés comme des “martyrs”, des “héros”), des militaires qui se sont tout spécialement “distingués” comme dans la “Bataille d’Alger” (Colonel Jeanpierre, Commandant Erulin…). Des maires, députés, ministres (majoritairement de l’UMP) n’hésitent plus à encourager, soutenir de telles initiatives. Les Discours de Toulon, de Dakar prononcés par Nicolas Sarkozy sont, d’une certaine façon, une apologie du colonialisme. Le projet de l’UPM (Union pour la Méditerranée), pont vers l’Unité Africaine, est une démarche qui va dans ce sens.
    Le honteux “débat” sur l’identité nationale mené en France par Nicolas Sarkozy et sa marionnette Eric Besson, veut instituer, de fait, qu’il y ait des “bons Français” et des sous-citoyens, comme au temps des colonies : les Français et les indigènes. Les citoyens de seconde zone qu’on cherche ainsi à stigmatiser sont prioritairement ceux “issus de l’immigration” (selon l’expression usuellement employée) c’est-à-dire ceux qui ont des ascendants originaires des anciennes colonies qui ont donc le teint souvent un peu foncé, qui ont des noms et prénoms africains ou maghrébins, qui sont considérés comme musulmans (dont intégristes) même s’ils ne sont pas croyants…
    Aujourd’hui, il devient plus qu’urgent que la France reconnaisse enfin les crimes contre l’humanité commis en son nom que ce soit pendant la colonisation ou pendant la guerre d’indépendance, je pense aux tortures, aux viols, aux crevettes, Bigeard, aux corvées de bois, aux exactions diverses, aux villages rasés au napalm… et qu’elle les condamne. Il ne s’agit pas de repentance, (terme qui a une connotation religieuse) : il n’est pas question de demander un “pardon” pour une “erreur” commise et de considérer que l’on pourrait oublier de tels actes.
    N’oublions pas non plus les essais nucléaires à Reggane dans le Sahara algérien. Il y a eu les soldats français utilisés comme cobayes, et la population locale contaminée, prise en otage, qui souffre encore, et sans doute pour longtemps de l’irradiation provoquée par les bombes. La France n’a toujours pas fait le moindre geste pour que cette zone ne soit plus un danger permanent, encore interdite tant elle reste radioactive, 50 ans plus tard.
    Un traité d’amitié Franco-Algérien, avait été annoncé comme imminent, en 2005, et devant être signé dans le courant de l’année. Hélas, la démarche colonialiste de la France depuis, l’a renvoyé aux oubliettes. Ce serait pourtant, évidemment une excellente chose, que tout le monde souhaite. Mais il ne peut sentir le pétrole ou le gaz, ni être un vil compromis politicien pour cacher d’autres réalités sociales de nos deux pays. Il ne peut avoir un sens et une solidité, que s’il est établi sur une base claire, sans compromission, dans le respect fondamental des droits de l’homme, avec toutes ses diverses composantes, garantie essentielle de respects communs, des deux côtés de la Méditerranée. Il serait temps qu’il redevienne d’actualité.
    Je veux rêver que mes petits enfants, nos petits enfants français et algériens vivent dans ce bassin méditerranéen, une vie de bonheur, de paix, d’amitié profonde. Pour cela, il ne faut pas oublier le passé, y compris ses horreurs, les condamner pour qu’ils ne se reproduisent pas.
    Vive la paix, l’Amitié entre les Peuples Algériens et Français.
    Henri POUILLOT, témoin de la Guerre d’Algérie, co-coordinateur de la Semaine Anticoloniale
    Paris le 16 Février 2010
    Site http://www.henri-pouillot.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*