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Débrouillardise : Les jeunes de Lambaréné écaillent du poisson pour lutter contre l’oisiveté et la délinquance juvénile

Auteur/Source: · Date: 10 Mar 2010
Catégorie(s): Economie,Société

Certains jeunes de la commune de Lambaréné (chef-lieu provincial du Moyen-Ogooué, centre), ont choisi d’embrasser le métier d’écailleur de poisson pour lutter contre l’oisiveté et la délinquance juvénile, a constaté GABONEWS.

Surpris sur la berge du quartier commercial d’Isaac (2ème arrondissement) de la commune de Lambaréné, où ils passent presque toute la journée, deux écailleurs de poissons nous ont renseignés sur cette nouvelle activité en pleine expansion. « Je suis arrivé dans ce métier parce que j’ai vu les autres gagner de l’argent », explique Koumba Ngadi qui a dû cesser de travailler dans la livraison de boisson pour devenir écailleur.

Il a témoigné qu’il avait abandonné le premier job (travail) pour suivre les conseils de ses amis écailleurs l’ayant persuadé sur les rétributions de cette activité.
« Par jour j’écaille entre 100 et 200 poissons à raison de 100 à 150 FCFA le poisson », informe Ngadi Koumba, un jeune écailleur de 17ans.

Au quotidien, ça recette journalière varie entre 15 et 20.000FCFA. Plongé dans cette activité il y a à peine deux jours, le jeune écailleur dit avoir épargné 45.000FCFA en deux jours, seulement chez sa mère pour des mesures de sécurité et surtout de confiance.

Pour Obiang Simon Simplice (22ans), ancien écailleur devenu revendeur de poisson, il y a moins d’effort à fournir en vendant qu’en écaillant.
« L’unique année passée dans l’écaillage m’a permis d’avoir un capital et de m’occuper de ma famille », mentionne-t-il.

Evoquant ses débuts dans l’écaillage, il explique que c’est en fréquentant d’abord les berges et en observant ses frères qu’il s’est intéressé à ce domaine d’activité.
Dans la foulée, il a révélé que le « sans-nom », une espèce de poisson, compte tenu de sa grosseur et de sa taille, était de toutes les espèces consommées, le poisson le plus difficile à écailler.

Selon lui, le nettoyage de ce poisson se fait en fonction de son utilisation (salé, frais ou fumé).

Dans le métier d’écailleur, couteaux, machettes et brosses à laver sont les instruments utilisés pour écailler le poisson. Les accidents, avoue-t-il, bien que légers, sont souvent des blessures d’écailles qui se font de plus en plus rares.

Abordant l’aspect hygiène, il a relevé que le nettoyage de leur environnement de travail constituait une préoccupation majeure. « Il nous arrive de nettoyer nous-mêmes notre espace de travail », a-t-il confié.

Par rapport à l’utilisation décorative des écailles du « sans-nom », Obiang Simon Simplice a dit ne pas être informé de cette nouvelle richesse créée sur la base de la récupération d’écailles.

Devenu revendeur, il y a déjà un peu plus de six mois, les abonnés d’Obiang viennent de tous les horizons du pays pour acheter son poisson. Ce dernier qui rêve d’obtenir un jour du matériel de pêche et quitter le statut de revendeur pour celui de vendeur, n’attend pas s’arrêter en si bon chemin.

Il a exhorté les nouveaux écailleurs à plus de sérieux et de responsabilité tout en sachant que leur avenir dépend des économies qu’ils auront faites.


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