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Déclaration de l’Union Nationale

Auteur/Source: · Date: 11 Avr 2010
Catégorie(s): Politique

Depuis sa création, l’Union Nationale s’attelle à exercer son rôle d’opposition en procédant, chaque fois que de besoin, à l’analyse critique de la situation politique et des grandes questions d’actualité nationale et internationale.

Cette posture n’a rien d’extraordinaire en démocratie. L’Union Nationale s’étonne de ce que les responsables du PDG et du Gouvernement s’en offusquent ; ce qui administre la preuve de la médiocrité de leur niveau de culture démocratique et politique. En réponse à des analyses argumentées, le pouvoir brille par l’invective, l’insulte et la menace. Que cache cette triste attitude ?

En réalité cette attitude vise à empêcher l’Union Nationale de jouer de manière responsable, démocratique et républicaine son rôle d’opposition en dénonçant les travers, les faiblesses, l’incompétence et l’amateurisme de ce pouvoir illégitime, actes qui compromettent la stabilité politique, économique et sociale du pays.

Et comme pour confirmer les analyses et constats maintes fois faits par l’Union Nationale et le peuple en général, Ali Bongo Ondimba a exprimé lors du Conseil des Ministres du jeudi 1er avril 2010 « son indignation et sa déception face à l’absence d’action concrète du gouvernement sur le terrain… ». Une drôle de manière de s’interroger sur la capacité réelle du gouvernement qu’il a lui-même nommé pour réaliser les objectifs qu’il s’est fixés.

Ses ressentiments étalés sur la place publique prêteraient à sourire s’il ne s’agissait pas de notre pays, mais ils nous attristent après moins de six mois d’exercice du pouvoir. L’Union Nationale estime qu’un président ne critique pas ses ministres. Il les démet. Ses interrogations en conseil des Ministres, ainsi que les propos tenus à l’étranger, plus précisément au Mali, où il est allé jusqu’à reconnaître que l’exercice du pouvoir qu’il pensait facile est en définitive compliqué, donnent finalement raison à l’Union Nationale qui a toujours douté de sa capacité à diriger le Gabon.

Tout ceci met clairement en lumière sa responsabilité personnelle et première dans le blocage observé aujourd’hui dans notre pays. Et la manœuvre dépassée et bien connue qui consiste à se défausser sur le gouvernement pour se dédouaner de ses propres carences ne trompe plus personne.

L’excuse de sa fameuse jeunesse qu’il a également évoquée au Mali ne tient pas la route. En effet, il existe de par le monde des chefs d’Etat compétents et responsables, jeunes tant par l’âge de naissance que par celui de l’entrée en fonction. Il est regrettable qu’Ali Bongo Ondimba qui a occupé de hautes fonctions ministérielles pendant très longtemps et qui affirme être resté dans le sérail du pouvoir au niveau le plus élevé n’ait pas pu se forger l’expérience requise pour prétendre présider aux destinées du Gabon.

Dans ces conditions, le bon sens voudrait tout simplement qu’il démissionne. Depuis l’avènement du pouvoir illégitime d’Ali Bongo Ondimba, le pays s’enfonce dans un déclin inexorable. Quelques exemples : · Les dégâts en termes d’emplois et de ressources pour l’Etat dans la filière bois du fait d’une décision irréfléchie ; · La critique de la viabilité du budget par le FMI qui concorde avec les analyses de l’Union Nationale ; · La gestion calamiteuse du dossier BEAC ; · Le retard irrattrapable dans l’organisation de la CAN 2012 ; · La perte de productivité de l’économie du fait d’une journée continue inopportune et mal pensée ; · Le revenu minimum mensuel de 150.000 FCFA qui est dans l’impasse totale ; · L’insécurité de plus en plus croissante dans le pays ; · Le non respect de l’Etat de droit. Dans ce contexte d’incompétence et d’amateurisme généralisés, on comprend mieux pourquoi l’Union Nationale fait tant peur aux faucons et aux autres apprentis sorciers du pouvoir.

On comprend aussi pourquoi ceux qui ont tribalisé à l’extrême l’exercice des charges publiques usent de tant de mauvaise foi et d’artifices de tout genre pour tenter d’empêcher l’Union Nationale de participer aux prochaines élections législatives partielles, alors que la reconnaissance de cette entité, née de la fusion de trois partis politiques légalement constitués, est de plein droit conformément aux dispositions de l’article 17 de la loi 24/96 relative aux partis politiques.

En effet, cet article dispose que :« la fusion est le fait pour deux ou plusieurs partis politiques reconnus de se fondre en une seule entité et de renoncer de ce fait à leurs entités antérieures (…) la nouvelle entité bénéficie d’une reconnaissance de plein droit matérialisée par la délivrance d’un récépissé. » Pour que chaque Gabonais puisse bien comprendre l’attitude de Jean François NDONGOU, il conviendrait de se placer dans la situation d’un Maire qui, en sa qualité d’officier d’état civil, refuserait de délivrer l’acte de naissance d’un enfant né, vivant et viable, pour lequel il a été délivré un certificat de naissance par la maternité au seul motif que les parents de cet enfant sont ses opposants.

En conséquence, le Ministre de l’Intérieur n’a aucun pouvoir d’appréciation, car il se trouve devant une compétence liée, c’est-à-dire qu’en présence des résolutions de fusion des trois partis politiques régulièrement déposées auprès de ses services, il n’a d’autre alternative que de prendre acte de l’existence de l’Union Nationale en lui remettant sans délai un récépissé. Il convient de préciser que ce récépissé est un acte administratif non constitutif de droit.

Contrairement donc aux allégations du Ministre de l’Intérieur, la loi ne fait nullement mention d’une compétence discrétionnaire qui l’autoriserait à apprécier l’opportunité de délivrer ou non ledit récépissé et encore moins d’une quelconque enquête a priori. Non, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, dans cette affaire vous avez tort !!! L’Union Nationale existe bel et bien au regard de la loi et de la jurisprudence du Conseil d’Etat.

Avec une telle méconnaissance du droit administratif élémentaire et s’il faut deux mois au Ministre de l’Intérieur pour délivrer un récépissé matérialisant une reconnaissance de plein droit, donc automatique, c’est tout simplement pitoyable pour notre pays. L’Union Nationale condamne avec la plus grande fermeté les pratiques de marchandage à l’adhésion au PDG par le troc des différents services de l’Etat : promesses de promotion et de nomination en cas d’adhésion ; distribution des fiches d’adhésion dans les administrations centrales, locales et décentralisées ; le monnayage des prestations sociales notamment les cartes de la CNAMGS, les allocations familiales aux filles mères contre leur adhésion au PDG ; menaces et pressions de toutes sortes.

Les biens publics de l’Etat, fruits de l’impôt et des richesses de tous les Gabonais ne sauraient être le bien privé du PDG. C’est un gros mensonge ! Tout ceci est contraire aux valeurs de la République et à l’éthique démocratique. L’Union Nationale engage les Gabonais à défendre le principe de la démocratie pluraliste inscrit dans la Constitution de la République. Ce combat doit être permanent. Il est l’affaire de tous et de chacun.

Nous ne pouvons pas nous plaindre de l’état de délabrement général du pays et continuer à nous lamenter en disant : « on va encore faire comment ?» c’est un aveu d’impuissance et de résignation qui n’honore pas le citoyen digne de ce nom que vous et nous devons être. Enfin, l’Union Nationale s’insurge contre la perte des valeurs républicaines et le glissement dangereux vers la monarchisation de l’Etat.

Oui, les Gabonais ont été profondément choqués de voir l’enfant d’Ali Bongo Ondimba passer avant les membres du gouvernement, arpenter le tapis rouge et saluer des officiels au Gabon et à l’étranger, comme s’il s’agissait d’un prince héritier. Le protocole et les valeurs de la République s’imposent à tous, y compris au chef de l’Etat et à sa famille. Le Gabon est une République et non une monarchie. Nous rappelons que le Gabon, aux termes des dispositions de l’article 2 de la Constitution, est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.

source: lvdpg 


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