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Politique / Bien mal acquis: Ali Bongo dénonce « une attitude arrogante et prétentieuse »

Auteur/Source: · Date: 19 Nov 2010
Catégorie(s): Politique

De retour à Libreville au terme d’un séjour en Arabie Saoudite et à Singapour, le Président de la République, Ali Bongo Ondimba, a déploré jeudi soir « une attitude arrogante et prétentieuse », des plaignants de l’affaire des biens supposés mal acquis, en référence à la plainte de Transparency International sur le patrimoine, en France de trois dirigeants africains dont feu Omar Bongo Ondimba.

S’exprimant face à la presse, à l’aéroport international Léon Mba de Libreville, le président de la République de déclarer : « Je dois dire que ce qui me vient à l’esprit, c’est un adage français qui dit que l’on ne peut pas être plus royaliste que le roi. Donc, je ne vois pas comment des étrangers peuvent être plus Gabonais que des Gabonais ».

Fustigeant une attitude «étrange et surtout arrogante et prétentieuse», le Chef de l’Etat a indiqué que « ce qui est important, c’est que chacun s’occupe de sa propre maison », lui s’occupant des « problèmes de la maison Gabon ».

Pour le premier citoyen gabonais, « il y a des problèmes dans d’autres maisons », et « chacun devrait s’occuper d’abord de ses propres problèmes ». Analysant un « combat d’arrière-garde » alimentant cette actualité, le président de la République a poursuivi: « je serais tenté de répéter ce bon adage gabonais qui dit: laissez-nous avancer».

Il y a plusieurs jours, la Cour de Cassation française avait donné suite à la plainte déposée par l’association Transparence internationale France (TIF), dans le cadre de l’affaire des biens mal acquis, dans laquelle sont mis en cause trois chefs d’Etat africains, dont le feu président Omar Bongo Ondimba, le président congolais Denis Sassou Nguesso, et le président équato-guinéen Théodoro Obiang Nguema Mbasogo.

Cette décision avait donné lieu à la montée au créneau du Parti Démocratique Gabonais (PDG, au pouvoir), qui s’était interrogé : « au nom de quoi le peuple français serait-il légitime pour juger des faits qui ne le concernent en rien ? ».

Pendant ce temps, cinq associations gabonaises regroupées sous le sigle Cash acquis solde Bongo Ondimba (CASHBO) avaient déposé lundi une plainte au tribunal de première instance de Libreville contre Transparancy international».

Mercredi dernier, le Mouvement génération Omar Bongo Ondimba initiait l’opération « tout sauf Total », qui exhorte les Gabonais à ne plus utiliser les produits du pétrolier français établi sur le territoire national.


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