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Le président Ali Bongo Ondimba a qualifié d’inacceptable la situation à Minkébé, une aire protégée dans le nord-est du Gabon

Auteur/Source: · Date: 29 Juin 2011
Catégorie(s): Environnement,Politique

Le président Ali Bongo Ondimba a qualifié ‘’d’inacceptable’’ la situation à Minkébé, une aire protégée dans le nord-est du Gabon, où quelque 4700 immigrés en provenance de 14 pays africains, ont été expulsés début juin, pour s’être livrés sur le site au braconnage à grande échelle des éléphants de l’ordre d’une vingtaine par jour et à l’exploitation anarchique de l’or.

’Ce qui se passait à Minkébé, ce sont des choses qui ne sont pas acceptables’’, a déclaré, mardi à Lambaréné, le chef de l’Etat gabonais, au cours d’une conférence de presse, au terme de son séjour dans le Moyen-Ogooué (centre) où il a présidé le 6ème conseil des ministres délocalisé à l’intérieur du pays.

En plus du braconnage et de l’exploitation illégale des pierres précieuses, Minkébé était devenu le lieu de tous les trafics, notamment du transport des clandestins, de la circulation de toutes sortes de drogues, de la prostitution, de la prolifération des armes à feu de petit calibre.

Sur instruction du chef de l’Etat, les forces de sécurité ont été envoyés pour rétablir l’ordre sur le site qui a été femré le 2 juin, après l’expulsion des 5100 individus, dont 500 Gabonais, constituant la population habituelle de Minkébé, qui s’y étaient établis.

‘’Je ne connais pas un pays dans le monde qui accepterait une présence massive illégale sur son territoire. Et deuxièmement que des clandestins se livrent au massacre à la destruction de la faune et de la flore, avec certaines armes…, a poursuivi le président Ali Bongo Ondimba.

‘’ S’il existe un tel pays, je voudrais qu’on me le dise’’, a lancé le chef de l’Etat, justifiant l’envoi sur le site de Minkébé des forces de sécurité pour y rétablir l’ordre. ‘’J’ai été élu notamment pour garantir la paix et l’unité pour tous ceux qui vivent sur le territoire gabonais, et faire respecter la loi’’, a-t-il martelé.

Concernant le décès le 16 juin à Bitam, ville frontalière du Cameroun, au nord du Gabon, de trois étrangers expulsés de Minkébé, le chef de l’Etat a estimé que ‘’personne ne devait mourir’’, de surcroît en prison.

Il a indiqué avoir demandé l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur ces décès, leurs conditions de détention, et la manière dont se sont déroulées les expulsions sur le site de Minkébé.

Le chef de l’Etat a également ajouté avoir demandé que soient relevés de leurs fonctions le lieutenant major Christian Ombango, commandant de la gendarmerie de Bitam, l’adjudant chef major Séraphin Menié Mezeng, commandant adjoint et l’adjudant chef Nicaise Benga José, commandant de brigade Bitam-centre,afin qu’ils ne puissent pas influencer l’enquête.

‘’Ce qui est pour nous important, c’est d’abord la vérité par rapport à un fait qui s’est produit et pour moi personne ne devait mourir, les gens devraient prendre les dispositions pour établir les responsabilités’’, a expliqué le président Ali Bongo Ondimba qui s’est dit ‘’très pointilleux en ce qui concerne les droits de la personne’’.

‘’Je veillerai à ce que des décisions claires soient prises et que tout le monde connaitra. Il y aura transparence à ce niveau’’, a-t-il ajouté, avant de s’interroger ‘’pourquoi les populations qui se trouvaient à cet endroit (Minkébé) n’ont pas régularisé leurs situations ? Et pour quoi ces populations n’ont pas cherché les autorisations ou des permis pour le travail qu’elles avaient à faire ?

Pourquoi elles n’ont pas respecté le parc national dans lequel elles se trouvaient ? S’est encore interrogé le chef de l’Etat, ajoutant que les torts sont partagés entre les expatriés et les nationaux qui se trouvaient à Minkébé.

’’Dans un cas comme celui là, où l’on vous signale des massacres des animaux et que vous voyez que ces animaux ont été tués d’une certaine manière et avec certaines armes, cela doit vous amener à réfléchir, et vous devez vous dire, dans un premier temps, qu’il faut arrêter cela’’, a-t-il observé.


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