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Les populations autour du parc des Monts Birougou menacées par les éléphants et les singes madrills

Auteur/Source: · Date: 5 Août 2010
Catégorie(s): Environnement,Société

Les Eléphants et les singes mandrills constituent désormais une véritable menace pour les populations riveraines du Parc des Monts Birougou dans sa partie située dans la haute Louétsi du département de la Louétsi-Bibaka dans la province de la Ngounié (sud).

Ces populations ont lancé ce cri de détresse, précisant que ces animaux dévastent leurs champs auprès des responsables des ONG WCS et Muyissi environnement en campagne de sensibilisation au sein de cet air protégé.

Ces derniers fulminent la décision des autorités d’interdire d’abattre ces animaux qui les affament en s’en prenant à leurs plantations, a rapporté furieux le canton de Lévinda, Raphaël Ngaddy Mbouyou lors de la réunion avec les spécialistes de la préservation.

« Nous ne connaissions pas ce phénomène autrefois, mais aujourd’hui l’Eléphant quitte la forêt et vient jusqu’à proximité des villages où nous avons nos champs au risque de s’en prendre aux hommes », a déclaré à son tours le chef de regroupement de Lévinda, Jean-Corneille Dibanganga.

« Nous avons peur et nous n’avons plus rien à manger. Nos plantations de manioc son saccagées par les singes, les éléphants font tomber tous nos bananiers », a-t-il renchéri en colère, tout en recommandant au Chef de projet WCS, Yves-Eric Moubangou Pangou de transmettre aux autorités de bien vouloir trouver une solution.

Au village voisin de Bolapessa, ce sont les élèves venus aider leurs parents comme chaque vacance qui ont exprimé leur tristesse devant le désastre causé par les pachydermes et les mandrills. « Après tous ces efforts que nous faisons, c’est terrible de savoir que nous ne pourrons pas recevoir de l’argent pendant l’année scolaire parce que les animaux auront tout détruit comme culture », a dit Colette Komba, élève à Mbigou loin des ces parents.

Le chef de projet WCS, impuissant pour l’heure a dit noter ce désagrément. « Je vais transmettre à mes chefs et voir ce qu’il faut faire », a-t-il dit tout en indiquant que ce problème touchait l’ensemble du pays, même dans les régions où il n’y a pas de parc.

En outre, M. Moubangou Pangou a annoncé la reprise des activités de WCS dans la localité. Il s’est tout d’abord excusé de l’absence de l’organisme qu’il va désormais représenter en 2008 et 2009 et ensuite appeler la population à collaborer avec lui dans le cadre de l’appui technique et financier que l’ONG WCS apporte à la gestion du parc des Monts Birougou dont les villages Bolapessa et Lévinda sont proches.

Pour sa part Tiphin Manongo, membre de l’ONG locale Muyissi environnement engagé dans la protection de la nature et l’écotourisme a présenté le parc aux populations. Le parc national des Monts Birougou est situé au sud du Gabon, dans le massif du Chaillu et à cheval entre les provinces de la Ngounié et de l’Ogooué-lolo et frontalier au Congo.

« Château d’eau » d’une bonne partie du réseau hydrographique du Gabon dont la Nyanga, l’Ofoué, la Lolo et l’Onoye, les Monts Birougou enregistrent des précipitations moyennes annuelles de 3000mm de pluie par an. La température moyenne est de 26°.

Ce parc recèle une extraordinaire diversité d’écosystème, allant des savanes, aux forêts humides denses, ainsi qu’une flore et une faune sauvage parmi les plus remarquables d’Afrique. Les anciennes savanes de l’Est du parc datent d’il y a au moins 40.000 ans et la forêt dense submontagnarde de 70.000 ans a soutenu Tiphin Manongo, pour montrer les enjeux de ce parc.

Devant les préoccupations des populations et surtout des enjeux que représente le parc des Monts Birougou, le président de l’ONG locale Muyissi, Ladislas Ndembet a appelé les populations à se constituer en regroupement communautaire et en association. Cette démarche a-t-il expliqué vise à impliquer les populations dans la gestion du parc « qui représente un patrimoine commun ».

« C’est en nous associant au sein d’une structure légale que nous pourrons parler officiellement aux autorités des problèmes que vous subissez actuellement avec les éléphants et les singes mandrills », a-t-il ajouté.
Les associations qui doivent se créer devraient s’orienter vers des activités agricoles, d’éducation environnementale, de santé, de culture et d’écotourisme avec l’espoir que dans quelques années le secteur touristique connaîtra un essor, a conclu le président de Muyissi qui a indiqué que son ONG était prête à jouer le rôle de locomotive.

Soulagé par ces échanges, les populations des villages Bolapessa et Lévinda du canton Haute-louétsi dans le département de la Louétsi-bibaka se sont engagé à entreprendre de créer une structure tout en émettant des réserves, « Ne nous abandonné pas comme vous l’avez déjà fait. Venez nous entretenir plus souvent afin que nous soyons édifié sur ce qui se passe », a dit le chef de village Lévinda, Paul Koubayengué. 


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