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Biens mal acquis : deux juges d’instruction pour trois présidents

Auteur/Source: · Date: 4 Déc 2010
Catégorie(s): Afrique,Société

Le dossier sensible des « biens mal acquis » a été confié à deux juges d’instruction français. Leur mission est d’enquêter sur le patrimoine en France de trois présidents africains : le Gabonais feu Omar Bongo Ondimba, l’Équato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema et le Congolais Denis Sassou N’Guesso.
Les juges d’instruction Roger Le Loire (doyen des juges d’instruction parisiens) et René Grouman ont été choisis pour prendre en main l’enquête sur les conditions dans lesquelles des biens ont été acquis en France par plusieurs familles de chefs d’État africains, a-t-on appris vendredi 3 décembre.

La Cour de cassation de Paris a autorisé le 9 novembre cette enquête dans l’affaire dite des « biens mal acquis », donnant raison à la section française de l’association Transparency International (TI-France), qui a porté plainte et s’est constituée partie civile.

Patrimoine immobilier d’au moins 160 millions d’euros

Spécialisée dans la lutte contre la corruption, TI France dénonce la constitution d’un patrimoine mobilier et immobilier en France par les présidents Denis Sassou Nguesso (Congo), Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale), feu Omar Bongo Ondimba (Gabon) et certains de leurs proches.

D’après l’ONG, le patrimoine immobilier des trois chefs d’État en France s’élèverait à 160 millions d’euros. Le clan Bongo posséderait à lui seul une trentaine de luxueux appartements ou maisons. Selon TI, ces biens auraient été acquis grâce au « recel de détournement de fonds publics ».

Denis Sassou Nguesso et Teodoro Obiang Nguema, tout comme l’entourage de feu Omar Bongo Ondimba, se sont abstenus de répondre directement à ces accusations. Seul le parti au pouvoir au Gabon (Parti démocratique gabonais, PDG) a publié un communiqué dans lequel il a fustigé l’intervention de la Cour de cassation, la qualifiant d’ « erreur ».
 


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