Socialisez

FacebookTwitterRSS

Gabon : Un mémorandum pour sortir de la crise

Auteur/Source: · Date: 18 Fév 2011
Catégorie(s): Politique

Face à la crispation politique actuelle, plusieurs ONG et syndicats représentant la société civile ont appelé le 17 février dans un mémorandum de 17 pages, le pouvoir et l’opposition à faire des concessions pour une sortie de crise. Cet appel va-t-il dissuader les deux parties à mettre de l’eau dans leur vin ?

André Mba Obame et son gouvernement parallèle sont toujours retirés dans les locaux du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à Libreville. Et le gouvernement consulte, avant d’ouvrir le dialogue tant attendu pour apaiser la tension politique née de la prestation de serment de Mba Obame le 25 janvier. C’est dans ce contexte que plusieurs ONG et syndicats représentant la société civile ont appelé le 17 janvier dans un mémorandum le pouvoir et l’opposition à faire des concessions.

Ce mémorandum de 17 pages passe en revue les différents maux qui minent le système politique gabonais et propose une piste de sortie de la crise actuelle qui plonge ses racines dans l’autoritarisme du parti Etat, et qui, selon la société civile, perdure encore.

Pour les signataires du mémorandum, la partialité de la Constitution comme celle du juge constitutionnel, l’insécurité sécuritaire, le fichier électoral, ou encore le découpage électoral, constituent la partie émergée de ces maux. Une sortie de la crise actuelle passe par l’institutionnalisation d’un nouvel ordre démocratique.

«L’installation définitive d’un nouvel ordre démocratique requiert un certain nombre d’exigences parmi lesquelles la capacité d’organiser des élections libres et transparentes tout comme celle des dirigeants de se conformer au régime de la loi (Constitution, lois et règlements de la République)», indique le mémorandum.

«Afin de créer les conditions d’un sursaut citoyen et républicain à même de jeter les bases d’une concertation nationale franche et sincère, la société civile recommande à l’opposition de prendre acte de l’élection du président Ali Bongo Ondimba pour un mandat de sept ans, d’admettre que les problèmes du Gabon se règlent entre Gabonais avec les lois et institutions gabonaises, d’admettre que les urnes sont la seule et unique voie d’accession au pouvoir, en dépit du contexte international qui peut donner des idées», propose la société civile.

De même, elle recommande au pouvoir «de décrisper la situation politique afin de créer les conditions d’un dialogue fécond et serein, de s’astreindre au respect strict et scrupuleux de l’esprit et la lettre de nos lois et règlements, d’établir un cloisonnement définitif entre le Parti démocratique gabonais (PDG fondé par Omar Bongo) et les instances étatiques».

Toutefois, s’engager dans cette direction nécessite au préalable de régler définitivement la crise née de la prestation de serment du 25 janvier, car «aux yeux du Peuple gabonais, cet acte est annonciateur d’une crise encore plus profonde et d’une instabilité à venir. Au-delà des considérations partisanes qui conduisent certains à préconiser la répression tous azimuts pour en sortir et les autres à amplifier les effets afin d’aboutir à une situation d’insurrection, il convient de rechercher les causes profondes de cette situation et y apporter des réponses idoines susceptibles d’instaurer un véritable climat de paix et de stabilité du pays.

Comme pour appeler les uns et les autres à la raison, les signataires du mémorandum rappellent que «la grande crise sociale, mise en veilleuse par les syndicats et le gouvernement à la veille du décès du Président Omar Bongo Ondimba (juin 2009) reste toujours d’actualité».


SUR LE MÊME SUJET
Le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba et le représentant du MAEP, Akere Tabeng Muna, ont paraphé à Libreville , le mémorandum d’entente pour l’évaluation du Gabon dans le domaine politique, économique et social en vue d’un développement durable et d’intégration économique sous régionale et continentale accélérée du pays. Selon, Akere Tabeng Muna, « le mémorandum qui a été signé ce matin par le président Ali Bongo Ondimba est un mémorandum type, c’est le même qui a été signé par les autres pays membres du MAEP. Cette signature, donne le feu vert au MAEP d’engager son évaluation au Gabon. ...
Lire l'article
Le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, signera dans les prochains jours, un Mémorandum d’entente avec le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), a déclaré le président de la commission nationale de cette entité, Anaclet Bissielo. Ce document juridique précise quelles sont les obligations de l’Etat gabonais concernant ses engagements dans le cadre du processus de réalisation de son rapport d’évaluation sur la gouvernance. Il permet également à l’Etat de savoir ce qu’il est endroit d’attendre de la contribution du MAEP. « C’est fort de la signature de ce document par le Chef de l’Etat que les ...
Lire l'article
Pour sortir le peuple gabonais de l'emprise du pouvoir dictatorial des Bongos, le Morena demande: -Que le pouvoir soit restitué au peuple souverain par l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle, les précédentes n'ayant été que des parodies d'élection; -La fermeture de la base militaire du camp général de Gaulle; - l'indemnisation des victimes du coup d'état de 1964 - La réparation du préjudice causé aux membres du MORENA qui n'éxigeaint que le retour du multipartisme; -Le rapatriement des fonds publics détournés et déposés hors du Gabon pour déclencher le developpement du pays; -Le retour de toutes les archives de la période ...
Lire l'article
Un tribunal de Libreville a condamné l'Etat gabonais pour "voie de fait" à l'égard de Marc Ona, leader d'ONG et figure de la société civile qui avait saisi la justice en 2008 pour avoir été interdit de sortir du pays, selon une décision communiquée mercredi par le plaignant. La plainte de M. Ona visait André Mba Obame, ministre de l'Intérieur à l'époque des faits, et l'Etat gabonais. M. Mba Obame est passé dans l'opposition quelques semaines avant l'élection présidentielle du 30 août, dont il a été déclaré perdant. Dans sa décision rendue le 25 novembre, le tribunal de première instance de Libreville ...
Lire l'article
Un tribunal de Libreville a condamné l’Etat gabonais pour « voie de fait » envers un leader d’ONG, Marc Ona, rapporte rewni.com. Figure de la société civile gabonaise, Marc Ona avait saisi la justice en 2008 pour avoir été interdit de sortir du pays. La plainte de M. Ona visait André Mba Obame, ministre de l’Intérieur à l’époque des faits, et l’Etat gabonais. Dans sa décision rendue le 25 novembre, le tribunal de première instance de Libreville a condamné André Mba Obame et l’Etat gabonais à verser 5 millions de FCFA (7.600 euros) à Marc Ona, à titre de dommages ...
Lire l'article
Précédé par un scrutin historique et auréolée par une transition apaisée l’élection présidentielle du 30 août dernier a accouchée d’un malaise profond qui écartèle la société gabonaise entre le gouvernement et le Front du refus du coup d’Etat électoral et asphyxie peu à peu la nation depuis la proclamation des résultats le 4 septembre. Le malaise est si profond que quelque soit le résultat des travaux de la Cour constitutionnelle le climat social ne sera apaisé. Pour sortir de la crise l’Observatoire national de la démocratie propose des pistes à explorer pour sauvegarder la paix et la stabilité du Gabon. Dans ...
Lire l'article
La Commission interministérielle de suivi des mesures de sortie de crise de la filière bois a tenu une réunion le 13 mars dernier à Libreville pour dresser le bilan de leurs travaux sur les moyens de redresser ce secteur durement touché par la crise. La concertation des différents acteurs de ce secteur qui interviennent notamment dans le transport et la logistique des grumes a permis d’adopter des mesures incitatives susceptibles de permettre aux opérateurs du secteur de surmonter la baisse de la demande extérieure induite par la récession économique mondiale. Face aux dommages collatéraux engendrés par la dégradation de ...
Lire l'article
Le porte-parole de la coalition ‘Publiez ce que vous payez’ (PCQVP), Marc Ona Essangui, a été à nouveau empêché de sortir du Gabon samedi, alors qu’il souhaitait se rendre à Doha au Qatar pour une conférence internationale sur la bonne gouvernance, a annoncé l’intéressé dans un communiqué. « Comme il fallait s’y attendre, j’ai une fois de plus été empêché de sortir du territoire », a déclaré Marc Ona dans le communiqué dont APA a reçu une copie. « Je regrette donc de ne pas pouvoir me rendre à ce rendez-vous de la société civile internationale », a-t-il ajouté. « Je pense que ...
Lire l'article
Dans un communiqué, M. Annan estime que le pouvoir en place a suscité "une amère déception" et appelle à "accélérer" la transition politique au Zimbabwe. Il demande également au pays membres de la SADC, la Communauté de développement d'Afrique australe, de s'impliquer davantage. Koffi Annan et les deux autres membres du groupe The Elders – l'ancien président américain Jimmy Carter et la militante des droits de l'Homme Graca Machel, épouse de Nelson Mandela – avaient tenté de se rendre au Zimbabwe les 22 et 23 novembre, mais s'étaient vus refuser leurs visas par les autorités d'Harare. "Nous n'avons pas pu ...
Lire l'article
Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad), Donald Kaberuka, a annoncé, vendredi 2 mai 2008 à Tunis, que le Groupe de la Bad mobilisera un milliard de dollars supplémentaire qui portera à 4,8 milliards de $ son portefeuille agricole actuel pour faire face à la crise alimentaire qui sévit dans plusieurs pays africains, a appris GABONEWS de sources officielles de la BAD. Dans une déclaration aux médias, M. Kaberuka a également indiqué que, dans le cadre de son plan d’action à court terme, que la Bad restructurerait son portefeuille en vue de dégager environ ...
Lire l'article
Le MAEP et le Chef de l’Etat ont paraphé le Mémorandum pour l’évaluation du Gabon
Vers la signature d’un Mémorandum d’entente entre le MAEP et le chef de l’Etat
Gabon : les exigences du Morena pour sortir de la crise
Gabon: l’Etat condamné pour avoir empêché un leader d’ONG de sortir du pays
Gabon : l’Etat condamné pour avoir interdit à un leader d’ONG de sortir du pays
Gabon : Solutions pour sortir de la crise électorale
Gabon : La filière bois s’organise pour sortir du bourbier
L’activiste gabonais Marc Ona empêché de sortir du Gabon pour la 4ème fois
Pour Kofi Annan, Mugabe est “incapable de sortir le Zimbabwe de la crise”
Gabon: Crise alimentaire / La Bad mobilise un milliard de dollars supplémentaire pour répondre à la crise alimentaire en Afrique

Votez cet article (Cliquez les étoiles · 1 = mauvais - 5 = excellent)
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (Aucun vote pour le moment)
Loading...

Auteur/Source: · Date: 18 Fév 2011
Catégorie(s): Politique
Fil RSS 2.0 · Commentaires/Trackback autorisés

2 Réponses à Gabon : Un mémorandum pour sortir de la crise

  1. Pingback: Tweets that mention Bongo Doit Partir | Gabon : Un mémorandum pour sortir de la crise -- Topsy.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*