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Environnement /pollution : La société pétrolière Addax pointée du doigt

Auteur/Source: · Date: 4 Mai 2010
Catégorie(s): Economie,Environnement

Un rapport de l’Organisation non gouvernementale WWF et de la direction générale de l’environnement épinglent la société pétrolière Addax comme étant à l’origine de la pollution sur le site d’Obangue, dans la province de la Ngounié, non sans conséquences sur l’écosystème.

Les habitants du canton Dourembou, dans le département de Ndolou (Mandji) peuvent à nouveau nourrir de réels espoirs quant à la possibilité d’exploiter leur biodiversité. La société Addax vient d’être rappelée à l’ordre par la Direction générale de l’Environnement. La firme pétrolière se serait rendue coupable du déversement des produits hydrocarburés sur le site d’Obangue, dans le département de Ndolou.

Et les effets sont désastreux sur l’écosystème. Rien n’est à l’abri : faune, flore, eau. Les rapports des missions exécutées sur le site d’Obangue par l’Ong WWF et la Direction générale de l’Environnement indiquent un cas évident de pollution. Une rencontre présidée récemment par le Directeur général de l’Environnement, Louis Léandre Ebobola Tsibah, au ministère des Eaux et Forêts, de l’Environnement et du développement rural, a débouché sur une invite simple : la firme pétrolière Addax Petrolium doit s’activer à la réhabilitation du site pollué.

‘’Après l’article intitulé « Silence, on pollue à Obangue », paru le 3 mars 2010 dans le journal l’Union, les missions tout à fait inopinées de l’Ong WWF sur le site, et de celle de la DGE, le 23 avril dernier, ont prouvé dans leurs rapports que le préjudice est avéré. On l’a constaté à travers l’assèchement des arbres dans un ancien marécage, non loin de l’endroit où s’est passée la première visite’’, a dit le DGE.
Selon le rapport, la société Addax déversait des produits hydrocarburés par un pipeline sous-terrain, déjà obturé par sa vétusté. Une pratique qui serait vieille de plusieurs années. Des photos prises sur le site montrent bien cela, avec des traces visibles de produits hydrocarburés.
A travers des sols qu’on croirait à première vue sains, mais composés en dessous de traces de produits hydrocarburés d’environ 1m, il y a à côté des arbres marqués des mêmes traces qui renvoient l’image d’un important assèchement. On noterait aussi la présence des déchets divers dans la rivière d’Obangué, rendant impossible l’exploitation de cet environnement.
D’après cet article paru dans ‘’l’Union’’, de nombreuses personnes contractent des maladies cutanées et des diarrhées au contact de cette eau souillée. La pollution déplorée ne date pas d’aujourd’hui. Elle remonte au début des années qui ont suivi l’exploitation de l’or noir dans la région, il y a presque une décennie. Les résidus du pétrole, mais aussi des eaux souillées des toilettes et cuisines de certains camps pétroliers se déverseraient aussi dans l’Obangué, dans la zone de Nyob.

Le 7 décembre 2009, il y aurait eu des eaux mêlées aux résidus du brut qui seraient parties de la station Shut down de Tsiengui pour le bas-fond de l’ancienne torchère derrière le PAD-compresseur. Deux jours plus tard, un pipeline se serait fissuré à l’Obangué-centre, faisant jaillir des eaux mêlées au brut qui seraient ensuite déversées dans la rivière.
Pendant le forage par le T 48, des eaux mêlées aux produits chimiques auraient ruisselé dans les bas-fonds environnants, lesquels donnent sur le grand cours d’eau, et que sur certains sites d’exploration, le gaz s’échapperait dans la nature, brûlant ainsi des arbres alors que le gouvernement a exigé le niveau zéro des torchères. Pis, les animaux ayant consommé les végétations qui y poussent pourraient trouver la mort. L’article mentionne que partout dans la contrée, la consigne est de ne pas ramasser du gibier retrouvé mort en brousse. Tout comme des espèces halieutiques mortes ou agonisant à la surface de l’Obangué et de petits ruisseaux environnants.

L’administrateur général de la société Addax, Philippe Demeur, présent lors de la rencontre avec la direction générale de l’Environnement, n’a pas infirmé toutes ces révélations. La loi stipule que celui qui produit des déchets en assure l’élimination. La société devrait tirer les conclusions de cette situation.


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