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Environnement / Vision partagée du Gabon, du Brésil, des Etats-Unis et de la France dans la lutte contre les changements climatiques (ANGLE)

Auteur/Source: · Date: 13 Mai 2011
Catégorie(s): Environnement

La tenue mercredi dernier à Libreville de la deuxième réunion du Conseil National Climat sous la présidence d’ Ali Bongo Ondimba, chef de l’Etat, a été marquée, entre autres, par la présence d’une délégation américaine constituée d’un éventail d’experts et du chef de la mission diplomatique française Jean François Demazieres à l’effet de magnifier la vision partagée du Gabon, des Etats-Unis ainsi que de la France dans la lutte contre les changements climatiques dont les impacts et les conséquences d’ici 2100 menaceront les écosystèmes sur les différents continents.
La première puissance industrielle de la planète, elle-même très en pointe dans les émissions des gaz à effets de serre (GES), c’est une lapalissade, a ainsi dépêche dans la capitale gabonaise son envoyé spécial pour le changement climatique.

Dans son message de circonstance, l’ambassadeur des Etats-Unis à Libreville, … a déclare que le Gabon figurait parmi les premiers partenaires africains choisis par son pays pour relever le défi mondial des changements climatiques à travers un programme spécifique.

Dénommée ”EC- LEDS’’, cette approche vise l’amélioration de la capacité d’élaboration de stratégies de développement à faible émission de Gaz à effets de serre (GES).

Dans cette optique, la partie américaine va apporter une assistance technique ciblée avec en prime le transfert des compétences par la formation et le renforcement des capacités.

Cette contribution américaine concerne une vingtaine de pays du continent avec lequel Washington entend travailler avant fin 2014 pour accélérer la croissance économique durable.

De son coté, l’ambassadeur Jean François Demazieres a réaffirmé l’engagement de la France vis-à-vis du Gabon Vert, l’un des piliers du projet de société du président Ali Bongo Ondimba qui, lui, a décidé de renforcer sa politique de lutte contre les effets du changement climatique par la création, le 23 avril 2010 du Conseil National Climat qu’il a placé sous son autorité.

Aussi, le plan stratégique climat du Gabon a-t-il déjà bénéficié-t-il d’un don de 500 mille euros de l’Agence Française de Développement (AFD) sous forme reconversion de dettes.

Le soutien de Paris s’est également traduit par l’octroi de 9 millions d’euros au profit du centre de télédection en cours de réalisation dans la localité de Nkok, à une vingtaine de kilomètres de Libreville.

« La France est très fière de contribuer à ce projet extrêmement ambitieux aux cotés des institutions scientifiques brésiliennes, s’est réjoui le diplomate français eu égard à la portée de ce centre dédié à la surveillance par satellite des forets et du littoral gabonais.

Dans ce contexte, l’expérience du Brésil – à la lumière de la gestion du massif forestier de l’Amazonie, l’un des poumons de l’humanité aux cotés du bassin du Congo- est très attendue dans le fonctionnement de l’Agence Gabonaise d’Etude et d’Observation Spéciale (AGEOS), née le 26 février 2010.

Cet établissement public à caractère scientifique, technologique et environnemental nécessitera la mise en place d’un Master international de surveillance par satellite, a soutenu Etienne Massard Kabinda, président du Conseil National Climat du Gabon dans une adresse à la jeunesse gabonaise en quête de nouveaux débouchés sur le plan professionnel.

L’impératif, selon lui, demeure le développement plus propre par des activités moins polluantes grâce à la réduction des émissions dues à la production pétrolière et au torchage pour se conformer aux standards internationaux.

L’engagement du Brésil, de la France, des Etats -Unis d’Amérique et du Gabon dans ce ”projet cohérent” a été perçu par le président A.B.Ondimba comme la construction d’un « nouveau modèle de coopération ». Et, sans détours, il a déclaré qu’ « anticiper plutôt que d’agir, doit désormais être la règle ».

L’avènement de l’Observatoire spécial devrait apporter des images et favoriser la prise des décisions et des solutions devant les difficultés que vivent nombre d’habitants concentrés notamment sur le littoral gabonais, long de 800 km.

Les populations de Port- Gentil, capitale économique, figurent parmi les plus exposées. Sur la topographie des cotes, on s’aperçoit que 200 mètres de terre ont été perdus sur 50 ans avec les risques de voir la deuxième ville du pays disparaitre à terme de la carte, dans les décennies à venir si l’on n’y prend garde.

Dans certaines habitations, a-t-on appris, il devient difficile de chasser l’eau des toilettes tant les fosses sont bâties sur du sable de plus en plus humide.

Une délocalisation de la ville s’impose-t-elle au profit de la partie continentale ? Comment y faire face devant les aspects sociologiques que pourraient engendrer une telle éventualité?

Face à ces problématiques, la surveillance notamment des marées avec l’apport des technologies de pointe et de la coopération internationale apparait comme indispensable.

Dans son propos à l’occasion de la deuxième réunion du Conseil National Climat, Ali Bongo Ondimba a non seulement invite ” chacun a s’impliquer correctement” dans le processus qui nécessite des réponses aux ”défis scientifiques, technologiques et politiques que posent les changements climatiques” mais aussi souligne que ces ”défis nous obligent à revoir les stratégies de développement, les moyens et les méthodes de travail traditionnelles”.

Dans ses orientations, il a dit: ” la valorisation et la gestion durable de nos 22 millions d’hectares de forets doivent désormais se faire en tenant compte du contexte du changement climatique”.

APRES LE DIAGNOSTIC, LE GABON DOIT PRENDRE PART A LA SOLUTION INTERNATIONALE

Cette stratégie de développement basée sur des émissions de GES à un faible niveau de carbone a conduit le président de la République à se prononcer pour l’élaboration d’un ”plan d’affectation des terres qui tienne compte des besoins en terre agricole, comme on l’a fait pour la foret, les mines”.

En clair, il faut une définition des zones agricoles, une évaluation de l’empreinte carbone dans tout projet et rechercher les opportunités d’énergies renouvelables.

Comme on peut le constater, avec l’appui des partenaires extérieurs, la formulation du Plan climat se poursuit au Gabon ” sans diktat”, a insisté M. Massard qui dirige le Conseil National Climat dot’ annuellement de 200 millions de francs CFA, inscrits au budget national.

Composé d’une douzaine de membres, cet organe peaufine en ce moment la seconde communication nationale relative aux inventaires nationaux de gaz à effets de serre. Le document sera présenté en décembre 2011, à Durban (Afrique du Sud), conformément aux articles 4 et 12 de la convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques.

A ce titre, le Conseil National Climat mentionne que dans la seconde communication après celle de Copenhague en décembre 2009, ”il s’agit pour le pays d’estimer les émissions et les absorptions de gaz à effets de serre en même temps que de fournir les informations sur notre vulnérabilité face aux effets néfastes du changement climatique”.

Par conséquent, ” les émissions totales seraient de 6,9 millions de tonnes de CO2 et de l’ordre de 4,8 millions de tonnes par habitants. Actuellement, le profil d’émission et d’absorption des gaz à effets de serre montre que le Gabon est un puits de carbone dans la mesure où il en absorbe plus qu’il en émet”.

Seulement voila, aucun pays africain n’a bénéficie de la manne promise à Copenhague puisqu’aucun pays n’avait de stratégie, a reconnu Etienne Massard Kabinda devant le ”retard organisationnelle” accusé dans ce domaine.

Le tir devrait être rectifié. Si la coopération internationale semble acquise, reste néanmoins l’implication sur le plan national, des politiques, des secteurs public / prive, de la société civile et des populations.

Le problème des changements climatiques est connu, désormais le Gabon doit participer à la solution internationale, a lancé le numéro gabonais, Ali Bongo Ondimba.


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